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    • Par thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • Par Lulumigix
      Déjà 3 ans que nous sommes arrivés.. Et je ne suis pratiquement jamais revenue sur ce forum qui m'a tellement aidé avant mon départ.
       
      Nous n'avons pour l'instant jamais regrettés notre départ. Nous sommes arrivés avec un PTT fermé pour moi en tant qu'infirmière (contrat signé depuis la France avec le RSQ) et un PTT ouvert pour mon mari qui travaillait en France dans l'immobilier. Nos enfants, eux, 10 et 6 ans à l'époque  ne voulaient pas partir de France, ce qui était je pense le plus dur pour nous (culpabilisant). Nous ne sommes pas partis pour fuir la France, nous aimons notre pays et nous nous voyons vieillir en France. Nous sommes venus au Québec pour "une tranche de vie", pour ouvrir l'esprit à nos enfants . Nous avons choisis la rive sud de Montréal pour s'installer.
       
      Nous étions tellement préparés à cette nouvelle vie que nous savions que nous allions galérer pendant au moins 1 an . Nous étions conscients que je bosserai les nuits, les week ends, que mon mari à 40 ans aurait peut être + de difficultés à trouver un job, qu'il faudrait recommencer au bas de l'échelle et accepter ce qu'on nous proposait. Nous connaissions personne, aucune personne ressource pour garder nos enfants..
       
      Et heureusement que nous étions préparés psychologiquement et financièrement car la première année à été douloureuse :
       
      - Niveau budget, la première année est chère, il faut se loger, se meubler, s'acheter une auto, penser aux pneus neige, s'équiper pour l'hiver pour toute la famille. Bref, avec des enfants, il faut vraiment réfléchir aux finances avant de partir car les dollars filent très vite.
       
      -Niveau éloignement famille/amis, c'est un sujet encore sensible pour moi, impossible de cloner qui que ce soit ici. Ma famille et mes amis me manquent toujours autant . Mais quel bonheur de les recevoir chez nous, la relation est intense quand ils sont là.
       
      -Niveau professionnel, mon mari et moi avons comparés ça, à un reformatage complet du cerveau. Les premiers mois nous allions au lit le soir à 19h30 tellement nos cerveaux fumaient.. Je pense qu'avec 10 ans de moins, cela aurait été plus facile. Moi en tant qu'infirmière, le changement était important, les façons de travailler, les noms de médicaments, le vocabulaire.. le choc culturel était bien présent . Mais je savais que j'avais ma place et puis je n'avais pas fait tout ça pour rien, fallait que j'y arrive. Aujourd'hui je suis dans le service que j'aime et je ne souhaite pas changer.
       
      Mon mari lui était dans l'immobilier en France avec une situation confortable. Arrivé ici, il a trouvé en 1 semaine dans l'immobilier, mais le changement était trop radical, il n'a pas aimé la trop grande différence sur les façons de travailler. Il y est resté quelques mois puis à cherché ailleurs . Passionné de voiture, il travaille dans une concession auto, vendeur au départ puis 2 mois après on lui proposait le poste de directeur financier. 
      Par la suite on lui a proposé un poste dans une autre concession qu'il a accepté et il ne veut plus changer, il aime son travail.
       
      - Pour les enfants : Ma fille elle s'est adaptée de suite, aucun problème. Quant à mon fils, ce fût difficile pendant 6 mois, je le récupérai tous les soirs avec les yeux rouges, il a eu beaucoup de mal, il ne comprenait pas sa maitresse, n'aimait pas le hockey... et ses amis d'avant lui manquait ..Très culpabilisant pour nous.. Aujourd'hui , ils ne veulent absolument pas rentrer en France .. Je les comprend car la vie est douce et sécuritaire pour les enfants ici. Tout est fait pour leur plaire. C'est sûr qu'ils ont moins de congés qu'en France mais je les trouve moins fatigués et moins malades. On peut les laisser aller à l'école à pied , il y a des parc dans chaque quartier, le rapport entre le professeur et l'élève est plus facile, plus détendu mais aussi très respectueux. Bref, pour nous, l'enfant est mieux de grandir au Québec qu'en France ( ce n'est que mon avis bien sûr, je ne suis pas ethnologue ..)
       
      - Niveau météo : C'est là où ça coince un peu. Famille du sud de la France, nous adorons vraiment l'hiver ici.. sauf que nous trouvons qu'il est vraiment trop long.. Nous allons entamer notre 4ème hiver et je n'ai pas du tout envie qu'il arrive.. Et c'est la première année que nous avons ce sentiment commun avec mon mari  . Que ça dure de décembre à février mars ok, mais souvent jusqu'en mai les températures ne sont pas géniales et c'est long..
       
      Alors on me demande souvent combien te temps je compte rester au Québec. Et bien je ne sais pas. Mon objectif est d'offrir le passeport canadien à mes enfants, ce qui devrait se faire courant 2018. Par la suite nous verrons. J'aime ma vie ici, je trouve le Quebec rempli d'opportunités, une chance pour mes enfants de pouvoir grandir ici. Mais l'hiver et l'éloignement familial feront que la question se pose et se posera souvent. Mais me re-projeter en France me fait peur car je pense ne pas être capable de me passer de tout ce que j'ai découvert ici, et de plein de petits détails qui font que je me sens bien au Québec. 
       
