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Après 4 mois au Québec voici un petit compte-rendu de notre expérience au travail

 

ATTENTION IL S AGIT DE NOTRE EXPERIENCE PAS DE GENERALITE

 

L'ambiance est très agréable, très relax, on écoute de la musique. Au début c'est très surpenant puis on se dit que c'est une bonne idée.

 

Le niveau de stress est assez faible - du moins en apparence. Le rythme est moins soutenu et on n'est pas obligé de tout faire dans la minute.

 

Donc c'est plutôt positif, surtout quand on vient d'une culture où il faut toujours aller plus vite et que l'on culpabilise en pensant à ce qui n'ont pas de travail.

 

Ici on choisit de venir travailler - car on peut toujours quitter sans prévenir pour aller ailleurs. On peut même refuser un poste car trop loin, pas assez payé, ou pas intéressant.

 

Plus difficile : il y a beaucoup de non dit - la hiérarchie n'est pas toujours explicite. Il faut prendre garde à ne pas employer des termes trop fort car un terme qui pour des européens serait un simple énervement va passer ici pour une agression verbale.

 

il faut aussi apprendre à laisser le temps pour régler les problêmes - voir même à les laisser trainer.

 

Il m'est arrivé de vouloir régler sans délai des problèmes avec des clients - et j'ai fini par me prendre à mon propre piège. J'ai ensuite compris que mes collêgues laissaient certains dossiers ou sujets sur le coin du bureau en attendant...

 

Il faut aussi apprendre à se faire un réseau : pas simplement avoir des amis sur linkedin - mais se faire connaître (sans arrière penser immédiat) - c'est ainsi que des opportunités se présentent à long terme.

 

L'erreur aussi à éviter : de vouloir trop bien faire (on veut faire ses preuves). On finit par récupérer tous les dossiers dont personne ne veut et on tombe en déprime devant l'inaction.

 

Il ne faut pas se sur estimer : même avec 20 ans d'expériences, on repart à 0 et il faut être modeste au départ. Il faut ré apprendre pleins de choses (exemple le format papier, le nouveau des compétiteurs, les techniques et pratiques qui sont souvent très différentes,...).

 

Bref ne pas croire que en quelques mois on va retrouver une situation professionnelle sans souci.

 

 

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  • Habitués
il y a 50 minutes, prolib79 a dit :

Après 4 mois au Québec voici un petit compte-rendu de notre expérience au travail

 

ATTENTION IL S AGIT DE NOTRE EXPERIENCE PAS DE GENERALITE

 

L'ambiance est très agréable, très relax, on écoute de la musique. Au début c'est très surpenant puis on se dit que c'est une bonne idée.

 

Le niveau de stress est assez faible - du moins en apparence. Le rythme est moins soutenu et on n'est pas obligé de tout faire dans la minute.

 

Donc c'est plutôt positif, surtout quand on vient d'une culture où il faut toujours aller plus vite et que l'on culpabilise en pensant à ce qui n'ont pas de travail.

 

Ici on choisit de venir travailler - car on peut toujours quitter sans prévenir pour aller ailleurs. On peut même refuser un poste car trop loin, pas assez payé, ou pas intéressant.

 

Plus difficile : il y a beaucoup de non dit - la hiérarchie n'est pas toujours explicite. Il faut prendre garde à ne pas employer des termes trop fort car un terme qui pour des européens serait un simple énervement va passer ici pour une agression verbale.

 

il faut aussi apprendre à laisser le temps pour régler les problêmes - voir même à les laisser trainer.

 

Il m'est arrivé de vouloir régler sans délai des problèmes avec des clients - et j'ai fini par me prendre à mon propre piège. J'ai ensuite compris que mes collêgues laissaient certains dossiers ou sujets sur le coin du bureau en attendant...

 

Il faut aussi apprendre à se faire un réseau : pas simplement avoir des amis sur linkedin - mais se faire connaître (sans arrière penser immédiat) - c'est ainsi que des opportunités se présentent à long terme.

 

L'erreur aussi à éviter : de vouloir trop bien faire (on veut faire ses preuves). On finit par récupérer tous les dossiers dont personne ne veut et on tombe en déprime devant l'inaction.

