Jump to content
immigrer.com

Québec ouvre les bras aux enseignants français

Recommended Posts

Posted (edited)
Il y a 4 heures, evaninchca a dit :

Ils n'ont plus peur (oui, je dis bien PEUR) d'aller à l'école : ils y vont sans pleurés et sont contents de voir autant leurs amis que leurs profs. 

Je connais plein d'enfants aussi qui n'ont pas peur d'aller à l'école, qui aiment y aller pour y retrouver des amis et leur enseignant(e), et travailler !

 

Il y a 4 heures, evaninchca a dit :

S'il y a des problèmes de comportements entre élèves, les professeurs n'hésite pas à intervenir. En France, on avait dit à ma fille de se débrouiller... !

Je t'assure que dans les écoles où je suis passée, on intervient quand cela est nécessaire : on écoute les uns et les autres et on essaie de démêler le vrai du faux (pas toujours évident d'ailleurs), on dialogue, on sanctionne si besoin et il y a "réparation". Les cours de récréation sont surveillées aussi quand même ...

Pour des problèmes de comportement, de ce que j'ai vu dans une école au Québec, il y avait comme une sorte d'assistant(e) d'éducation en primaire mais je ne sais pas si c'est le cas partout. En France, nous n'avons pas ce personnel au quotidien au sein d'une école primaire ... Soit, on isole au sein de la classe l'élève qui pose problème, soit on l'envoie dans la classe d'un(e) collègue et très très très rarement, dans le bureau de direction car les directeurs ou directrices ont une double casquette, ils enseignent eux-aussi. On fait appel au maitre G (RASED, dominante relationnelle) quand il y en a un et quand il est disponible sur son secteur d'intervention ...

 

Il y a 4 heures, evaninchca a dit :

Les enseignants sont impliqués dans la réussite des enfants, même s'ils ont des difficultés d'apprentissage (ça aussi c'est nouveau pour nous !)

Sache que d'autres enseignants en France le sont ... Mince, on fait notre part aussi ! Je ne compte plus au fil des années le nombre de réunions d'équipe éducative, de PPRE (pour les initiés) pour adapter les apprentissages sans compter les adaptations ou remédiations mises en place au quotidien qui ne sont pas formalisées sur papier, de concertation avec les membres du RASED (psy scolaire, maitres spécialisés) en réunion / prise en charge en petit groupe / co-intervention en classe, de RDV téléphoniques avec des professionnels extérieurs (orthophonistes, psychologues libéraux, psychomotriciens, graphothérapeutes, etc.) qui travaillent avec les élèves, divers dossiers montés pour obtenir des aides (MDPH, AVS,...), etc. Tout n'est pas simple et rose non plus, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Et là, je parle pour la plupart des familles qui acceptent les aides mises en place et sont de réels partenaires dans les projets.

 

Attention, ce dernier paragraphe n'a pas pour but de râler sur le travail que nous avons à faire. Ce n'est pas toujours évident mais tout métier a son lot d'avantages et d'inconvénients. C'est juste pour rappeler ce que nous faisons.

 

Il y a 4 heures, evaninchca a dit :

Après, je ne dit pas que tous les enseignants soient les mêmes en France, mais moi-même, ma famille, mon conjoint, sa famille ou bien même nos enfants n'ont eut le plaisir d'avoir de bons souvenirs qu'avec très (trop) peu d'enseignants... C'est juste notre vécu ! 

Il y a aussi une chance plus ou moins aléatoire dans notre parcours scolaire effectivement : concernant le relationnel avec les enseignants, je n'ai pas de mauvais souvenirs et pour ce passage en primaire, je me vois comme une élève moyenne. En revanche, mon frère plus jeune de deux ans a eu moins de chance, c'est vrai.

 

Il y a 4 heures, PhilMP a dit :

C'est pas une vision pessimiste, c'est du vécu ! 

Et je parle du publique, en grande ville, en ZEP comme dans plus huppé. 

Alors soit... Ce n'est pas uniquement pour ton intervention que je vais faire la remarque qui suit mais j'ai l'impression que c'est peine perdue de montrer un côté positif de la pratique enseignante en France... Certains d'entre vous semblent assez remontés avec ce qu'ils ont vécu et connaissent et, rien ou peu ne semble pouvoir vous faire envisager un autre point de vue.

 

Il y a 3 heures, PhilMP a dit :

Au risque de te surprendre, je m'implique et suis la scolarité de mes enfants. 

 

Et puis moi, je peux dire que je compare les 2 systèmes. As tu personnellement expérimenté la version Québécoise ? 

 

Je sais que ce n'est pas à moi que tu réponds mais je ne pense pas que Lilie remettait ce point en question. Mais ça me permet de rappeler que de nombreux enseignants français s'impliquent dans leur travail.