      Si j'ai un conseil à donner à ceux qui veulent partir c'est : si vous êtes ouvert d'esprit alors faites le, on a qu'une seule vie. Mais faites le avec de la préparation et de l'argent aussi, surtout si vous avez des enfants. Je pense aussi qu'il faut que le couple soit fort car l'immigration est un yoyo émotionnel parfois dur à gérer. Nous avons vu pas mal d'expatriés se séparer depuis 3 ans. 
       
      Voilà un bilan plutôt positif en fait avec une première année chargée en dépenses et en émotions et puis 2 autres années  à consolider cette nouvelle vie !
       
      Lulumigix 
       
       
    • Par wilitause
      Voilà l'heure d'un petit bilan s'impose alors je ne sais pas vraiment pourquoi je l'écris mais y a quelques personnes sur le forum qui me connaissent à travers les commentaires que j'ai pu laissé ou les avis souvent vif que j'ai pu laisser ici ou là sur le forum.
       
      Alors bref récapitulatif pour ceux qui me découvriront en lisant ce bilan.
       
      Je m'appelle Lewis j'ai 30 ans aujourd'hui, j'ai débarqué ici le 15 Août 2013 avec 100 kg de bagages, toute ma vie en somme!!
      J'ai quitté une situation correcte en France (salarié de la RATP) pour essayer de voir où je suis capable d'aller...
       
      J'ai commencé par quelques cours au cégep du vieux Montréal en informatique le DEC histoire de me remettre en scelle (j'ai un DUT en stat info décisionnel)  mais je n'ai pas appris grand chose donc j'ai quitté au bout d'une session, j'ai connu les jobines en bois à 11$/h l’entrepôt Dollarama de la station de la savane, le traitement de courrier chez Symcor, bus boy dans un restaurant qui a déjà fait faillite  et j'en passe...
      Au début j'ai eu du mal à me faire à la vie d'ici, j'avais du mal à socialiser je vivais au résidence de l'UQAM sur St-Urbain pour ceux qui sont de Montréal ça situera.
      Le sport m'a beaucoup aidé dans ma phrase d'adaptation, je me suis entraîné souvent durant mon 1er hiver au YMCA celui du centre ville sur la rue Stanley... et sans le savoir c'est ici que ma vie va littéralement basculer....
       
      Nous sommes en janvier 2014 je suis pleine déprime sentimentale énième brouille avec une ex venu de France pour tenter de recoller les morceaux le tout qui ce concluant par un mélodrame lors d'un week-end à NYC rocambolesque dont je vous épargnerai les détails...
      Donc au fond du sac je vais m’entraîner en vu du marathon de Montréal au début de l'automne 2014 au YMCA et c'est la que je vais rencontrer la fille qui va faire basculer mon aventure au Canada
      cela à commencé par des regards insistant à chaque fois que j'étais présent puis une discussion, puis des entraînements ensemble, puis l'échange de Facebook mouais on est en 2014 
      Je savais qu'avec elle les choses se passeraient bien et que ça irait loin et très vite car au mois de mai nous déménagions au plateau alors que nous nous sommes officiellement mis en couple en février 2014.
       
      En décembre 2014 notre fille est née (yep on a pas perdu de temps c'est clair )
      j'ai pu rentrer à la Banque nationale grâce à la recommandation de son gestionnaire en janvier 2015, nous nous sommes mariés en mai 2015 en Martinique l’île dont ma mère est originaire mémorable
      Ma femme est Roumaine elle aussi a immigré au Canada quelques mois avant mois d'ailleurs
       
      Nous avons acheté une maison dans l'ouest de l'île et nous attendons notre deuxième un garçon pour début mai de cette année, je vais quitter la banque dans quelques semaines, j'ai monté mon entreprise et je vais désormais travailler pour mon propre compte.
       
      En venant ici j'étais loin d'imaginer que mon destin basculerais de la sorte j'ai vécu tant d'émotions depuis que je suis ici!!!
      Le Canada m'a déjà beaucoup donné, je pense avoir pris la meilleur décision en venant ici...
      Je ne savais pas où je mettais les pieds mais j'ai clairement trouvé chaussure à mes pieds, je me sens moi-même ici, je sens moins de barrières ici qu'en France je ne compare plus tellement c'est évident en tout cas moi ça me convient parfaitement!!
       
      Je me sens chez moi ici ce que je n'ai jamais pu ressentir en 27ans en France oui forcement on me demandait toujours d'où je venais donc je me suis toujours senti comme un étranger là-bas.
       
      Je n'ai pas de rancune, je sais que c'est un problème récurant en France mais c'est un autre débat...
       
