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Cherrybee

Cliniques médicales publiques: des services rapides... et illégaux

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Des cliniques publiques de la Rive-Sud de Montréal font payer aux patients un abonnement pour avoir accès à un médecin plus rapidement. Une activité illégale.
La Presse s'est présentée dans deux cliniques, munie de caméras cachées, en prétendant vouloir devenir membre.

Ce jour d'hiver 2015, la première clinique sans rendez-vous visitée, CAMU à Longueuil, est bondée. Les patients attendent jusque dans le corridor. Quand nous arrivons au quatrième étage pour nous inscrire au Club CAMU santé, un autre monde nous attend.

Dans un chic salon orné d'oeuvres d'art, la responsable des adhésions explique qu'en payant 1000 $ pour un an, un membre de la famille aura droit à un bilan de santé. Mais ce qui rend l'adhésion intéressante, c'est qu'elle permet à toute la famille d'avoir accès à un médecin plus rapidement.

« Sur votre carte de membre, il y a un numéro spécifique pour atteindre la boîte vocale des infirmières, précise-t-elle. C'est elles qui gèrent l'horaire de l'urgence. [...] Ce n'est pas le même numéro que la réceptionniste de l'urgence en bas. À l'intérieur de 45 minutes-1 heure, une infirmière va vous rappeler. Ceux qui ne sont pas membres doivent attendre à la porte de l'urgence, parfois à partir de 6 h 30 le matin. C'est le premier arrivé », ajoute-t-elle.

Les médecins du Club CAMU santé tout comme ceux de la clinique CAMU sont payés par le gouvernement. La Régie de l'assurance maladie du Québec, le Collège des médecins ainsi que le ministre de la Santé Gaétan Barrette sont catégoriques, ces forfaits sont illégaux.

« Si le médecin se fait payer par la RAMQ, il n'a pas le droit d'exiger de frais supplémentaires pour ouverture de dossier ou avoir une priorité sur une liste, affirme le ministre. Dans ma propre famille, il y a des gens qui n'osent pas se plaindre de la situation par crainte de représailles. »

Le Dr Yves Robert, secrétaire au Collège des médecins, précise que la priorité d'accès doit être donnée strictement en fonction du besoin médical.

« Là, on monnaye la priorité. Sur le plan déontologique, les médecins qui participent à un système comme celui-là pourraient se mettre en contravention de leur code de déontologie. »

Joint au téléphone, le fondateur du Club CAMU santé, le Dr Bruno Lussier, qui a aussi fondé la clinique CAMU, affirme qu'il s'était entendu avec le Collège des médecins avant d'ouvrir son Club, il y a une dizaine d'années. « Je suis surpris que le Collège considère mes activités illégales, explique-t-il calmement. Je ne peux pas nier que les membres n'aient pas à se présenter pour obtenir un rendez-vous à l'urgence, mais jamais on ne va enlever la place d'un patient qui attend à la clinique sans rendez-vous pour faire de la place à un membre. »

Le même jour, La Presse a visité une deuxième clinique publique, la Coop de solidarité santé La Prairie. En 2011, elle avait reçu une mise en demeure de la Régie de l'assurance maladie du Québec et avait promis de se conformer. Lors de notre passage, elle privilégiait encore les patients qui payaient un abonnement, soit 569,20 $ pour une famille.

Être membre donne plusieurs avantages, dont l'accès à un numéro spécial pour avoir un rendez-vous avec un médecin. « Il y a deux secrétaires qui ne travaillent que pour les membres, explique le directeur de la coop, Alexandre Lalancette, qui nous reçoit dans son bureau pour procéder à l'inscription. On a un pool de rendez-vous, et tous les matins, on donne ces rendez-vous-là [aux membres]. Et une fois qu'on a tout alloué ça, on fait comme dans les autres cliniques, ce qui nous reste, il y a des gens qui se présentent à la porte et on donne les rendez-vous. »

La porte-parole de la RAMQ, Caroline Dupont, soutient que cette situation est dérogatoire à la Loi sur l'assurance maladie. « Si les gens pensent qu'ils ont eu à débourser pour avoir accès à un médecin plus rapidement, on va les rembourser. »

Jusqu'à présent, la RAMQ n'a jamais donné d'amende aux coops et aux clubs de santé. Elle préfère travailler en collaboration avec les cliniques afin qu'elles se conforment à la loi.

