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Un retour n'est pas un échec...


Sebster
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Salut tout le monde !

Tout d'abord je dois vous avouer qu'une de mes rubriques préférées du forum est la partie "Tranches de vies", je pense d'ailleurs que c'est une addiction maintenant ! J'ai toujours aimer les reportages et les documentaires ...bref avoir un nouveau point de vue et une perspective fraiche sur une situation.

 

Ces derniers temps j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup de retours en France chez les résidents permanents plus particulièrement .. Beaucoup expliquent leurs départs après un bilan souvent négatifs avec des comparaisons France/Québec, ce qu'ils attendaient et leurs confrontations avec la vérité, leurs mauvaises expériences avec les "gens" etc.. mais toujours avec beaucoup de mélancolie comme s'ils voulaient restés mais ils étaient forcés de partir...

 

u-turn-road-sign.jpg.d480bb2e8f7b92be27aDe mon coté, je ne peux vraiment pas me mettre à leur place vu que ma situation est bien différente ! Français marié avec une Québécoise depuis 2004, notre famille et nos 4 enfants (nés ici !) sont directement liés au Canada et un retour ou, plutôt dans le cas de ma femme, une installation en France ne fait pas partie de nos plans.

 

Mais la vraie question est celle-ci ... Est-ce qu'un retour est un échec ? Dans mon livre à moi absolument pas !!

 

Chaque individu réfléchit énormément avant de déménager et les démarches et les délais aident en ce sens aussi ;), alors pourquoi des excuses ?!? On entend tous que lorsqu'on arrive au Québec ou dans n'importe quel pays ou l'on décide de s'installer qu'il faut recommencer à zéro, alors pourquoi comparer notre train de vie en France et celui au Canada ? Au lieu d'une comparaison il faudrait plutôt constater à quel point il a été rapide de trouver un logement etc.

 

Si toutefois malgré tout on arrive à la conclusion que le "Canada on n'aime pas ça !" c'est correct aussi ! Quel luxe de pouvoir repartir en France riche d'une nouvelle experience ! Après tout ...les voyages forment la jeunesse !! Et l'ouverture d'esprit est une très belle qualité. Chaque experience est différente, et le Canada ou le Québec ont leurs propres caractéristiques. Alors on essaye et on voit si on aime, ou, si on aime pas.

 

C'est important de rester objectif aussi, certains sur le site sont clairement Pro-Canada dans le sens que tout est positif et que si certains ont de mauvaises expériences c'est entièrement de leur faute....mais la encore accordons le bénéfice du doute à l'auteur du billet.

 

En tout cas j'ai hâte de lire d'autres aventures !!

Au plaisir de vous lire

 

Sebster31

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  • 1 month later...

Très bonne analyse Sebster31.

A propos de tranche de vie, j'ai publié un livre sur mes trois ans de vie à Montréal...

De retour en France depuis quelques années, j'ai toujours plaisir à découvrir les destins de chacun dans cette belle province du Québec.

Au plaisir,

 

GF

 

Edited by glorfindel2001
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J'aime beaucoup cette réflexion. Mon mari et moi sommes revenus en Belgique après un an passé au Québec. Cette phrase résume bien aussi ma ligne de conduite: "comparaison/poison". L'immigration est tellement complexe et souvent difficile à vivre, il n'est pas nécessaire de rajouter des "c'était mieux là...". Mais c'est très tentant et fait sans doute partie du processus d'immigration en lui-même : quand j'étais au Québec, j'avais parfois la nostalgie de certaines choses en Belgique. Quand je suis revenue en Belgique, tout était mieux au Québec. Il est très compliqué de faire la part des choses et de ne pas être influencé par ces sentiments-là, qui sont naturels à mon avis. Alors, une solution: il faut prendre le meilleur de chaque, et faire en sorte d'éliminer ou de transformer "ce qui est mieux là" en "c'est bien ici aussi" !

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Entièrement d'accord avec le titre. Encore faut-il immigrer en ne s'imposant aucune échéance et en ne s'en ayant pas trop vanté avant de partir.

De notre côté, nous avons vécu cela comme une expérience unique et très enrichissante. Je la conseille à tous ceux qui ont du mal ou se refusent à comprendre les problèmes des immigrés dans leur propre pays.

 

 

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  • Habitués
J'aime beaucoup cette réflexion. Mon mari et moi sommes revenus en Belgique après un an passé au Québec. Cette phrase résume bien aussi ma ligne de conduite: "comparaison/poison". L'immigration est tellement complexe et souvent difficile à vivre, il n'est pas nécessaire de rajouter des "c'était mieux là...". Mais c'est très tentant et fait sans doute partie du processus d'immigration en lui-même : quand j'étais au Québec, j'avais parfois la nostalgie de certaines choses en Belgique. Quand je suis revenue en Belgique, tout était mieux au Québec. Il est très compliqué de faire la part des choses et de ne pas être influencé par ces sentiments-là, qui sont naturels à mon avis. Alors, une solution: il faut prendre le meilleur de chaque, et faire en sorte d'éliminer ou de transformer "ce qui est mieux là" en "c'est bien ici aussi" !

C est une question de ressenti général et PERSONNEL par rapport à l endroit.

Et c est d autant plus vrai si la possibilité du retour est une réalité. Si tu viens d un pays bien plus pauvre ou en guerre, le retour, même si ton pays te manque ne pourra pas forcément être une option:

comme on le dit parfois, la possibilité du retour est une problématique de riche.

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Il y a 9 heures, kuroczyd a dit :

comme on le dit parfois, la possibilité du retour est une problématique de riche.