 

Personnellement, j'espère pouvoir intégrer des classes québécoises l'année prochaine et je pourrai vraiment comparer les deux systèmes de l'intérieur. J'ai déjà pu avoir un aperçu en ayant assisté à une petite semaine de classe dans une école québécoise. Évidemment, les systèmes diffèrent sur plusieurs aspects ! J'attends d'en voir davantage pour me forger une opinion juste.

 

Il faudrait quand même faire attention à ne pas trop enfoncer les enseignants en France. Ce corps professionnel n'est pas non plus le "mal incarné". Il y a beaucoup d'agents compétents qui ont en eux une belle petite flamme qui s'appelle la vocation. Seulement, le personnel s'épuise aussi pour diverses raisons (la petite flamme risque de s'éteindre). Mais si, en plus, on ne cesse de nous dévaloriser, au final, on n'avancera pas. Il ne faut pas oublier que nous sommes aussi soumis à des contraintes hiérarchiques, des problématiques humaines (nombre d'agents, familles, ...) et économiques, des calendriers, etc.

 

Désolée pour ce pavé important. Il semblerait qu'une corde sensible ait été touchée... Je ne peux pas défendre l'Éducation Nationale dans son ensemble car tout ne me convient pas personnellement, loin de là. En tout cas, pour conclure, nous ne sommes pas parfaits mais nous faisons de notre mieux avec les moyens dont on dispose.

 

Edited by Naerris

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ce sujet m'intéresse quant au démarche d'immigration pour un enseignant. Ma femme est professeur des écoles en élémentaire à Marseille et nous souhaitant partir pour le Canada d'ici 2ans. Hormis les démarches de VISA et de permis de travail, que doit-on faire clairement pour qu'elle puisse enseigner au Québec ?

 

En vous remerciant grandement de votre retour.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 14 minutes, AnthonySRVG a dit :

Ce sujet m'intéresse quant au démarche d'immigration pour un enseignant. Ma femme est professeur des écoles en élémentaire à Marseille et nous souhaitant partir pour le Canada d'ici 2ans. Hormis les démarches de VISA et de permis de travail, que doit-on faire clairement pour qu'elle puisse enseigner au Québec ?

 

En vous remerciant grandement de votre retour.

Un permis d'enseigner.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
Il y a 3 heures, AnthonySRVG a dit :

Ce sujet m'intéresse quant au démarche d'immigration pour un enseignant. Ma femme est professeur des écoles en élémentaire à Marseille et nous souhaitant partir pour le Canada d'ici 2ans. Hormis les démarches de VISA et de permis de travail, que doit-on faire clairement pour qu'elle puisse enseigner au Québec ?

 

En vous remerciant grandement de votre retour.

 

Il y a différents chemins pour aller au Canada quand on est enseignant mais jusqu'à maintenant, c'est difficile d'accéder à un poste. Se dire que d'ici 2 ans, vous souhaitez être là-bas me paraît un peu utopique si vous comptez uniquement sur son poste de PE.

Si elle est dans l'Éducation Nationale, elle peut tenter l'AEFE ou les échanges de poste à poste. Je vous souhaite bon courage pour ces deux chemins... Attention, tout est soumis à un calendrier ... Il ne faut pas oublier non plus qu'on ne quitte pas l'Éducation Nationale comme ça, il faut en faire la demande qui sera acceptée ou non en fonction du motif.

 

Sinon, elle peut reprendre des études pour devenir enseignante car au Québec, il faut un permis puis un brevet. À voir si elle souhaite démissionner et sinon si c'est une demande de disponibilité, pas sûre que ce soit accepté pour le dernier point.

 

Ensuite, il y a tous les autres programmes d'immigration (travailleurs qualifiés » ARRIMA) pour vous ou votre femme. Quelle est votre profession ? Les démarches peuvent être longues et coûteuses.

Il y a éventuellement les journées Québec sur Paris mais je ne sais pas s'il est encore possible de s'y inscrire et de présenter des CV. Apparemment, cette année serait la première où des commissions scolaires se déplacent.

 

De toute façon, le corps enseignant est soumis à une autorisation, permis et brevet qui impliquent un retour à l'université et des stages, sauf si c'est avec l'AEFE ou un échange poste à poste.

Edited by Naerris

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Lien à consulter pour de plus amples informations si le choix se fait en-dehors du circuit de l'Éducation Nationale : http://www.education.gouv.qc.ca/enseignants/enseigner-au-quebec/autorisations-denseigner/

 

Il suffit de faire un peu de recherches sur le net ...

Edited by Naerris

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je suis administrateur réseau certifié CISCO, cela ne posera pas de soucis pour moi j'ai également déjà reçu de multiple offre d'emploi mais nous ne souhaitons pas partir maintenant. Après on verra si on lance une RP via ARRIMA - qui ne se fera quoi qu'il en soi pas avant 2020 car la plateforme n'est pas encore en fonction - ou si je fait un PTT avec un PTO pour ma femme.

 

Citation

De toute façon, le corps enseignant est soumis à une autorisation, permis et brevet qui impliquent un retour à l'université et des stages, sauf si c'est avec l'AEFE ou un échange poste à poste.