      Je vais conclure sur cette note positive 
       
      La France c'est ma mère je l'aimerais toujours malgré le mal qu'elle a pu me faire, et le Canada c'est ma femme celle qui m'a donné le bonheur qu'un homme rêve d'avoir.
    • Par bianquette
      Allez, je me lance aussi dans le bilan, après avoir consulté les vôtres, positifs ou négatifs.
      Nous sommes arrivés ma femme, mon fils d'une douzaine et notre petit chien fin décembre.On arrive de la côte d'Azur. Les Canadiens ont fait les choses en grand pour nous car nous avons eu la tempête de neige record et la vague de froid en moins de deux mois.Dire que l'année dernière, lors de notre voyage de prospections, ils se plaignaient d'un hiver trop doux ! C'était sympa car tout nouveau, et Montréal tout blanc est magnifique.
      Je vous passe les détails de l'installation,on avait loué une petite maison par internet via un agent immobilier Belge qui nous a gentiment aidé dans les recherches, du parcours rapide pour obtenir les cartes et de la période euphorique du début.
      Après un an et demi de démarches, d'attente, d'espoirs et de préparatifs, ça y est ! On est au Québec, enfin !

      Notre fils va rapidement à l'école et il commence avant nous à s'intégrer et à se faire des relations. Il prend les transports en commun seul, chose qu'on aurait un peu redouté dans une grande ville de France. On commence à chercher du boulot et ma femme trouve rapidement un poste de co-gérante dans un commerce de surgelés haut de gamme. C'est en faisant les course qu'on découvre cet endroit ou ils vendent des viennoiseries, des haricots vert Daucy, des pommes noisettes et des gâteaux de chez Lenôtre. Un oasis culinaire dans le désert de bouffe US d'ici. La responsable, immigrante Française aussi s'intéresse à nous, est très chaleureuse et en discutant plus longuement insiste pour qu'on laisse un cv. Deux semaine plus tard , le job est acquit.On y croyait pas! Elle vient de passer gérante la semaine dernière dans cette fameuse boutique à dix minutes de la maison. Elle travaillait dans l'immobilier en France et cela la change de ce milieu vraiment pas sain ces dernières années, crise aidant.
      Moi, en revanche, je déchante car j'avais un bon salaire et un poste à responsabilités en France en tant que manager de boutiques en prêt à porter. Là, je me rend compte que mes 15 années d'expérience ne servent à rien et qu'il faut que je postule comme vendeur si je veux travailler. Vouloir trouver un travail dans la continuité ou évoluer est une illusion.Du coup, gros coup de blues. Je n'ai plus vingt ans et devoir demander à son responsable l'autorisation d'aller faire pipi, ça file dur à son ego! J'arrête au bout d'un mois le job de simple vendeur (payé 100% à la com), pensant que l'expérience Québécoise est acquise et continue à chercher un poste avec un minimum de responsabilités. Je me rend aussi compte que la mode et le luxe, ici, c'est pas trop ça. Le moyen de gamme est plus porteur et il faudrait aller à Toronto ou NY pour s'épanouir dans ce secteur.Du coup, je modifie mon cv en vente et commerce en général pour élargir mon champs de recherches. J'en suis là aujourd’hui. Il faut ressauter si on veut avoir accès au 90% du marché de l'emploi qui est caché ou qui se fait en interne. Mais cela prend du temps. Temps que je n'avais pas estimé aussi long. J'ai un peu l’impression de m'être fait aveugler par le coté joli de l'histoire, des Français bienvenus avec leur savoir et compétences. Le gouvernement qui fait de la pub partout dans le monde lors de campagne de séduction ne dis pas que les plombiers ou médecins ou ingénieurs tant réclamés ici ne pourront pas exercer tout de suite car leurs diplômes ne seront pas reconnus, et qu'ayant besoin de reprendre leurs études, ils devront faire des petits boulots. Et même avec le certificat en poche, il faudra recommencer au bas de l'échelle. Je pense que si Michael Schumacher voudrait travailler ici, on lui dirait que ses 7 titres de champion du monde de F1 ne valent rien au Québec et qu'il peut à la rigueur être chauffeur de taxi pour faire ses preuves !
      Maintenant que la période découverte est passée, je suis dans le passage obligatoire de tout nouvel arrivant m'a t'on dit, en train de faire le deuil de mon pays, de regarder en arrière ce que j'ai perdu sans voir devant ce qu'il y aurait de bien.La comparaison France / Québec est inévitable à ce stade et tout n'est pas rose.

      En ce qui me concerne, les + sont:
      Des gens détendus, qui te parlent et te considèrent et qui ont un grand respect des enfants .Aucune prise de tête en 4 mois !
      De la sécurité relative. Balades sans avoir peur de se faire piquer son portefeuille ou se faire emm.... pour une cigarette refusée.
      De la place et jamais de mouvements de foule, d'attente interminable ou de queues.
      Des vrais saisons avec plein de trucs à faire.
      Des relations plus serrées avec des Français.
      De la nature a volonté et l’exaltation de l'été
      Les pubs télé rigolotes
      Montréal, une ville qui bouge

      Les - sont:
      Vie aussi chère qu'en France mais sur différent trucs( appels entrants facturés pour les portables, abonnement télé obligatoire, payer le permis de conduire et la plaque tous les ans, fromages et alcools hors de prix)
      Retour en arrière pour le travail
      Isolement, le téléphone ne sonne plus et passé 14h, plus de skype vers la France.
      L’essence qui prend 15 cents en un jour
      Acheter les fruits d'un coté, le pq de l'autre, la viande, et le lait ailleurs
      La culture anglo saxonne très différente dans les relation avec les latins (diner à 18h, c'est vraiment trop tôt !)
      Les impôts
      Payer le parcmètre dans un parc et le PV de stationnement à 57$
      Les chien personna non grata partout
      Et les nids de poule !!!!!!

