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    • By abram19000
      Salut tout le monde,
       
      Aprés que j'ai obtenu mon master 02,  je me suis engagé dans une formation dans un institut étatique (BTS), sa durée est 5 semetre(30 mois), mais j abondonné au debut de 5 em semestre donc je n'ai pas eu mon diplome .
      Ma question: est ce que les deux ans que j'ai passé dans cette formation peuvent etre compté  dans la Grille de sélection du Programme régulier des travailleurs qualifiés comme experience professionnelle? et comment les justier? (j'ai les certificats de scolarités).
      merci.
    • By Meziant-Ex-Nihilo
      Voila mon retour d’expérience après un an au Quebec sur Montréal. Il est plutôt négatif et pour être honnête je n'ai jamais été aussi dépressif.
       
      Pourtant j'ai vécu des situations pas très drôles dans certains pays avec beaucoup de corruption comme le fait que tu puisses finir en prison grâce aux faux signalements de personne qui ne t'aime pas car tu es blanc (car la loi est faite pour la population locale...). Je suis venu en mars 2017 après que je fus débauché par grande entreprise française de jeux vidéos (j'ai fait du forcing pour utiliser mon pvt plutot que d'etre sur un visa de travail lié, je préféré avoir un sentiment de liberté). Je travaillais auparavant sur Paris dans un tout autre domaine) mais j'ai déjà travaillé dans plusieurs pays qui n'avaient rien à voir avec la France.
       
      Personnalité: je suis quelqu'un de très direct qui vit d'avantage pour travailler que l'inverse, par conséquent si mon travail ne me plait pas, je démissionne. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ce principe (et les points de vue se valent), je pars du principe que lorsque tu passes minimum 8 heures par jour au travail, c'est pour t’émanciper un minimum et je sais que ce n'est pas le cas de beaucoup de monde, car beaucoup de jobs sont ingrats et beaucoup de gens font dans l'alimentaire (traduction: bosser juste pour (sur)vivre et oui la société est mal faite, etc.). Je travaille dans l'informatique et même si je ne suis pas un génie c'est un domaine qui m'a toujours passionné et qui me pousse à me maintenir à jour régulièrement.
       
      J'ai bossé dur durant mes études et dans mes différents emplois respectifs pour augmenter mes chances d'avoir un job qui me plait, même si tout n’était pas parfait, ça a plutôt joué en ma faveur durant mes 6 premières années d’expérience. C’était supportable jusqu’à que j'arrive sur Montréal.
       
      Disclaimer: ce que je décris ce n'est que mon expérience, et je me demande si d'autres y font écho, j'ai très certainement eu de la chance auparavant pour avoir été choqué par certaines choses (même si dans les pays ou j'ai bossé avant, certains n'avaient pas de salaire minimum...).
      Je m'excuse d'avance si je parais arrogant ou peu respectueux de la culture locale. J'exprime juste ce que je ressens après un an de vécu, ça ne veut pas dire que je généralise tout ce que je dis, c'est juste ce que j'ai vécu et mon impression.
       