 

Les stages obligatoires c'est pour se mettre à niveau de la méthode d'enseignement Québécoise ? 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 4 heures, AnthonySRVG a dit :

Les stages obligatoires c'est pour se mettre à niveau de la méthode d'enseignement Québécoise ? 

 

C'est obligatoire pour obtenir le brevet. Je n'en sais pas plus que ce qui est écrit dans les documents disponibles en téléchargement sur le lien que j'ai publié précédemment.

Share this post


Link to post
Share on other sites

En parlant de stage, non seulement vous n’êtes pas payés mais en plus ma fille me disait qu’il fallait payer pour pouvoir faire son stage :shok:

Share this post


Link to post
Share on other sites

@Hei Votre fille pourrait nous communiquer la durée du stage ? Elle était enseignante en France ?

@Naerris Donc elle aura un permis d'enseigner mais en parallèle elle devra faire ce stage pour passer son brevet ?

 

Avez-vous des nouvelles du changement administratif qu'ils veulent faire pour les enseignants ? J'ai vu un article ou les ministres voulaient "lever le voile de complication administratif" pour les enseignants candidats à l'immigration.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Le permis est une qualification légale temporaire pour enseigner. Il permet de signer des contrats à temps partiel.

 

Le brevet est une qualification permanente pour enseigner. Il donne accès aux mêmes contrats que le permis, mais il donne aussi accès aux postes permanents.

 

Pour les stages, comme c’est fait dans le cadre d’un cours universitaire, il y a des frais de scolarité à payer. Mais pour le dernier stage il y a maintenant une bourse qui est attribuée. C’est nouveau, c’est la première ou deuxième année que ça existe.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour,

 

Actuellement professeur documentaliste en France et titulaire d'un double master en édition et Meef documentation, j'aimerais savoir s'il y a des possibilités de travail au Québec dans ce domaine ?

Merci pour toute information qui me sera apportée !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Similar Content

    • By immigrer.com
      Publié le 02 juin 2018 à 13h10 | Mis à jour à 13h10 Canada: magasiner quand on est Noir, une illustration du racisme au quotidien


      BRETT BUNDALE La Presse Canadienn Faire ses emplettes quand on est Noir au Canada est une expérience particulière, selon la consultante Tomee Elizabeth Sojourner-Campbell.
      La personne noire entre dans un magasin et réalise rapidement qu'elle est suivie, dit-elle. Un employé est à quelque pas derrière, surveillant chacun des mouvements du client et vérifiant l'inventaire chaque fois qu'il fait une pause dans une allée. Le client noir achète quelque chose, mais il est intercepté à la sortie pour montrer son reçu. Personne d'autre ne l'est.
      C'est souvent subtil, mais ça peut rapidement dégénérer, comme on l'a constaté le mois dernier dans un café de Philadelphie lorsque deux hommes noirs ont été arrêtés en attendant un partenaire d'affaires.
      La vidéo virale de l'incident chez Starbucks est une illustration choquante du «racisme ordinaire» aux États-Unis. Mais pour les Noirs, les Autochtones et plusieurs autres personnes des minorités visibles au Canada, cela fait partie de la vie de tous les jours, selon Mme Sojourner-Campbell, une experte en profilage racial des consommateurs pour la firme torontoise Sojourner Mediation and Consulting Services.

      source et suite: http://www.lapresse.ca/actualites/201806/02/01-5184235-canada-magasiner-quand-on-est-noir-une-illustration-du-racisme-au-quotidien.php
    • By immigrer.com
      Dévoilement de l'oeuvre offerte par Paris à Montréal pour son 375e anniversaire
      PUBLIÉ LE JEUDI 22 JUIN 2017 À 16 H 54 | Mis à jour le 22 juin 2017 à 17 h 16 L'oeuvre Les touristes, d'Elisabeth Buffoli, dans le Jardin de Paris du parc de La Presse, à Montréal Photo : Radio-Canada/Vianney Leudière La maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté jeudi après-midi l'œuvre d'art public offerte par la Ville Lumière dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, représentée par le maire Denis Coderre.
      L’œuvre Les touristes, réalisée par Elisabeth Buffoli en 1989, sera installée pour au moins 25 ans dans le Jardin de Paris du parc de La Presse, un espace situé à côté de l’édifice du quotidien montréalais, près de la station de métro Place-d’Armes.
      Les sculptures représentent cinq personnages et un chien, dans une scène « inspirée de la vie quotidienne, celle de l’urbanité occidentale où ses sujets se rapportent à la vie de quartier d’une grande ville ».
      Vue d'ensemble de l'oeuvre Les touristes, d'Elisabeth Buffoli, dans le Jardin de Paris du parc de La Presse, à Montréal Photo : Radio-Canada/Vianney Leudière L’œuvre, dont le transport a aussi été assuré par la Ville de Paris, a été ajoutée à la collection d’art public de Montréal. Elle vise à « illustrer la pérennité des relations entre ces deux métropoles francophones et faire référence à l’établissement des premiers Français à Montréal », selon le communiqué soulignant l’événement.
      Square Victoria Immobilier, une division de Power Corporation, propriétaire de La Presse, a fait don du terrain à Montréal, à certaines conditions. En avril, la Ville estimait à 120 000 $ les coûts de réhabilitation des sols et du réaménagement du parc.

