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Le 27 Juillet 2013, ma femme et moi récupérions nos valises à l’aéroport Pearson et nous apprêtions, un peu hésitant, à démarrer une nouvelle page de nos vies à Toronto. Les choses ont pris depuis un sérieux coup d’accélérateur mais reprenons depuis le début !

Poussés par notre passion commune de voyager, l’envie de vivre une expérience à l’étranger nous démangeait depuis plusieurs années. Nous travaillions tous deux sur Paris dans des grosses boites multinationales mais les perspectives d’expatriation nous semblaient compliquées : villes reculées de pays en développement, quasi-impossibilité pour le conjoint « suiveur » de trouver un emploi, etc.

Nous sommes tombés un peu par hasard (merci le numéro spécial de l’Express) sur le Canada et son service d’immigration aguicheur. Un pays moderne, une économie en plein boom, des langues anglaises et françaises, le continent nord-américain : le pays remplissait tous nos critères, au moins sur le papier. Ni une, ni deux, nous allons nous installer au Canda et notre choix se porte vite sur Montréal comme la plupart de nos compatriotes.

Nous démarrons les démarches pour obtenir les visas et deux ans plus tard (!) nous pouvons enfin immigrer légalement. Nous planifions notre départ sur l’année suivante mais décidons de passer nos vacances d’été 2012 au Canada. Madame connait déjà un peu Montréal mais pour ma part, je n’ai jamais mis les pieds dans le pays ou je m’apprête à habiter ! Nous voilà donc parti pour un voyage de découverte de Toronto et Montréal. Montréal m’a plu, à la croisée des cultures françaises et anglo-saxonnes, mais Toronto m’a fasciné ! La plus américaine des villes canadiennes dégage une énergie sans pareil avec son skyline fait autant de gratte-ciels que de grues de chantier, son lac Ontario qui est en fait une vraie mer d’eau douce et ses dizaines de « neighborhoods » faits  de rues bordées d’arbres et de maisons victoriennes. Changement de programme à quelque mois du départ : nous tenterons notre chance à Toronto et, si le gap culturel/linguistique et trop dur, nous essaierons Montréal.

Nous voici donc à l’aéroport Pearson ce samedi 27 Juillet 2013. Nous passons la douane et toutes les formalités liées à l’immigration sans encombre puis nous embarquons dans un taxi à destination du downtown. Nous passons les premiers jours dans une auberge jeunesse de Chinatown puis le premier mois dans un grand appartement du bord de lac (Harbourfront comme on l’appelle ici) sous-loué à des français rentrés au pays pour les vacances d’été. Nous profitons de cette période pour nous trouver un logement durable (à Church & Wellesley, le quartier gay) et faire toutes les démarches administratives.

Un mois et demi après notre arrivée, je passe mon premier entretien et obtiens un poste d’acheteur dans l’industrie aéronautique. Trois semaines plus tard, ma femme obtient également un poste d’acheteur dans une chaine hôtelière. En moins de trois mois, nous avons tous deux trouvés un job dans nos domaines respectifs : c’est inespéré !...

Apres 5 mois de vie Torontoise, nous décidons ne ramener nos économies françaises au Canada et commençons à regarder le marché de l’immobilier (plus par curiosité qu’autre chose). Nous nous rendons vite à l’évidence : le boom de l’immobilier est tel à Toronto que, soit nous achetons une petite maison tout de suite, soit nous achèterons un appartement plus tard. A 15% d’augmentation annuelle, aucune maison ne sera financièrement accessible pour nous d’ici 12 mois. Nous décidons de foncer et nous voici propriétaires d’une « semi-detached » (entendez par là une maison mitoyenne) dans le quartier de Greektown à l’est du downtown après 8 mois de vie à Toronto. On nous avait promis une première année mouvementée et pleine de surprises : on n’a pas été déçu !...

