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sanogoabbc

Les premiers mois d'une famille immigrante africaine

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Bonjour,
Merci pour ton témoignage qui nous aide bcp nous qui venons de la CI et de l'Afrique en général. D'abord j'aimerais savoir quelle est la durée de validité du visa, je demande cela juste pour savoir s'il est possible de devancer la famille pdt quelques mois juste le temps de préparer le terrain et les faire venir plus tard lorsque tout sera + ou - stable.
Ma seconde préoccupation est de savoir si à l'arrivée le marché de l'emploi est favorable aux informaticiens (développeurs) ou bien l'expérience québécoise pose toujours problème.
Merci de ta contribution

Oui, tu peux devancer la famille de quelques mois, si tu es le requérant principal. Le visa dure jusqu'à la date anniversaire de la visite médicale.
L'erreur à ne pas commettre est de vouloir venir avoir l'argent ici pour le voyage du reste de la famille. Vous préparez le voyage comme du vous venez ensemble. Parce qu'au début rien n'est acquis.

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Bonjour,
Merci pour ton témoignage qui nous aide bcp nous qui venons de la CI et de l'Afrique en général. D'abord j'aimerais savoir quelle est la durée de validité du visa, je demande cela juste pour savoir s'il est possible de devancer la famille pdt quelques mois juste le temps de préparer le terrain et les faire venir plus tard lorsque tout sera + ou - stable.
Ma seconde préoccupation est de savoir si à l'arrivée le marché de l'emploi est favorable aux informaticiens (développeurs) ou bien l'expérience québécoise pose toujours problème.
Merci de ta contribution

Pour ta deuxième question, il est bon de la poser à un informaticien.

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Il y a 3 heures, sanogoabbc a dit :


Pour ta deuxième question, il est bon de la poser à un informaticien.

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Posté(e) (modifié)
il y a 58 minutes, Esprit1 a dit :

 

@sanogoabbc

1)Au niveau du logement,quel type de logement avez vous opté et quel est le coût moyen ? :

-2/1.2 (studio en Côte d'ivoire-CI)

-3/1.2 (chambre salon en CI )

-4/1.2 (2 chambres salon en CI)

Que conseillerez vous pour une famille de 4 personnes (Couple , 2 enfants de moins de 7 ans)?

2)Nous souhaitons résider sur la rive sud de montréal  (principalement  à boucherville):

A-Étant donné que vous avez travaillé pendant une semaine dans la région de boucherville, que pensez vous de la région de boucherville?

B-Est-il facile de rallier Montréal (temps moyen-embouteillage,etc.) car je souhaite repartir aux études à HEC Montréal ou à ESG UQAM localisée au centre ville de Montréal?

 

Merci de votre retour et bonne continuation pour la suite. 

 

Modifié par Esprit1
Orthographe

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Il y a 5 heures, Esprit1 a dit :

@sanogoabbc

1)Au niveau du logement,quel type de logement avez vous opté et quel est le coût moyen ? :

-2/1.2 (studio en Côte d'ivoire-CI)

-3/1.2 (chambre salon en CI )

-4/1.2 (2 chambres salon en CI)

Que conseillerez vous pour une famille de 4 personnes (Couple , 2 enfants de moins de 7 ans)?

2)Nous souhaitons résider sur la rive sud de montréal  (principalement  à boucherville):

A-Étant donné que vous avez travaillé pendant une semaine dans la région de boucherville, que pensez vous de la région de boucherville?

B-Est-il facile de rallier Montréal (temps moyen-embouteillage,etc.) car je souhaite repartir aux études à HEC Montréal ou à ESG UQAM localisée au centre ville de Montréal?

 

Merci de votre retour et bonne continuation pour la suite. 

 

1) Pour une famille de 4 personnes comme vous dites un 4 1/2 est bon. Les loyers varient 700$ et 850$ dans les quartiers modestes.

2) A-Boucherville est bon avec beaucoup d'emploi. Mais excentré pour quelqu'un qui veut aller aux études.

     B- Oui, il est facile de rallier Montréal. Mais je te conseillerai Longueuil qui est entre Boucherville et Montréal. 