 

Il ne faut pas se sur estimer : même avec 20 ans d'expériences, on repart à 0 et il faut être modeste au départ. Il faut ré apprendre pleins de choses (exemple le format papier, le nouveau des compétiteurs, les techniques et pratiques qui sont souvent très différentes,...).

 

Bref ne pas croire que en quelques mois on va retrouver une situation professionnelle sans souci.

 

 

 

Très surprenant !

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  • Habitués
il y a une heure, prolib79 a dit :

 

Ici on choisit de venir travailler - car on peut toujours quitter sans prévenir pour aller ailleurs. On peut même refuser un poste car trop loin, pas assez payé, ou pas intéressant.

 

Euh dans quel contexte dites-vous cela?

 

Dans le cadre d'un poste qu'on vous propose? Oui, effectivement, vous pouvez refuser. Tout comme vous pouvez vous retrouver sans travail du tout. 

 

Si c'est dans le cadre d'un mandat, attention au retour de bâton. Vous serez jugé sur ce que vous acceptez et aussi ce que vous refusez. 

 

il y a une heure, prolib79 a dit :

 

Plus difficile : il y a beaucoup de non dit - la hiérarchie n'est pas toujours explicite. Il faut prendre garde à ne pas employer des termes trop fort car un terme qui pour des européens serait un simple énervement va passer ici pour une agression verbale.

 

Tout à fait vrai. Il faut être courtois en toutes circonstances et quoi qu'il nous arrive.

 

il y a une heure, prolib79 a dit :

 

il faut aussi apprendre à laisser le temps pour régler les problêmes - voir même à les laisser trainer.

 

Il m'est arrivé de vouloir régler sans délai des problèmes avec des clients - et j'ai fini par me prendre à mon propre piège. J'ai ensuite compris que mes collêgues laissaient certains dossiers ou sujets sur le coin du bureau en attendant...

 

Tout à fait vrai. On ne peut pas dire qu'il faut "laisser trainer", mais bon ... On en parlait tantôt avec mon boss, il me disait justement qu'en ne se précipitant pas, on remarquait que souvent les problèmes se réglaient tout seuls ou prenaient une tournure évidente qui facilitait la prise de décision finale.

 

il y a une heure, prolib79 a dit :

 

Il faut aussi apprendre à se faire un réseau : pas simplement avoir des amis sur linkedin - mais se faire connaître (sans arrière penser immédiat) - c'est ainsi que des opportunités se présentent à long terme.

 

Linkedin n'est pas fait pour avoir des amis, mais des relations professionnelles. Si mes relations se mettent à m'écrire des messages non professionnels ou poster des photos inadéquates, je les vire immédiatement. Il y  a des réseaux sociaux faits pour cela. 

 

il y a une heure, prolib79 a dit :

 

L'erreur aussi à éviter : de vouloir trop bien faire (on veut faire ses preuves). On finit par récupérer tous les dossiers dont personne ne veut et on tombe en déprime devant l'inaction.

 

Quand même pas. C'est vrai qu'il ne faut pas récupérer systématiquement les dossiers dont personne ne veut. On risque de s'y casser les dents. Mais une chose très importante : la prise d'initiative est extrêmement bien vue. Faire des propositions pour l'amélioration, demander la prise en charge d'un dossier qui nous intéresse attire effectivement l'intérêt de la hiérarchie. 

 

il y a une heure, prolib79 a dit :

 

Il ne faut pas se sur estimer : même avec 20 ans d'expériences, on repart à 0 et il faut être modeste au départ. Il faut ré apprendre pleins de choses (exemple le format papier, le nouveau des compétiteurs, les techniques et pratiques qui sont souvent très différentes,...).

 

Bref ne pas croire que en quelques mois on va retrouver une situation professionnelle sans souci.

 

 

Tout à fait vrai!   