      Les avantages
      Je me sens en sécurité à Montréal (contrairement à Paris et les sauvages la nuit tombée). Personne te fait ch**r dans la rue ou les transports en commun. Il est assez facile de trouver un appartement et c'est relativement bon marché. Tu ne payes pas l'eau, dans mon cas je ne paye ni l'eau ni le chauffage ni électricité et je suis à 20 min du centre-ville de Montréal. Il y a moins cet aspect de t'inciter / forcer à venir à une soirée au travail. Le préavis pour partir n'est souvent que de 2 semaines donc tu ne dois pas patienter 3 mois lorsque tu en as marre.  
      Les inconvénients (fort probable que j'ai pas eu de chance au niveau des mes emplois ici)
      Le politiquement correct. La nourriture est pas souvent très fraîche, j'ai eu pas mal de fois envie de vomir juste en cuisinant des légumes ou des fruits de chez provigo, metro, etc...
      et c'est systématique pour la viande bœuf  en sandwich (je pense que je dois avoir une allergie). Manque de formalisme dans les contrats, tu signes en tant que pigiste pour 6 mois quelque part, ton contrat est renouvelé tu n'as aucune preuve écrite.... Souvent aucune note sur comment tu peux résilier le contrat de ton coté, par contre toutes les façons dont la partie cliente peut te jeter sont très clairement explicitées (j'ai vu des contrats bien rédigés et des très mauvais mais je n'ai pas vu de limite basse). Manque de banques en ligne potables, les autres ont des frais débilitants. Tout le monde le sait déjà: abonnements téléphoniques et internet hors de prix ou il faut négocier en mode marchand de tapis pour avoir mieux... (pourquoi ne pas tout mettre au clair par écrit sur ce qui est possible, va savoir...) Le chitchatting hypocrite de la personne qui te connait pas et qui s'en fout de toi mais qui te demande quand même à chaque si tu vas bien lorsque je paye mes courses...: je ne sais jamais si je dois répondre ou non, ni même quoi répondre. J'ai l'impression que si je réponds je suis hypocrite car je ne veux pas le faire. Si je ne le fais pas je vais paraître rude (ça me le fait encore après un an, toujours ce même struggle). Mon ressenti il vaut mieux faire du bruit et paraître plutôt qu'il y ait ce silence qui tue. En réunion j'ai eu ça aussi: une salle est réservée pendant deux heures, en 30 minutes j'ai fini... et bah on m'a forcé à rester pendant 1h30 de plus pour se regarder dans le blanc des yeux... à pseudo tenter de trouver quelque chose à se dire...). Les transports en commun, la RATP n'est pas si mal, surtout en hiver... attendre des bus "en transit" qui passent devant toi par -30 ce n'est pas le "fun". Les salaires sont assez bas, cela se ressent particulièrement car il y a très peu d'avantages (peu de congés payes [souvent pas de congés maladie], mauvaises assurances, retraite "décente" que via les REER / RRSP (tes savings en fait avec de la detax) souvent pas de remboursement du titre de transport, pas de tickets resto / panier repas. Je perds souvent au change même si les appartements sont moins chers. Le WFH (work from home) me semble pas être du tout efficace, je considère souvent que mes collègues sont off lorsqu'ils travaillent de chez eux... disponibilité de 2 heures environ sur une journée de 8. Le système de santé fait peur, médecins pas souvent compétents (peut-être pas eu de chance) qui vont faire une recherche Google pour savoir ce que tu as, avec un choix limité pour aller voir ailleurs. Les assurances santé et les plafonds de la province, oui même si ton assurance rembourse bien, le gouvernement ne veut pas que ton assurance paye tout le reste chez le dentiste (ça ne me concernait pas directement j’étais en PVT donc l'assurance...osef mais j'ai eu des mauvais échos sur le système de sante en général, ne parlons pas des urgences). Les comparaisons systématiques avec les US pour se sentir mieux: "Ils n'ont même pas de healthcare en mode single-payer la-bas !", "Au moins on n'a pas de problèmes de violence avec les armes ici", "On est pro lgbt" (super BS), "On accueille tout le monde". C'est un ennemi facile par contre se regarder soi-même semble être plus compliqué et critiquer son gouvernement même de façon légère sans mal vu par contre pour les US pas de problèmes... Pourtant tout semble être bien américanisé ici. Sentiment d'hypocrisie sur la langue française et le rapport avec les autres provinces anglophones. Il faut défendre la langue mais on se fiche de comment on l’écrit (même au regard de la norme de l'office local). Je m'en fiche un peu de l’écrit mais le double discours me dérange. Recruteurs dans le domaine bancaire qui ne connaissent pas super bien la loi: demande d’enquête de crédit pour une embauche sans fournir d'explications sur le besoin de mener cette enquête (c'est la loi de renseignement au passage...). Chialage en permanence dans le dos des gens. Au travail je n'ai jamais vu des personnes passer autant de temps à se plaindre... Lorsqu'ils sont managers c'est encore pire j'ai vu des personnes bosser 5 heures par jour et chialer minimum 3 heures... faites les maths. Les gens qui disent de la merde dans le dos des autres (genre 1 mètre de distance) quand la personne se retourne ils font style qu'ils ne se passaient rien. J'ai vu ce pattern très très très souvent sur moi comme sur les autres... et sans aucune gène. Non ce n'est pas de la paranoïa (j'expliquerais un peu plus bas comment j'ai pu m'en apercevoir). Faux esprit d’équipe, peu d'entraide, on ne prend pas souvent sur soi pour aider les autres. J'ai aidé dans les équipes dans lesquelles je suis venu et les mercis ont été peu fréquents. L'aide apportée est souvent appropriée par la personne sans aucun signe de reconnaissance (j'ai beaucoup de mal avec ça...) chacun pour soi dans une équipe... Pas beaucoup d'esprit d'initiative, le travail pour améliorer les choses est mal vu: il ne faut pas faire d'heures supplémentaires pour améliorer les choses "ouin c'est pas bien". Je trouve souvent que la qualité du code est souvent pas terrible, c'est souvent peu cohérent. C'est important de partir vers 4 heures / 5 heures. C'est mal vu de dire directement quand quelque chose ne va pas (ne jamais "brusquer") même poliment ou de poser une question ("tu n'es pas autonome", tout le monde ne peut pas deviner pourquoi quelque chose a été faite de X manière pour déterminer son impact...). Première fois dans ma carrière que l'on dit par derrière que de laisser des commentaires sur le CVS est mal... tout le monde prend tout personnellement. Beaucoup de mise en avant même pour des choses qui ne le méritent pas (ajouter un opérateur "+" ou un "switch case" qui auraient peu de valeur de business). Le travail de fond est peu reconnu même lorsque tout le monde l'utilise après coup. Il faut s'auto promouvoir et le mieux s'auto promouvoir sur des petits détails. Imaginer un boulanger qui fait du pain et qui se la raconterait chaque matin pour dire "Yeah j'ai mis de la farine les mecs !!! Oh les mecs ouvrir le paquet de farine c’était pas easy! Rock n roll!" Quand tu demandes si tout va bien et qu'il y a des choses que tu pourrais améliorer et que l'on te dit "oui" avec un sourire hypocrite. Alors tu redemandes car les gens ne sont pas très discrets dans les espaces de travail ouvert et que tu les entends bitcher sur tout le monde "non non on est content de ton travail". J'en suis arrivé au point d'enregistrer illégalement mes supérieurs de nos jours (on trouvé du sacré matériel sur Amazon... stylo enregistreur, clé usb enregistreuse, fausse clé de voiture, etc.) et non je n’étais pas parano... Par contre ce genre de mensonge me fait pleurer littéralement. Ne me demander pas pourquoi j'ai beaucoup de mal avec l'hypocrisie, même après que je sois parti ça me fait toujours de la peine au cœur. J'ai toujours eu de la chance de bosser dans des endroits ou les gens se disaient directement les choses en face que ça plaise ou non. Mais ici non... je me suis même posé pas mal de questions, pourquoi ils font comme ça ? Est-ce qu'ils souffrent d’insécurité ? Est-ce qu'ils ont peur que les gens le prennent trop personnellement ? "Bah mon neveu" oui car souvent le bitchage est presque systématiquement sur ta personne et pas sur ton travail.... (j'ai eu le droit à ma façon de me comporter trop direct, mon accent de français, que j’étais trop anxieux et sérieux (what?!), que je ne devrais pas aider les autres (chacun son business) etc).  
      Apres un an ici, j'ai pris 40kg (stress-eating), j'ai eu des pensées suicidaires, la solitude ne me gène pas plus que ça mais l'hypocrisie me rend dingue ici.
      Dans la dernière entreprise dans laquelle je travaillais, les gens me disaient en off que je devrais m'en foutre que l'on nous bitche (moi et les autres) par derrière... personnellement je ne peux pas. Je sais que ca arrive de partout mais de ce que j'ai vécu pour l'instant c’était systématique et de mauvaise foi.
       