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Bonjour @sanogoabbc,

 

J'ai lu avec un grand intérêt votre témoignage et je vous remercie d'avoir pris le temps de l'écrire. La lecture de ces quelques déconvenues professionnelles m'ont incité à répondre sur ce fil, alors que je ne suis pas intervenue sur le forum depuis un petit moment, et que je suis rentrée en France depuis quelques mois après deux ans passés au Québec en Famille.

 

La succession d'emplois décrite dans votre message (ainsi que la pénibilité de ces derniers) m'a, en effet, rappelé ce qu'a vécu un couple d'amis français (ainsi que d'autres personnes autour de nous, mais je vais m'apesantir sur le cas de ce couple car je le trouve emblématique): lui était en France haut cadre commercial dans une entreprise de dosettes de café (What else?) et elle visiteuse médicale pour un labo pharmaceutique américain. Arrivés au Québec en résidence permanente, leurs CV envoyés un peu partout ne les ont pas aidés à trouver d'emplois équivalents à ce qu'ils avaient quitté. Au bout de quelques mois, après avoir accepté des boulots commerciaux "jetables" avec des objectifs impossible à atteindre, des jobs de telemarketing ou physiquement éprouvants, ils ont changé leur fusil d'épaule. Ils ont suivi des formations et  Madame s'est reconvertie dans la garde d'enfants. Monsieur s'est installé en solo pour offrir des services en "thérapie énergétique". Quelques mois, plus tard: ce couple, sans enfant, vivait très mal ce déclassement à la fois social et financier. Ils survivaient plus qu'ils ne vivaient, d'autant qu'ils étaient habitués à un grand confort financier en France. Ils ont plié bagage et sont de nouveau installés en France depuis Septembre, pas trop loin de chez moi! Ne leur parlez du Québec, leur visage se fige. Ils ont juré de ne plus y mettre un pied, même en vacances. Ils y ont déjà laissé trop de $, disent-ils!

 

Ainsi, ce que vous vivez, me semble être le lot de beaucoup d'immigrés qu'ils viennent d'Afrique ou pas. Les débuts sont difficiles sauf si on a la chance d'arriver avec une proposition d'emploi, ce qui a été notre cas. Certainement est-ce encore plus compliqué quand on vient d'Afrique...Mais finalement, tout dépend de l'endroit que vous avez quitté pour venir vivre au Québec.

 

Lorsqu'on quitte la Côté d'Ivoire ou d'autres pays dont on connait l'actualité et le contexte, on n'est pas dans la même position que lorsqu'on quitte la France. Décider de quitter des pays "politiquement compliqués" pour offrir un meilleur avenir à ses enfants au Québec ne vous place pas dans le même état d'esprit que décider de quitter la France pour tenter "pour le fun" une aventure internationale au Québec et y rester éventuellement si on s'y trouve mieux (ce qui était le projet de notre famille, mais qui finalement a avorté, car on ne s'est pas trouvé "mieux" au Québec). 

 

Je pense que le Québec a principalement, à mes yeux, deux énormes avantages à offrir:

- la sécurité

- la qualité de son enseignement et de ses écoles.

La génération qui immigre (vous-même et votre épouse) sera un peu, du moins au début, la génération "sacrifiée" au Québec: en effet, les expériences et diplômés obtenus ailleurs ne sont pas souvent reconnus à leur juste mesure au Québec et les parents immigrés 1ère génération se retrouvent dans votre position, à tout devoir durement et longuement reconstruire. En revanche, pour vos enfants, ces derniers seront "labellisés" québécois (écoles québécoises, diplômes québecoises, 1er job québécois et côte de crédit construite dès qu'ils gagneront leurs premiers $) et certainement, à ce jour, pourront-ils jouir d'une sécurité, puis d'une position sociale meilleure au Canada qu'en Côte d'Ivoire (à ce que j'en sais, mais je reste très humble sur ce sujet).

