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Québec veut expulser une française de 24 ans qui a rempli un formulaire à la mauvaise date


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RIVIÈRE-DU-LOUP | Une immigrante française qui comble un besoin de main-d’œuvre au Bas-Saint-Laurent est menacée d’être expulsée parce qu’elle n’a pas rempli ses papiers à la bonne date, un non-sens selon son employeur.

Cynthia Le Déroff, 24 ans, est le genre d’immigrante recherchée par le Québec. Elle est diplômée en graphisme du Cégep de Rivière-du-Loup, a un travail à temps plein, parle français et souhaite faire sa vie au Bas-Saint-Laurent.

Elle pourrait toutefois devoir quitter le Québec à cause d’une formalité.

Pourtant, à des degrés divers, tous les principaux partis politiques misent sur l’immigration pour combler la pénurie de main-d’œuvre.

 

Faille

Mme Le Déroff dit avoir suivi à la lettre les étapes pour pouvoir continuer de travailler au Québec. Son dossier est tombé dans ce qui semble être une faille dans les critères d’immigration du gouvernement du Québec.

« C’est un non-sens. Je ne veux pas partir. Je cogne aux portes pour que ça se règle. J’ai mon travail, mon loyer, mes amis ici », dit Cynthia Le Déroff.

 

Mauvaise date

Elle a été diplômée en mai 2017 et elle a commencé à travailler en juin 2017 comme graphiste pour l’entreprise Tactic Design de Rivière-du-Loup, d’abord avec son permis d’étudiante.

Le 21 août 2017, elle a obtenu son permis de travail post diplôme pour une année seulement, ce qui correspond au temps qu’elle a passé à faire ses études au Québec.

 

Son permis se terminait donc le 21 août 2018. Pour passer à la prochaine étape, elle a fait sa demande au mois de juin, avant que ne s’échoue son permis. Or, pour répondre aux critères, elle devait avoir travaillé les 12 derniers mois. Mais les fonctionnaires ont estimé qu’elle n’avait travaillé que de la date de son permis d’août jusqu’à sa demande de juin.

Ironiquement, il aurait fallu qu’elle fasse sa demande le 21 août, le jour de la fin de son permis, ce qui n’a pas de sens puisque les fonctionnaires ne pouvaient lui prolonger son permis le jour même.

« Qu’est-ce qu’il aurait fallu que je fasse de mieux ? Je pense qu’il n’y avait rien d’autre à faire de mieux. Je me sens comme face à un mur », déplore-t-elle.

 

suite et source

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  • Habitués

Encore une qui se lamente parce qu’elle a mal géré son cas. 

1 an de Cegep sur 3 => pas de peq etudiant. Moins de 1 an de travail temps plein=>  pas de Peq travailleur.

 

Je vois pas où est la faille comme suggéré dans l’article, les règlements sont suivis à la lettre tout simplement.

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  • Habitués
Il y a 1 heure, seba666 a dit :

Encore une qui se lamente parce qu’elle a mal géré son cas. 

1 an de Cegep sur 3 => pas de peq etudiant. Moins de 1 an de travail temps plein=>  pas de Peq travailleur.

 

Je vois pas où est la faille comme suggéré dans l’article, les règlements sont suivis à la lettre tout simplement.

 

 

Après  1 an de Cegep on peut faire un Peq étudiant ? Si c’est le cas, elle pouvait avoir la RP à la fin de son DEC

Edited by Hei
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  • Habitués
il y a 47 minutes, Hei a dit :

 

 

Après  1 an de Cegep on peut faire un Peq étudiant ? Si c’est le cas, elle pouvait avoir la RP à la fin de son DEC

 

 

Non il faut avoir fait la moitié du cours minimum au Québec, donc 1 an sur 3 c’est trop peu

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  • Habitués

Euh... J'ai pas vraiment compris, à quel endroit dans l'article ils disent qu'elle a fait juste 1 an d'études ? Ils disent qu'elle est diplômée depuis mai 2017 mais ils ne disent pas quand elle a commencé ses études, ou peut-être que je me trompe et que j'ai mal lu ??

