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Meziant-Ex-Nihilo

Après un an sur Montréal, je n'ai jamais été aussi dépressif

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On 3/26/2018 at 7:22 AM, mixmast3r said:

 

En effet on ne juge pas ici, Un nord-Américain n'aurait pas la dent dure comme vous dans votre commentaire, le principe est de pouvoir dire les choses sans exagérer "à la latine". personnellement,  je pense que toute expérience est respectable pour peu qu'elle soit racontée avec sincérité et ce qui est vrai après quelque temps peut très bien évolué, ce que j'ai appris de mes expatriations. So please behave ;-)    

 

Et autre point important: il y a des cons de par tout et on est toujours le con de quelqu'un d'autre.

 

Par contrer, généraliser que les gens ne jugent pas ici... j'ai un peu du mal à la croire.

 

Je pense que c'est terriblement con et terriblement humain de le faire (juger) et je ne pense pas que le peuple nord américain soit exempt de cette prédisposition.

 

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9 hours ago, Saturne18 said:

As-tu des preuves stp ? Sais-tu que dans le doute, pas de condamnation ? Tu t’es présenté peu ou prou comme un ‘génie incompris’ donc tu es censé savoir que la charge de la preuve repose sur celui qui procède à une affirmation. Par exemple, avancer que « tout le monde peut le comprendre / c’est une évidence » vu tel ou tel pays en question = sophisme bien connu ! Bon, vais même te citer Euclide, toi qui est un grand esprit : « ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve » ?

Cependant, je sais bien que ce que tu avances (un état corrompu) est difficile à prouver – au-delà des ONG & Co qui iraient dans ton sens- et donc les chances d'obtenir gain de cause dans une accusation de corruption sont infimes.. mais tu te pourfends qu’on te juge en milieu professionnel et surtout en se basant sur le « ressenti » dans tes posts alors que tu fais de même en ayant tiré tes conclusions en 1 an.

PS. 8h/jours pour un débauché (à <100K on parle pas de « débauchage » mais tu as juste dû te faire avoir niveau salaire/poste etc ; Canada : pays injuste ! ?)… tu te poses pas de question ?

PS II. Solution est au début de ton message : tu es libre ; donc pourquoi n’es-tu pas encore parti ?! Faire 6 mois en plus ?! Why ?! Lève l’ancre si tu vas être plus heureux ailleurs et que « tu le sais » ! Retourne en Asie bosser 17h/jours ou en France avec 6 semaines de congés/an – ok clichés je retire?

PS III. Serais-tu hypersensible ? (médicalement/scientifiquement parlant)

PS IV. Tu t’es bien intégrés sur un point : le Franglais ! Et ne dit pas que c’est dans un pays ou l’on parle le mandarin que tu as développé ce langage ahah

 

PSI: Je me base sur un fait que  dans plusieurs boites avant le QC jamais trop eu de soucis, ça se bitchait mais pas au niveau que j'ai vu ici. Je pense que j'ai tout simplement pas eu de chance ou alors que je ne fit vraiment pas la culture locale et je suis un monnnnstre détestable et c'est tant pis. Les québecois ne changeront pas pour moi et moi je ne veux pas abandonner mes valeurs pour eux. Comme ça les québecois qui liront ça pourront jurer tout ce qu'ils veulent sur mon sujet en disant "bon débarras".

 

PSII: Oui c'est décidé depuis la semaine dernière je vais rentrer en France. Je trouve que je perds mon temps ici et en plus je ne suis pas content (je n'aime pas le politiquement correct, pour autant, ça ne veut pas dire que je suis un mec latin ou je ne sais quoi, juste que d’après moi on peut être carré, direct et respectueux sans vouloir à tout prix ne pas heurter les gens sur X décisions car si ce n'est pas devant ce sera par derrière...) et je ne trouve ça pas très sain, ce n'est que mon opinion. Ce serait con de me reprocher de partir car après tout, je ne reproche pas aux Québecois de rester au Québec. Pour information c'est très libéral en Asie (parfois c'est marqué communiste sur les drapeaux mais en fait c'est juste une blague pour faire rire) donc c'est comme ici ça dépend de ta boite. J'avais des attentes comme voila ça fait parti du monde de "l'Ouest" ce serait plus facile d'avoir autre chose que 3 semaines en négociant et bah non... (mais ça c'est purement une déception par rapport a mes attentes au regard du pays).

 

PSIII: Pour être honnête, c'est ce que je me suis demandé. pour mes déboires avec la nourriture ici alors que j'ai mangé dans des pays qui avaient soit une hygiene meilleur soit bien pire, je me demande si ce ne sont pas les types de conservateurs utilisées ici (suggestion d'un québecois).

Sinon en dehors de la nourriture je ne suis pas sensible, même normalement niveau santé, je tiens la route.

 

PS IV: n'induit même pas que l''intégration au Québec passe par le franglais ! Tu vas te faire détruire en disant ça :) Pour info je me retiens sinon c'est encore pire et non ce n’était pas en Asie mais sur une île pas trop loin de la France et très proche... de l’Angleterre (et non les gens ne parlent presque plus le gaélique...). Par contre tu as raison je suis français et il n'y a que les français qui font ça car on adore "utiliser beaucoup plus d'anglicismes qu'au Québec" d'ailleurs c'est que pour eux que l'on fait ça, c'est bien connu :) ... J'aime bien propagé la propagande et les clichés de merde nous concernant au moins personne n'en fera une scène... (autre cliché ?:))

 

Génie incompris ? Gniah ? Je ne suis pas un génie, j'ai pas super estime de moi-même... j'essaye juste d’être carré dans ma démarche quand je pensais verser en mode Jeanne d'Arc j'ai fait des enregistrements car c’était la première fois que j'entendais autant de merde en open-space et que personne bronchait autour de moi (donc oui dans ce cas de figure vaut mieux se poser des questions sur sa propre santé mentale). J'ai toujours quelques enregistrements audios que je garde pour moi car je reste toujours sur le cul de ce qui peut se dire derrière le dos des gens.

 

On récap de manière factuelle car de toutes façons c'est stérile:

 

  • Je n'aime pas quand les gens se mettent avant (voire se la pète) pour des trucs bidons en développement. Mais comme on est dans une société libre je ne vais reprocher aux gens qu'ils s'expriment (que l'on me dise que je fasse de la projection de ma faible estime sur les autres, peut-être, mais sans faire d’interprétation c'est juste un fait). Que l'on se la raconte un peu lorsqu'une personne design un truc qui fait avancer le business oui (et je ne parle pas que de ma petite personne égocentrique !) Il n'y a pas que moi et personnellement je ne fais pas souvent de miracles style Jésus.
    Que l'on se raconte d'avoir fini un dev qui bug car c’était fait en mode arrache 3000: NON NON et RE-NON: "ouai j'ai déjà fini... c’était pas compliqué" Mais bon sang, ça ne build même pas !  Il y avait une CI que j'avais déployé justement (chose qui n'avait jamais été faite chez eux mais ça c'est pas grave il est jamais trop tard pour commencer) pour ça: build + tests + versioning + deployment (bref la CI quoi) avec des notifications... et bah... na on fait dans le déni. Quand c'est ton """"tech"""" lead qui se comporte comme ça, croivez moi les gens ça sent très mauvais (d’où mon sentiment que je suis mal tombé).