 

Un jour, dans un message, @Laurent m'a répondu que les québécois n'étaient pas des "chialeurs" car ils avaient cette sagesse d'accepter de faire avec les choses sur lesquelles ils n'avaient pas d'emprise et qu'ils ne pouvaient changer. Je n'ai pas répondu à ce message à l'époque, mais je vais le faire aujourd'hui: oui, les québécois, ont raison de ne pas chialer sur ce qu'ils ne peuvent pas changer. Mais le français (contrairement aux immigrés de pays compliqués politiquement) "chiale" quand il est au Québec, parce qu'il a généralement une énorme chance: il peut faire disparaître d'un coup d'avion magique certains inconvénients du Québec en le quittant pour retourner dans un pays qui offre une qualité de vie importante, la France, et le tout, sans hypothéquer l'avenir de ses enfants ni les mettre physiquement en danger (quoiqu'en pensent certains esprits chagrins du forum)!

 

Ainsi, pour revenir au sujet d'origine, @sanogoabbc, je souhaitais vous dire de persévérer. Votre courage, mais aussi parfois et je vous le souhaite la chance et une seule bonne rencontre peuvent tout changer, et vous permettrent d'accéder votre épouse et vous même à des postes épanouissants assez rapidement, même si parfois les bonnes choses peuvent mettre du temps à arriver. Je vous souhaite le meilleur dans votre nouveau pays d'accueil, ainsi qu'à vos enfants. 

 

 

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La génération qui immigre (vous-même et votre épouse) sera un peu, du moins au début, la génération "sacrifiée" au Québec: en effet, les expériences et diplômés obtenus ailleurs ne sont pas souvent reconnus à leur juste mesure au Québec et les parents immigrés 1ère génération se retrouvent dans votre position, à tout devoir durement et longuement reconstruire.

J adore ce franco-centrisme donneur de leçons. Que fais tu des générations de portos, polak, niaqué sans parler des melons immigrés en France? Ont ils eu les bras ouverts de la part des français des la 1ere génération?
Aujourd'hui on vit dans une époque du tout, tout de suite parcequ'on me le doit!
Une immigration c est un changement de vie et comme tu l as vécu toi même immigrer à l autre du monde n est pas une mince affaire même si on est "hyper préparé".
Oui, personne ne t attend ici et tu dois refaire tes preuves. C est un fait. Mais quand ton expérience colle au besoin du pays d accueil, ça fonctionne bien dès la 1ere génération. Mais faut il encore le vouloir et ne pas rester sur les lauriers passés en le pointant du doigt accusateur sur le pays d accueil.
Une des plus grosses erreurs du Québec à été de miser ces dernières années que sur la diplomation en mettant de côté le besoin réel du marché.

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Bonjour [mention=157240]sanogoabbc[/mention],
 
J'ai lu avec un grand intérêt votre témoignage et je vous remercie d'avoir pris le temps de l'écrire. La lecture de ces quelques déconvenues professionnelles m'ont incité à répondre sur ce fil, alors que je ne suis pas intervenue sur le forum depuis un petit moment, et que je suis rentrée en France depuis quelques mois après deux ans passés au Québec en Famille.
 
La succession d'emplois décrite dans votre message (ainsi que la pénibilité de ces derniers) m'a, en effet, rappelé ce qu'a vécu un couple d'amis français (ainsi que d'autres personnes autour de nous, mais je vais m'apesantir sur le cas de ce couple car je le trouve emblématique): lui était en France haut cadre commercial dans une entreprise de dosettes de café (What else?) et elle visiteuse médicale pour un labo pharmaceutique américain. Arrivés au Québec en résidence permanente, leurs CV envoyés un peu partout ne les ont pas aidés à trouver d'emplois équivalents à ce qu'ils avaient quitté. Au bout de quelques mois, après avoir accepté des boulots commerciaux "jetables" avec des objectifs impossible à atteindre, des jobs de telemarketing ou physiquement éprouvants, ils ont changé leur fusil d'épaule. Ils ont suivi des formations et  Madame s'est reconvertie dans la garde d'enfants. Monsieur s'est installé en solo pour offrir des services en "thérapie énergétique". Quelques mois, plus tard: ce couple, sans enfant, vivait très mal ce déclassement à la fois social et financier. Ils survivaient plus qu'ils ne vivaient, d'autant qu'ils étaient habitués à un grand confort financier en France. Ils ont plié bagage et sont de nouveau installés en France depuis Septembre, pas trop loin de chez moi! Ne leur parlez du Québec, leur visage se fige. Ils ont juré de ne plus y mettre un pied, même en vacances. Ils y ont déjà laissé trop de $, disent-ils!
 