      Bref, 4 mois c'est encore tôt pour savoir si le choix de partir a été le bon. Partir d'un pays pas si mal finalement .
      On m'a dit que ceux qui arrivaient pour rester des années sont les premiers à repartir et que ceux qui venaient en "touriste" restaient pour toujours. Ce qui me rassure, c'est que le reste de la famille se plait déjà ici.

      On en reparle dans quelques temps ?









    • Par rodi76
      Me voila après deux et demi à Montréal, je retourne poster ce message juste pour dire que malgré les moments difficiles auxquelles j'ai fais face,j'espère que celles et ceux qui discutaient de tous nos démarches pendant notre préparation de ce projet d'immigration, sont tous réussis à tenir le coups, j'espére avoir de vos nouvelles bientot

      Rodi
    • Par Laurent
      Je suis très heureux de vous présenter le témoignage de Trèfle, j'avoue que je ne m'attendais pas à un récit aussi complet et touchant sur son expérience.

      Je reste fasciné après ce million de messages, de la richesse que cette communauté offre.

      Merci à Trèfle mais également à vous tous qui depuis des années faites vivre ce vaste espace d'échanges.

      Longue vie à vos projets !!



      Voir le profil de Trèfle

    • Par piwi
      Salut la gang,

      Je voudrais apporter un témoignage positif à ceux qui cherchent un emploi ......
      Le 25 janvier 2013, j'ai terminé mes études pour l'obtention d'un secondaire 5, à la suite de cela je suis allé mener mon attestation de fin de cours à une grosse compagnie auprès de laquelle j'avais postulé et ou il manquait juste un secondaire 5 pour etre embauché.
      A partir de la s'en vient une longue période de désilusion, car il a fallu reprendre le processus d'embauche au complet, alors qu'il ne manquait qu'un diplome et une visiste médicale.
      Bref, pendant 1 mois je refais tout le processus, pour qu'a la visite médicale on me dise que mon profil ne correspond plus au critères du poste bla bla bla bla....je passe sur les détails ....

      Au lendemain du courrier reçu, je me mets à chercher du travail, je refais mon c.v, je commence à faire un tri des annonces et je fais mon plan de route pour le lendemain sur le terrain.
      Entre temps, je contacte un employeur qui me donne rdv justement le lendemain sur Montréal pour apporter des docs et me proposer de la job en tant que truck driver.

      Nous voila au lendemain, je me rend comme convenu sur Montréal, je vais voir la personne en question et la, questionnaire à remplir, tests video pour savoir si tu sais conduire un truck, ( c'est vrai qu'une video ça va te faire voir si le chauffeur va écraser toute une file de voiture sur sherbrooke, et si il sait passer les vitesses.......)
      Enfin bref, je finis par finir le test et il me dit je t'appelle des que j'ai du job....
      En rentrant a la maison, je m'arrete vers st jean baptiste, je savais qu'il y avait pas mal de transporteurs dans se coin, et apres avoir déposé 2 cv, je m'arrete au dernier transporteur rentre dans la cour, regarde l'état des truck des trailers, je me dis que c'est pas bien brillant, je vais pour repartir, pis je doute et je me dis que je risque rien de déposer un cv et de voir si il embauche...

      Je me gare, je me dirige vers l'édifice, je trouve pas la porte d'entrée je cherche encore rien, pis je vois sur le coté une petite porte en acier marqué répartition.
      Je tire et rentre, pis je monte un grand escalier, je tourne, je ne vois rien pas de bureau pas d'humain enfin bref je pense etre tombé dans un guétapant....

      Je continue, pis en tournant encore je vois une porte entre ouverte avec de la lumière, j'avance et la je vois une pitoune 5 pieds 2 pouces....
      On se salut et je lui dis: bonjour je suis un criss de français et je cherche de la job en tant trucker classe 1, auriez vous cela a m'offrir ?

      Tout dessuite la pitoune se met a rire, une dame tres simple et d'une gentillesse incroyable, et elle me demande se que je cherche comme emploi exactement et si j'ai de l'expérience....
      Je lui donne mes docs, je lui explique un peu mon parcours et la je vois que mon accent est ravageur, je sens qu'il se passe quelque chose, elle est en train de craquer pis elle me propose un emploi de soir comme je le veux, biensur il faut d'abord faire le road test et vérifier mes références...On en reste qu'elle me dit je vous appelle des que j'ai pu m'organiser et voir comment je peux vous placer dans mon équipe...