 

  • Que l'on me bitche sur le fait c'est prétentieux de laisser des commentaires sur un CVS du genre git(hub)... alors que c'est dans le but d'aider la personne car il y a des injections de dépendances avec des null's... (tout le monde fait des erreurs mais encore venir se la raconter avec les "moé j'ai 20 ans d'xp" mais c'est une erreur de novice). De me dire de la merde dans mon putain de dos car je laisse des comments et que je fais un fix... à la limite ne pas me dire merci, je m'en fiche mais me bitcher pour ça, c'est pas des pincettes qu'il faut c'est le combo moufles + pincettes ! Je sauve un truc en prod perso ce n'est pas être un génie c'est juste faire son travail. Les mecs n'ont pas idée de checker n'importe quel repo je sais pas même Roslyn et de voir des issues déclarées et pulls requests qui expliquent les fixes. Allez pas me dire que ça c'est mal ou bizarre: https://github.com/dotnet/roslyn/issues/

 

  • Je n'aime pas quand les choses se font dans le dos des gens et je préfère que les choses se fassent en face. Mais je comprends lorsque tu te fous de la gueule de certains accents ça puisse mal passer en face...Pour info en Ontario http://www.ohrc.on.ca/en/racial-harassment-know-your-rights-brochure mais je comprends par derrière c'est le parfait legal loophole. Je ne considère pas que c’était du harcèlement car en plus de cela c’était de temps en temps mais moi je trouve juste mal venu de se foutre de la gueule de ta propre équipe. En plus la démonstration des preuves car enregistrement audio ou vidéo dans un milieu dans lequel tu signes une NDA + toute une formation sur la confidentialité...

 

Mais tout n'est pas parfait en France il y avait aussi des trucs qui faisaient ch**r, genre quand tu n'as rien à dire sur le soccer / football car tu es le seul qui trouve ça chiant au possible et que tout le monde te charrie parce que tu es silencieux... Mais bon c’était pas sur le job en lui même et au moins c’était fait en face (donc oui ça ne fait pas toujours plaisir, parfois ça fait même mal les conneries qui peuvent être dites mais les gens pour ma part dans l’expérience que j'en ai eu se sentaient moins prone à faire ça par derrière).

L'irrespect tu peux le voir de 2 manières différentes:
- Soit c'est par derrière mais ça se voit moins aux premiers abords. Tu te dis au moins ils gardent ça pour eux.
- Soit c'est par devant et ça se voit directement. Tu te dis que par devant c'est toujours mieux que par derrière même si on te dit grave du caca car au moins ils disent ce qu'ils pensent.

 

Pour les preuves: oui dans mon vécu (exemples du dessus), les enregistrements c'est pour ma gueule.

 

Disclaimer de fin: je ne généralise pas, les québecois et les français que je mentionne ne sont que ceux avec qui j'ai pu travailler dans mes expériences. Et même sur eux j'ai pu avoir une erreur de jugement comme eux et vous pouvez en avoir sur moi.

 

Modifié par Meziant-Ex-Nihilo

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pas mal d'accord sur certaines choses, le dollar canadien est très bas ce qui fait qu'on est mal payé et que tout est cher. La santé : tombez pas malade! La bouffe, bouak... et l'hypocrisie dans le travail : si tu réussi c'est grace à toi, si tu merde c'est la faute des autres. et le crossage systèmatique : ne parle à personne de tes projets sinon on te les pique!

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il y a 39 minutes, benoitfrancois a dit :

 l'hypocrisie dans le travail : si tu réussi c'est grace à toi, si tu merde c'est la faute des autres. 

 

Tu décris l'hypocrisie dans la vie ... tout court. Pas juste dans le monde professionnel. 

 

On vit dans des sociétés où personne assume ses erreurs ou ses conneries et va toujours chercher à blâmer les autres, le gouvernement, le patron, la société, le voisin, la belle-mère, et j'en passe. Par contre, on va se péter les bretelles et étaler sa réussite sur FB à la première occasion. 

 

Ceci dit c'est très malhonnête de pretendre que ça arrive juste au QC. 

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11 minutes ago, benoitfrancois said:

pas mal d'accord sur certaines choses, le dollar canadien est très bas ce qui fait qu'on est mal payé et que tout est cher. La santé : tombez pas malade! La bouffe, bouak... et l'hypocrisie dans le travail : si tu réussi c'est grace à toi, si tu merde c'est la faute des autres. et le crossage systèmatique : ne parle à personne de tes projets sinon on te les pique!

Le CAD est faible mais j’étais pas dans une situation ou je ne gagnais rien non plus (86kCAD annuel je pense que beaucoup de monde gagnent moins que ça, surtout au vu du salaire médian au QC et dans le RoC).

 

Pour la réussite au travail, je ne sais pas, ce qui me dérangeait c’était plus leur façon d’être derrière le dos sur aspect plus persos.

 

Personnellement je faisais bien mon taff et techniquement sur mon travail on ne m'a jamais rien dit ni devant ni derrière (par contre sur le fait que je sois un mec anxieux et addict du travail, oui) 

 

Je ne sais pas pour le crossage, je sais juste que les gens se la pète pour un rien même quand ce n'est pas de leur chef.

 

Pour la santé, c'est mieux que rien, mais bon... on est loin du niveau dans beaucoup de pays en Europe en terme d'access.

 

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54 minutes ago, crazy_marty said:

 

Tu décris l'hypocrisie dans la vie ... tout court. Pas juste dans le monde professionnel. 

 

On vit dans des sociétés où personne assume ses erreurs ou ses conneries et va toujours chercher à blâmer les autres, le gouvernement, le patron, la société, le voisin, la belle-mère, et j'en passe. Par contre, on va se péter les bretelles et étaler sa réussite sur FB à la première occasion. 

 

Ceci dit c'est très malhonnête de pretendre que ça arrive juste au QC. 

Oh oui le pétage plus haut que le trou est omniprésent merci pour les US et la grande bravado...

 

Je ne prétends pas que ça arrive qu'au QC, dans mon expérience, il fut le cas que ce soit plus présent au QC qu'en France.

 

Dans mon expérience icit les gens qui ne se supportaient pas par derrière arrivaient à se faire des grands accolades chaleureuses... je n'ai jamais vu ça ailleurs.

Je pense que l''on peut dire qu'il y a des différences culturelles qui font que les gens ne se comportent pas de la même manière.

 

Exemple:

En chine il y a beaucoup de corruption, j'ai subi des demandes de pot de vin pour l'enregistrement de mon appart.

J'ai des potes qui ont vécu 5-6 ans sans voir cela une seule fois (ou ne se sont pas rendus compte...).

Pour l'index de corruption de la Chine est pas géniale (https://www.transparency.org/country/CHN, ça s'est améliorer cependant).

Que peut-on dire ?

"Non tu comprends ça dépend des gens alors on ne peut jamais généraliser..." bah justement moi je pense que si :) on peut.

Faut juste ne pas se voiler la face. Quand bien même les gens sont différents et ne collent pas aux stéréotypes (sinon on appellera des robots), il y a des tendances dans des groupes de population suivant des cultures et connaissance de cause il est parfois statistiquement plus intéressant de ne pas y aller.

Je ne veux pas trop souffrir personnellement de la corruption en Chine je ne vais donc pas en Chine.

Et non HK n'est pas encore le système no. 1 de la Chine (veuillez attendre 2047 pour ça...): https://www.transparency.org/country/HKG

 

Ça ne veut pas pour autant dire que je pense que tous les chinois sont corrompus mais que la chance qu'il y ait l’occurrence de corruption dans la vie de tous les jours est plus grande en Chine qu'au Canada ou en France.