 

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  • Habitués

Je vois pas en quoi l'immigration n'a pas fait sa job ! C'est juste parce qu elle n'a pas bien gérer son cas!

Tout d'abord, vu les éléments du dossier , elle n est pas admissible pour le peq étudiant car scolarité insuffisante ( au moins la moitié des études doit être effectuée au Quebec pour le peq étudiant et ce ne sont pas toutes les formations qui sont admissibles) .

Cependant, avec son permis de travail postdiplome, elle peut travailler a temps plein pendant la durée de son permis de travail à savoir une année.  Au bout d'un an, elle est admissible au Peq travailleur temporaire si son travail est qualifié.

Au bout des 12 mois de travail, elle peut demander un csq. Cependant, le permis de travail postdiplome ne se renouvelle pas mais qu'à même elle va le faire histoire de se trouver en statut implicite et Continuer à travailler légalement.

Le renouvellent de son permis sera refusé et disposera de 3 mois pour rétablir son statut.  Entre temps, elle a déjà reçu son csq et elle pourra demander un rétablissement de statut et un permis de travail fermé à son employeur . Elle va devoir juste attendre la réponse de si  permis fermé pour recommencer à travailler. 

 

C'est juste une question de gérance mais pas d'abus de la part des fonctionnaires. 

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  • Habitués
il y a 47 minutes, Isa78 a dit :

Euh... J'ai pas vraiment compris, à quel endroit dans l'article ils disent qu'elle a fait juste 1 an d'études ? Ils disent qu'elle est diplômée depuis mai 2017 mais ils ne disent pas quand elle a commencé ses études, ou peut-être que je me trompe et que j'ai mal lu ??

 

 

Elle a eu un post diplôme de 1 an car elle a étudié 1 an. C’est écrit 

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  • Habitués
il y a 22 minutes, seba666 a dit :

 

Elle a eu un post diplôme de 1 an car elle a étudié 1 an. C’est écrit 

 

Le 21 août 2017, elle a obtenu son permis de travail post diplôme pour une année seulement, ce qui correspond au temps qu’elle a passé à faire ses études au Québec.

 

Effectivement j'avais pas vu l'info, merci :)

 

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  • 3 months later...
  • Habitués

Bon, je pense tout de même que ses raisons pour contester la décision étaient valables, notamment le calcul absurde de son expérience de travail.
Elle avait bien les 12 mois de travail qualifé, sauf que les deux premiers étaient couvert par son permis d'études (qui t'autorise à travailler), et non par son permis post-diplome.


La situation absurde, c'est qu'elle aurait été en situation illégale pour sa demande si elle avait attendu d'avoir les 12 mois d'expérience de travail qualifié sur son permis post etudes (soit au final 14 en réalité), parce qu'effectivement elle aurait du renvoyer sa demande le lendemain de la date d'expiration, au plus tôt. Et comment tu fais quand t'as un job, tu te pointes en sachant que t'es illégal et que ça va empirer la situation?

 

 

Visiblement l'immigration considère que sa contestation est valable puisqu'elle a obtenu en gain de cause. J'en suis bien contente pour elle.

 

 

Edited by Pan_dore
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  • Habitués
Il y a 2 heures, Pan_dore a dit :

Bon, je pense tout de même que ses raisons pour contester la décision étaient valables, notamment le calcul absurde de son expérience de travail.
Elle avait bien les 12 mois de travail qualifé, sauf que les deux premiers étaient couvert par son permis d'études (qui t'autorise à travailler), et non par son permis post-diplome.


La situation absurde, c'est qu'elle aurait été en situation illégale pour sa demande si elle avait attendu d'avoir les 12 mois d'expérience de travail qualifié sur son permis post etudes (soit au final 14 en réalité), parce qu'effectivement elle aurait du renvoyer sa demande le lendemain de la date d'expiration, au plus tôt. Et comment tu fais quand t'as un job, tu te pointes en sachant que t'es illégal et que ça va empirer la situation?