Une fois devenue membre de la coop de santé, La Presse est toujours dans le bureau du directeur lorsqu'il nous suggère une façon illégale d'obtenir un médecin de famille : le charme.

« Si vous utilisez nos services, si vous voyez les médecins à l'urgence, n'hésitez pas à faire votre exercice de charme pour vous. [...] C'est toujours plus facile pour un médecin, même si ce n'est pas supposé influencer, d'avoir envie de suivre un patient agréable qu'un patient désagréable. »

En visionnant cet extrait filmé avec une caméra cachée, le secrétaire du Collège des médecins est renversé. « Ah God !, s'exclame le Dr Yves Robert. C'est ce qu'on appelle de la sélection de clientèle. On a un article du Code de déontologie qui dit que la raison pour laquelle on voit un patient, c'est parce qu'il est malade et qu'il a besoin d'un médecin. »

Le directeur de la coop, Alexandre Lalancette, a refusé de nous accorder une entrevue. Dans un long courriel, il a expliqué que pour se conformer aux règles d'accessibilité de la RAMQ, la coop de La Prairie a décidé de changer l'attribution des rendez-vous la semaine dernière. « Tous les rendez-vous à l'urgence sont donnés par téléphone un après l'autre, que le patient soit membre ou pas, écrit-il. [...] Les médecins de la Coop ont à charge autant de patients non membres que de patients membres, il serait donc faux de prétendre que les membres sont avantagés. »

Pour ce qui est de sa suggestion de « charmer » les médecins, il préfère maintenant parler de patients « dévoués » à leur santé et prêts à écouter les conseils du médecin.

La chasse aux rendez-vous
Les familles ont parfois besoin de voir un médecin le jour même et se rabattent dans une clinique sans rendez-vous. La Presse a voulu vérifier quelle était la façon la plus rapide de voir un médecin. En revêtant le rôle d'un patient ordinaire, nous avons essayé d'obtenir une place dans trois cliniques publiques, une coopérative de santé, une clinique privée et avec l'aide du site bonjour-sante.ca. Voici ce que notre test a donné, un mercredi matin de mars 2015.

•Clinique publique CAMU, Longueuil : complet
•Clinique publique René-Gaultier, Varennes : complet
•Clinique publique Pierre-Boucher, Longueuil : complet
•Site internet payant bonjour-sante.ca (15 $ plus taxes) : 14 h 15
•Coop santé La Prairie (abonnement : 251,80 $ pour une personne) : 11 h 45
•Clinique Racicot, Boucherville (120 $ la consultation) : 10 h 35

Résultat : Plus on paye, plus on obtient un rendez-vous rapidement. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et le Conseil pour la protection des malades ont réagi aux résultats de notre test.

« Je suis aussi déçu que pas surpris, dit le ministre. Les cliniques privées chargent et sont toujours disponibles. Pour la partie publique, ça ne me surprend pas et c'est la raison pour laquelle il y a la loi 20. On doit régler ça, parce qu'avec la quantité d'argent qu'on met dans le système, ce n'est pas normal qu'on n'ait pas accès. »

« Ça n'a pas de bon sens, ce que vous mentionnez là !, s'exclame le président du Conseil de la protection des malades, maître Paul Brunet. On n'est pas des spécialistes de la question, mais on paye. Et on est tanné de payer pour un accès qui est très rare. Les fédérations de médecins et le gouvernement doivent trouver une solution. »

Code de déontologie des médecins
63.1. Le médecin doit s'assurer que la priorité d'accès à des soins médicaux soit donnée à un patient strictement en fonction de critères de nécessité médicale.