Ainsi, ce que vous vivez, me semble être le lot de beaucoup d'immigrés qu'ils viennent d'Afrique ou pas. Les débuts sont difficiles sauf si on a la chance d'arriver avec une proposition d'emploi, ce qui a été notre cas. Certainement est-ce encore plus compliqué quand on vient d'Afrique...Mais finalement, tout dépend de l'endroit que vous avez quitté pour venir vivre au Québec.
 
Lorsqu'on quitte la Côté d'Ivoire ou d'autres pays dont on connait l'actualité et le contexte, on n'est pas dans la même position que lorsqu'on quitte la France. Décider de quitter des pays "politiquement compliqués" pour offrir un meilleur avenir à ses enfants au Québec ne vous place pas dans le même état d'esprit que décider de quitter la France pour tenter "pour le fun" une aventure internationale au Québec et y rester éventuellement si on s'y trouve mieux (ce qui était le projet de notre famille, mais qui finalement a avorté, car on ne s'est pas trouvé "mieux" au Québec). 
 
Je pense que le Québec a principalement, à mes yeux, deux énormes avantages à offrir:
- la sécurité
- la qualité de son enseignement et de ses écoles.
La génération qui immigre (vous-même et votre épouse) sera un peu, du moins au début, la génération "sacrifiée" au Québec: en effet, les expériences et diplômés obtenus ailleurs ne sont pas souvent reconnus à leur juste mesure au Québec et les parents immigrés 1ère génération se retrouvent dans votre position, à tout devoir durement et longuement reconstruire. En revanche, pour vos enfants, ces derniers seront "labellisés" québécois (écoles québécoises, diplômes québecoises, 1er job québécois et côte de crédit construite dès qu'ils gagneront leurs premiers $) et certainement, à ce jour, pourront-ils jouir d'une sécurité, puis d'une position sociale meilleure au Canada qu'en Côte d'Ivoire (à ce que j'en sais, mais je reste très humble sur ce sujet).
 
Un jour, dans un message, [mention=12]Laurent[/mention] m'a répondu que les québécois n'étaient pas des "chialeurs" car ils avaient cette sagesse d'accepter de faire avec les choses sur lesquelles ils n'avaient pas d'emprise et qu'ils ne pouvaient changer. Je n'ai pas répondu à ce message à l'époque, mais je vais le faire aujourd'hui: oui, les québécois, ont raison de ne pas chialer sur ce qu'ils ne peuvent pas changer. Mais le français (contrairement aux immigrés de pays compliqués politiquement) "chiale" quand il est au Québec, parce qu'il a généralement une énorme chance: il peut faire disparaître d'un coup d'avion magique certains inconvénients du Québec en le quittant pour retourner dans un pays qui offre une qualité de vie importante, la France, et le tout, sans hypothéquer l'avenir de ses enfants ni les mettre physiquement en danger (quoiqu'en pensent certains esprits chagrins du forum)!
 
Ainsi, pour revenir au sujet d'origine, [mention=157240]sanogoabbc[/mention], je souhaitais vous dire de persévérer. Votre courage, mais aussi parfois et je vous le souhaite la chance et une seule bonne rencontre peuvent tout changer, et vous permettrent d'accéder votre épouse et vous même à des postes épanouissants assez rapidement, même si parfois les bonnes choses peuvent mettre du temps à arriver. Je vous souhaite le meilleur dans votre nouveau pays d'accueil, ainsi qu'à vos enfants. 
 
 

Merci, Merci et merci. Du courage, nous en avons besoin. Nous gardons une très grande lucidité dans ce projet. Nous sommes moins euphoriques. Comme je le dis dans mon texte; on s'attendait à pire que ça. Nous gardons tout notre confiance en l'avenir.
Merci.

Envoyé de mon itel it1516 Plus en utilisant application mobile Immigrer.com

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2 hours ago, sanogoabbc said:


Merci, Merci et merci. Du courage, nous en avons besoin. Nous gardons une très grande lucidité dans ce projet. Nous sommes moins euphoriques. Comme je le dis dans mon texte; on s'attendait à pire que ça. Nous gardons tout notre confiance en l'avenir.
Merci.