Modifié par Meziant-Ex-Nihilo

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Si tu es déprimé, si tu ne te sens pas bien ici, pourquoi rester ?

a priori, tu n'as pas d'attaches ici

démissionne, prends un billet d'avion, et fais autre chose ailleurs. Si tu rentres en France, tu pourras valoriser ton expérience canadienne.

La vie est courte, passe à autre chose ;)

Bonne chance

 

 

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Petite question à l'auteur, je sais pas si tu as précisé mais es-tu aller ailleurs qu'à Montréal ? Actuellement je suis au Québec en tant que voyageur et personnellement j'ai vraiment pas accroché Montréal. Au contraire, Québec m'a l'air d'être totalement différente point de vue mentalité.

Envoyé de mon HTC 10 en utilisant application mobile Immigrer.com

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21 minutes ago, Gaetan said:

Si tu es déprimé, si tu ne te sens pas bien ici, pourquoi rester ?

a priori, tu n'as pas d'attaches ici

démissionne, prends un billet d'avion, et fais autre chose ailleurs. Si tu rentres en France, tu pourras valoriser ton expérience canadienne.

La vie est courte, passe à autre chose ;)

Bonne chance

 

 

La décision de rentrer est prise depuis quelques temps désormais.

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8 minutes ago, Djay38 said:

Petite question à l'auteur, je sais pas si tu as précisé mais es-tu aller ailleurs qu'à Montréal ? Actuellement je suis au Québec en tant que voyageur et personnellement j'ai vraiment pas accroché Montréal. Au contraire, Québec m'a l'air d'être totalement différente point de vue mentalité.

Envoyé de mon HTC 10 en utilisant application mobile Immigrer.com
 

  • Montréal
  • Quebec
  • Sherbrooke
  • Gatineau

Pour les trois dernières villes ma connaissance du terrain est plus que superficielle mais de ce que j'avais vu les salaires sont beaucoup moins élevés. En tant que touriste oui Québec est plus attrayante et plus européenne que Montréal, après de la à y vivre.

 

Je pense que le sujet peut être clos.

 

Je rentre en France et part pour HK dans quelques années :) 

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Bonjour. Je trouve très intéressant cette lecture et ces points de vu. Je suis un peu une intruse sur ce forum car me suis en situation inverse. Je suis Canadienne (de Montréal), j'habite en Italie du nord depuis presque 3 ans et je travail  dans une boite dans le département français (donc j'interagis avec la clientèle de la France entière de l'entreprise). Je suis sur ces forum pour voir effectivement comme vivent les gens qui immigre chez moi. Pour voir et comparer avec mon expérience à moi. De mon côté aussi je trouve très difficiles beaucoup de chose au niveau des rapports humain particulièrement autant avec les italiens qu'avec les français! Étrangement beaucoup des points négatif relaté dans ton discours pour moi son des manque ici! Cela peut-être justement parce que ce n'est qu'une différence culturelle profonde qui nous mène à avoir des points de vu complètement différant sur les choses. Si je reprends tes points négatif:
 

"Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici)

 
" Le politiquement correct. 
En effet on est très politiquement correcte mais c'est pour nous une façon d'être agréable. Sincèrement moi je trouve que c'est quelque chose qui manque ici en Italie et dans mes rapports avec la France. Pour moi c'est le minimum de la politesse et du savoir vivre. Pour moi quand je suis confronté à des clients ou des gens qui n'en font pas preuve je les trouve mal élevé, agressif et désagréable. Chaque fois je me demande pourquoi cette nécessité de se rendre désagréable? Evidement ici je ne parle pas dans les rapports personnelles entre les gens mais dans le travail et les transactions. Pour moi le manque de politiquement correcte me rend aussi très mal et je le ressent comme de l'agression, sincèrement! Parfois je trouve les gens carrément méchants et j'en suis vraiment très blessé. Je suis à ce point découragé parfois que j'ai le sentiment que je passe mes journée qu'à me faire envoyer ch..er à journée longue par les Italiens et les Français. 
 
" La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, métro, etc...
et c'est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie)."
       Bon en effet il ne faut pas s'attendre à avoir fruits et légumes super frais en plein hiver! Les produits viennent de loin et le transport est long. Donc là oui, je suis en accord avec toi, mais il faut comprendre la situation et le pays dans lequel on se retrouve. Je constate beaucoup ce fait justement en vivant en Italie, j'ai le bonheur de voir toute l'année des fruits etlégume d'une fraicheur que je n'était pas habitué de voir en hivers à Montréal. Mais si je peux me permettre de te donner un conseil, attend un peu à l'été et profites des fruits et légumes locaux tu constateras qu'il y a des trucs super (pêches de l'Ontario (jamais je n'ai trouvé de meilleur), bleuets, pommes, maïs, etc). Découvre nos fromage du Québec, on a des trucs incroyable (l'Oka est un de mes préféré et il y en a un paquets incroyable (nous n'avons rien à envier à la France sur ce côté! :10_wink:)
 
" Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse)."
        En effet on se formalise moins au Canada en général. Il y a beaucoup plus d'espace pour les relations de confiance dans les rapports. Pourquoi??? Je ne sais pas et je ne veux pas juger précipitamment même si parfois j'ai tendance dans mon désespoir que je ressent parfois ici à voir la tricherie et la traitrise presque partout et en tout! L'autre jour je suis allé pour prendre un rv avec la directrice d'une école pour changer d'école ma fille ici et je n'exagère pas mais juste pour ça j'ai du remplir 2 formulaires et apposer à 5 endroit différent ma signature!!! J'ai trouvé cela vraiment excessif et démesuré! Un contrat presque seulement pour une demande de rencontre pour un entretien avec la direction d'une école pour un changement d'école pour ma fille! Je ne sais pas pourquoi il y a un si grand manque de confiance dans les rapports ici entre les gens dans le monde du travail et des formalité. Mais c'est vrai qu'il y a moins au Canada de ces formalité que moi je trouve ici excessive.
 
"Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants."
     Complètment d'accord!!! Rien à ajouter!!! Des frais inacceptable au Canada! Ma banque ici Unicredit me demande 2€ par mois parce que je veux faire des transaction ATM quand je suis à l'étranger si non ce serait 0€ par mois!!! Incroyable mais vrai!
 
"Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...)"
      Encore là totalement vrai! Au Canada c'est des voleur!!! Ici en Italie ça me coute 5€ par moi pour 3 GB. Inacceptable et inexplicable c'est prix au Canada! Même en Australie c'est moins cher!
 
" Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...)."
        Là pour moi ça revient à ton premier point négatif et ma réponse sera similaire. C'est une question de rendre les échanges de la quotidienneté (épiceries, restos, secrétariat, etc) plus agréable et polis. Moi j'apprécie qu'on me dise: Bonjour! Vous allez bien? Je peux faire quelque chose pour vous? Ou quelque chose de ce genre! Je comprend que je suis la bienvenu et qu'on est là pour me servir, répondre à mes question ou à la limite disponible. Ici, quand j'entre ou appel dans un resto, café, magasin, entreprise ou autre j'ai l'impression de déranger! Les employés sont soit occupé sur leurs cell perso, soit à discuter entre eux et t'ignore ou te fait sentir que ça les embête que tu appel ou que tu sois là! Mais pourtant c'est leur boulot d'être là! une réceptionniste son boulot c'est de répondre au téléphone et au employé de resto ou de magasin là pour te servir et te répondre! Et de dire: Bonjour! Vous allez bien? Bonne journée.... etc c'est de rendre le service à la clientèle agréable et sympa. Il y a une différence entre le service à la clientèle et le bon service à la clientèle et cela réside justement dans le fait de rendre l'expérience avec l'entreprise agréable. Moi parce que je ne retrouve pas ça ici je trouve les gens bêtes et d'une froideur qui m'attriste. Il me semble qu'être cordial ça ne fait pas de mal et ne fait que rendre la vie plus agréable!
 
" Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun"."
         Quoi dire autre que j'adore le soleil de l'Italie! Le -30 ne me manque pas du tout!!! 
 
" Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers."
        En Italie j'ai un salaire plus bas que ce que je gagnerais au Canada. Je n'ai pas non plus de titre de transport, pas de tickets resto/panier repas. En effets c'est trucs n'existe pas au Canada (donc pour moi pas une grosse différence, donc ne me manque pas) mais il n'y en à pas partout non plus ici même si je sais que ça existe. 
 
" Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8."
        Je présume que ça dépend des gens. Moi je travail toujours plus de chez moi.
 
"Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs."
      En effet le système de santé est assez pénible au Canada comparé à ici sur certain point. Mais une chose que j'apprécie avec mon médecin au Canada et que je ne retrouve pas ici est la possibilité de discuter avec, de poser des questions (pourquoi tel ou tel médicaments, puis-je avoir un deuxième avis,etc) ici c'est impossible de discuter ou remettre en question le médecin comme s'il était un personnage sacro saint qu'il ne faut pas toucher! De plus une chose que j'apprécie au Canada est le système informatisé du système médicale, si je passe des analyses les résultat sont automatiquement envoyer à mon médecin, ici je dois aller chercher les résultat et les porter à mon médecin. Je dois toujours demandé un rendez-vous avec le même dentiste car si non on m'en donne un nouveau (et on m'enguelera pour ça) au lieux de me diriger directement au même si c'est une règle! Les tickets à payer pour toute analyse et visite aux professionnel je les trouve parfois démesuré! Au Canada on n'a pas tout ça mais on à le temps de mourir aux urgences avant de voir un médecin, ça c'est vrai! 
 
" Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de santé en général, ne parlons pas des urgences)." 
     Les dentistes devraient faire parti de l'assurance santé publique au Canada! Comme si nos dents ne faisaient pas parti de notre santé! Une connerie total je suis bien d'accord! Ici en Italie, dentiste et optométriste font parti du système publique même s'il y a ces maudit tickets à payer! Mais étrangement les lunettes ne sont pas payé par le système publique donc l'optométriste te dit que tu ne vois pas mais tu n'as pas droit aux lunettes! Un peux con! L'absurdité existe partout malheureusement! 
 
" Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici."
     Bon ça c'est vrai mais ce n'est pas le propre des canadiens! Partout tous le monde se compare aux autres et principalement avec nos voisins. Ici en Italie on se compare aux allemand, aux anglais, aux français, aux gens de l'est, etc. 
 
" Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange."
    Bon ok c'est vrai qu'on l'écris parfois mal, il y a eu beaucoup de lacune dans notre système scolaire et encore on pourrait en parler beaucoup. Mais c'est vrai qu'on y tiens beaucoup et qu'on doit la défendre particulièrement! Nous sommes au Québec qu'une petite ile francophone dans cette mer anglophone qu'est le nord Amérique. Et pour ce qui concerne la France, quand j'ai des échanges avec les français je n'en revient toujours pas de combien d'anglicisme ils utilisent! Quand je leurs dit que je leur envoie un courriel il ne comprenne juste pas de cois je parle (ils pensent le courrier postal!!!) je dois donc dire mail pour me faire comprendre! Donc je crois que chacun à ses lacune et ses forces sur ce côté là! 
 
"Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...)."
      Oui montrer "pattes blanche" au Canada c'est assez important au niveau du crédit c'est assez normal et répondu. Peut-être parce que nous avons un système de crédit très différent que ce que je vois ici. Mais d'un autre côté on voit aussi des demandes étrange ici quand on fait des demandes d'emplois, d'école, etc. Pourquoi partout où je vais on me demande si je suis marié? Même pour des trucs qui n'ont aucun rapport!? 
 
" Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths."
          Je cois que ça dépend des gens et des endroits peut-être. Des endroits c'est vrai et il y a aussi d'autres où c'est très différents. Mais ce n'est pas moins pire ici! Ici au contraire ce que j'ai vu c'est plus on te fait de la belle façon mais aussitôt l'opportunité se pointe on te plante un couteau dans le dos! Il y a un dicton ici qui dit: "Ta mort, c'est mas vie". Incroyable et c'est vrai! Ça me glace le sang car je le vois dans la vie de tout les jours que ça fait partie de la culture un peu cela. Ça je n'ai pas vécu ça à ce point jamais au Canada. Cela m'attriste beaucoup et m'isole beaucoup! Car je suis canadienne et fait confiance d'emblée à tout le monde et suis accueillante à tous. On me dit ici que je devrais être plus méfiante et faire attention que je me conduit comme un vrai dodo! Mais je n'aime pas vivre dans un état de guerre perpétuelle. 
 
" Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir)."
         Des cons il y a partout....
 
" Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe..."
           Ici c'est pareil, ce n'est juste fait que d'une manière différente: Ta mort, c'est ma vie!
 
"Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures."
          J'ai le même sentiment ici! Moins qu'ils en font mieux ils se porte. Ils travaillent que pour la paye pas pour faire un bon boulot. Mais je comprennent pas qu'un boulot mal fait ne fait pas de bien à l'entreprise et quand une entreprise ferme, c'est la faute de la crise ou du système! Plus capable d'entendre ça! Fait bien ton boulot, l'entreprise se portera bien et tu gardera ton boulot! 
 
" C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement."
       En effet moi j'aime pas les trucs trop directe! Pour moi il y a une façon de dire les choses si non je me sent agressé et ici je trouve qu'ils manque de manières, de savoir vivre, de tacte. Pourquoi se rendre désagréable? Pourquoi m'agresser pour me dire quelque chose? Moi je ne supporte plus ça! Voilà probablement une façon très différente de voir et de percevoir ce phénomène. Je ne dis pas de l'hypocrisie mais juste une façon de communiquer avec égard.  
 
"Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!"
              .... Ici c'est dans les service rendu! Il t'ouvre une porte et c'est comme s'ils avaient fait l'acte le plus extraordinaire du monde! Trouvé le vaccin contre le cancer! C'est peut-être évident dans un monde ou personne ne fait rien pour rien! Juste pour être agréable et gentils
 
" Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc)."
           Au Canada on sépare beaucoup privé et boulot. Si tu demande si tu fais bien ton boulot on te diras oui si en effet tu le fait bien! Rien à foutre si tu arrive au boulot en pyjamas! L'apparence c dans l'ordre du privé en général et on n'en parlera pas dans le cadre de la question si tu fait bien ton boulot. Les apparences sont beaucoup moins importante qu'ici par exemple. J'ai vu ici des offres d'emplois pour back office (pas barmade) où dans les critère d'embauche c'était écris belle apparence, entre 25 et 35 ans! Jamais tu ne verra un truc pareil au Canada! Où ce serait inusité et considéré complètement déplacé! 
 