Loi sur l'assurance maladie
22. Un professionnel de la santé soumis à l'application d'une entente ne peut permettre ou accepter que la rémunération pour des services assurés qu'il a fournis soit réclamée au nom d'un autre professionnel. De même, un professionnel de la santé soumis à l'application d'une entente ne peut permettre ou accepter que la rémunération pour des services assurés fournis par un autre professionnel de la santé soit réclamée de la Régie en son nom.

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Le pire la dedans c'est que les incompétents du ministère ont l'air de le découvrir... alors que toute le monde le sait pertinemment... mauvaise foi, décalage avec le quotidien de la société ???

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Le pire la dedans c'est que les incompétents du ministère ont l'air de le découvrir... alors que toute le monde le sait pertinemment... mauvaise foi, décalage avec le quotidien de la société ???

Oui enfin, des politiques déconnectés de la vraie vie, c'est pas nouveau non plus et c'est pas spécifique au Québec :whistlingb:

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Le pire la dedans c'est que les incompétents du ministère ont l'air de le découvrir... alors que toute le monde le sait pertinemment... mauvaise foi, décalage avec le quotidien de la société ???

je n'y avais jamais été confrontée.

Pour moi, avant d'avoir un médecin de famille, je naviguais entre clinique d'urgence à laquelle on s'inscrivait la veille gratuitement ( et on nous attribuait une heure précise de RDV) et privé à 90 $ la consultation.

Je ne savais pas que le privé pouvait favoriser l'accès à un médecin de famille.

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Des cliniques publiques de la Rive-Sud de Montréal font payer aux patients un abonnement pour avoir accès à un médecin plus rapidement. Une activité illégale.

La Presse s'est présentée dans deux cliniques, munie de caméras cachées, en prétendant vouloir devenir membre.

Ce jour d'hiver 2015, la première clinique sans rendez-vous visitée, CAMU à Longueuil, est bondée. Les patients attendent jusque dans le corridor. Quand nous arrivons au quatrième étage pour nous inscrire au Club CAMU santé, un autre monde nous attend.

Dans un chic salon orné d'oeuvres d'art, la responsable des adhésions explique qu'en payant 1000 $ pour un an, un membre de la famille aura droit à un bilan de santé. Mais ce qui rend l'adhésion intéressante, c'est qu'elle permet à toute la famille d'avoir accès à un médecin plus rapidement.

« Sur votre carte de membre, il y a un numéro spécifique pour atteindre la boîte vocale des infirmières, précise-t-elle. C'est elles qui gèrent l'horaire de l'urgence. [...] Ce n'est pas le même numéro que la réceptionniste de l'urgence en bas. À l'intérieur de 45 minutes-1 heure, une infirmière va vous rappeler. Ceux qui ne sont pas membres doivent attendre à la porte de l'urgence, parfois à partir de 6 h 30 le matin. C'est le premier arrivé », ajoute-t-elle.

Les médecins du Club CAMU santé tout comme ceux de la clinique CAMU sont payés par le gouvernement. La Régie de l'assurance maladie du Québec, le Collège des médecins ainsi que le ministre de la Santé Gaétan Barrette sont catégoriques, ces forfaits sont illégaux.

« Si le médecin se fait payer par la RAMQ, il n'a pas le droit d'exiger de frais supplémentaires pour ouverture de dossier ou avoir une priorité sur une liste, affirme le ministre. Dans ma propre famille, il y a des gens qui n'osent pas se plaindre de la situation par crainte de représailles. »

Le Dr Yves Robert, secrétaire au Collège des médecins, précise que la priorité d'accès doit être donnée strictement en fonction du besoin médical.