      Cela tarde pas aussitot rentré chez moi, le tel sonne, c'est elle, elle veut me voir demain matin a 11.00 pour le road test, et la je lui dit que je ne peux pas, je dois mener mon fils chez le spécialiste pour son handicap, bref elle doit me rappaller......
      Une heure apres elle rappelle, elle me demande si je peux venir une heure plus tard je lui dis encore non, j'avais vraiment peur qu'elle se fache et qu'elle croye que je n'avais pas envie de travailler, que mon tour de guignol allait me gacher la partie....

      Finalement, la dame me rappelle en fin d'apres midi pour me donner un rdv pour le lendemain matin, et la je lui dis qu'il n'y a pas de problemes j'y serais, bon il a fallu que je décommande 2 rdv mais bon c'est pas grave ça à l'air d'accrocher....
      Le lendemain c'est le road test, cela fait un an que j'ai pas conduit, puisque j'étais aux études, et le criss de français ne la ramene pas face au formateur qui va le juger et décider de vie ou de mort sur moi....

      Finalement, apres etre passé a une lumière jaune, avoir fait grincher la boite a plusieurs reprises, le gars me dit que dans l'ensemble je me suis bien débrouillé et qu'il va faire son rapport a la patronne, elle me rappellera pour me donner sa décision....
      Le lendemain matin soit samedi, la pitoune appelle pour me demander si je serais d'accord de travailler pour son entreprise .....
      Donc lundi je serais a nouveau chauffeur pour une nouvelle compagnie....

      Moralité de l'histoire, n'ayez pas de préjugés, n'hésitez pas a vous affirmez et a faire votre place dans le traffic comme le dit si bien Cabrel, osez, demandez, essayez, vous gagnerez tot ou tard votre pain quotidien et vous pardonnerez a ceux qui vous ont offensé.....loool

      Il y a de la place pour tout le monde, ne perdez pas de temps à vous poser des questions ou vous fâcher après votre société d'accueil, apprenez les codes, usez d'humour ils adorent cela, soyez dérisoire face a vous meme, les québécois apprecient les gens qui savent rire d'eux meme....

      Piwi.
    • Par nenelle
      je post ce message car beaucoup de mes proches ou connaissances, nous demande pourquoi partir au quebec plutot qu'ailleurs??Alors voici la réponse que je leur donne:

      Nous voulons partir vivre la bas pour plusieurs raisons en fait!
      La première est que mon mari est parti en vacances la bas, et a visiter une bonne partie du quebec, et ce pays lui a vraiment plu.
      La deuxième (qui est une des plus importante) est que pour nous, nos enfants n'ont aucun avenir en France. En effet, vu les circonstances actuelles dans notre pays, les jeunes ont d'enormes difficultés a trouver du travail, et ca n'ira pas en s'arrangeant!!
      Le quebec nous semble etre 1 pays où ils pourront évoluer dans de bonnes conditions professionnelles.
      La troisième est que le quebec semble etre un pays où il fait bon vivre sur tous les points.
      Nous avons lu beaucoup de choses sur la facon de vivre la bas et nous sommes en accord avec celle-ci! la famille est mise en avant, les conditions de travail et l'ambiance sur le lieu de travail également. Les gens semblent chaleureux. C'est un systeme a l'americaine, avec en plus, des avantages qui existent dans le systeme francais. J'aime le fait qu'ils defendent la langue francaise, et ce bien plus que les francais eux-meme!!!! aujourd'hui dans notre pays ont entend dans une meme phrase 50langues differentes melangées. La langue francaise est pourtant si belle et si riche!!

      C'est sûr, nos familles vont enormement nous manquer, surtout la mienne car nous sommes tous TRES proches l'un de l'autre, mais on se dit qu'avec les technologies d'aujourd'hui tel que internet, il est tellement facile de communiquer, que cette barriere sera surmontable. Et puis lorsque nous nous verrons lors de sejour, les moments que nous passerons ensemble ne seront que meilleurs!

      Enfin voila, un petit post, perso! ;-)

      Bises a toutes les personnes qui liront!!
    • Par jimmy_choo
      Notre expérience du Canada ne se fera pas !

      Nous avons commencé à réfléchir à ce projet de départ il y a longtemps, en fait, dès 2004. A lépoque nous étions sur Nantes, moi en CDI avec un bon travail mais un peu saturé du poste, mon ami avait des emplois plus précaires et moins stabilisés. Nous avons tous les deux évolués assez rapidement, mon salaire a presque doublé en moins de 10 ans, mon ami a été recruté en CDI dans un grand groupe dassureur où il est passé du niveau bac à bac+5 sur son temps personnel.

      Nous voilà en 2011, avec toujours, ce projet à cur. Sans savoir réellement ce qui nous motive.Plusieurs choses en fait : lenvie de partir, de changer, de vivre une nouvelle expérience voire de se mettre un peu en danger, en difficulté face à un environnement totalement nouveau, nécessitant de mobiliser nos capacités dadaptation, dêtre humble, de faire sa place modestement. Notre dossier de CSQ déposé, nous recevons une réponse ultra rapide, moins de 1 mois ! Très motivant pour nous !