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Je conseillerai à tous les nouveaux arrivants français de suivre une formation en interculturel afin de mieux comprendre le fonctionnement de la société québécoise, tellement différente de la française. Malheureusement souvent les français ne se considèrent pas des immigrants comme les autres alors qu'ils devraient être les premiers à faire des efforts d'intégration. Bonne chance pour votre parcours et deuil migratoire :)

 

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  • Habitués
Le 18 février 2016 at 20:20, prolib79 a dit :

 

Après 4 mois au Québec voici un petit compte-rendu de notre expérience au travail

 

ATTENTION IL S AGIT DE NOTRE EXPERIENCE PAS DE GENERALITE

 

L'ambiance est très agréable, très relax, on écoute de la musique. Au début c'est très surpenant puis on se dit que c'est une bonne idée. on te laisse gérer ton travail à ta guise du moment où les résultats sont là 

 

Le niveau de stress est assez faible - du moins en apparence. Le rythme est moins soutenu et on n'est pas obligé de tout faire dans la minute. ça dépend s'il y a des urgences ou pas.

 

Donc c'est plutôt positif, surtout quand on vient d'une culture où il faut toujours aller plus vite et que l'on culpabilise en pensant à ce qui n'ont pas de travail.

 

Ici on choisit de venir travailler - car on peut toujours quitter sans prévenir pour aller ailleurs. disons qu'on ne t'en voudra pas d'améliorer tes conditions et de trouver mieux ailleurs par contre sans prévenir c'est très mal vu.

On peut même refuser un poste car trop loin, pas assez payé, ou pas intéressant. faut pas s'étonner si on est grillé par la suite

 

Plus difficile : il y a beaucoup de non dit - la hiérarchie n'est pas toujours explicite. la communication est plus facile certe mais ils sont bien là pour t'evaluer pas seulement sur ton travail mais comment tu interagis avec les autres, ton comportement etc.... Il faut prendre garde à ne pas employer des termes trop fort car un terme qui pour des européens serait un simple énervement va passer ici pour une agression verbale.

 

il faut aussi apprendre à laisser le temps pour régler les problêmes - voir même à les laisser trainer. ça dépend du pb à traiter

 

Il m'est arrivé de vouloir régler sans délai des problèmes avec des clients - et j'ai fini par me prendre à mon propre piège. J'ai ensuite compris que mes collêgues laissaient certains dossiers ou sujets sur le coin du bureau en attendant... 

 

Il faut aussi apprendre à se faire un réseau : pas simplement avoir des amis sur linkedin - mais se faire connaître (sans arrière penser immédiat) - c'est ainsi que des opportunités se présentent à long terme.

 

L'erreur aussi à éviter : de vouloir trop bien faire (on veut faire ses preuves). On finit par récupérer tous les dossiers dont personne ne veut et on tombe en déprime devant l'inaction. si t'es capables on te demanderas en général de prêter mains forte sur d'autres dossiers

 

Il ne faut pas se sur estimer : même avec 20 ans d'expériences, on repart à 0 et il faut être modeste au départ. Il faut ré apprendre pleins de choses (exemple le format papier, le nouveau des compétiteurs, les techniques et pratiques qui sont souvent très différentes,...). 

certaines boîtes reprennent ton ancienneté et reconnaissent ton experience

Bref ne pas croire que en quelques mois on va retrouver une situation professionnelle sans souci.

 

 

 

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    • By Laurent
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      Les Français venus des régions plus neigeuses de la France, comme celle de Rhône-Alpes, apprécient souvent l’hiver québécois, car ils pratiquent des sports extérieurs. Mais pour les Parisiens et ceux venus du sud de l’Hexagone… l’hiver est pénible.
      «Beaucoup de Français ne raffolent pas du froid, mais en général, ils seront capables de s’acclimater après quelques années», estime M. Renault.
      L’important, selon lui, c’est de ne pas passer trop de temps à se plaindre de l’hiver, car cela alimente l’image hautaine des Français. «Il n’est pas interdit de se plaindre un peu, nuance-t-il, car même les Montréalais n’aiment pas vraiment l’hiver et le subissent en chialant!»
      Il suffit donc selon lui «d’apprendre à se plaindre de façon modérée».