« Là, on monnaye la priorité. Sur le plan déontologique, les médecins qui participent à un système comme celui-là pourraient se mettre en contravention de leur code de déontologie. »

Joint au téléphone, le fondateur du Club CAMU santé, le Dr Bruno Lussier, qui a aussi fondé la clinique CAMU, affirme qu'il s'était entendu avec le Collège des médecins avant d'ouvrir son Club, il y a une dizaine d'années. « Je suis surpris que le Collège considère mes activités illégales, explique-t-il calmement. Je ne peux pas nier que les membres n'aient pas à se présenter pour obtenir un rendez-vous à l'urgence, mais jamais on ne va enlever la place d'un patient qui attend à la clinique sans rendez-vous pour faire de la place à un membre. »

Le même jour, La Presse a visité une deuxième clinique publique, la Coop de solidarité santé La Prairie. En 2011, elle avait reçu une mise en demeure de la Régie de l'assurance maladie du Québec et avait promis de se conformer. Lors de notre passage, elle privilégiait encore les patients qui payaient un abonnement, soit 569,20 $ pour une famille.

Être membre donne plusieurs avantages, dont l'accès à un numéro spécial pour avoir un rendez-vous avec un médecin. « Il y a deux secrétaires qui ne travaillent que pour les membres, explique le directeur de la coop, Alexandre Lalancette, qui nous reçoit dans son bureau pour procéder à l'inscription. On a un pool de rendez-vous, et tous les matins, on donne ces rendez-vous-là [aux membres]. Et une fois qu'on a tout alloué ça, on fait comme dans les autres cliniques, ce qui nous reste, il y a des gens qui se présentent à la porte et on donne les rendez-vous. »

La porte-parole de la RAMQ, Caroline Dupont, soutient que cette situation est dérogatoire à la Loi sur l'assurance maladie. « Si les gens pensent qu'ils ont eu à débourser pour avoir accès à un médecin plus rapidement, on va les rembourser. »

Jusqu'à présent, la RAMQ n'a jamais donné d'amende aux coops et aux clubs de santé. Elle préfère travailler en collaboration avec les cliniques afin qu'elles se conforment à la loi.

Une fois devenue membre de la coop de santé, La Presse est toujours dans le bureau du directeur lorsqu'il nous suggère une façon illégale d'obtenir un médecin de famille : le charme.

« Si vous utilisez nos services, si vous voyez les médecins à l'urgence, n'hésitez pas à faire votre exercice de charme pour vous. [...] C'est toujours plus facile pour un médecin, même si ce n'est pas supposé influencer, d'avoir envie de suivre un patient agréable qu'un patient désagréable. »

En visionnant cet extrait filmé avec une caméra cachée, le secrétaire du Collège des médecins est renversé. « Ah God !, s'exclame le Dr Yves Robert. C'est ce qu'on appelle de la sélection de clientèle. On a un article du Code de déontologie qui dit que la raison pour laquelle on voit un patient, c'est parce qu'il est malade et qu'il a besoin d'un médecin. »

Le directeur de la coop, Alexandre Lalancette, a refusé de nous accorder une entrevue. Dans un long courriel, il a expliqué que pour se conformer aux règles d'accessibilité de la RAMQ, la coop de La Prairie a décidé de changer l'attribution des rendez-vous la semaine dernière. « Tous les rendez-vous à l'urgence sont donnés par téléphone un après l'autre, que le patient soit membre ou pas, écrit-il. [...] Les médecins de la Coop ont à charge autant de patients non membres que de patients membres, il serait donc faux de prétendre que les membres sont avantagés. »

Pour ce qui est de sa suggestion de « charmer » les médecins, il préfère maintenant parler de patients « dévoués » à leur santé et prêts à écouter les conseils du médecin.

La chasse aux rendez-vous

Les familles ont parfois besoin de voir un médecin le jour même et se rabattent dans une clinique sans rendez-vous. La Presse a voulu vérifier quelle était la façon la plus rapide de voir un médecin. En revêtant le rôle d'un patient ordinaire, nous avons essayé d'obtenir une place dans trois cliniques publiques, une coopérative de santé, une clinique privée et avec l'aide du site bonjour-sante.ca. Voici ce que notre test a donné, un mercredi matin de mars 2015.