      Evidemment on ne peut pas forcer les gens à penser comme nous, il faut être flexible mais comment être flexible sur les valeurs qui nous définissent ?
       
      Je pense reprendre un dernier emploi de 6 mois et retourner en France. Je n'avais pas d'attentes particulières par rapport au Canada, je me disais que le fait d'avoir déjà vécu dans des pays avec une corruption grimpante ou avec peu de droits sociaux feraient que je sois ouvert et que l’expérience serait d'autant plus facile mais j'ai toujours eu des environnements de travail qui étaient décents dans lesquels les gens travaillaient dur. L'initiative était récompensée et les gens étaient directs même si ça pouvait être blessant. Ici j'ai vu de l'office politics, des comportements dignes de stéréotypes de fonctionnaires mais en plus "américain".

      J’espère juste que je n'ai pas eu de chance.
       
    • By Olivierr
      Cela fait maintenant 9 mois que je suis au Canada, à Montréal plus précisément en tant que résident permanent. Je suis un jeune Mauricien de 30 ans , qui est arrivé ici avec tout plein d’ambition. Tout comme beaucoup d’entre vous, avant mon arrivée ici, j’appréhendais un peu car je ne savais pas ce qui m’attendait et surtout si j’allais trouver un emploi dans mon domaine (la vente en hôtellerie). J’envoyais mes CV aux employeurs et très peu me répondaient – cela me frustrait un peu à l’idée que je devais peut être me réorienter… Bref ! Tout ça pour vous dire que je ne regrette EN AUCUN CAS d’être venu ici car je me suis bien intégré et ai trouvé un emploi 2 semaines après mon arrivée ici !! Donc, c’est normal  d’avoir de l’appréhension 
       
      Pour réussir ici, voici mes suggestions ci-dessous  :
      EMPLOI
      Fouiller sur internet comment rédiger un CV et ce que les employeurs Canadiens attendent de vous – Je vous recommande le site SIEL (Service d’Intégration En Ligne). Ce site possède toute sorte de modules et ils ont même une section qui explique comment faire un CV.
       
      Ne perdez pas de temps !!! Rédigez votre CV et votre lettre de motivation en anglais et en français avant d’arriver ici. Acheter rapidement une carte SIM ici et mettez à jour votre CV avec le numéro de téléphone. La plupart des employeurs vont vous appeler pour un entretien (pas forcément par courriel). Bien entendu, si vous obtenez un entretien, préparez-vous bien – aller sur le site de l’employeur et mémorisez les informations clefs. Préparez au moins 3-4 questions du type qui vont intéresser l’employeur. Exemple : Dans 2 ans, quels sont les possibilités d’évolution de carrière…
       
      Envoyez au moins une vingtaine d’application par jour !!. Et surtout ne paniquez pas si vous n’avez pas de réponse après une semaine. Vous serez contacté 2-3 semaines après, si la candidature est retenue.
       
      Le jour de l’entretien - Dire Bonjour en regardant dans les yeux et SURTOUT donnez une poignée de main FERME !!!!!!!
       
      Être bilingue est un AVANTAGE !!
       
      Et dernier point à mon avis – soyez vous-même, humble et démontrez une bonne attitude !
       
      Essayer de faire au moins 1 an chez un employeur – dans le contraire, cela démontre que vous êtes instable.
       
      J’ai fait exactement ce que j’ai décrit ci-dessus, et BOOM, premier entretemps => je décroche un emploi à temps plein ; pas exactement dans le domaine que je voulais mais c’est très reliée. D’ailleurs, d’autre employeurs Canadiens ont pris contact avec moi via LINKEDIN alors que j’avais déjà signé avec mon employeur actuel et j’ai décline… (voir le point où je mentionne que je recommande de faire au moins un an avant de bouger autre part, à mon avis).
       
      Tout ça pour dire qu’il faut commencer quelque part, dans un domaine connexe idéalement, car cela vous débouchera sur ce que vous voulez faire plus tard.
      Intégration Sociale
      Quand je suis arrivé, j’avais fait les arrangements avec un ami mauricien pour qu’ils m’hébergent ; alors que je prévoyais d’habiter chez lui pendent 2- 3 semaines, j’y suis resté pendant 3 mois  (sans abus bien sûr lol).
       
      Alors que mon ami et sa famille a vécu ici pendant 6 ans, j’ai saisi cette occasion pour absorber toutes les informations nécessaires et je posais pas mal de questions sur les emplois, le mode de vie au Quebec etc...  Le maximum d’information que vous avez, le mieux ce sera pour vous !!
      Suite à cette expérience qui m’a été très bénéfique, je vous recommande, si bien sûre les conditions le permettent, d’aller vivre chez de la famille ou amis dès votre arrivée car cela facilitera beaucoup votre intégration.
       
      Il y a beaucoup beaucoup à dire et à écrire – mais je pense que ces quelques points vont vous être utiles. SURTOUT et SURTOUT, ne vous démotivez pas, la clef du succès ici est la persévérance. En passant, je viens d’une ile tropicale oὺ il peut faire 15 degrés en hivers. J’ai eu froid 2-3 fois car je n’étais pas équipé ; je peux vous dire que l’hiver ici est tout à fait supportable ; quant à moi, j’adore la neige et l’air frais 
       
      Bonne continuation.
       
      Olivier R
    • By TarekDev
      Bonjour,
      Je suis infirmier de metier et dans mon temps libre je developpe des sites web pour des clinets en mode freelance, je veux une fois installer travailler comme developpeur web. Ma question est comment prouver mon experience dans ce domaine vu qu'il exige une experience. Merci.
    • By Addicttotravel
      Tiré de l'article de Radio Canada:
      "Ils sont jeunes et parlent français, mais ils ne se reconnaissent pas comme Québécois. Pourquoi? Quelles sont les solutions? Troisième d'une série de trois articles sur les 40 ans de la Charte de la langue française.
      Un texte de Danielle Beaudoin
      Les enfants de la loi 101 s’identifient davantage à leur pays d’origine ou au Canada, et beaucoup moins au groupe majoritaire québécois. C’est le constat dressé par la sociologue Marie-Odile Magnan, qui a copublié avec d’autres chercheuses deux articles sur le sujet, en 2014 et en 2016. Elles ont mené plus d’une centaine d’entretiens avec des cégépiens et des universitaires, tous des jeunes issus de l’immigration, de 1re et de 2e génération.

      « C’était intéressant de voir les mêmes résultats, même pour la 2e génération », souligne Marie-Odile Magnan. Cela dit, la chercheuse observe que ce processus de repli sur la culture du pays d’origine existe aussi dans d’autres sociétés.
      La sociologue explique que ces jeunes ont un rapport stratégique à la langue française. Le français est vu comme un outil d’intégration professionnelle, « mais ça ne va pas au-delà de ça ». Ils ne vont pas ressentir le besoin de s’identifier au groupe majoritaire, qu’ils appellent souvent eux-mêmes les Québécois de souche, précise Marie-Odile Magnan.

      Les auteurs du documentaire Les Québécois de la loi 101, Stéphane Leclair et Judith Plamondon, sont arrivés à la même conclusion que Mme Magnan. « Tout ce monde-là [enfants de la loi 101] parle bien le français, mais ce qu’on constatait, c’était l’échec plus culturel, finalement. L’échec de la transmission de la culture, et donc l’échec du sentiment d’appartenance envers la société québécoise », observe la réalisatrice Judith Plamondon."
       
      POURQUOI CETTE CRISE IDENTITAIRE?

      Des classes très multiethniques

      Marie-Odile Magnan constate que peu de jeunes issus de l’immigration se mêlent aux francophones québécois au primaire ou au secondaire. Les interactions scolaires se vivent dans un rapport « Nous/Eux » (Nous, les immigrants/Eux, les francophones québécois).
      La concentration des immigrants dans les mêmes écoles sur l’île de Montréal pourrait accentuer ce rapport « Nous/Eux », selon la chercheuse. On trouve à Montréal des écoles où 90 % à 100 % des élèves sont issus de l’immigration. Dans un tel contexte, ces jeunes fréquentent moins les Québécois francophones.
      Selon la sociologue Marie-Odile Magnan, obliger des élèves à parler le français en tout temps à l’école peut rendre leur intégration encore plus difficile. Photo : Radio-Canada
      Une approche punitive

      Marie-Odile Magnan observe que bien des jeunes vivent difficilement l’obligation de parler le français en tout temps à l’école. Ils se font avertir de parler français par le personnel de l’école, et cela leur rappelle sans cesse qu’ils sont différents.

      Dans certaines écoles montréalaises, les jeunes qui se font prendre à parler une autre langue que le français ont une amende de 25 sous. La sociologue croit que ce genre d'approches punitives ne permettent pas de favoriser un sentiment d’appartenance et peuvent même empêcher l’enfant d’avoir envie d’apprendre une autre langue.

      Des inégalités linguistiques
      Le fait que la langue française soit au cœur de l’approche interculturelle québécoise peut générer « une certaine forme de linguicisme », soit un racisme basé sur la langue, observe Marie-Odile Magnan. Il y a d’un côté les locuteurs de langue française, et de l’autre ceux qui parlent d’autres langues.

      « Ils sont invisibles »

      « Comment se sentir partie prenante d’une culture dans laquelle tu es invisible, d’une certaine façon? Maintenant, 30 % des nouveau-nés ont des parents qui viennent d’ailleurs. Ça ne se reflète pas nécessairement dans nos grandes institutions culturelles, au théâtre, à la télé », explique la chroniqueuse de La Presse Rima Elkouri, dans le documentaire Les Québécois de la loi 101.
      Où est la culture québécoise?

      Dans Les Québécois de la loi 101, des jeunes expliquent qu’ils n’apprennent pas la culture québécoise au secondaire. Une étudiante du Collège Vanier affirme qu’elle n’a lu qu’un seul livre québécois à l’école, Incendies, de Wajdi Mouawad.

      Akos Verboczi, auteur du livre Rapsodie québécoise. Itinéraire d’un enfant de la loi 101, estime que ce n’est pas normal qu’après 11 ans d’études des jeunes sortent avec un diplôme de 5e secondaire sans trop connaître l’histoire du Québec.
      L’auteur de « Rhapsodie québécoise. Itinéraire d'un enfant de la loi 101 », Akos Verboczy, est en pleine discussion avec des étudiants d’un cégep anglophone de Montréal, le Collège Vanier.   Photo : Documentaire Les Québécois de la loi 101 DES PISTES DE SOLUTION

      Transmettre la culture québécoise

      Être fier de sa culture, c’est aussi vouloir la transmettre, croit Akos Verboczi. « Dire à un immigrant pakistanais de lire du Michel Tremblay. Il ne faut pas juste transmettre une langue, il faut aussi transmettre une culture qui vient avec », soutient le Québécois d’origine hongroise dans le documentaire.

      « On ne cherche pas à leur faire aimer, à leur faire connaître des œuvres phare ou des œuvres plus actuelles de la culture québécoise et de bien enseigner l’histoire du Québec, l’histoire plus récente », explique le documentariste Stéphane Leclair.
      Des élèves de l’école secondaire la plus multiethnique du Québec, l’école La Voie de Côte-des-Neiges, à Montréal, lisent « Les Belles-sœurs » de Michel Tremblay à l’invitation du chroniqueur culturel Stéphane Leclair.   Photo : Documentaire Les Québécois de la loi 101 Favoriser les échanges

      La chercheuse Marie-Odile Magnan suggère de stimuler les rapports entre Québécois francophones et jeunes issus de l’immigration. Elle propose par exemple d’organiser des échanges entre les écoles pour favoriser la rencontre des jeunes.

      « Si on a une école à 100 % pluriethnique, peut-être pourrait-il y avoir des échanges avec une école de banlieue 100 % francophone native. »

      Un curriculum plus inclusif

      Selon Mme Magnan, il faudrait revoir le programme scolaire pour que les jeunes issus de l’immigration se sentent davantage inclus. Pourquoi ne pas parler de l’histoire des Noirs au Québec? suggère-t-elle.
      Et, à son avis, il faudrait intégrer dans les écoles des enseignants étrangers ou issus de l’immigration. « Le fait de diversifier le personnel scolaire pourrait favoriser d’autres approches ou d’autres visions », précise-t-elle.

      La diversité dans les médias et à l’embauche

      Comme majorité dominante, les Québécois francophones se doivent d’inclure les minorités à l’écran, mais aussi de les intégrer à l’embauche, selon Richard Bourhis, professeur émérite en psychologie sociale à l’UQAM et auteur de plusieurs écrits sur la loi 101.
      Richard Bourhis croit aussi que la majorité dominante a des obligations envers ses minorités, et qu’elle devrait voir l’immigrant non pas comme une menace à l’identité québécoise, mais comme un avantage.

      Le Québec, au-delà du français

      Quarante ans après l’adoption de la Charte, les jeunes, qu’ils soient Québécois de souche ou issus de l’immigration, ont envie d’un projet de société qui va plus loin que la seule protection de la langue française, constate Stéphane Leclair.
    • By ilham547
      Bonjour, je suis residente permanente depuis bientot 4 ans, je vais donc demander la citoyenneté fin août 2017 prochain, et je souhaite changer mon prenom dans le but de mieux m’intégrer (et eviter certains questions comme d'ou vient tu ou comment ca se prononce ton nom etc...) pour cela j'ai appeler la IRCC et m'ont dit qu'il faut attendre un an apres la citoyenneté pour faire une demande de changement de prenom, mais moi je suis certaine que il ya des gens qui presentent une demande de changement de prenom lors d ela demande de citoyenneté, donc si quelqu'un est passé par cette experience et a réussi a changer son prenom merci de partager avec moi la procedure correcte. merci
    • By Laurent
      Invité aujourd’hui au micro de Radio-Canada, Charles Taylor n’y va pas de main morte en qualifiant la France d’exemple de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’immigration et d’intégration des minorités. Nommé en 2007 par le gouvernement québécois coprésident de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, il se questionne sur le courant d’intolérance qui balaie les États-Unis et la France, et qui n’est pas le même que celui qui atteint le Québec.
      Selon lui, la vaste majorité des immigrants veulent s’intégrer contrairement à la perception que certaines personnes peuvent avoir, et toujours selon lui, la France, à cause de son passé colonial et de la guerre en Algérie, n’a jamais permis l’intégration de ses immigrants qui ont été discriminés sur plusieurs générations. Beaucoup de jeunes disent être musulmans et pas Français, à cause du phénomène d’exclusion qu’ils subissent et c’est ce que Charles Taylor définit comme une cassure profonde très regrettable pour la société Française qu’il faut absolument éviter au Québec.
      Extrait de son entrevue : https://www.immigrer.com/immigration-la-france-est-lexemple-ne-pas-suivre/
    • By Golda
      Hello c'est encore moi,
      Oui, je ne lâche plus le forum depuis que j'ai le visa et que je prépare mon départ, attendez-vous à ce que je vous bombarde de questions les habitués et autres 
       
      Alors cette fois-ci c'est pour un sujet incontournable, mais que j'ai encore du mal à maîtriser. Je précise que le débat est le bienvenu, mais dans une optique pédagogique avant tout, je demande à apprendre et à comprendre, à me préparer quoi...pas à juger, ou remettre en question un système ou quoi que ce soit d'autre. 
       
      Bref, je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi concernant ce fameux "réseautage" dont on parle tant et qui semble indispensable pour travailler au Québec (et même pour d'autres choses, trouver un médecin de famille ou que sais-je...). Ma préoccupation première vous l'aurez deviné c'est le réseautage pour le boulot, alors je veux vraiment en savoir un max là-dessus, et surtout comment réseauter quand on débarque seul sans amis ni famille déjà installés sur place, comment débuter surtout. 
       
      En toute humilité, j'aimerais aussi qu'on m'aide à saisir la nuance qui semble exister entre "réseautage" et "copinage" ...
      Comme toujours, le vécu de personnes arrivées seules comme moi, récemment de préférence (pour que les infos et conseils soient vraiment pertinents par rapport au marché du travail actuel) est le bienvenue.
       
      Voilà, j'espère avoir été assez clair sur un sujet pas mal vaste et potentiellement épineux 
       
      N.B: je suis formé dans les RH (diplôme français) et j'ai donc bossé dans les RH mais aussi eu un poste un peu plus polyvalent dans le tourisme dernièrement. 
       
      Merci d'avance à toutes et à tous pour vos apports toujours intéressants
       
       
       
    • By rodovelo
      Actuellement parrainé depuis l'intérieur du pays, je rencontre divers problèmes dans le déroulement de ma demande de permis de travail ouvert déposée en même temps que le parrainage.
      Est ce que quelqu'un a suivi cette procédure en 2015, 2016 avec ce projet pilote de parrainage plus permis de travail? J'aimerais avoir un retour sur son expérience.
       
      Autre question, les agents que j'ai au téléphone me disent ne pas voir dans mon dossier la demande de permis de travail qui a été envoyée il y a presque 4 mois. Des agents  me disent que c'est normal, il faut attendre qu'ils en arrivent au traitement de la demande pour qu'elle soit visible dans ma fiche informatique. D'autre agents me disent que si la demande n'est pas dans leur ordinateur c'est qu'elle est égarée ou perdue et qu'il n'y a rien à attendre, il faut en refaire une...et attendre 4 mois de plus pour qu'elle soit traitée.
      Si d'autre personnes ont vécu ce type de situation cela m'intéresse fortement.
       
      Les problèmes ont débuté avec une feuille que l'agent n'a pas vu dans mon dossier alors qu'elle y était et depuis c'est de catastrophes en catastrophes. Est ce que vos expériences avec IRCC ont été bonnes ou mauvaises?
       
      Je me demande s'ils sont incompétents ou si c'est une technique de blocage des dossiers francophones, on connait cette lutte interne entre les deux langues. J'ai compté 5 erreurs commises par IRCC depuis le début de ma procédure, sans parler de la lenteur.
       
      Merci à vous
       
       
       
       
       
       
       
    • By zakas89
      Bonjour, bonsoir à toutes et tous,
       
      Je me permets de me rapprocher de vous au sujet des critères d'emploi au Québec. J'ai eu un avis favorable pour venir m'installer au Québec en tant que travailleur permanent.
      Je suis d'origine marocaine (bientôt naturalisé français) et j'occupe le poste d'auditeur confirmé au sein d'un grand cabinet d'audit en France (2 ans d'expérience).
      Après plusieurs recherches effectuées sur Google, j'ai conclu que trouver un poste au Québec est complétement difficile du fait que les sociétés demandent un diplôme et une expérience canadiens.
      En effet, je me demande comment pourrais-je faire (au cas où je me décide d'y aller) pour obtenir un diplôme ou faire une formation d'un an afin de pouvoir décrocher un bon poste en finance.
      Je reste ouvert à toutes vos propositions, pistes... pour faciliter mon intégration dans ce pays.
      Je vous remercie par avance pour vos réponse.
       
      Cordialement,   
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