      Source : http://journalmetro.com/
    • By immigrer.com
      A Montréal, les "maudits Français" font débat
      Par Nathalie Schneider, publié le
      03/11/2014 à 09:05 , mis à jour à 10:08
      François Hollande, toujours en visite officielle au Canada, sera mardi à Montréal, la métropole favorite des Français. Mais dans le quartier du Plateau Mont-Royal, ils sont si nombreux qu'une vague de ressentiment anti-Français émerge. Reportage.

      3
      Partager53 Tweeter87 1 Partager1

      Dans le quartier du Plateau, à Montréal, on peut toujours retrouver un petit goût de pays à la boulangerie du coin.


      Stephan Poulin/Tourisme Montréal

      L'avenue du Mont-Royal, l'une des plus célèbres artères deMontréal, qui grimpe doucement vers la Montagne (le mont Royal) a bien changé en quelques décennies. Fini les menus du midi à 5,99 dollars (fèves au lard et french fries, ketchup et relish inclus) et les boutiques de linge "à rabais". Même l'Aubainerie, le populaire "magasin à rayons", a rafraîchi ses stocks et modernisé ses espaces clients. Ce faisant, elle a aussi monté ses prix. Aujourd'hui, pour se vêtir élégamment sur l'avenue, on achète des créations locales ou importées (surtout européennes) en grignotant des macarons.
      Même la poutine, la spécialité gastronomique du Québec, qu'on ne présente qu'à ceux qui n'ont jamais mis le pied dans la Belle Province, a l'air de lever le nez sur son passé graisseux (frites baignant dans une sauce brune et parsemées de "crottes" de fromage). Désormais, on vous la sert garnie au foie gras et nappée de Pied de vent (fromage québécois artisanal). L'avenue Mont-Royal se trouve au coeur du Plateau, magistralement dépeint par le célèbre auteur québécois Michel Tremblay dans ses romans et ses pièces de théâtre. Ce quartier, autrefois habité par des ouvriers francophones, loin des demeures cossues des patrons anglophones situées plus à l'ouest, est passé d'une ambiance populaire et familiale à celle d'un ghetto à bobos. Les urbanistes parlent de "gentrification" d'un quartier. Il y a de cela, mais pas seulement.
      Le Français est bien équipé Arpentez l'avenue à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, vous y croiserez immanquablement des grappes de jeunes en doudoune Canada Goose et en bottes Sorel, sac à dos Quetchua négligemment porté sur l'épaule. Et si vous demandez l'heure à l'un d'eux, vous savez déjà qu'il vous la donnera avec l'accent de Neuilly-sur-Seine ou de Toulouse, en écrasant sa clope sur la chaussée (car les Français fument encore beaucoup par rapport aux Québécois). Bref, l'avenue du Mont-Royal est devenue LE repaire des Français installés au Québec.
      Les chiffres parlent d'eux-mêmes: la communauté hexagonale du Québec s'est accrue de 72% en dix ans. Et sur les 100 000 expatriés vivant à Montréal, environ 28% choisissent le Plateau pour sa qualité de vie indéniable, qui répond à leurs habitudes de vie ­ surtout alimentaires. Boulangeries, boucheries et petits cafés ont en effet détrôné les grands supermarchés d'alimentation. Un phénomène auquel ils ne cessent, d'ailleurs, de participer; ce sont précisément les immigrants français qui sont à l'origine de tous ces petits commerces.
      Le débat houleux sur la Charte identitaire québécoise qui a divisé la province à l'automne dernier a eu, entre autres effets, celui de faire émerger dans les médias la question de la francisation du Plateau (et de Montréal plus largement). "L'occupation massive d'un quartier par une communauté culturelle, quelle qu'elle soit, a toujours le même effet pervers: cela crée un ghetto, analyse Luc Larrivée, un Québécois de 48 ans qui a toujours vécu sur le Plateau, par ailleurs très francophile et ouvert sur les différentes communautés culturelles. Et malheureusement, cette concentration peut provoquer un rejet fâcheux de la part des Québécois purs et durs!"
      Normal, diront les anthropologues, pour un peuple minoritaire qui a dû (et doit encore) se battre farouchement pour défendre sa langue et sa culture dans un pays majoritairement anglophone. Le spectre de l'assimilation culturelle sommeille toujours dans l'inconscient collectif des Canadiens français.