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1041304/oeuvre-touristes-villes-paris-montreal-375e-anniversaire-devoilement-parc-presse-jardin-paris
    • By immigrer.com
      CHRONIQUE AVEZ-VOUS DEUX MINUTES POUR MOSTAFA ?
      RIMA ELKOURILA PRESSE
        « Quelqu’un vous a-t-il un jour donné une chance ? »
      Mostafa m’a lancé la question en m’invitant à prendre deux minutes pour écouter une vidéo racontant son parcours digne de la maison qui rend fou des 12 travaux d’Astérix. L’histoire d’un immigré hautement qualifié de 32 ans qui, après quatre ans d’efforts et plus de 1000 CV sans réponse, garde toujours espoir de trouver du travail dans son domaine. Un gars qui était ingénieur électrique dans son pays et qui travaille aujourd’hui dans un café… Une histoire devenue trop banale à Montréal. Ce qui ne la rend pas moins scandaleuse.

      Vidéo
       
      « Pourquoi ne pas faire une vidéo ? » C’est la belle-mère de Mostafa Annaka, Catherine Dutil, qui a lancé l’idée. Mostafa est, depuis trois ans, l’amoureux de sa fille Rachelle. « Il fait partie de ma famille. Je l’aime comme mon fils », me dit cette architecte paysagiste, chef de service à la Ville de Terrebonne.
      Voir Mostafa faire autant d’efforts pour trouver du travail sans jamais obtenir de résultats la peine beaucoup. Car ce jeune homme a le profil de l’immigré idéal. « Voilà un gars qui est brillant, scolarisé et qui aime apprendre. Il a une belle personnalité. Il parle trois langues. Il a deux maîtrises… Et il est réduit à travailler dans un café ? C’est inacceptable ! Ça n’a pas de bon sens ! »

      Une vidéo ? Mostafa a hésité. Revendiquer, ce n’est pas trop son truc. Mais sa blonde et lui ont fini par se dire qu’il n’avait rien à perdre. Ce qu’il vit, trop d’immigré qualifiés le vivent dans l’indifférence. Il connaît un professeur d’université qui travaille dans un stationnement, un dentiste qui travaille dans une cuisine, un chimiste qui a abandonné sa carrière… Tant de rêves brisés. Tant de talents gaspillés.
      « On a réalisé que ce n’était pas le problème de Mostafa, mais un problème global. Il faut en parler », me dit Rachelle, qui a beaucoup d’admiration pour la détermination de son amoureux.
      C’est ainsi qu’est née cette vidéo, réalisée par Alexandre Turgeon Dalpé, qui donne un visage humain à un enjeu qui suscite trop peu d’intérêt. Avant de la faire circuler dans les réseaux sociaux, Mostafa est allé, tablette à la main, dans des parcs et au marché Jean-Talon pour voir si son message parvenait à toucher des passants choisis au hasard. « Excusez-moi, madame, avez-vous deux minutes ? » Les premières réactions étaient encourageantes pour la plupart. Une dame s’est mise à pleurer. Des larmes d’espoir pour Mostafa. « Si ça ne marche pas pour moi, je suis sûr que ça va aider d’autres immigrants dans le futur », me dit-il.
      D’origine égyptienne, Mostafa a choisi de quitter Le Caire pour Montréal après avoir vu une annonce dans le journal disant que le Québec avait besoin de professionnels comme lui. Il vient d’une famille aisée. Père chirurgien, mère diplômée en commerce. Il a deux sœurs, qui vivent toujours en Égypte. L’une est médecin. L’autre est pharmacienne. Il avait lui-même un très bon emploi d’ingénieur au Caire. Mais il avait envie d’un défi. Et le Québec le faisait rêver. « Les ingénieurs électriques étaient dans la liste des professionnels recherchés. Je me suis dit : pourquoi pas ? »

      suite et source: http://plus.lapresse.ca/screens/dd76bb22-ae2a-4d3b-8849-6e8da8c8da2e|_0.html
       
    • By Laurent
      CÉGEP DE MATANE AMENEZ-EN, DES FRANÇAIS !
      LOUISE LEDUCLA PRESSE « Vivez l’expérience Matane », venez étudier « à proximité de la mer, des montagnes Chic-Chocs, de paysages magnifiques », au cœur « de grands espaces », dit la brochure publicitaire du cégep de Matane, qui insiste davantage sur les feux de camp au bord du fleuve et les expéditions en kayak que sur le rude hiver à affronter. En substance, pourquoi aller dans le Plateau Mont-Royal quand il y a Matane ?
       