Envoyé de mon itel it1516 Plus en utilisant application mobile Immigrer.com
 

 

Tu vas devoir et surtout pouvoir continuer cette merveilleuse aventure que t'as -et ta moitié- commencé pour tout le bonheur et la secrité de tes enfants (esperons que ton fils aura plusieurs autres petits freres et soeurs, canadiens cette fois lol) mais aussi, pour toi... je comprend mal les gens qui parlent de 1ere générations qui doit tout "sacrifier" pour l'epanouissment des generations qui viennent par la suite, toi et ta femme, etes jeunes (j'imagine puisque si c'été pas le cas d'où vous avez eu toute l'energie necessaire à de tel projet). Vous etes plein d'ambitions et puis franchement on n'est pas né avec son diplome attaché à son ombilique quand meme, on peut toujours se mettre à choisir une carriere qu'on aime et tant mieux!!

 

Ne lachez rien, profitez de chaque seconde et surtout faites ce que vous aimez...

Modifié par ThisisDrZak

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Le 05/10/2017 à 19:12, sanogoabbc a dit :

 

Comme promis je viens vous relater mes premières recherches d’emploi.

Je vous explique en trois séquences. D’abord je retracerai nos parcours en emploi jusqu’à ce jour, mon épouse et moi. Ensuite je ferai des observations et enfin je donnerai mon opinion sur ce que nous vivons.

1)      L’EMPLOI

Je rappel que nous sommes deux enseignants du secondaire, mon épouse et moi.

Avant notre arrivée nous savions exactement ce qu’il nous faut faire pour enseigner au Québec et ailleurs au Canada. Nous savions aussi, qu’il y aura une attente relativement longue pour avoir le permis du Québec ou d’autres provinces.

Fort de ces informations que nous avons commencé nos inscriptions à l’ordre des enseignants d’Ontario avant notre départ pour le Canada. Et une fois surplace nous envisagions introduire la demande de permis du Québec, bien que l’enseignement au Québec ne me tente pas, mais mon épouse oui. Ainsi dans l’attente de nos certificats d’inscription de l’ordre des enseignants d’Ontario, nous avons fait le choix de rechercher d’autres emplois.

1er emploi

Deux semaines après notre arrivée, nous avons déposé nos CV dans une vingtaine  structures. Nous avons été appelés chacun par une structure. Mais les horaires rotatifs de travail qu’ils nous proposaient ne nous arrangeaient pas.

Finalement, après deux semaines de recherches infructueuses, je m’inscrits dans une agence de placement. Les agences de placement sont des structures qui ont généralement des postes « d’emplois généraux », qui sont des emplois pour travailleurs non qualifiés. Ce sont généralement des emplois en manufacture.

Je m’inscrits dans deux agences un vendredi matin et le vendredi soir j’ai deux propositions d’emploi pour le lundi matin. Je décide de répondre au plus offrant. Le rendez-vous est pris pour le lundi 27 Février 2017 à 6h30.

Le lundi, une neige abondante met mon bus en retard et j’arrive à l’agence avec cinq (5) minutes de retard. C’était le prétexte tout trouvé par l’agence pour me dire que je venais de rater le post proposé et qu’il fallait accepter un autre boulot : LE DENEIGEMENT.

Nous étions six (6) personnes dans la même situation. Nous avons compris plus tard que l’agence avait rusée avec nous pour nous donner un emploi pénible en lieu e place de l’emploi qu’elle nous avait proposé.

L’agence nous propose d’accepter le déneigement et que dès la fin de ce contrat elle nous donnera un autre boulot permanent plus tranquille. J’ai fait le déneigement une journée et j’ai décliné au soir du premier jour. Vous comprendrez aisément pourquoi.

2ème emploi

Après une semaine d’attente et d’inscription auprès de trois autres agences, je suis placé auprès d’une entreprise de boulangerie-pâtisserie. C’était un travail de nuit, bien payé. Je l’ai fait pendant une semaine et j’ai arrêté. Pour cause : j’habite à Montréal et l’entreprise est situer à Boucherville. Je devais  quitter mon domicile à 16h et rentrer le lendemain à 9h. Je ne voyais plus mes enfants. Ils partaient à l’école et à la garderie entre 7h et 8h et en revenaient entre 17h et 18h. Aussi, mon épouse ne pouvait plus travailler puisqu’elle devait être disponible pour déposer et reprendre les enfants.