Nous passons l’année suivante et faire retaper et à retaper notre maison. Nous avons aussi appris à découvrir et apprivoiser cette ville au fil des saisons. Non, Toronto n’est pas une ville charmante qu’il est facile d’apprécier en tant que touriste (tous les migrants connaissent la difficulté de faire découvrir la ville à leurs familles/amis qui viennent leur rendre visite) mais Toronto est très agréable à vivre. C’est une ville suffisamment grande pour être une mégalopole internationale et bénéficier des avantages qui vont avec (les seuls équipes de basket et baseball du Canada, une équipe de hockey, toutes les concerts/tournées internationales) même si la vie culturelle (expos, musées) laisse encore à désirer. Mais c’est également une ville encore à taille humaine avec beaucoup d’espaces verts, des plages, ou il est possible d’habiter au centre-ville sans gagner $300,000 par an (en comparaison de New York, Paris, Londres, etc.).

L’année qui vient de s’écouler a été plus paisible et on a profité d’un hiver particulièrement doux et d’un été exceptionnel  pour profiter de tous les atouts de la ville : ski et patin l’hiver, plage et terrasse l’été. Je viens même de réaliser un vieux rêve en m’offre un petit voilier pour naviguer le long du skyline et des Toronto Islands ! Une vie que je n’osais même pas imaginer il y a encore 4 ans.

Inutile de vous dire que cette immigration a pour nous été un vrai succès ! Nous n’en espérions pas tant et nous sommes absolument ravis de notre vie ici. Notre histoire ne doit pas servir de standard type d’immigration mais nous connaissons beaucoup de compatriote ici qui ont très bien réussi leur installation pour peu qu’ils se soient bien préparés.  Nous étions venu ici pour une période minimum de trois ans, nous n’avons aujourd’hui aucune intention de repartir et il est fort probable que nous puissions faire notre demande de citoyenneté d’ici Noel prochain !

A tout ceux qui vivent à Montréal et pensent que Toronto est une ville monotone et dédiée au business, je ne peux que vous encourager à venir vous faire une idée par vous-même en venant visiter. Je sais que c’est l’image que renvoie la ville au Québec et c’était probablement le cas il y a encore 10 ans mais la ville subit une véritable renaissance !

Je terminerai ce bilan avec un petit pro/cons de la ville.

Pro :

  • Megalopole super dynamique avec une économie florissante

  • Lac Ontario et ses plages, ses iles, ses voiliers

  • L’ouverture d’esprit des torontois (60% de la population n’est pas née au Canada !)

  • La verdure a proximité des gratte-ciels

  • Les dizaines de quartiers qui sont autant d’invitation au voyage

  • L’hiver plus doux qu’au Québec

 

Cons :

  • Les transtransports en commun chers et défectueux

  • Le prix des assurances voiture

  • Le prix de l’immobilier qui commence à être cher (même si rien à voir avec Paris, NY, Londres)

  • Une vie culturelle encore pauvre (expos, musées)

  • L’hiver trop long

Modifié par titpaul

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Invité

Bien vu!  Pourquoi perdre son temps à Montréal?

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il y a 2 minutes, Ivy Bijou a dit :

Bien vu!  Pourquoi perdre son temps à Montréal?

 

Il ne s'agit pas de perdre son temps ici ou la mais de trouver un endroit qui nous correspond.

Montreal a plein d'avantage et Toronto egalement.

Il se trouve que Toronto etait plus pour nous.

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lecture amusante et apporte l'espoir à la possibilité d'une vie décente

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Il y a 12 heures, titpaul a dit :

 

Il ne s'agit pas de perdre son temps ici ou la mais de trouver un endroit qui nous correspond.

Montreal a plein d'avantage et Toronto egalement.

Il se trouve que Toronto etait plus pour nous.

Tiens, je ne savais pas que tu étais sur ce forum :) Hehe

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Le 27/07/2016 at 11:24, Ivy Bijou a dit :

Bien vu!  Pourquoi perdre son temps à Montréal?