      Matane ? « Au début, ça me faisait un peu peur de partir étudier dans une ville excentrée comme Matane où, par moments, il y a 60 degrés d’écart entre ici et chez moi, raconte Célia Alvarez, qui est partie de l’île de la Réunion pour venir étudier au cégep de Matane. Mais je suis tombée totalement amoureuse de ce pays et mon but, c’est de rester au Québec. »
      Si le mot s’est répandu depuis, le cégep de Matane a été le premier à flairer ce bon filon de la Réunion, territoire français au cœur de l’océan Indien où, à l’inverse de Matane, il y a trop, beaucoup trop de jeunes.
      « On nous paie pour qu’on parte, et ils ne veulent surtout pas que l’on rentre comme chômeurs. »
      — Olivier Beguin, originaire de la Réunion
        « CASSE-TOI, MON FILS »
      C’est dit plutôt crûment et le discours détonne au Québec, surtout en région, où l’on fait des pieds et des mains pour attirer des jeunes, mais c’est quand même cela. La Réunion verse de fait de généreuses bourses à ses jeunes pour qu’ils partent acquérir une formation, un avenir, voire trouver un pays d’accueil, parce que dans cette toute petite île, des emplois, il n’y en a pas.
      Si le problème est moins critique en France même, la situation de l’emploi n’y est pas particulièrement reluisante non plus.
      « Mon père m’a toujours dit : “Dès que tu le peux, casse-toi, mon fils” », lance Charles Chaumienne, Français qui est arrivé au cégep de Matane en août 2015.
      « Moi, le mien a halluciné quand je lui ai annoncé que je gagnais déjà plus que lui. Ici, on est payé à sa juste valeur, renchérit Julien Naumann, qui vient de la région parisienne. En France, les entreprises cherchent des jeunes dynamiques… avec 40 ans d’expérience. Tu fais un entretien d’embauche et t’es en compétition avec 89 autres personnes. »
      « L’été dernier, je suis restée à Matane et j’ai tout de suite été embauchée à la boulangerie, raconte Célia Alvarez. Chez moi, pour être embauchée pour un même boulot, on aurait au moins exigé que j’aie l’équivalent d’un DEP en cuisine. »
      LA SURVIE DU CÉGEP
      La France ne veut pas d’eux, le Québec leur déroule le tapis rouge. Ils partent. Réductrice, cette vision des choses pour les jeunes cégépiens français rencontrés à Matane ? Tout nouveau, tout beau ?
      En tout cas, les Français, de façon générale, sont nombreux à se voir ailleurs. En 2015, selon Immigration Canada, près de 5000 Français sont devenus résidents permanents au Québec ; bon an, mal an, ces années-ci, plus de 14 000 autres mettent aussi le cap sur le Québec pour y étudier.
       
      suite et source: http://plus.lapresse.ca/screens/b32e8942-97f3-4308-8588-b52c6a22856f|IKq0vsPH4fGu.html
    • By immigrer.com
      Canada
      LE GUIDE DE L'EXPAT
      Les conditions d’installation Le contexte économique L’environnement éducatif voir le guide Fiches pratiques
      Les réseaux associatifs
      voir la fiche Bien préparer sa retraite
      voir la fiche Les conseils du notariat
      voir la fiche Toutes les fiches Publié le 02/11/2016 - 08:15 Canada. Les universités québécoises ont toujours la cote
      EDUCATION EXPAT CANADA LA PRESSE - MONTRÉAL Université de Montréal, le pavillon Roger-Gaudry. PHOTO Université de Montréal/FLIKR/CC Malgré la hausse assez sensible des droits d’inscription en premier cycle, la Belle Province attire toujours plus d’étudiants français.
      NOS SERVICES
      Previous COURS DE FRANÇAIS7 jours de cours de français gratuits !DÉCOUVREZ >> MAGNUM PHOTOSDécouvrez une vente exceptionnelle sur le thème «Les Conditions du Cœur”ACCÈDEZ À LA VENTE JEU-CONCOURSEnvolez-vous pour Montréal. Deux séjours pour 2 personnes sont en jeu ! APPRENEZ L’ANGLAISUn mois de cours d’anglais gratuit avec notre partenaire GymglishGive it a try ! > FORMULE 100%DIGITALEarticles exclusifs + archives + l’hebdo à partir de 1€Je m’abonne  COURS DE FRANÇAIS7 jours de cours de français gratuits !DÉCOUVREZ >> MAGNUM PHOTOSDécouvrez une vente exceptionnelle sur le thème «Les Conditions du Cœur”ACCÈDEZ À LA VENTE Next 1 2 3 4 5   SUR LE WEB Elle en dit plus long sur sa bisexualitéPLANETE QUEBEC Une méthode révolutionnaire pour apprendre n'importe quelle langue étrangère efficacement et sans effortBABBEL Cet objet low cost vous permettra de retrouver votre voiture à tous les coupsUSEFUL4REAL.COM Comment suivre votre véhicule à moindre coût, en utilisant votre smartphone?GADGETSFANS.COM Sponsorisés par Outbrain   A LIRE AUSSI   Islande. Des élections qui redonnent foi en la démocratieCOURRIER INTERNATIONAL   Tueries. Aux Etats-Unis, il y a plus meurtrier que le terrorisme islamisteCOURRIER INTERNATIONAL     Tom Hanks pulvérise Donald Trump en une seule comparaisonLE HUFFINGTON POST   En Norvège, l’amour c’est vraiment bestialTÉLÉRAMA.FR En 2015, 10 272 étudiants français se sont inscrits en premier cycle (baccalauréat, préparé en trois ou quatre ans) dans les universités québécoises, indique le quotidien La Presse. Une hausse très modeste par rapport à l’année précédente (ils étaient 10 104 en 2014), mais compensée par un bond de 11 % en deuxième cycle (maîtrise) avec 3 272 Français inscrits.
      Le journal de Montréal rappelle qu’entre 2010 et 2014 les inscriptions en provenance de France ont connu une hausse spectaculaire : + 74 %. Très logiquement, il impute le tassement notable de l’année dernière à l’augmentation des droits d’inscription en premier cycle. Depuis septembre 2015, en effet, les étudiants français inscrits au baccalauréat dans une université québécoise paient environ 7 000 dollars canadiens (6 380 euros) – soit le tarif pratiqué pour les étudiants du reste du Canada – au lieu de 2 300 dollars (2 060 euros) auparavant.
      La Presse rappelle que  
      Reste que les droits payés par les étudiants français sont encore nettement inférieurs à ceux que paient les autres étudiants étrangers au Québec (15 000 dollars en moyenne, soit 10 500 euros). Ajoutons, autre bonne nouvelle, que les deuxième et troisième cycles resteront épargnés par l’augmentation, le pays ayant grand besoin d’étudiants diplômés.
      suite et source: http://www.courrierinternational.com/article/canada-les-universites-quebecoises-ont-toujours-la-cote?
    • By immigrer.com
      Publié le 18 octobre 2016 à 16h04 | Mis à jour le 18 octobre 2016 à 16h04
       