 

Ou de gens ayant simplement la possibilité de le faire, ce qui était notre cas ... et nous ne sommes pas riches pour autant.

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  • Habitués
il y a 8 minutes, Racinette a dit :

 

Ou de gens ayant simplement la possibilité de le faire, ce qui était notre cas ... et nous ne sommes pas riches pour autant.

nantis, disons.

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Il y a 11 heures, kuroczyd a dit :

nantis, disons.

 

Même pas. Avoir un travail et en vivre, c'est normal, il me semble, non ?

Et bien, quand nous avons quitté la France, aucun de nous deux n'était sûr de trouver un travail au Canada. Nous sommes partis quand même, nous y avons trouvé (très) rapidement du travail. Nous avons vécu de notre travail pendant plus de 7 ans puis nous sommes rentrés en France où mon mari a retrouvé du travail (le mien était assuré). Nous continuons donc à vivre de notre travail.

Je ne vois pas du tout où est le côté "nanti" dans tout ça.

Edited by Guest
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  • Habitués

Pour être parti vivre à Vancouver un jour sur un coup de tête ...   Parfois on se découvre.   Je n'avais rien contre les gens qui y vivent. Je suis revenu à Montréal après avoir découvert que je préfère le vieux !   En Amérique ( le Québec est en Amérique )  beaucoup ce villes sont très ( trop ) récente.   J'ai acheté dans un coin de pays où les égouts sont en brique. On parle d'infrastructures qui datent du baron Haussman donc trèèèèèès vieilles  pour nous.   En fait ,je plaindrait plutôt les gens qui n'ont jamais bougé.  Peut-on rester dans son lieu de naissance toute sa vie ?  Si je l'avais fait, je ne serais pas la même personne.   

PS : je ne suis pas riche non plus

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  • Habitués
Le 21/4/2016 at 07:23, melusine54 a dit :

J'aime beaucoup cette réflexion. Mon mari et moi sommes revenus en Belgique après un an passé au Québec. Cette phrase résume bien aussi ma ligne de conduite: "comparaison/poison". L'immigration est tellement complexe et souvent difficile à vivre, il n'est pas nécessaire de rajouter des "c'était mieux là...". Mais c'est très tentant et fait sans doute partie du processus d'immigration en lui-même : quand j'étais au Québec, j'avais parfois la nostalgie de certaines choses en Belgique. Quand je suis revenue en Belgique, tout était mieux au Québec. Il est très compliqué de faire la part des choses et de ne pas être influencé par ces sentiments-là, qui sont naturels à mon avis. Alors, une solution: il faut prendre le meilleur de chaque, et faire en sorte d'éliminer ou de transformer "ce qui est mieux là" en "c'est bien ici aussi" !

Merci @melusine54

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  • Habitués
il y a 8 minutes, Chimel a dit :

Pour être parti vivre à Vancouver un jour sur un coup de tête ...   Parfois on se découvre.   Je n'avais rien contre les gens qui y vivent. Je suis revenu à Montréal après avoir découvert que je préfère le vieux !   En Amérique ( le Québec est en Amérique )  beaucoup ce villes sont très ( trop ) récente.   J'ai acheté dans un coin de pays où les égouts sont en brique. On parle d'infrastructures qui datent du baron Haussman donc trèèèèèès vieilles  pour nous.   En fait ,je plaindrait plutôt les gens qui n'ont jamais bougé.  Peut-on rester dans son lieu de naissance toute sa vie ?  Si je l'avais fait, je ne serais pas la même personne.   

PS : je ne suis pas riche non plus

On ne peut pas rester dans son lieu de naissance toute sa vie, à moins de ne pas avoir le goût de l'aventure. Merci pour ton apport

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  • Habitués
Il y a 1 heure, Racinette a dit :

 

Même pas. Avoir un travail et en vivre, c'est normal, il me semble, non ?

Et bien, quand nous avons quitté la France, aucun de nous deux n'était sûr de trouver un travail au Canada. Nous sommes partis quand même, nous y avons trouvé (très) rapidement du travail. Nous avons vécu de notre travail pendant plus de 7 ans puis nous sommes rentrés en France où mon mari a retrouvé du travail (le mien était assuré). Nous continuons donc à vivre de notre travail.

Je ne vois pas du tout où est le côté "nanti" dans tout ça.

  Non je crois que Kuroczyd voulais dire qu'il est facile de transiter entre 2 pays quand la situation économique est identique.  Je comprends que le retour n'est pas commode quand le pays d'origine vit des problèmes économiques ou même politique.  Je suis toujours abasourdi quand on me donne les salaires moyens dans des pays qui ne sont même pas au bas de la liste comme le Mexique ou le Brésil. 

Il y a aussi la situation de celui qui voudrait retourner mais craint qu'on le voit comme un parvenu  ( les proches deviennent dépendant économiques ) 

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  • Habitués
 

Même pas. Avoir un travail et en vivre, c'est normal, il me semble, non ?

Et bien, quand nous avons quitté la France, aucun de nous deux n'était sûr de trouver un travail au Canada. Nous sommes partis quand même, nous y avons trouvé (très) rapidement du travail. Nous avons vécu de notre travail pendant plus de 7 ans puis nous sommes rentrés en France où mon mari a retrouvé du travail (le mien était assuré). Nous continuons donc à vivre de notre travail.

Je ne vois pas du tout où est le côté "nanti" dans tout ça.

Le côté nanti vient du fait que tu peux facilement et à loisir revenir dans ton pays si le pays d accueil ne te plait pas ça ce qui n est pas une option pour une personne qui vient d un pays sous une dictature politique ou religieuse ou un endroit où l on crève la dalle.

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