Bref, je crois que partout et pour tous parfois l'immigration peut être très difficile et même parfois faire mal! Parfois moi aussi je souffre beaucoup, je suis en colère et j'ai le gout de pleurer! Parfois je ne rêve qu'à sauter dans le premier avion pour Montréal! Le choc des cultures même si nous nous considérons européens et nord américains bien semblable nous avons des différences importantes et profondes. Nous sommes de culture très différente plus que nous le croyons même si nous avons la même couleur de peaux! Ce qui peut être perçu pour un défaut d'une culture peut-être que pour les locaux une qualité et vice-versa. Moi, parfois quand je suis en colère ici, je me dit qu'ici on confond scolarité avec éducation! Quand je suis en colère, je les trouvent mal élevé, arrogant, méchant, traitre, superficiel, etc, mais ils ont tous ou presque une scolarité et une connaissance culturelle (arts, philo, etc) tellement plus développer que ce qu'on rencontre en général au Canada. Mais cela me fait l'impression que comme si parce que tu connais parfaitement l'histoire de l'art cela te permettait de te conduire comme une bête! Et quand je suis au Canada, je trouve l'inverse; je trouve les gens tellement plus agréable à vivre mais parfois cela me manque de parler de culture avec quelqu'un qui à au moins une base. Malheureusement immigré c'est abandonner des choses même si on trouve d'autre choses mais rien ne remplace que qu'on laisse derrière nous. On gagne et on perds mais jamais rien n'est remplacé! J'ai entendu quelqu'un dire récemment que l'immigration nous transforme et suite à une expérience pareil souvent par la suite on ne se sent plus nul part chez nous car on laisse toujours quelque chose quelque part. On devient en qq sorte des personnes un peu déchiré. 
 
Bon courage. 

VRAIMENT TRÈS INTÉRESSANT CE COMPARATIF
MERCI


Envoyé de mon iPhone en utilisant application mobile Immigrer.com

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@Meziant-Ex-Nihilo

J'ai lu ton premier témoignage et survolé quelques réponses.

 

Non tu n'es pas parano, ton vécu t'appartient, tes valeurs t'appartiennent et oui peut-être que tu n'as pas eu de chance.

Mais je peux te confirmer qu'effectivement, le "bitchage" est élevé au rang de valeur sociale au Québec. Les ragots, les radio-poubelles, les journaux à potins sont très populaires.

Il est effectivement très surprenant pour un Français de se faire "rabrouer" quand il cherche à améliorer les procédés, les méthodes de travail, il est tout aussi déroutant de voir que des salariés québécois s'en "crissent" de leur job, de la "finition", du professionnalisme.

 

Je prends souvent l'exemple des magasins, des cafés. J'observe souvent la finition de la peinture des murs, du carrelage et je reste à chaque fois sur le cul quand je vois que les finitions sont de l'ordre d'un enfant de maternelle, un peu comme si le peintre s'en crissait de faire une "belle job" ou que le carreleur a eu son diplôme dans un paquet-surprise.

 

Dans mon domaine aussi, je vois des collègues tourner les coins ronds de façon systématique. Ça m'enrage à chaque fois. Je ne dis pas que lorsqu'on est dans le jus, il peut arriver, parfois, qu'il faille tourner les coins ronds, mais quand c'est systématique et pour simplement pouvoir aller parler de son week-end entre collègues....

 

Le présentéisme est une vraie plaie au Québec (en Amérique du Nord ?). Car autant les heures supplémentaires sont mal vues ici (si t'as besoin de faire plus d'heures c'est que tu est inefficace !!!!!) autant l'absentéisme est perçu comme un manque d'"engagement" loyal envers l'entreprise. La pression pour en faire tous les jours n'est guère plus appropriée, comme ça se passe en France par exemple, car si en France tu ne fais pas d'heures supplémentaires c'est que tu n'es pas engagé, loyal envers ton entreprise.

 

Les généralisations sont souvent peu convaincantes et dépeignent souvent un portrait biaisé d'une situation, mais d'entrée de jeu, tu l'as dit : C'est ton vécu, c'est peut-être "pas de chance". Tu n'as pas généralisé.

 

Bon courage pour ton retour en France

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il y a 17 minutes, YanMtl2018 a dit :

 

 

Je prends souvent l'exemple des magasins, des cafés. J'observe souvent la finition de la peinture des murs, du carrelage et je reste à chaque fois sur le cul quand je vois que les finitions sont de l'ordre d'un enfant de maternelle, un peu comme si le peintre s'en crissait de faire une "belle job" ou que le carreleur a eu son diplôme dans un paquet-surprise.

 

 

 

C'est vrai qu'en France il n' y a que des meilleurs ouvriers de France qui font la finition des commerces!

 

En gros je te réponds simplement par... tu as le travail pour lequel tu paies! Si tu cherches toujours un prix à la place de chercher une qualité tu n'obtiendras qu'un prix... libre à toi de payer plus pour que ceux qui effectuent les travaux ne travaillent pas à perte pour la qualité que tu désires ! 

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Citation

il est tout aussi déroutant de voir que des salariés québécois s'en "crissent" de leur job, de la "finition", du professionnalisme.

 

ah et toutes les autres nationalités au Québec sont 100% irréprochable? 

 

 

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35 minutes ago, YanMtl2018 said:

Mais je peux te confirmer qu'effectivement, le "bitchage" est élevé au rang de valeur sociale au Québec. Les ragots, les radio-poubelles, les journaux à potins sont très populaires.

Il est effectivement très surprenant pour un Français de se faire "rabrouer" quand il cherche à améliorer les procédés, les méthodes de travail, il est tout aussi déroutant de voir que des salariés québécois s'en "crissent" de leur job, de la "finition", du professionnalisme.

 

Disons que je trouve qu'ils manquent de tact... comme je le disais s'ils prenaient une salle pour se tacler les uns les autres pourquoi pas... mais emmerder les autres dans le champ de perception auditif... pas terrible surtout pour s'embrasser 10 minutes après comme si rien ne s’était passé, quand on acte de manière contradictoire, c'est que soit:

  • la personne ment (définition de l'hypocrisie)
  • la personne a des changements d'avis très rapides (schizophrénie ou juste la personne est très indécise)

 

Pour la finition, que ce soit bien ou pas, c'est juste la mise en avant permanente, c'est la même chose aux US et dans le Canada anglophone.

 

Se dire qu'ils se la pètent ou non c'est une histoire d’éducation, si tu grandis dans un environnement ou(accent tu es si loin...) on te dit que tout est génial, que quand tu fais de la merde c'est pas grave pour t'encourager, c'est normal.

L'inverse est aussi "normal" (manque de confiance) dire que c'est la fin du monde à la moindre erreur...

 

Je ne sais pas ce qui se traduit le plus le manque de confiance ou l'égo démesuré, les deux à  la fois ?

 

Perso je m'en suis toujours tenu strictement aux faits, ni plus ni moins, si les gens crissent parce que je suis trop anxieux car je m'en tiens à la réalité alors c'est leur problème, pas le mien.

 

Modifié par Meziant-Ex-Nihilo

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il y a une heure, YanMtl2018 a dit :

Le présentéisme est une vraie plaie au Québec (en Amérique du Nord ?). Car autant les heures supplémentaires sont mal vues ici (si t'as besoin de faire plus d'heures c'est que tu est inefficace !!!!!) autant l'absentéisme est perçu comme un manque d'"engagement" loyal envers l'entreprise. La pression pour en faire tous les jours n'est guère plus appropriée, comme ça se passe en France par exemple, car si en France tu ne fais pas d'heures supplémentaires c'est que tu n'es pas engagé, loyal envers ton entreprise.