      Le quotidien français Libération s'intéresse à Justin Trudeau
      Agrandir
      Justin Trudeau
      PHOTO ARCHIVES REUTERS

       Ajouter
      PARTAGE
      DU MÊME AUTEUR
      Le quotidien françaisLibération s'intéresse à Justin Trudeau «Hey Canada, fuck you»: le compte Twitter d'un ministre belge piraté PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
      La Presse Justin Trudeau est «l'homme d'une nouvelle ère... et des promesses en l'air», écrit le quotidien français Libération dans son édition de demain, dont la une et les quatre premières pages sont consacrées au premier ministre canadien.
      Agrandir
      La une de l'édition de mercredi.
       
      Sous le titre «La recette Trudeau», le journal campé à gauche souligne le succès politique du premier ministre, avec «sa communication léchée», «sa politique progressiste et ses sourires charmeurs».
      Mais elle met aussi ses lecteurs trop enthousiastes en garde : «son soutien sans faille au traité de libre-échange avec l'UE est critiqué, sa relation avec les provinces se dégrade et sa com [communication] commence à agacer».
      Le dossier l'accuse aussi de «double discours sur l'environnement», de «libéralisme économique à tous crins», et d'avoir signé un «traité d'extradition avec la Chine».
       
      source : http://www.lapresse.ca/actualites/201610/18/01-5031707-le-quotidien-francais-liberation-sinteresse-a-justin-trudeau.php

    • By immigrer.com
      Publié le 13 octobre 2016 à 12h58 | Mis à jour à 12h58
       
      Quatre villes québécoises parmi les meilleures pour les femmes
      Agrandir
      La ville de Québec est la mieux classée dans la province, au quatrième rang du palmarès canadien.
      PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

       Ajouter
      PARTAGE
      La Presse Canadienne
      TORONTO Les villes de Québec, Gatineau, Montréal et Sherbrooke font partie des meilleures villes canadiennes pour les femmes.
      C'est toutefois la ville de Victoria, en Colombie-Britannique, qui prend le premier rang du palmarès dressé par Kate McInturff, chercheuse principale du Centre canadien de politiques alternatives, qui a classé les plus grandes régions métropolitaines du pays.
      Mme McInturff a expliqué avoir examiné l'écart entre les hommes et les femmes pour ce qui est de l'accès à la sécurité économique, la sécurité personnelle, l'éducation, la santé et les positions de leadership dans les grandes villes canadiennes.
      La ville de Québec est la mieux classée dans la province, au quatrième rang du palmarès canadien. Gatineau, Montréal et Sherbrooke suivent respectivement en cinquième, sixième et septième positions.
       