3ème emplois

Une autre agence me propose un autre emploi dans un entrepôt d’un super-marché. Un travail très pénible, car il fallait soulever des charges de plus de 20 kg pendant tous la journée. J’ai fait un mois et j’ai arrêté aussi. Pendant ce temps mon épouse travaillait chez un opticien, dans la vente de lunettes.

Le fait que mon épouse travaillait maintenant m’a permis de pouvoir choisir un emploi avec plus de calme.

4ème emploi

L’agence qui m’avait offert l’emploi à la boulangerie me propose un emploi dans une entreprise de fabrication de polystyrène. Elle m’informe, que je corresponds au profil puisque j’ai fait des études de chimie.  

Je me présente au lieu de travail un mercredi soir. C’était un travail de soir. Je commençais à 15h30 min et terminais à minuit. J’ai travaillé pendant trois mois. J’y ai travaillé en tant que commis. Le travail consistait en tout sauf à faire de la chimie. Le travail était trop physique et dans un environnement de gestion des ressources humaines approximative.

Pendant que j’y étais je cherchais toujours un emploi se rapprochant du domaine de l’enseignement.

Le 15 juin 2017, j’ai la proposition d’une agence pour travailler dans une maison de distribution de livres. Je m’informe sur l’entreprise et je trouve que ce boulot me conviendrait plus que celui que j’exerce.

5ème emploi

Depuis le 16 juin, je suis dans cette entreprise de distribution de livres.

Aussi, depuis le 15 juin, mon épouse a été animatrice dans un camp d’été dans l’encadrement des enfants. Elle avait obtenu ce boulot suite à une petite formation de deux semaines et un réseau d’amis.

Ce travail ayant pris fin avec les vacances, elle est actuellement intervenante dans une garderie.

MES OBSERVATIONS

Pendant les trois (3) premiers mois où nous n’avons pas les allocations et aides du gouvernement, nous traversons un moment de pression financière. Cette période est un moment de fragilité et de doute.

-          En tant que nouveaux arrivants qui cherchent un emploi qui n’est pas de son domaine, les gens ne nous proposent que des emplois que tout le monde refuse.

-          Dans ces moments de doute, beaucoup de personnes vous proposeront des reconversions que vous n’avez pas prévues. Nous avons évité de prendre toute décision dans ces moments là.

-          Pour un couple avec enfants venant d’Afrique, nous avons remarqué que la gestion familiale est très différente. L’un des parents devra être toujours disponible pour les enfants quand l’autre ne l’est pas. Il faut conjuguer cela avec toutes vos activités et emplois.

-          Vous observerez de nombreuses annonces d’emplois sur internet et dans les journaux. Lorsque vous allez déposer vos CV chez un employeur, vous êtes accueilli chaleureusement et avec beaucoup de courtoisie. Certains vous diront que vous n’avez pas d’expérience Canadienne (ce qui est un refus poli). D’autres vous diront de rester à l’écoute pour une période donnée  (de 3 à 15 jours) où vous pourrez être appelé pour entrevue. Et vous n’êtes jamais appelés.

-          Pour un premier emploi, j’observe que la plus part des immigrants (surtout africains) passe par les emplois généraux en manufacture.

-          Le milieu de la manufacture et les entrepôts  sont le premier contact avec l’emploi pour beaucoup d’immigrants africains. Les caractéristiques de ce milieu peuvent conduire à prendre des décisions imprévues dans votre projet d’immigration.                                           Pour un diplômé ou universitaire africain, vous vous retrouverez avec d’autres immigrants qui ont un niveau scolaire inférieur. Certains ont fait le choix de ces emplois. D’autres y ont été contraint pour divers raisons : nouveaux arrivants ; formations inadaptées ; formations fait au Québec et n’ayant pas eu d’emploi…                                          Chacun vous donnera des conseils pour votre intégration selon son expérience et son statut. En général, vous aurez affaire à des personnes qui sont très amers avec le Canada et l’immigration.