•Clinique publique CAMU, Longueuil : complet

•Clinique publique René-Gaultier, Varennes : complet

•Clinique publique Pierre-Boucher, Longueuil : complet

•Site internet payant bonjour-sante.ca (15 $ plus taxes) : 14 h 15

•Coop santé La Prairie (abonnement : 251,80 $ pour une personne) : 11 h 45

•Clinique Racicot, Boucherville (120 $ la consultation) : 10 h 35

Résultat : Plus on paye, plus on obtient un rendez-vous rapidement. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et le Conseil pour la protection des malades ont réagi aux résultats de notre test.

« Je suis aussi déçu que pas surpris, dit le ministre. Les cliniques privées chargent et sont toujours disponibles. Pour la partie publique, ça ne me surprend pas et c'est la raison pour laquelle il y a la loi 20. On doit régler ça, parce qu'avec la quantité d'argent qu'on met dans le système, ce n'est pas normal qu'on n'ait pas accès. »

« Ça n'a pas de bon sens, ce que vous mentionnez là !, s'exclame le président du Conseil de la protection des malades, maître Paul Brunet. On n'est pas des spécialistes de la question, mais on paye. Et on est tanné de payer pour un accès qui est très rare. Les fédérations de médecins et le gouvernement doivent trouver une solution. »

Code de déontologie des médecins

63.1. Le médecin doit s'assurer que la priorité d'accès à des soins médicaux soit donnée à un patient strictement en fonction de critères de nécessité médicale.

Loi sur l'assurance maladie

22. Un professionnel de la santé soumis à l'application d'une entente ne peut permettre ou accepter que la rémunération pour des services assurés qu'il a fournis soit réclamée au nom d'un autre professionnel. De même, un professionnel de la santé soumis à l'application d'une entente ne peut permettre ou accepter que la rémunération pour des services assurés fournis par un autre professionnel de la santé soit réclamée de la Régie en son nom.

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C est quoi le site internet bonjour santé, il vous redirige vers où ?

Pour la clinique à Boucherville , on a pas besoin d'être abonné donc pour avoir un rdv ? Si j'ai une urgence je crois que je choisirai ce mode là

Envoyé par l'application mobile Forum IC

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Cela démontre seulement que le privé à toute sa place dans notre système et qu'il ne peut pas fonctionner sans cette alternative.

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    • By Ryouman
      Bonjour tout le monde, 
      je suis médecin Algérien en plein processus d'immigration au Canada, pour faire vérifier mon diplôme à la source par le CMC, je me suis inscrit sur inscriptionmed.ca.
      Pour faire une demande de vérification à la source on doit joindre à la demande un formulaire d’authentification de l'identité avec une photocopie certifiée conforme du passeport qui selon leurs instructions doit être certifié par  :     

       
      Et que cela est impératif que les cachets soient en français ou en anglais (les traductions des cachets ne sont pas acceptées).
      Hors, aucun notaire contacté n'a de cachets en français ou en anglais, les avocats me répondent qu'ils n'ont pas le droit de certifier des documents selon la loi algérienne, la faculté de médecine me dit qu'ils n'ont pas le droit de certifier des documents de voyages, l'ambassade du Canada a arrêté ces services de certification en 2014 et les autres ambassades en Algérie n'offrent leurs services de certification qu'à leurs ressortissants.

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      Bonjour,

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    • By Woene
      Je voudrais savoir si quelqu’un a déjà eu des problèmes de fardeau excessif et cmt on peut le gérer. J'ai reçu un message de l'ambassade que mon petit constituera un lourd fardeau pour les services sociaux québécoise et je ne sais pas cmt procédé. Au petit il a été diagnostique un trouble de comportement (tadh) l'année passée, j'ai fourni le dossier medical, ts les examens et les activités ( parcours de psychomotricité et des séances psychologiques) que ns avons fait. L'ambassade m'envoie un message ql à un retard mental et ne peut pas aller au Canada mais sans vous mentir il a un cursus normal........... Bien je voudrais savoir si vous avez qq ou connaissez qq qui as eu un problème de ce genre de blem et qsq on peut fr pr le contourner. L'ambassade me donne 60 jrs pour apporter ou démontrer franchement je ne sais quoi..........
      Je vous remercie d'avance
    • By 4omar
      Bonjour
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      AA
       