 

 

Visiblement l'immigration considère que sa contestation est valable puisqu'elle a obtenu en gain de cause. J'en suis bien contente pour elle.

 

 

sauf que le travail avec un statut étudiant doit répondre aux condition d'admissibilité au PEQ travailleurs étranger notamment nombre d heure, temps plein/partiel, etc...

 

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  • Habitués

Ayant moi même vécu un cas de bureaucratie , où certains agents étaient soit mal formés ou n avaient toute l information nécessaire à traiter ma demande.J ai du envoyer des lettres à la députée de circonscription qui était en plus ministre de l'immigration à ce moment là et une au premier ministre .Je leur ai expliqué  l incohérence des agents d'immigration. a la fin j'ai eu gain de cause.

 

 

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  • Habitués

A mon avis, ce qui s'est passé, c'est que son diplôme n'ouvrait pas droit au PEQ diplômé du Québec car moins de 1800h. Donc elle a tenté d'avoir le PEQ par la voie travailleur qui exige 12 mois de travail sur les 24 derniers mois. 

C'est pas une faille administrative, c'est une manière d'empêcher les immigrations via un très court cycle d'études, astuce qui permettrait à n'importe qui de venir faire une année d'étude, puis de pouvoir travailler et prétendre à la RP !

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  • Habitués
il y a une heure, abdoul86 a dit :

sauf que le travail avec un statut étudiant doit répondre aux condition d'admissibilité au PEQ travailleurs étranger notamment nombre d heure, temps plein/partiel, etc...

 

Oui, bien sur, mais si tu es en période de congés scolaires ou que tu viens de finir ta session ou ton diplôme et que tu as été étudiant à temps plein, tu peux travailler à temps plein sur un permis d'études, en attendant le permis post-diplôme pour la suite, ou la reprise de tes études.  Ca a l'air de son cas, puisqu'on parle d'un travail commencé en juin.

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  • Habitués
Il y a 1 heure, PhilMP a dit :

A mon avis, ce qui s'est passé, c'est que son diplôme n'ouvrait pas droit au PEQ diplômé du Québec car moins de 1800h. Donc elle a tenté d'avoir le PEQ par la voie travailleur qui exige 12 mois de travail sur les 24 derniers mois. 

C'est pas une faille administrative, c'est une manière d'empêcher les immigrations via un très court cycle d'études, astuce qui permettrait à n'importe qui de venir faire une année d'étude, puis de pouvoir travailler et prétendre à la RP !

A la limite, peu importe que ton diplôme soit admissible au PEQ, si pendant tes études et / ou ton permis post-diplôme, tu trouves un emploi qualifié rapidement et que tu arrives à justifier de 12 mois de ce travail, même si tu es venu pour un programme court.

 

Pour bénéficier d'un permis post-diplôme, il faut que le programme effectué fasse minimum huit mois ET que l'école soit de la liste établissements d’enseignement désignés. 


En quoi est-ce un problème d'immigrer, certes indirectement, de cette manière, si toutes ces règles sont respectées?

 

Cependant, je pense que c'est un peu hors-sujet pour Madame Le Deroff.

 

Dans son cas, l'article évoque un conflit concernant quelle date doit être prise en compte pour l'expérience de travail.


Le rejet de son dossier par le MIDI s'est justifié par le fait qu'elle n'avait que 10 mois de travail qualifié à temps plein sur son permis post-diplôme, au moment de sa demande, en juin 2018.

Pas parce qu'elle n'était pas admissible au titre de son diplôme.

 

Ce qu'elle conteste, c'est la non prise en compte des 2 premiers mois de travail qualifié à temps plein à la fin de ses études sur un permis d'étudiant (ce qui est tout à fait légal). 