-          Je rappelle qu’il faut savoir ce que l’on vient faire au Canada pour résister à certains conseils et histoires de vie.     

MON OPINION

Mon épouse et moi sommes des immigrants africains universitaires et issus de la classe moyenne de notre pays. En gros, nous ressemblons à la majorité des immigrants africains qui arrivent au Canada.

-          Les débuts sont durs et même ceux qui ont réussi vous le diront. Mais pas pire que ce que nous imaginions.

-          Qu’est ce qui nous retient malgré ces moments difficiles ?                                                                    1) Seul l’environnement du travail (temporaire) et le climat (hiver rude) peuvent vous atteindre le moral. Par contre, l’environnement de vie est à des années lumière de notre milieu de vie en Afrique. Notre fils va dans  une école que nous ne pourrons pas lui offrir et qui correspond largement à nos attentes. Nous sommes plus en sécurité et nous voyons l’avenir avec plus de sérénité pour nous et nos enfants. Nous rappelons que nous venons de la Côte d’Ivoire. Pour qui connait nos actualités des quinze dernières années, me comprendra.

2)      Financièrement. Dès nos premiers emplois, nous arrivons à assurer nos besoins minimaux et à payer nos factures. Nous arrivons aisément à combler les besoins de nos parents (vieux) comme nous le faisions quand nous étions en fonction en Afrique. Notre niveau d’épargne est resté presqu’identique que celle du pays.

3)      L’emploi : Nous avons des bonnes perspectives de notre acceptation dans l’ordre des enseignants d’Ontario. Nos amis qui nous ont devancés dans cette démarche ont été acceptés dans les mêmes conditions que nous. Certains sont en fonctions, d’autres en formation.  

-          Bien que mal vu par certains conseillers en emploi, les agences de placements sont plus rapides et plus disponibles pour trouver de l’emploi aux nouveaux arrivants africains que beaucoup d’entreprises.    

 

CONCLUSION

 

Je dirai à tous ceux qui viennent de lire ce témoignage et particulièrement aux futurs immigrants venant d’Afrique, que les débuts peuvent ne pas être faciles, mais l’espoir est grand.  

On pourra passer par beaucoup de sentiments. Mais, il faut avoir ces plans et ses objectifs en tête.

Enfin, il est bon d’écouter tous les conseils, mais il ne faut pas tout expérimenter. Vous aurez besoins d’une grande lucidité.

Pour le moment rien n’est sûr pour nous, mais nous gardons l’espoir et restons ferme sur nos objectifs.        

Mille fois merci pour le témoignage et bonne intégration.

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Merci. Je le fais pour tout ceux qui suivent ce chemin.
Nous avions souffert du manque de témoignages des africains dans notre préparation.


Envoyé de mon itel it1516 Plus en utilisant application mobile Immigrer.com

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Il y a 20 heures, kuroczyd a dit :


J adore ce franco-centrisme donneur de leçons. Que fais tu des générations de portos, polak, niaqué sans parler des melons immigrés en France? Ont ils eu les bras ouverts de la part des français des la 1ere génération?
Aujourd'hui on vit dans une époque du tout, tout de suite parcequ'on me le doit!
Une immigration c est un changement de vie et comme tu l as vécu toi même immigrer à l autre du monde n est pas une mince affaire même si on est "hyper préparé".
Oui, personne ne t attend ici et tu dois refaire tes preuves. C est un fait. Mais quand ton expérience colle au besoin du pays d accueil, ça fonctionne bien dès la 1ere génération. Mais faut il encore le vouloir et ne pas rester sur les lauriers passés en le pointant du doigt accusateur sur le pays d accueil.
Une des plus grosses erreurs du Québec à été de miser ces dernières années que sur la diplomation en mettant de côté le besoin réel du marché.

 

Je pense que vous n'avez pas bien lu le post...Dommage...

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Je pense que vous n'avez pas bien lu le post...Dommage...

Ne sois pas désolé pour moi.
Je sais aussi lire entre les lignes.

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Il y a 2 heures, kuroczyd a dit :


Ne sois pas désolé pour moi.
Je sais aussi lire entre les lignes.

 

Tu vas avoir mal aux yeux a force.

Merci et bonne journée.

 

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