 

 

 pffff, xxxxxxx

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Le 27 juillet 2016 at 11:28, titpaul a dit :

 

Il ne s'agit pas de perdre son temps ici ou la mais de trouver un endroit qui nous correspond.

Montreal a plein d'avantage et Toronto egalement.

Il se trouve que Toronto etait plus pour nous.

 

...et le fait que vos enfants et descendants deviendrons des anglophones qui ne connaitrons rien de la culture française, de la culture de vos ancêtres, ça ne vous dérange pas ?

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il y a 58 minutes, jimmy a dit :

 

...et le fait que vos enfants et descendants deviendrons des anglophones qui ne connaitrons rien de la culture française, de la culture de vos ancêtres, ça ne vous dérange pas ?

Et? C'est pas ce que bon nombre de québécois demandent à des immigrants une fois ici? Abandonner leur culture, coutume, langue... cela te dérange quand un camerounais à des enfants ici et que ces derniers ne connaissent rien de leur culture... 

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il y a 56 minutes, juetben a dit :

Et? C'est pas ce que bon nombre de québécois demandent à des immigrants une fois ici? Abandonner leur culture, coutume, langue... cela te dérange quand un camerounais à des enfants ici et que ces derniers ne connaissent rien de leur culture... 

 

Hi hi c'est intéressant comment on raisonne tellement différemment toi et moi....ce qui explique probablement nos positions politique si différentes.

 

Alors effectivement cela me surprend toujours de voir un camerounais ou un zimbabwéen ou un sri lankais qui arrive ici...je me demande toujours : mais est-ce qu'il se rend compte qu'en immigrant, qu'en quittant son pays natal et bien que ca en est fini pour ses enfants et petits enfants de la langue et la culture de ses ancêtres ?

Ses enfants et descendants vont devenir des Québécois; de langue et de culture.

 

Mais la réponse a cela c'est simplement que ces gens ont choisis d'immigrer pour s'offrir a eux et offrir a leurs enfants un meilleur avenir puisque leur pays d'origine est soit très pauvre, sous développé ou en guerre.

 

Mais dans le cas des Français ?!?!!?!?

Ce n'est pas un pays sous développé la France aux dernières nouvelles 

 

Comment peut on, lorsque l'on est Français, représentant d'une culture riche et  millénaire....et bien comment peut-on sciemment immigrer dans un endroit ou, soit même et encore plus les enfants seront ''bouffés'' par l'incroyable médiocrité de la  culture anglo-américaine ?

 

 

Modifié par jimmy

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Le 27/07/2016 at 10:41, titpaul a dit :

Pro :

  • Megalopole super dynamique avec une économie florissante

  • Lac Ontario et ses plages, ses iles, ses voiliers

  • L’ouverture d’esprit des torontois (60% de la population n’est pas née au Canada !)

  • La verdure a proximité des gratte-ciels

  • Les dizaines de quartiers qui sont autant d’invitation au voyage

  • L’hiver plus doux qu’au Québec

 

Cons :

  • Les transtransports en commun chers et défectueux

  • Le prix des assurances voiture

  • Le prix de l’immobilier qui commence à être cher (même si rien à voir avec Paris, NY, Londres)

  • Une vie culturelle encore pauvre (expos, musées)

  • L’hiver trop long

 

Témoignage intéressant. 

 

Par contre c'est drôle, mais quand j'ai habité à Toronto, certes pour 6 mois pour travailler sur un projet interne à ma boite, j'ai vraiment pas eu la même vision sur leur ouverture d'esprit que toi. Enfin oui et non. En fait, quand je disais que je venais de Montréal, il y avait de suite une méfiance (ben oui, maudit Québécois probablement), qui disparaissait immédiatement quand je disais que je suis né en dehors du Canada. Ça m'a vraiment choqué et c'est ce que je retiens le plus de mon séjour torontois, le 2 poids 2 mesures sur leur ouverture d'esprit. 