      Selon Mme McInturff, la première place de Victoria est attribuable en majeure partie à la représentation des femmes en politique. La ville compte une femme à sa tête et est la seule municipalité de l'étude à avoir plus de femmes que d'hommes dans son conseil. Victoria avait d'ailleurs pris le premier rang en 2015 également.
      C'est la ville de Windsor, en Ontario, qui se classe au 25e et dernier rang, en raison du peu de femmes dans des rôles de leadership, un écart plus grand que la moyenne dans l'accès à l'emploi et le pourcentage de femmes vivant dans la pauvreté, comparativement aux hommes.
      L'étude révèle par ailleurs que les femmes ont plus de risques que les hommes d'être victimes de crimes violents.
      «Pour la première fois depuis que c'est étudié, les femmes courent maintenant plus de risques que les hommes d'être victimes de crimes violents, en raison des taux toujours aussi élevés d'agressions sexuelles», a expliqué Mme McInturff.
      Selon elle, les statistiques citées dans l'étude marquent «le début de la conversation, et non la fin» et «les villes en ont beaucoup à apprendre les unes des autres».
      L'étude indique également que certains écarts se referment.
      Les femmes forment maintenant 48 % de la main-d'oeuvre au Canada et elles ont la même probabilité d'avoir fait des études postsecondaires que les hommes.
      Le rapport souligne aussi que des projections de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indiquent que la réduction de l'écart entre les hommes et les femmes en matière d'emploi pourrait ajouter 160 milliards $ au produit intérieur brut (ou 8 pour cent) d'ici 2030.
      Les dix meilleures villes pour les femmes au Canada
      1. Victoria
      2. Kingston, Ontario
      3. London, Ontario
      4. Québec
      5. Gatineau
      6. Montréal
      7. Sherbrooke
      8. Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador
      9. Vancouver
      10. Halifax
       
      suite et source: http://www.lapresse.ca/actualites/national/201610/13/01-5030037-quatre-villes-quebecoises-parmi-les-meilleures-pour-les-femmes.php
    • By immigrer.com
      , @ FRANÇOIS CARDINAL POURQUOI NOUS QUITTENT-ILS ?
      FRANÇOIS CARDINALLA PRESSE Chaque année, le Québec va chercher ses immigrants aux quatre coins du monde, en faisant des efforts pour privilégier les mieux qualifiés, les plus susceptibles de s’intégrer, de parler français, de trouver un emploi.
      Et pourtant, il a sous la main, ici même, un grand nombre d’immigrants potentiels ayant déjà toutes ces qualités… et il les laisse filer ! C’est insensé !
      L’étude dévoilée mercredi par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain sur la contribution des universités à l'économie nous rappelle que les étudiants étrangers convergent en effet en très grand nombre au Québec, principalement à Montréal où ils représentent pas moins de 15 % de la population estudiantine. Un taux, mine de rien, qui avoisine celui des grands pays reconnus pour leurs universités, et qui dépasse même ceux de la France et des États-Unis !
      Manifestement, la métropole attire les étudiants étrangers, mais elle peine à les retenir. Hélas.
      À peine un étudiant étranger sur cinq, selon Montréal International, pose sa valise pour de bon. C’est trop peu. On parle tout de même d’étudiants qualifiés, dont bon nombre parlent français, ayant déjà amorcé leur intégration à la société québécoise.
      Des étudiants qui, selon les sondages, veulent rester ici en bonne partie… mais qui se résignent à quitter la métropole.
      Qu’est-ce qui provoque cet exode des cerveaux étrangers ?
      Il y a la langue pour certains d’entre eux, qui étudient en anglais. Mais il y a surtout, pour tous les autres, la lourdeur du processus d’immigration et la difficulté de trouver un emploi, deux obstacles qui n’ont pas lieu d’être.
      Les gouvernements ont ainsi un rôle à jouer, et ils le savent. Québec et Ottawa ont commencé à déployer des mesures pour faciliter l’accueil permanent des étudiants étrangers. Montréal International le fait aussi à sa manière, grâce à des initiatives comme Je choisis Montréal, dévoilée ces derniers jours. Et la Chambre de commerce de Montréal fait sa part, elle aussi, en sensibilisant les autorités, les décideurs, ses membres.
      Nouvel objectif commun, fixé cette semaine : retenir 10 000 étudiants étrangers par année d’ici 2019. Ambitieux !
      Mais pour y arriver, il faudra tirer l’oreille d’un acteur qui manque à la table : Québec inc. Les entreprises des secteurs plus traditionnels sont en effet encore frileuses à ouvrir leurs portes aux étudiants étrangers, leur préférant trop souvent des étudiants « locaux ».
      Cela n’est pas imputable au manque d’ouverture à la diversité qui empêche les chercheurs d’emploi aux noms « exotiques » de se tailler une place sur le marché du travail. Le problème, cette fois, est ailleurs : les entreprises voient souvent les stagiaires québécois comme un « meilleur investissement », étant donné qu’ils sont plus susceptibles de rester au Québec. Les étudiants d’ailleurs sont perçus comme un « gaspillage », puisqu’une fois formés, ils risquent de s’envoler.
      Mais ce faisant, les entreprises alimentent un cercle vicieux : les étudiants étrangers ne trouvent pas de « bons » stages, ils ont ainsi plus de difficulté à trouver un « bon » emploi, et ils quittent donc la métropole une fois leur diplôme en poche.
       