 

De ma perception et mon vécu depuis que je suis ici, le rapport aux heures supplémentaires ici est plutôt trouble et pas aussi tranché que ce que tu constates (plutôt conforme à l'image vendue), en voici un exemple : http://www.tvanouvelles.ca/2018/04/11/hydro-quebec-veut-serrer-la-vis-a-ses-employes-1

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il y a une heure, juetben a dit :

 

 

C'est vrai qu'en France il n' y a que des meilleurs ouvriers de France qui font la finition des commerces!

 

En gros je te réponds simplement par... tu as le travail pour lequel tu paies! Si tu cherches toujours un prix à la place de chercher une qualité tu n'obtiendras qu'un prix... libre à toi de payer plus pour que ceux qui effectuent les travaux ne travaillent pas à perte pour la qualité que tu désires ! 

 

Payer cher ne te garantit aucunement d'avoir un travail de qualité. Souvent, les tarifs exorbitants du bâtiment s'expliquent par le fait que tu as une multiplication de salaires à payer :

- le commercial qui vient te faire ta soumission

- la secrétaire qui te répond au téléphone

- les employés sur le chantier

- le salaire du boss qui ne travaille pas sur le chantier mais qu'il faut malgré tout rémunérer

 

Essayer de trouver un artisan qui travaille seul afin de payer le juste prix. Evidemment si tu as juste un carrelage à poser, ça demandera moins d'expertise que d'avoir à construire une maison au complet.

Modifié par Demina47

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Le 2018-04-09 à 16:54, Meziant-Ex-Nihilo a dit :
  • Montréal
  • Quebec
  • Sherbrooke
  • Gatineau

Pour les trois dernières villes ma connaissance du terrain est plus que superficielle mais de ce que j'avais vu les salaires sont beaucoup moins élevés. En tant que touriste oui Québec est plus attrayante et plus européenne que Montréal, après de la à y vivre.

 

Je pense que le sujet peut être clos.

 

Je rentre en France et part pour HK dans quelques années :) 

 

Bah je pensais que tu prenais un billet direct pour HK :P

 

Pour ce qui est des salaires, je ne pourrais pas dire pour Sherbrook et Gatineau mais à Québec, les seniors sont pas mal lotis et n’ont rien à envier à leurs collègues de Montreal.

 

Alors après bien sûr tout est une histoire de goût vaut il mieux gagner un 90k sur Quebec ou un 110k a Montreal ?

 

 

 

 

 

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il y a 32 minutes, Demina47 a dit :

 

Payer cher ne te garantit aucunement d'avoir un travail de qualité. Souvent, les tarifs exorbitants du bâtiment s'expliquent par le fait que tu as une multiplication de salaires à payer :

- le commercial qui vient te faire ta soumission

- la secrétaire qui te répond au téléphone

- les employés sur le chantier

- le salaire du boss qui ne travaille pas sur le chantier mais qu'il faut malgré tout rémunérer

 

Essayer de trouver un artisan qui travaille seul afin de payer le juste prix. Evidemment si tu as juste un carrelage à poser, ça demandera moins d'expertise que d'avoir à construire une maison au complet.

Je te parle de fintion de commerce et bâtiments institutionnels... Quand je faisais uniquement des maisons, on était 25, pas de commercial et pas de secrétaire qui répond ! Le boss faisait les soumissions...

 

Que se soit du carrelage, de la peinture ou tout autre chose à faire faire si tu veux pas payer pour que les personnes aient le temps de faire le travail comme il faut tu auras un travail qui correspond au prix que tu paies! 

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Just now, Hei said:

 

Bah je pensais que tu prenais un billet direct pour HK :P

 

Pour ce qui est des salaires, je ne pourrais pas dire pour Sherbrook et Gatineau mais à Québec, les seniors sont pas mal lotis et n’ont rien à envier à leurs collègues de Montreal.

 

Alors après bien sûr tout est une histoire de goût vaut il mieux gagner un 90k sur Quebec ou un 110k a Montreal ?

 

 

Je n'ai jamais dit que j'allais directement sur HK, mais d'abord stop / arrêt en France pour quelques années.

 

Je ne sais pas si c'est mieux d’être avec du 90k sur Québec, je sais juste que je n'ai pas aimé la ville Québec.

 

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      Je vous remercie en espérant que vous puissiez me sauver de ce choix juste horrible à faire haha! 
    • Par Iggyzen
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      Les Québécois (Montréalais)
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      J'ai entendu dire que les québécois étaient "authentiques", plus "vrais". Outre le fait que ces qualificatifs ne sont pas porteurs de beaucoup de sens, il vaut mieux vous atteler à définir rapidement les personnes que vous rencontrerez en usant d'un prisme moins naïf. Ceux que j'ai rencontré à l'ouest de l'île, que d'autres amis français  ont eux-mêmes rencontrés, sont plutôt "mal polis" et indifférents ... et là je parle surtout des francophones. Vous n'aurez pas de bonjour, aucun au revoir ni de merci en tenant une porte, de la part de vos voisins d'immeuble. Même un voisin qui était pourtant monté chez moi Si c'est le cas c'est une bonne surprise, n'y comptez pas. Certains seraient tentés d'y voir de l'impolitesse caractérisée, presque une provocation, alors que c'est une simple différence culturelle majeure, lourde de conséquence aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Les modèles français et québécois situent, de ce point de vue, vraiment aux antipodes. Si vous ne connaissez pas un québécois, vous ne le saluez pas, il faut le savoir. C'est socialement acceptable de croiser vos voisins sans piper mot, en regardant vos chaussures. Accueillez ces instants de solitude et de silence complices comme votre première vraie expérience québécoise et Montréalaise.
      Si vous travaillez ça sera aussi drôle. Les collègues ne se saluent ni en arrivant, ni en quittant au bureau. Les français qui ne peuvent s'empêcher de dire bonjour, au revoir, merci, désolé dans l'ascenseur, toute la sainte journée, doivent vite se reprogrammer. Il ne s'agit pas d'une norme québécoise, mais d'une absence de règle établie qui engendre une confusion amusante. Car, quand deux personnes se croisent seuls dans un ascenseur, ne croyez pas qu'il n'y a aucune gêne. Vous aurez des tentatives approximatives par le regard ou des mouvements de menton de contrebalancer leur incapacité à échanger des mots de politesse un tant soit peu formels. Les franco Québécois ont un vrai handicap très British, se révélant dans certaines circonstances, qui contrastent avec le contact facile et peu formel dont ils sont capables dans bien d'autres circonstances.
      Vivant dans les quartiers ouest de Montréal, mêlé d'anglophones et d'allophones (donc anglophones !), je peux vous dire que sur les petites formalités du quotidien, les petits mots et sourires qui ne coûtent pas cher, les anglos sont beaucoup plus agréables au premier contact. Ce n'est pas ici un à priori de français frustré, mais d'un français né à Montréal, ayant eu quelques amis québécois et de la famille québécoise sur place ayant vécu dans d'autres provinces canadiennes et qui attestent de ce fait surprenant.
      Les québécois sont des hypersensibles, très fiers. Cette hypersensibilité s'accorde mal avec l'arrogance parisienne, car encore une fois les deux se situent aux antipodes. Si vous ne pouvez accepter cette hypersensibilité presque enfantine, vous aurez de mauvaises surprises. A la question fréquente et très naïve : "Aimez-vous le Québec ? Que préférez-vous la France ou le Québec ?" simplifiez votre pensée et acceptez de mentir pour faire plaisir à l'hôte. N'essayez pas de leur faire remarquer que vous ne connaissez que Montréal et que la région parisienne, seuls points de comparaison possibles, c'est peine perdue. Ce qu'ils veulent entendre c'est leur hymne national (québécois). Ils ne s'intéressent pas à une étude comparée des deux cultures et encore moins aux avantages et aux inconvénients des deux références, c'est une approche rationnelle qui ne répond pas à leur besoin primaire, celui d'entendre que le Québec c'est beau et que les québécois sont gentils, deux affirmations qui se défendent et sur quoi il faudra focaliser votre discours. Ils ont besoin de prolonger le mythe et d'être continuellement rassurés sur leur identité québécoise. C'est important de comprendre ça du point de vue historique, des changements que le Québec a opérés depuis seulement 40 ou 50 ans, cette fierté nationale francophone, après avoir vécu sous le joug des anglophones. C'est ce souvenir, cette souffrance identitaire, qui ont conduit à passer de l'étape "Québec, la Belle Province" à "Québec, je me souviens". Une manière de rappeler d'où ils viennent, du miracle québécois et d'entretenir pour plein de bonnes et de mauvaises raisons, une dent tenace contre les anglophones. 
      Les québécois ont tendance à rester au premier degré. La veille France taquine avec un nombre de degrés qui décontenancent et irritent jusqu'à ses voisins européens. Là encore, le danger vient des extrêmes qu'il faut tenter de réconcilier. Si vous ne connaissez pas bien vote interlocuteur, ne tentez pas de complexifier votre discours à outrance, restez direct et simple. Le reste viendra progressivement.
      Si on pouvait se risquer à une généralité sur le Québec qui vaut pour tout le Canada, c'est que les gens tiennent à leur mode de vie basé sur la tranquillité et leur liberté, leur tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Il n'est donc pas étonnant que les canadiens sont globalement un peuple plutôt heureux, tandis que nous français (parisiens surtout), nous nous condamnons nous-mêmes à rester malheureux en toute circonstance. Ceci a des conséquences directes sur les relations sociales. Comme dans beaucoup d'autres cultures, on cherche à garder ce point d'équilibre et de bonheur canadien qui oblige à se voiler la face si nécessaire. Oubliez la critique directe, sans ménagement. Préférez le contournement, les périphrases et pour faire passer un message en Amérique du nord, rien ne vaut que commencer par présenter d'abord les aspects positifs.
       