      Entre temps, nous tergiversons Y aller ? Rester ?

      Nous décidons donc de nous y rendre en été ; 15 jours à arpenter Montréal, à découvrir cette ville, ses quartiers, ses restaurants, son ambiance estivale. Très plaisant ! La balade en vélo le long du canal Lachine jusquà Saute-Moutons, une ville très verte, ensoleillée, agréable, très propre (ça nous change !).

      Le temps semble plus lent. Nous sommes un peu surpris par la frénésie du sport, du vélo (ne pas marcher sur une piste cyclable, danger de mort !). Mais on sent que la Ville renaît dun rude hiver. Certes, les mets sont moins exotiques, les saveurs plus américanisées (je connais très bien les USA pour y avoir vécu et travaillé), les supermarchés regorgent de junkfood, les fruits et légumes souvent importés, mais il règne une certaine tranquillité de vivre.

      Entre temps je connais une forte progression dans mon travail, je change de poste et à nouveau mon salaire augmente nettement. Mon ami poursuit son évolution aussi, il est muté dans une agence, passage obligé pour évoluer vers un poste de cadre à moyen terme. Le dossier est mis un peu en suspens et nous décidons même de ne pas le poursuivre. Même si notre impression de Montréal est bonne, nous prenons beaucoup, beaucoup de renseignements et nouons des amitiés avec des expatriés sur place. Leur analyse, leur vie là-bas sont plus mitigées que notre enthousiasme. Notre niveau de rémunération en France (presque 100.000 par an à deux) est confortable, le sacrifice sera-t-il acceptable ?

      Après un an dabandon du dossier et à loccasion dune de nos très nombreuses conversations sur le sujet, nous décidons de le reprendre : la vie vaut la peine dêtre risquée ! sans piment pas de saveur ! ne pas changer cest stagner, rester en France est confortable certes mais une vie sans aventure nest pas stimulante !
      Tous les deux sommes exaspérés par le système français : non pas que la solidarité nationale ne soit pas un bénéfice mais parfois, cest un peu trop : comment peut-on donner un revenu de solidarité active (déjà le terme « revenu » !) sans aucun travail en échange ?

      Pourquoi ne pas demander aux demandeurs demploi un effort de 1 ou 2 jours par semaine de travail bénévole (association, aide aux anciens, etc.) en échange des prestations perçues ?! ça permet au moins de ne pas perdre pied avec le monde professionnel et de rester actif !
      Sans compter le monde du travail avec son système trop hiérarchique, conservateur, nos Directeurs qui se comportent en véritables « châtelains » avec leurs cours, leurs avantages, leurs droits divinsNous voilà donc à nouveau enthousiastes, nous poursuivons les démarches avec le fédéral, réponse fulgurante : en moins de 1 mois nous avons le feu vert pour la visite médicale !

      Certes notre dossier doit être jugé « bon » (nous avons tous les deux 10 ans dexpérience, bac+5 minimum, moins de 40 ans). Et nous avions prévu un voyage en février de cette année 2013 pour nous faire une idée de lhiver et rencontrer nos amis sur place. Ce voyage sera un choc terrible !! Dabord, il fait froid, ok on le sait tous, il fait froid au Canada. Oui il y a du soleil, oui cela relève les températures ; mais quand il fait froid, que faire ?

      Si vous naimez pas trop les sports dhiver (patin à glace, ski, luge, etc.)que faire ? La ville souterraine ? On se lasse viteNous vous conseillons dailleurs de vous y rendre à 7h du matin pour voir une face cachée du Québec : les sans-abris sy regroupent pour se réchaufferet ils sont plutôt nombreux !

      Bref, en hiver, difficile davoir des activités : on reste donc plutôt chez soiEt nous avons imaginé 4 mois dhiverQuel ennui ce doit être ! Et puis nos amis sur place nous ont glacé le sang ! Ils travaillent tous, cest vrai et du travail sur place, ça ne manque pas. Oui les diplômes ont moins dimportance.

      Mais tous confirment : sans expérience Québécoise on nest pas intégré. Peu importe vos bac+10 et vos 10 années en France, ici, on se doit davoir son expérience QuébécoiseMais alors, pourquoi mettre comme critère de « recrutement » sur les dossiers CSQ, les diplômes, expériences, langues parlées comme autant de critères plus favorables à votre notation? Pourquoi demander des francophones, bien diplômés, avec de lexpérience, jeunes ? Il semble quune vraie hypocrisie règne à ce niveau Sans parler bien sûr du business considérable que la politique dimmigration doit générer (faites le calcul du coût dun dossier par rapport au nombre de postulants dans le Monde).

      Bref, tous nos amis sur place, venus de France confirment : il faut passer par une expérience Québécoise et une chute vertigineuse de revenus. Mais ce qui nous a le plus choqué cest la discrimination. Tous confirment aussi : un français sera moins bien rémunéré, moins bien traité parfois quun Québécois pur souche
      Et tous en font lamer expérience aujourdhui, en tous cas, dans les 3 premières années de leur arrivéeOutre ces discriminations, nous navons pas retrouvé, cet hiver, la joie de vivre de lété. Nous avons ressenti très fort une société très individualiste, chacun pour soi, peu de communication, des visages fermés, une forme de vague à lâme.