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    • By HeyJude
      Bonjour,
       
      Je suis en train de me renseigner sur les assurances santé pour les 3 premiers mois après mon arrivée à Toronto.
      J'ai envoyé des demandes de devis à Manuvie, La Croix bleue et Cigna Healthcare.
       
      Auriez-vous d'autres organismes à me recommander ?
      Et parmi ceux que j'ai contactés, les recommandez-vous ?
       
      Merci d'avance pour vos retours.
       
    • By GrégoryFrCa
      Bonjour,
       
      J'ai lu que même pour un citoyen canadien, le retour au pays n'excluait pas ce fameux délai de 3 mois sans couverture santé.
      Mais j'ai aussi trouvé ça (http://www.ramq.gouv.qc.ca/fr/citoyens/assurance-maladie/inscription/Pages/ententes-autres-pays.aspx) :
       
      Est-ce que cela s'applique à un citoyen franco-canadien venant s'installer avec sa femme française résidente permanente ?
       
      Si non, quels sont les organismes intéressants pour prendre une assurance le temps d'obtenir la couverture de la RAMQ ?
       
      Merci pour vos réponses
    • By Laurent
      Voici un récit écrit par @jimmy, que je trouve utile car il relate son expérience en France et au Québec, et remet en perspective certaines idées reçues par les Français à propos du système de santé du Québec.
       