      Les anglicismes et le franglais (Montréal)
      Chaque semaine dans les journaux locaux nous apporte une nouvelle salve d'hypocrisie toute québécoise sur le nombre d’anglicismes scandaleux utilisés par les français, tout en leur se moquant de leur accent (il est proverbial), et en balayant derechef l'excuse d'une proximité avec un vilain impérialiste anglophone qui ne vaut que pour eux. Or, il n'en est rien. L'impérialisme linguistique anglophone est un problème mondial qui est totalement décorrélé de la situation de nos frontières physiques, même si le Québec oublie vite la proximité physique française et britannique. Je ne peux me prononcer pour le Québec, je ne connais vraiment que Montréal, ville particulière, internationale, qui impose progressivement l'anglais au grand dam des identitaires québécois. N'avez-vous pas entendu le scandale à propos du débat politique télévisé exécuté en anglais les candidats au poste de premier ministre de la nation québécoise ? On y apprend deux choses : le débat identitaire francophone est toujours vif (et parfois fort drôle); tous les québécois ne parlent pas bien l'anglais... loin s'en faut.
      Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l'anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu'il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n'est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n'auront que la prépondérance de l'anglais à la bouche, ce qui n'est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L'omniprésence de l'anglais et sa relative facilité d'apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m'irrite ce n'est pas tant qu'on parle beaucoup anglais à Montréal, c'est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l'espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d'utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière.
      Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en "français" alors même qu'un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d'appeler les Etats-Unis du nom d'un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d'apprentissage et d'encouragement positif.
      Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l'encontre des français c'est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l'autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s'est progressivement adaptée (altérée)  à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, "eurisation", etc.
       
      La langue québécoise
      Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l'occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l'occasion d'approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les "néologismes" et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n'est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l'omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n'aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. 
       
      La nourriture
      C'est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l'être, que vous salivez à la vue d'une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c'est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j'ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c'est 15%. C'est une culture de barbecue, c'est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu'il m'est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l'écarter de notre menu définitivement, faute d'avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l'utilise que pour créer un bouillon.
      Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d'expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. 
      Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L'ouest de Montréal offre peu d'endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges,  Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c'est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l'opposé, c'est un peu long la balade.
       
      Les habitations
      Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n'est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu'il faut éviter. C'est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites.
      Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n'importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l'ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l'extérieur, un enfer à l'intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c'est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d'historique de locataire payant rubis sur l'ongle, vous aurez plus de possibilités.
      Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d'être sûrs.
      Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n'est pas la peine d'inspecter dans le détail comme on le fait en France (c'est même mal perçu), ici on fait avec l'approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c'est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organise québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?).
      Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l'absence de normes d'isolation phonique, d'éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c'est-à-dire que le propriétaire fournira l'éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c'est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l'hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. 
      Sachez qu'un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu'une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. 
      Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l'avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de "carte scolaire"), à la proximité des épiceries et d'une station de métro (8 mn pied par -25 c'est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible).
       
      La sécurité
      Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d'habitants est assez proche d'une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c'est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu'on y fait gentiment la file d'attente (sauf exceptions grossières), on n'y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j'ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu'en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s'y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l'opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s'y sent toujours tendu et sur le qui-vive.
       
      Le système de santé
      Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l'assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n'en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une "clinique sans rendez-vous" à l'accueil pitoyable, à la file d'attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn.
      Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d'une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité .... et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie).
      Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d'une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). 
       
      Le climat
      Je suis d'origine italienne et je croyais que l'hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n'avez pas de climatisation, c'est l'été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l'hiver est plus facile à s'adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s'étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c'est une destination peu commode. 
      Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n'ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c'est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! 
      En revanche, si vous dépendez d'une voiture, l'hiver va vous gâcher la vie ... :-)
       
      En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n'est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N'écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l'été, n'a rien à voir que de devenir un immigrant, d'y chercher du travail et d'y passer l'hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n'est pas un échec, vous aurez tenté l'aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. 
      Choisissez votre destination avec soin : Montréal c'est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu'à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l'hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).
       
    • Par Liloo2311
      Bonjour !
       
      Je finis actuellement une licence en architecture à Paris. J'ai aussi effectué une session d'échange à l'Université Laval au dernier semestre.
       
      J'ai déposé une demande d'admission pour une maîtrise en architecture (cycle 2), à la session d'automne 2019.
      C'est un programme contingenté. Mes notes sont plutôt bonnes (mais je ne connais pas le barème de conversion entre la notation de mon école française et l'UdeM)
      J'ai également envoyé un portfolio mais difficile de se positionner sans connaître mes "concurrents".
       
      Connaissez-vous la "sévérité" de l'admission dans ce programme? Qu'attendent-ils de notre portfolio? Quel est le probabilité que je sois acceptée ou non? Ou autres informations... :)
       
       
      De plus il est indiqué que le réponses sont données "quelques semaines après le 1er février". A quoi correspondent ces "quelques semaines"? Vers quel mois?
       
       
      Merci d'avance! :)
    • Par frexville
      Bonjour à tous,
       
      depuis toutes ces nombreuses années que je consulte de temps à autre ce forum pour alimenter mon vieux fantasme d'immigration au canada ...
      enfin venu mon tour puisque rapidement je viens d'être sélectionné par une entreprise IT et là tous mes doutes refont surface ...
       