      suite et source: http://plus.lapresse.ca/screens/1f27e250-3e31-46a7-aade-c9af45125764|_0.html
    • By immigrer.com
      Publié le 16 septembre 2016 à 07h59 | Mis à jour à 07h59
       
      Nouveau studio d'animation de 300 employés à Montréal
      Agrandir
      ON Entertainment compte Le Petit Prince (2015) dans son catalogue.
      PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE

       Ajouter
      PARTAGE
      VINCENT BROUSSEAU-POULIOT
      La Presse Après Technicolor/MPC, Framestore et Cinesite, une autre entreprise européenne vient s'établir à Montréal pour faire des effets visuels et de l'animation. ON Entertainment, une entreprise française, créera un studio d'animation de 300 personnes à Montréal.
      L'entreprise française a obtenu un prêt sans intérêt de 4,88 millions de Québec et Ottawa pour implanter ce nouveau studio d'animation à Montréal. Pour la première fois, le gouvernement fédéral finance un prêt sans intérêt pour aider un studio étranger d'effets visuels ou d'animation à s'établir au Québec.
      « La métropole québécoise dispose d'un important vivier créatif et nous permet d'attirer des talents du monde entier », a indiqué Thierry Pasquet, cofondateur d'ON Entertainment, dans un communiqué. Le studio français « dispose déjà dans son catalogue » des « marques emblématiques » comme Le Petit Prince, Peter Pan et Iron Man, selon l'entreprise.
      Ottawa, Québec et le maire de Montréal Denis Coderre se réjouissent de l'arrivée d'ON Entertainment à Montréal. « [Cela] démontre la reconnaissance de l'expertise de Montréal partout dans le monde », a déclaré le ministre fédéral du Développement économique Navdeep Bains, dans un communiqué.
       
      suite et source: http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201609/16/01-5021129-nouveau-studio-danimation-de-300-employes-a-montreal.php
    • By immigrer.com
      Publié le 15 septembre 2016 à 13h22 | Mis à jour à 13h22
       
      Intégration des immigrants: Justin Trudeau exhorte les Canadiens à la patience
      Agrandir
      Justin Trudeau
      PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

       Ajouter
      PARTAGE
      GIUSEPPE VALIANTE
      La Presse Canadienne   Le premier ministre Justin Trudeau a utilisé l'exemple des grands-mères italiennes installées à Montréal, jeudi, pour expliquer pourquoi les Canadiens ne devraient pas être «trop impatients» envers l'intégration des nouveaux arrivants.
      Selon lui, l'attitude face à l'immigration au Canada ne date pas d'hier: les Italiens, les Grecs et les ressortissants d'autres pays qui sont arrivés au Canada après la Seconde Guerre mondiale ont dû faire face à une discrimination semblable à celle que vivent aujourd'hui et les musulmans et autres immigrants.
      «La première génération aura toujours des défis d'intégration», a expliqué M. Trudeau alors qu'il participait en matinée, aux côtés du maire de Londres, Sadiq Khan, au sommet Global Progress, organisé à Montréal par le groupe de réflexion Canada 2020.
      «Il y a des secteurs (de Montréal) où les grands-mères italiennes parlent toujours essentiellement italien et ne parlent ni français ni anglais. Mais leurs enfants et leurs petits-enfants se sont complètement intégrés à Montréal, et la seule différence est qu'ils ont tendance à être trilingues plutôt que bilingues.»
       
      Lorsqu'un modérateur lui a demandé ce qui pouvait être fait pour réduire les craintes face aux immigrants et la discrimination, M. Trudeau a répondu que ce qui arrive au Canada et à travers le monde n'est «pas nouveau».
      Les Italiens et les Grecs qui se sont installés dans le nord de Montréal et dans d'autres villes canadiennes ont «fait face à une grande discrimination, une grande méfiance», a-t-il rappelé. «Ce pays ne s'est pas fait par accident, a poursuivi M. Trudeau. Et il n'évoluera pas sans effort. Lorsque nous pensons à l'intégration et au succès, nous ne pouvons être trop impatients.»
      Selon lui, les citoyens devraient faire pression pour s'assurer que les droits de la personne et la Charte des droits et libertés soient respectés par tous les Canadiens.
      Le premier ministre a aussi fait référence à ses visites dans différents lieux de culte du pays, comme des mosquées et des temples. Il a récemment été critiqué en ligne et dans certains médias canadiens pour avoir visité une mosquée d'Ottawa où les hommes et les femmes étaient séparés. M. Trudeau croit que les Canadiens devraient tisser des liens avec toutes les communautés.
       
      source et suite: http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201609/15/01-5020841-integration-des-immigrants-justin-trudeau-exhorte-les-canadiens-a-la-patience.php
  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.



×
×
  • Create New...

Important Information

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines