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Situation économique du Québec en 2016


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Publié le 05 janvier 2016 à 08h00 | Mis à jour à 08h00

 

Les rêves et les cauchemars de l'après-zéro

 

Le Québec atteindra le déficit zéro en 2016, une première depuis sept ans. Pour y parvenir, les gouvernements successifs ont dû imposer davantage les contribuables, compresser leurs dépenses et augmenter la TVQ. Maintenant que l'objectif est à portée de main, est-il permis de recommencer à rêver? Oui et non.

Moins d'impôts

Premier impact positif du rétablissement de l'équilibre: le gouvernement éliminera progressivement la contribution santé à partir de janvier 2017. Pour les contribuables, c'est l'équivalent d'une baisse d'impôts de 376 millions au cours de l'année budgétaire 2016-2017 et de 742 millions lorsque la mesure sera pleinement en vigueur, deux ans plus tard (2019-2020). La contribution est de 100$ pour les moins nantis (revenus de 42 235$ ou moins) et de 1000$ pour les plus riches (155 000$ et plus). Les premiers verront leur contribution disparaître en 2017 et les derniers, en 2019.

De l'argent frais

Autre aspect positif: l'équilibre budgétaire permettra de réinjecter un peu d'argent frais dans le système public. Depuis deux ans, déficit zéro oblige, la croissance des dépenses de programmes (santé, éducation, etc.) a été freinée à 1,6% par année, essentiellement. Or, d'ici deux ans, elle passera à un rythme annuel de 2,8%. Premier exemple: le gouvernement a annoncé 80 millions d'argent frais par année en éducation dès le prochain exercice budgétaire.

Une dette qui baisse

Au 31 mars 2015, la dette brute a atteint un sommet de 204 milliards, soit 55,1% du PIB du Québec. Dès 2016, la dette reculera en proportion de l'économie, passant à 55% du PIB, puis progressivement jusqu'à 50,6% du PIB en 2020. Le Fonds des générations, qui atteindra alors 20,1 milliards, est en partie responsable de cette baisse. Pendant ce temps, la situation se détériore ailleurs et la dette augmente. Par exemple, l'Ontario et l'Alberta sont forcées d'augmenter leurs charges fiscales en raison de leurs déficits, ce qui améliore la compétitivité relative du Québec.

 

Une cote de crédit améliorée

D'ici deux ans, l'agence Standard&Poors pourrait réviser la cote de crédit à long terme du Québec si le gouvernement atteint les objectifs annoncés. Plus précisément, l'agence de notation ajouterait la mention «perspective positive» à la cote de A+ du Québec, ce qui nous placerait devant l'Ontario, une première depuis les années 70. Notre meilleure cote réduirait nos coûts d'emprunts, augmentant d'autant notre marge de manoeuvre.

Le risque de Bombardier

L'investissement de 1,3 milliard du gouvernement dans Bombardier gonflera la dette en 2016, mais ne nuira pas à l'équilibre budgétaire. Par contre, si les affaires de la C Series ne décollent pas et que l'entreprise perd de la valeur au cours des prochaines années, le gouvernement devra déprécier son placement et passer cette dépréciation à la dépense. Par exemple, une perte de valeur de 20% obligera Québec à inscrire une dépense de 260 millions à son budget, ce qui nuira à l'équilibre budgétaire.

La paye des médecins

Autre dépense importante en vue: le nouveau bond de la rémunération des médecins. Pour atteindre le déficit zéro, le Québec et les médecins ont convenu d'étaler sur huit ans certaines des hausses qui avaient été consenties. Cet étalement permet des économies jusqu'en 2017-2018, dans deux ans, mais après, il faudra repayer le manque à gagner aux médecins. Selon le rapport du Vérificateur général, il en coûtera alors quelque 350 millions par année au gouvernement.

Relativité, péréquation et productivité

La relativité salariale de 2,4% accordée aux employés du secteur public viendra gonfler les dépenses de façon importante en 2019. Autre facteur de risque d'ici là: le déclin des prix du pétrole finira par réduire la capacité fiscale de l'Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve et faire pression sur les paiements de péréquation accordés au Québec. Enfin, le Québec accuse des retards importants de productivité, une donnée cruciale pour notre niveau de vie. Les entreprises devront investir pour permettre au Québec de poursuivre sur sa lancée de 2014, alors que la productivité avait augmenté de 2,5%, une première depuis l'an 2000.

http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/francis-vailles/201601/02/01-4935880-les-reves-et-les-cauchemars-de-lapres-zero.php

 

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