 

Au moment du dépôt de sa demande cet été, elle avait donc légalement 12 mois de travail qualifié d'emploi de graphiste, les 2 premiers mois sur le permis d'étudiante et les 10 suivants sur le post-diplôme.

 

Vu l'issue de son dossier, ses arguments ont l'air d'avoir été pris en compte.

 

 

 

Edited by Pan_dore
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  • Habitués
Il y a 14 heures, Pan_dore a dit :

A la limite, peu importe que ton diplôme soit admissible au PEQ, si pendant tes études et / ou ton permis post-diplôme, tu trouves un emploi qualifié rapidement et que tu arrives à justifier de 12 mois de ce travail, même si tu es venu pour un programme court.

 

Pour bénéficier d'un permis post-diplôme, il faut que le programme effectué fasse minimum huit mois ET que l'école soit de la liste établissements d’enseignement désignés. 


En quoi est-ce un problème d'immigrer, certes indirectement, de cette manière, si toutes ces règles sont respectées?

 

Cependant, je pense que c'est un peu hors-sujet pour Madame Le Deroff.

 

Dans son cas, l'article évoque un conflit concernant quelle date doit être prise en compte pour l'expérience de travail.


Le rejet de son dossier par le MIDI s'est justifié par le fait qu'elle n'avait que 10 mois de travail qualifié à temps plein sur son permis post-diplôme, au moment de sa demande, en juin 2018.

Pas parce qu'elle n'était pas admissible au titre de son diplôme.

 

Ce qu'elle conteste, c'est la non prise en compte des 2 premiers mois de travail qualifié à temps plein à la fin de ses études sur un permis d'étudiant (ce qui est tout à fait légal). 

 

Au moment du dépôt de sa demande cet été, elle avait donc légalement 12 mois de travail qualifié d'emploi de graphiste, les 2 premiers mois sur le permis d'étudiante et les 10 suivants sur le post-diplôme.

 

Vu l'issue de son dossier, ses arguments ont l'air d'avoir été pris en compte.

 

 

 

Si on lit correctement les règles du PEQ travailleur qualifié qui sont un peu différentes des règles PEQ étudiant :

http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/travailleurs-temporaires/demeurer-quebec/demande-csq/travailleurs-peq/conditions-marche-suivre.html

 

On y lit : 

 

Vous devez satisfaire à toutes les conditions du Programme de l’expérience québécoise au moment de la présentation de votre demande de sélection permanente :

  • avoir l’intention de vous établir au Québec pour y occuper un emploi;
  • avoir séjourné temporairement au Québec dans le but principal d’y travailler et avoir respecté les conditions de votre séjour;
  • être légalement au Québec à titre de travailleur étranger temporaire ou dans le cadre d’un programme d’échange jeunesse (par exemple, grâce à un permis Vacances-travail, Jeunes professionnels ou Stage Coop International);
  • avoir occupé un emploi à temps plein pendant au moins 12 des 24 mois précédant la présentation de votre demande;

 

Or, la personne en question a travaillé 12 mois en travailleur temporaire (pendant le PE, ça ne compte pas car quand elle était sur son PE, son but principal était les études ! ) et quand elle pouvait déposer sa demande, son PT post-diplôme était expiré, par conséquent, elle ne pouvait plus être au Québec légalement en statut de travailleur temporaire. 

Donc elle n'était pas admissible selon les critères su PEQ travailleur qualifié. 

Ce mécanisme a été mis en place pour prévenir l'immigration détournée en faisant un petit diplôme. 

 

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  • Habitués
il y a une heure, Hei a dit :

Peu importe, si elle a obtenu gain de cause c’est que sa demande était recevable

On n'a pas la suite, sauf que sur le net (Linkdin), il semble qu'elle soit encore au Québec. 

En revanche, on ne sait pas sur quel statut : RP ? Prorogation ? PT fermé ? On sait juste que son ministre l'a entendu. Pour le reste, c'est spéculation.

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