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il y a 21 minutes, jimmy a dit :

 

Hi hi c'est intéressant comment on raisonne tellement différemment toi et moi....ce qui explique probablement nos positions politique si différentes.

 

Alors effectivement cela me surprend toujours de voir un camerounais ou un zimbabwéen ou un sri lankais qui arrive ici...je me demande toujours : mais est-ce qu'il se rend compte qu'en immigrant, qu'en quittant son pays natal et bien que ca en est fini pour ses enfants et petits enfants de la langue et la culture de ses ancêtres ?

Ses enfants et descendants vont devenir des Québécois; de langue et de culture.

 

Mais la réponse a cela c'est simplement que ces gens ont choisis d'immigrer pour s'offrir a eux et offrir a leurs enfants un meilleur avenir puisque leur pays d'origine est soit très pauvre, sous développé ou en guerre.

 

Mais dans le cas des Français ?!?!!?!?

Ce n'est pas un pays sous développé la France aux dernières nouvelles 

 

Comment peut on, lorsque l'on est Français, représentant d'une culture riche et  millénaire....et bien comment peut-on sciemment immigrer dans un endroit ou, soit même et encore plus les enfants seront ''bouffés'' par l'incroyable médiocrité de la  culture anglo-américaine ?

 

 

 

Donc la culture de ces immigrants c'est de la merde?!!!

 

Les Francais, eux aussi, changent de pays pour s'offrir un meilleur avenir. Mais eux, ils devraient garder leur culture et vivre comme en France. Ton intégration est sélective, tu trouves pas?

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il y a une heure, jimmy a dit :

 

Hi hi c'est intéressant comment on raisonne tellement différemment toi et moi....ce qui explique probablement nos positions politique si différentes.

 

Alors effectivement cela me surprend toujours de voir un camerounais ou un zimbabwéen ou un sri lankais qui arrive ici...je me demande toujours : mais est-ce qu'il se rend compte qu'en immigrant, qu'en quittant son pays natal et bien que ca en est fini pour ses enfants et petits enfants de la langue et la culture de ses ancêtres ?

Ses enfants et descendants vont devenir des Québécois; de langue et de culture.

 

Mais la réponse a cela c'est simplement que ces gens ont choisis d'immigrer pour s'offrir a eux et offrir a leurs enfants un meilleur avenir puisque leur pays d'origine est soit très pauvre, sous développé ou en guerre.

 

Mais dans le cas des Français ?!?!!?!?

Ce n'est pas un pays sous développé la France aux dernières nouvelles 

 

Comment peut on, lorsque l'on est Français, représentant d'une culture riche et  millénaire....et bien comment peut-on sciemment immigrer dans un endroit ou, soit même et encore plus les enfants seront ''bouffés'' par l'incroyable médiocrité de la  culture anglo-américaine ?

 

 

Donc un pauvre qui immigre et abandonne sa culture au profit de sa culture d'accueil c'est normal mais une personne venant d'un pays riche avec une culture forte (je me demande d'ailleurs en quoi un pays pauvre ou en guerre est plus méprisable que la culture d'un autre pays!) doit conserver la mémoire de ses origines! Drôle de principe, même très discutable!

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Il y a 3 heures, jimmy a dit :

 

 

 pffff, xxxxxxx

Règle #3 Les discussions se font dans le respect de l'autre et des règles établies de la Nétiquette. Aucune insulte, dénigrement gratuit, propos haineux, raciste ou xénophobe, ou message à caractère pornographique ne sera toléré. La vulgarité, les propos injurieux et diffamatoires, les attaques personnelles ainsi que le harcèlement systématique entre les membres ne seront pas tolérés.

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il y a 37 minutes, juetben a dit :

Donc un pauvre qui immigre et abandonne sa culture au profit de sa culture d'accueil c'est normal mais une personne venant d'un pays riche avec une culture forte (je me demande d'ailleurs en quoi un pays pauvre ou en guerre est plus méprisable que la culture d'un autre pays!) doit conserver la mémoire de ses origines! Drôle de principe, même très discutable!