      Je ne suis pas très informé de la procédure à suivre, mais mon immigration cette fois devrait être en famille pour les raisons suivantes :
      - engranger de l'expérience (contexte anglo-saxon)
      - améliorer la qualité de vie de ma famille
      - faire peut-être une année d'étude MBA
      - vivre en famille une aventure et si tout va bien devenir citoyens
       
      Je ne quitterai pas la France par dépit, puisque nous considérons que nous gagnons bien notre vie pour une famille de 3 personnes.
      D'ailleurs nous espérons y conserver notre bien. et nous comptons faire en sorte de pouvoir rapidement réintégrer nos emplois en cas de retour prématuré. (gestion du risque)
       
      J'ai aujourd'hui une proposition certes, mais accompagnée de pleins de questionnements :
      1- est-ce qu'un revenu de 90k$ à MTL peut faire vivre un couple avec 1 enfant (le temps que Madame commence à travailler) ?
      2- est-ce que le marché de l'informatique est aussi dynamique à MTL qu'en région parisienne ?
      3- quels sont les points de vigilances en cas de PTT fermé ? et combien de temps prend la procédure si c'est l'employeur qui s'en charge pour toute la famille ?
      4- selon vous est-ce que ça vaut le coup ? (question ouverte lol)
       
      merci d'avance pour vos avis.
    • Par ccontat
      Bonjour,
       
      Je parcours différents forums mais je n'arrive pas à trouver une réponse précise concernant ma question.
       
      Je suis même allé a différentes rencontres et meeting sur l'immigration au Canada mais personne n'a su me donner de réponses claires.
       
      Ma femme est acceptée à Montréal avec un visa étudiant et je l'accompagne comme conjoint de fait avec un permis de travail ouvert.
       
      Pour elle c'est plutôt clair, elle a droit à la RAMQ du aux accords entre la France et le Canada, mais en ce qui me concerne je ne trouve pas la réponse.
       
      Dois-je avoir une assurance privée pour la durée totale de mon séjour à mon arrivée sur le territoire ? Ou puis-je attendre d’être sur place ? Ne puis-je pas également être couvert par le biais de ma compagne ? Je crains d’être refusé a l’entrée du territoire sans assurance prise au préalable.
       
      Si quelqu'un a déjà était dans ce cas cela serait gentil de m’éclairer.
       
      Merci et bonnes fêtes à tous !
       
       
       
       
    • Par J_Stone
      Bonjour,

      Suite à une découverte catastrophique sur la réputation et attitude d'une compagnie de déménagements (Gallieni, et je sais qu'au vu des témoignages le déménageur chez eux n'est pas le seul problème de leur entreprise...) que je comptais contacter pour procéder au transfert de mes affaires de France au Canada, je recherche D'URGENCE un autre déménageur pour transférer mes affaires de France (Nantes) au Québec (Montréal). Je fais appel à vous pour avoir avoir votre avis, si vous avez un déménageur/transport international de confiance à me conseiller, et avoir aussi votre expérience, voir comment ça s'est passé de votre côté, ce serait peut être intéressant pour moi :)

      J'ai vu que pleins de gens ont trouvé leur déménageur via les pages jaunes ou en contactant un transport international sur place, mais toutes les entreprises que j'ai contacté sur Nantes ne font soit que des déménagements pour professionnels/entreprises ou soit ont eu une réputation à laisser aller... Mon transfert peut prendre le temps qu'il faudra, tant que mes affaires soient protégées (j'ai déjà tout soigneusement emballé préalablement juste au cas où), c'est tout. Et si ils acceptent le paiement/virements en plusieurs fois financièrement ça m'arrangerait ? lol 

      Voilà, Joyeuses fêtes à tous et merci d'avance pour votre aide et conseils! Et bonne année en avance!! ;) 
    • Par abram19000
      Salut tout le monde,
       
      Aprés que j'ai obtenu mon master 02,  je me suis engagé dans une formation dans un institut étatique (BTS), sa durée est 5 semetre(30 mois), mais j abondonné au debut de 5 em semestre donc je n'ai pas eu mon diplome .
      Ma question: est ce que les deux ans que j'ai passé dans cette formation peuvent etre compté  dans la Grille de sélection du Programme régulier des travailleurs qualifiés comme experience professionnelle? et comment les justier? (j'ai les certificats de scolarités).
      merci.
    • Par Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
    • Par Anon99
      Pour ceux qui auront une auto :
       
      Ce que vous devez savoir que la ville de Montréal et un peu moins pour les autres du Québec :
      * Ici, l'activité policière (avec SPVM) a pour mandat de collecter de l'argent. Ainsi il existe de nombreux pièges,
      et en gros quoi que vous fassiez pour être vigilant vous allez tomber dans le piège.
      prévoir dans votre budget un 170$/mois d'amendes (coût d'une seul amende)
      * Les policiers doivent donner un certain nombre d'amende par jour et tous les coups sont permis.
      * Enfin, devant un juge de la ville, il est impossible de se défendre.
      * Si vous êtes témoin ou victime d'un policier qui a bu ou drogué ou autre vous ne devrez pas vous défendre ou dénoncer.
      ---- pour finir --- Montréal n'est pas un tremplin mieux rester pour les études  et quitter ensuite.
    • Par boobmarley44
      Bonjour,
      Etant tout nouveau sur forum, je sollicite votre indulgence pour mon 1er post.
      Pour me présenter, je suis ingénieur informatique et je travaille depuis plus de 15 ans dans la ,refonte (architecte & déploiement) des infrastructures des sociétés du CAC en France. Je suis aussi expert Cisco certifié CCIE (pour ceux à qui ça parle) depuis 7 ans et je gagne bien ma vie en France. Voila pour vous planter le décor.
      J'ai très récemment été sollicité par un recruteur canadien pour un ISP important au Canada pour un poste de "senior security architect" basé à Montréal pile au moment où j'étais justement en vacances au canada.
      L'entretien (en majorité en anglais) avec le recruteur ainsi qu'avec le manager s'est très bien passé même si j'étais un peu en mode relax, vacances obligent. Mais le prochain entretien sera décisif et il se peut qu'à l'issue de l'entretien, on me propose le poste avec prise en charge du visa et du déménagement.
      C'est là que les choses se gâtent car jusqu'à présent , l'immigration m'avait juste effleuré l'esprit et là cela pourrait devenir concret rapidement.
      De plus, je n'ai aucune idée des niveaux de salaire pour ce type de poste au canada.
      Cependant, j'ai réussis à leur faire avouer le budget maximum pour ce poste : 110k$ + 30% de part variable et ils recherchent un mouton à 5 pattes et 2 têtes FRANCOPHONE!
      Mes questions sont en vrac :
       - est-ce cohérent avec les rémunérations des postes équivalents au canada?
       - est-il possible de bien vivre à Montréal centre, car le poste est apparemment en plein centre? Le recruteur m'a donné comme fourchette de loyer 900-1200$/mois, ce qui est large.
       - quels sont les leviers de négociations à ma disposition?
       - en dehors du salaire, quels avantages en natures sont négociables au canada?
       - est-ce que le fait que je n'ai pas encore l'équivalence de mon diplôme d'ingé peut être un frein à la négo? (ils sont clairement venus chercher ma longue expérience et mes très nombreuses certifications techniques!)
      Je suis preneur de toute remarque et/ou conseil et en vous remerciant d'avance.
      Bobby


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