      Et puis les prix nous ont surpris ! Un restaurant pour deux avec un plat, une boisson, un café, 50 euros ! Certes cest au Laïka, lieu un peu branché mais rien dextraordinaire ! La nourriture, tant au restaurant quau supermarché, reste un défi pour nousDifficile dy trouver son bonheur.

      Les logements aussi, mal équipés, mal isolés, de mauvaise facture (nous avions un T3 dans un immeuble de 2010). Certes, sexpatrier cest accepter ce changement.

      Mais nos amis nous ont fait la peine ; ils se battent, en bavent vraiment, travaillent dur. Et ce que nous venions chercher, eux aussi dailleurs, on ne le trouve pas : lorganisation au travail leur semble désastreuse, à force de ne pas vouloir de conflit, les services communiquent difficilement entre eux, on ne se dit pas les choses pour ne pas froisser lautre et du coup, les axes de progression sont souvent peu incités : fais ce quon te dit, pas de vague !
      Chacun de nos amis était venu trouver un marché du travail ouvert (il ne lest pas tant que ça), des rémunérations plus intéressantes (elles le sont si votre niveau de revenu est faible en France, pensez à compter TOUS vos avantages : allocations, défiscalisation, santé, médecin de famille avec suivi, tickets restaurants, mutuelles dentreprise, jours de carence payés, congés payés et RTT, chômage, etc).

      Sur place nos amis ont vécu de grands moments avec les médecins le système de santé Et de conclure : si tu es très malade, mieux vaut rentrer ou aller à Cuba !

      Au-delà de ça, nous avons trouvé Montréal triste, peu dactivités sont proposées lhiver (à linverse de lété), culturellement, cest léger, socialement cest un peu chacun pour soi, au niveau professionnel les témoignages ne sont pas bonsAlors pourquoi tenter le diable ?!

      Oui nous avons en France des tas de contraintes et de sources dénervement quotidiennes (les transports, les impôts, le chômage, etc.).

      Nous avons mille raisons de nous plaindre, chaque jour. Mais regardons avec objectivité nos avantages ...

      Nous avons fait deux voyages (et moi 3 en tout) au Québec, rencontré des dizaines de personnes, échangé avec autant, nous avons lu des dizaines douvrages, de livres de récits. Notre avis nest pas fondé sur une idée préconçu il sest construit sur plusieurs années de réflexion, de débats. Lors de notre séjour cet hiver nous avons terminé notre semaine par un déjeuner à Commensal (une cafétéria végétarienne, très bonne !).

      Un vieux monsieur à la retraite nous a abordé en comprenant notre origine. Il est Québécois et nous raconte sa vie, riche de découvertes, de voyages, de rencontres. Nous lui parlons de notre projet et de notre situation en France. Il déchante et conclue : si je devais minstaller aujourdhui dans un pays, je choisirai le vôtre, La France. Il est rempli de défauts. Mais les gens sortent pour dire quils ne sont pas daccord.

      Et vous mettez en uvre la solidarité nationale. Un pays qui éduque ses enfants et qui soigne ses citoyens gratuitement est digne dune démocratie.

      Cet échange a conclu notre séjour et confirmé notre choix. Lherbe nest pas toujours plus verte ailleurs !
    • Par ribounat
      bonjour a tous,
      j avais moi aussi envie de partager mon experience avec vous et vous parler un peu de notre vie ici,
      nous sommes arrivés en juillet 2007 avec 7 grosses valises, 3 velos et un chien, mon mari mes enfants et moi meme,
      nous avons vecu pendant 2 semaines sur montreal, le temps de faire les demarches administratives et ensuite direction Piedmont dans les laurentides a coté de saint sauveur.
      il etait hors de question pour nous d habiter a montreal, nous quittions la france et la banlieue parisienne et nous ne voulions pas retrouver la pollution et les embouteillages...
      les enfants se sont tres vite adaptés, ce fut un peu plus difficile pour le plus vieux qui avait 17 ans a l epoque et surtout pour nous, la 1ere année a été vraiment dur, nos habitudes nous manquaient, nos amis et famille nous manquaient, mon travail me manquait...
      mais beaucoup d amis sont venus nous rendre visite et ca a été de mieux en mieux...
      nous nous sommes adaptés et de voir nos enfants s épanouir dans ce nouveau pays nous réconfortait...

      maintenant nous sommes vraiment bien ici, nos enfants sont épanouis font des etudes, ont trouvé du travail, et pour nous notre travail nous donne entiere satisfaction et nous avons d autres projets par la suite, nous avons des amis ici et aussi beaucoup de connaissances, je fais de la danse et j ai rencontré des femmes vraiment extra avec qui je partages de tres beaux moments, mon mari s est impliqué dans un club de soccer et malgré la difference de culture par rapport a ce sport ici, il y trouve une grande satisfaction.

      j aime vivre ici pour la qualité de vie, je travaille a domicile et je sais que c est une chance inouie,
      j aime le faite que les gens soit toujours agreable avec vous ( dans les boutiques, dans les services...ou que vous alliez il est rare de tomber sur un mal luné qui vous envoie bouler ou qui ne vous dit meme pas bonjour...)
      j aime les vrais saisons que nous avons au quebec, l été ou il fait chaud et beau avec beaucoup plus de soleil que nous en avions en region parisienne...
      j ai trouvé incroyable les fetes de la famille dans les villages de la region, la 1ere fois que nous avons eu l occassion d y aller, nous avons trouvé ca extraordinaire car tout etait gratuit, les boissons, les barbes a papa, les attractions, les hotdogs et les epluchettes de ble dinde ( on avait du mal a imaginé la meme chose en region parisienne) pour finir la soirée avec un beau feu d artifice !
      l automne avec ses couleurs magnifiques, chaque année elles sont différentes et chaque année je suis émerveillée ( il faut dire que dans les laurentides on a la réputation d avoir les plus belles couleurs du quebec....hihihi)
      ce qui nous donne l occassion de faire de belles randos en velo et a pied dans la region.
      et l hiver, ah l hiver au quebec !!! et bien ca tombe bien on adore la neige...
      alors c est vrai on pellete beaucoup mais on profite aussi des joies de l hiver, on a beaucoup de chance de vivre ici car on a les pistes de ski a proximité, mais il y a aussi les balades en raquettes et le patin a glace,
      je trouve ca extra de pouvoir patiner sur les lacs ou dans la foret gratuitement ( a saint sauveur on a toute une promenade dans les bois pour patiner, c est genial et c est meme eclairé le soir avec des petites lanternes...j adore )
      et de te reveiller le matin apres une belle tempete de neige et de voir les arbres entierement recouvert de neige, c est magnifique et chaque année je ne peux m enpecher de prendre des photos...
      comme vous l avez deviné j aime beaucoup la nature, et c est extra d avoir un écureuil qui vit sur votre terrasse, avoir des tamias qui courent partout l été, la marmotte qui vient manger mes mauvaises herbes et elle ne mangent que mes mauvaises herbes ( trop sympa notre marmotte)
      et les ratons qui viennent piller la poubelle...( bon on a trouvé une astuce depuis, mais ils ont eu l occassion de venir sur la terrasse, ouvrir le seau avec leurs tites pattes et manger les graines des oiseaux, pis jouer les stars, photos videos ect...)
      nous avons des falaises protégées en arriere de chez nous avec des rapaces ( urubu a tete rouge ) c est formidable de les voir tourner au dessus de nos tetes.
      nous avons eu aussi la visite de chevreuils et je vous assure que l on ne vit pas au fin fond d un trou, nous sommes a 5 mn de l autoroute 15 et de la 117.
      nous avons meme eu la visite d un ours une fois mais heureusement il a decidé de retourner un peu plus loin dans la nature et tant mieux pour lui...

      j aime la sécurité pour mes enfants qui peuvent sortir le soir sans que je sois a me rongé les ongles,
      j aime le systeme scolaire qui favorise l estime de soi et non le bourrage de crane,
      mon fils ( le petit dernier ) va au secondaire et a la chance d etre dans une classe a option soccer et l année prochaine il sera en option ski, c est vrai que c est grace au faite que nous habitons a 5mn des pistes mais il a la chance de pouvoir aller skier toutes les fins de semaines et meme le soir si ca lui tente, les pistes sont ouvertes jusqu a 22h, je peux sans crainte le laisser seul la-bas, il y passe des journées entieres avec ses amis et est autonome...

      j aime les fetes traditionnelles au quebec,
      noel est vraiment féérique avec toutes ces maisons décorés et cette ambiance petite chanson de noel partout dans les magasins...bon a la longue j avoue que la ptite musique ca saoule un peu...
      j adore l halloween et ici a saint sauveur nous avons une parade et beaucoup beaucoup d adultes se deguisent pour venir voir la parade, j aime cet esprit bon enfant et quand les adultes jouent le jeux.
      il y a beaucoup d autres festivités d organisés durant toute l année ( fete de la saint jean, fete cubaine, plaisirs d hivers ect...)

      nous avons eu aussi l occassion de voyager,
      en 1er le quebec, tadoussac, saguenay, lac saint jean, baskatong ect...il nous manque la gaspesie mais nous irons cet été !
      nous avons été a toronto, niagara
      mais aussi aux etats, burlington, cape cod, boston, new york et orlando

      bref depuis que nous ici nous avons profité de ce qui s offrait a nous, oh biensur il y des choses qui nous déplaisent, par exemple le prix de la tv, telephone et internet ( exorbitant )
      les difficultés pour rencontrer un medecin, le sport qui coute cher pour les enfants, et le printemps qui est long a venir avec les ptits fleurs qui sortent trop tard a mon gout :-(

      mais voila nous sommes heureux d avoir fait ce choix et je voulais vous faire partager un peu de notre vie d ici...
      bonne continuation a tous, ou que vous soyez sur cette planete ;-)





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