 

Ce n'est pas leur culture qui est de la merde, c'est leur pays qui est soit en guerre, soit économiquement pauvre ou sous développé.

Ceci dit leur culture peut être tout a fait remarquable...et dans bien des cas elle l'est

 

Mon point c'est que en immigrant ils vont invariablement la perdre...et encore plus leurs enfants vont non seulement la perdre mais même pas la connaitre (leur culture d'origine)

 

Et mon autre point c'est qui si tu es pour perdre ta culture (vous et vos enfants) au moins perdez la pour une culture ''intéressante''( comme la culture Française, Québécoise ou je sais pas l'Espagnol ou la Norvégienne...ou même l'Anglaise d'Angleterre)...mais pas pour une culture minable comme la culture anglo-américaine

 

 

Modifié par jimmy

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Et tu es qui pour pouvoir juger de l'acceptabilité d'une culture versus une autre? 

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il y a 1 minute, juetben a dit :

Et tu es qui pour pouvoir juger de l'acceptabilité d'une culture versus une autre? 

 

Dieu, pourquoi ?  ;)

 

 

Modifié par jimmy

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Il y a 5 heures, crazy_marty a dit :

 

Témoignage intéressant. 

 

Par contre c'est drôle, mais quand j'ai habité à Toronto, certes pour 6 mois pour travailler sur un projet interne à ma boite, j'ai vraiment pas eu la même vision sur leur ouverture d'esprit que toi. Enfin oui et non. En fait, quand je disais que je venais de Montréal, il y avait de suite une méfiance (ben oui, maudit Québécois probablement), qui disparaissait immédiatement quand je disais que je suis né en dehors du Canada. Ça m'a vraiment choqué et c'est ce que je retiens le plus de mon séjour torontois, le 2 poids 2 mesures sur leur ouverture d'esprit. 

Je me peux pas te donner tort là-dessus. Les Torontois peuvent avoir un a-priori sur les gens du Québec. Maintenant, soyons honnête, l'Ontario et Toronto en particulier, subit tellemt de bashing de la part de certains québécois que je vois plus ca comme une gueguerre que comme du rejet véritable.

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Il y a 8 heures, jimmy a dit :

 

...et le fait que vos enfants et descendants deviendrons des anglophones qui ne connaitrons rien de la culture française, de la culture de vos ancêtres, ça ne vous dérange pas ?

Ça fait partie des conséquences de l'immigration mais je ne pense pas que mes enfants cesseront d'être français (au moins un peu) pour autant ;-)

j'ai pas mal d'exemples dans mes amis qui me montrent que l'on parle plus ici de bi-culture que d'abandon de culture. Tout ce qu'ils "perdront" du côté français, ils le "gageront" en culture canadienne. Je serai un bien piètre migrant pour penser que la culture de mon pays d'accueil ne vaut pas celle de mon pays natal ;-)

Modifié par titpaul

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il y a 53 minutes, titpaul a dit :

Ça fait partie des conséquences de l'immigration mais je ne pense pas que mes enfants cesseront d'être français (au moins un peu) pour autant ;-)

j'ai pas mal d'exemples dans mes amis qui me montrent que l'on parle plus ici de bi-culture que d'abandon de culture. Tout ce qu'ils "perdront" du côté français, ils le "gageront" en culture canadienne. Je serai un bien piètre migrant pour penser que la culture de mon pays d'accueil ne vaut pas celle de mon pays natal ;-)

Tes enfants conserveront encore ta culture mais la plupart du temps en moyenne au bout d'une génération/1.5 génération la culture d'origine est perdue.

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      Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.
      (L'article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)
       
      Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
      Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
      Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer. 
       
      Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.
       
      L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).
      Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.
      Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
      Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
      Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.
       
      L’école
      Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.
      Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
      Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.
      La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.
      Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !
       
      Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^
      Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie ! 
      D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c'est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).
       
      Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.
    • Par Amaelle
      Envie de vous partager un bout de mon bilan de deux ans d’installation au Québec. Mon projet d’installation remonte a 2011 où j’ai fais un stage de 4 mois dans un organisme communautaire féministe oeuvrant dans la promotion des sciences auprès des filles par le biais de diverses activités. J’ai ensuite voyagé, seule, pendant 6 mois au Etats-unis et canada, mon premier voyage qui a m’a fait beaucoup évoluer et mieux me connaître. De retour en France, le moral dans les chaussettes, j’ai fais ma demande de résidence permanente assez rapidement. Entre temps, je change de ville et trouve divers emploi touchant de près ou de loin mon diplôme de Conseillère en économie sociale et familiale  : serveuse, hôtesse d'accueil, auxiliaire de vie sociale, aide-soignante, enseignante, coordinatrice, responsable de secteur mais surtout un cercle d’amis solide. Je fais un saut a Montréal en 2014 pour valider ma résidence. En 2016, après la fin de mon CDD et une relation amoureuse bancale, je décide (enfin) de partir vivre au Canada, j’hésite entre Montréal et Vancouver, la distance, le coût de la vie et l'accès a un travail dans le domaine du social me font choisir Montréal. Sur place, j’arrive en Airbnb pour 1 mois, le temps de me trouver un job et une colocation : au bout de deux semaine, je trouve un job de commis dans une épicerie gastronomique a temps partiel (j’accepte de travailler seulement 20h par semaine pour pouvoir me garder du temps pour trouver un “vrai” emploi et ne pas rester bloquer dans un emploi au salaire minimum), je trouve une colocation rapidement (mais qui ne fonctionne pas a cause de personnalité divergente et je déménage au bout d’un mois pour en retrouver une autre plus adéquate). Je débute un suivi avec une conseillère en emploi du Centre des femmes de Montréal, je répond a des offres d’emploi et j’envois des candidatures spontanées dans les organismes qui m'intéresse et je fais du bénévolat dans un centre d'hébergement pour hommes itinérants. Deux mois plus tard je trouve un emploi “sur appel” dans un centre d'hébergement en santé mental que je quitte un mois plus tard pour un poste permanent dans un centre d'hébergement pour femmes itinérantes (où j’ai commencé par travailler deux mois de nuits, puis 1 an ½ de soir). Insatisfaite de mes conditions de travail et de la nature de mon travail, je cherche a changer d’emploi et candidature sur mon temps libre, et j’ai débuté, en septembre, un poste temporaire dans le public, en milieu hospitalier qui je suis sur va m’ouvrir de nouvelles portes et un poste permanent.
      Socialement, je me suis fais des ami(e)s, surtout des français au début mais aussi, via mon travail, des amies québécoises. J'ai rencontré mon copain ici, un français des îles, et nous habitons ensemble depuis peu. 
      Je reviens de trois semaines de vacances en France et j'étais contente de rentrer a Montréal, mon bilan d'installation est positif , j'ai pu évoluer professionnellement, trouver un partenaire de vie, voyager, j'ai accès a un confort de vie (weekend prolongé, activités sportives et de plein air, développement personnel, spa, psychothérapie etc). Bien sûr il y a eu des moments difficiles avec des hauts et des bas mais en se donnant de temps et les moyens, on arrive a tout et je sais que rien n'est figé, on peut encore changer de ville ou même de pays, pour le moment ma vie ici, au Québec me convient . 
    • Par JamyJamy
      Bonjour à tous,
       
      Ma conjointe et moi même partons le mois prochain pour le Québec pour ses études.
       
      Nous nous posons quelques questions sur certaines démarches administratives à faire avant notre départ, et d'autres à l'arrivée, et espérons que certains ici pourront répondre à nos interrogations.
       