      Dans les cafés, "clients comme employés sont parfois tous Français" "Sur le Plateau, dans certains party du vendredi ou du samedi soir, il n'y a que des Français", s'étonne Naïs Hémon, une étudiante québécoise d'origine française. C'est comme s'ils recréaient une microsociété entre eux, sans vraiment s'intéresser à la culture du pays où ils vivent. Même si ceux-ci sont surtout des PVTistes." En colocation avec d'autres compatriotes, ils décrochent facilement une jobine dans une boutique ou un café du coin. Du coup, clients comme employés sont parfois tous Français! De quoi redonner une nouvelle jeunesse à l'expression bien connue de "maudits Français".
      Yann Rocq, lui, en a fait le titre de son blog remarqué (100 visites quotidiennes) en ligne depuis dix ans. Ce Français de 39 ans, qui est passé par l'Ecole nationale de l'humour, à Montréal, y jette son regard décalé sur le Québec avec des observations souvent originales et toujours spirituelles. "Ce qui m'agace, ce sont les Français qui ont fui la France et qui la renient. Ceux-là n'ont pas choisi le Québec pour ce qu'il est." Quant à savoir s'ils sont trop nombreux,Yann rejette la question en bloc: "Pourquoi y en aurait-il trop? Le fantasme de la pureté culturelle québécoise fait les choux gras d'une certaine presse qui pointe des microphénomènes et ignore les autres. Les Autochtones du Québec ont plus de soucis à se faire sur leur assimilation culturelle que les Québécois "pure laine" comme on dit ici!"
      Dans son blog, il commente notamment un article paru en décembre dernier dans le quotidien gratuit Métro, intitulé "Guide pour éviter d'être un maudit français". La journaliste y détaille l'attitude que tout Français doit adopter sous peine de recevoir l'injure en pleine face: ne pas se plaindre de l'hiver, ne pas draguer au travail, éviter de se comparer aux Québécois et... vivre ailleurs que sur le Plateau!
      Le Français est snob Alors, est-ce qu'il "Y'a trop de Français sul' Plateau"? C'est en tout cas le tube du moment. La "toune" s'est propagée à toute allure sur YouTube. Plus de 100 000 visionnements en moins d'un mois! Son auteur, Fred Fresh, un jeune concepteur publicitaire et musicien français, y chantonne, sur un ton badin et volontairement provocateur, tous les clichés véhiculés sur les Français vivant à Montréal ­ et sur le Plateau en particulier. Sur la vidéo, il sautille, une baguette de pain à la main, dans différents lieux bien connus du quartier: "Mon quartier a des airs de territoire occupé par une bande de snobinards qui travaillent dans la com..."
      "Cette "toune" c'est l'histoire des Français qui se moquent des Français qui habitent sur le Plateau, résume Fred Fresh. Une tendance qu'on observe surtout chez les immigrants des anciennes générations qui s'approprient l'idée originale d'être venus vivre au Québec et la refusent aux immigrants récents. Ce phénomène d'auto-exclusion culturelle est typiquement français. Les immigrants d'autres pays démontrent souvent plus de solidarité et d'empathie à se retrouver en terre étrangère et se tiennent les coudes."
      Quoi qu'il en soit, si vous trouvez qu'il y a trop de compatriotes sur le Plateau, il existe une solution: changez de quartier! A Montréal, ou ailleurs au Québec, ce n'est pas l'espace qui manque...

      source : http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/a-montreal-les-maudits-francais-font-debat_1617044.html
      En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/a-montreal-les-maudits-francais-font-debat_1617044.html#637XrwSf2l4PQo4W.99
    • By Laurent
      Voici un article qui semble écrit par un Français de mauvaise humeur. Qu'en pensez-vous ?

      Source : Slate.fr
    • By immigrer.com
      Notre blogueuse du Plateau s'interroge sur ce concept bien connu.

      À lire en page d'accueil.

      Bonne lecture !
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