      - Nous n'avons pas très bien compris comment nous devions procéder pour la Sécu. Nous avons bien compris que ma conjointe, étant étudiante et grâce aux accords entre la France et le Quebec disposait d'une protection sociale. Elle s'est donc rendue à la CPAM afin d'obtenir plus de renseignements, et la personne au guichet lui a demandé de remplir une déclaration de changement d'adresse (avec certificat d'admission joint au document) afin d'obtenir le formulaire SE 401-Q-102 (trouvable sur internet)
      De mon côté, que dois-je faire en tant que conjoint de fait ? dois-je souscrire à une assurance privée avant d'arriver au Québec ?
       
      Seconde question :
      -Est-il intéressant d'ouvrir un compte bancaire en ligne (type Boursorama) avec de quoi payer nos premiers jours (ou semaines sur place) en attendant l'ouverture d'un compte sur place et le transfert de notre argent depuis la France ?
       
      Merci d'avance.
       
       
    • Par ClassicJonesy
      Allo tout le monde ! 
       
      Présentement à Montréal avec mon conjoint de fait PVTist (depuis le 12 septembre), ce dernier a pu obtenir son travail catégorie B en seulement 7 jours (chef d'équipe on le félicite), il a commencé hier.
      Du coup, je m'empresse d'entamer les démarches pour ma demande de permis de travail ouvert !
      Je souhaitais donc poser quelques questions concernant la démarche :
      - En effet, au bout de combien de temps après le début de son contrat puis-je émettre la demande de permis ouvert ?
      - Au delà de son contrat de travail et fiche de poste que j'ai en ma possession, ai-je nécessairement besoin d'un talon de paie ?
      - J'ai lu sur 2 témoignages qu'avec tous les bons documents réunis (ce que nous avons je pense) cela pouvait se dérouler en 15 jours et recevoir le permis par la poste sans faire de tour de poteau. Est-ce vrai ?
      - Aussi, question très très bête mais qui me perturbe. Dans le formulaire, que mentionner comme "raison de votre venue au Canada" ? Visiteur ? ou autre (accompagne le conjoint de fait) ?
      - Et enfin, sur le formulaire de renseignement sur les familles, sachant que je suis présentement au Canada avec le statut "visiteur" de 6 mois, lorsqu'on demande mon adresse résidentielle, puis-je inscrire mon adresse à Montréal (je suis déclarée sur le bail du coup) sans que cela n'éveille leurs "soupçons" ? Idem lorsqu'ils demandent un emploi, j'ai tout quitté en France, si je n'inscris rien, cela ne va pas être douteux pour eux ? 
       
      Je précise qu'à notre arrivée, nous sommes passés ensemble avec mon conjoint PVT et lorsque l'agent m'a demandé ma raison de venue j'ai dit que j'accompagnais mon conjoint de fait. Elle a ronchonné car c'était son travail, mais mon conjoint l'a rassurée en précisant qu'il allait vite trouver un travail pour assurer notre foyer financièrement. Donc nous sommes déjà "annoncés" si je puis dire, comme tel. Pensez vous qu'il y ait une trace de ceci ?
       
       
      Merci par avance pour vos réponses, témoignages et avis ! J'ai tellement hâte de commencer à travailler, c'est frustrant de ne pouvoir rien entreprendre (même pas avoir un compte en banque ou numéro de tel donc...) et jouer à la desperate housewife haha
       
       
    • Par collegien
      BONJOUR,
      en tant que diplômé du Quebec , j occupe actuellement le titre de travailleur temporaire (PEQ),
      ma question est de savoir si cest possible dinviter ma conjointe (nous sommes pas marier mais en couple depuis 6ans ,3ans avant mon entrée au canada et attendons en enfant) . cest a dire la faire venir sous mon statut. je précise ; jai eu mon CSQ et jattends ma résidence permanente .
      si cest possible comment posseder,
      jai ecris a limmigration depuis sans reponses
      merci pour vos reponses
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