      Bon…chu tanné….voici mon coup de gueule à ce sujet;
      Je trouve les Français du forum pas très honnêtes dans leurs interventions sur les comparaisons de système de santé en France et ici (lorsque le système de santé vient sur le sujet).
      Je vais souvent en France, j’ai des amis (surtout des amies ) en France, ma sœur vit en France… Donc j’ai eu l’occasion de voir de mes yeux le système Français.
      À première vue ça semble fantastique… Jusqu’au moment ou on comprend de quoi il s’agit vraiment.
      J’écris ce texte pour remettre les pendules à l’heure parce que les Français du forum ne le font pas… Et aussi pour informer les Québécois du forum que l’on s’amuse à ridiculiser ici… Sauf que on ne vous dit pas tout sur le merveilleux système de santé en France.
      Alors il y a quelques mois, en France, ma compagne Française doit se faire opérer à un genou.
      Elle appelle son médecin pour un rendez-vous, la secrétaire du médecin lui dit ‘’oui bien sur, quand cela vous conviendrait-il ? ‘’
      Wow vous vous rendez compte, le choc pour un Québécois, c’est le patient qui décide quand cela lui convient de voir son médecin.
      Finalement elle prend rendez-vous pour le lendemain… re-Wow
      Le lendemain elle voit le médecin, j’y vais avec elle.
      Tout va bien , peu de personnes dans la salle d’attente, elle attend à peine 5 minutes… re re-Wow
      Elle sera opérée dans quelques jours… re re re Wow
      Elle sort du bureau du médecin et se dirige au comptoir de la secrétaire… ET SORT SON CHÉQUIER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Elle paye 60 Euros.
      Le Québécois éberlué que je suis lui dit : ‘’ qu’est-ce que c’est que ça ? ‘’
      Ben elle me dit que c’est une clinique privée, que c’est payé en partie par l’État, en partie par sa mutuelle (qui est une assurance) et en partie par le patient
      Ah bon !
      Et je lui dis mais c’est quoi ce système de santé supposément gratuit et efficace en France dont le monde entier parle ? Elle est ou la gratuité ?
      Elle me répond ‘’ah il n’y a pas de problème, tu peux très bien aller dans une clinique et éventuellement dans un hôpital public et tu ne payeras absolument rien… Mais tu vas attendre 6 mois pour être opéré et tu vas être traité comme de la merde’’.
      Tiens tiens,… Ils ne le disent pas ça les Français du forum.
      PLUS DE WOW !
      Finalement elle sera opérée quelques jours plus tard,  le coût devait être 400 euros, finalement il y a eu des complications et ce fut 450 euros, de plus.
      Donc avec la visite chez le médecin, avec l’opération, avec une autre visite quelques semaines après l’opération pour vérifier que tout va bien tout ça lui a couté un peu moins de 1000 Euros.
      La pour les immigrants qui nous lisent, comprenez bien que TOUS les rendez-vous et toute l’opération que ma compagne a fait dans cet exemple, TOUT aurait été complètement gratuit au Québec.
      ET VOILÀ LE POINT QUE VOUS NE METTEZ PAS EN ÉVIDENCE MES CHERS AMIS FRANÇAIS
      C’est un choix de société que nous avons fait au Québec, on a dit : ‘’oui tout sera gratuit, par contre comme c’est gratuit, il y aura beaucoup de monde et donc il y aura beaucoup d’attente’’
      Et si vous ne voulez pas attendre, et bien il y a le privé… Où vous allez payer de votre poche.
      Alors finalement et si on regarde historiquement les expériences dans d’autres pays (je pense aux USA ici) le système Français est le pire système possible.
      Car (et c’est ce qui est arrivé aux États-Unis) ce qui va arriver avec le temps en France, c’est que la contribution de l’État va diminuer (pour éliminer leur déficit), les mutuelles seront de plus en plus chères (ma compagne paye déjà 78 euros par mois).
      Donc, avec le temps les mutuelles seront tellement chères que ça va devenir l’élite uniquement qui peut se le payer… Ou les familles vont se ruiner à payer ces mutuelles… Alors qu’en plus, ces mutuelles ne payent pas 100%, il faut que le patient paye de sa poche… Ou comme aux États-Unis, les mutuelles qui payent tout sont extrêmement chers… Seuls les riches peuvent se les payer.
      Je répète, tout ça est absolument gratuit ici au Québec.
      Entre vous et moi, je trouve le système Québécois bien supérieur à ce capharnaüm en France.
      Bon tout n’est pas parfait dans ce système Québécois bien sur… Il y a un gros problème, c’est le manque de médecins.
      Ainsi par exemple une autre fois ma compagne se réveille le matin avec un mal de dos. Elle prend son téléphone, sans se lever, appelle son médecin… Qui est venu chez elle en dedans d’une heure. Encore une fois Wow… Un médecin qui vient a la maison…et en dedans d’une heure!
      On n’a pas vu ça au Québec depuis mille ans 
      Je raconte ça à des amis Français qui me disent : ‘’Ah c’est parce que en France les médecins ont le cœur sur la main et ils ne laisseront une patiente souffrir, ils ne sont pas a l’argent comme au Québec’’.
      Comme je ne crois pas du tout en la nature humaine… Je m’informe un peu plus… Et je découvre le pot aux roses.
      Et c’est très simple, c’est que si le médecin que ma compagne a appelé ne serait pas venu rapidement, et bien elle en aurait appelé un autre, qui lui serait venu rapidement.
      Ah, la voilà la vraie explication.
      ET ÇA, ÇA MANQUE DANS LE SYSTÈME QUÉBÉCOIS, : LA CONCURRENCE
      Et ça ce n’est pas près de s’arranger avec un premier ministre et un ministre de la santé qui sont médecin… Et qui donc veulent maintenir ce cartel des médecins.
      Vous comprenez que plus il y a de concurrence , plus il y a de médecins, moins chaque médecin fera de l’argent.
      Plus il y a de médecins, plus il va y en avoir qui doivent travailler le soir, la nuit, les weekends.
      En période de pénurie comme actuellement, les médecins peuvent se permettre de choisir quand ils travaillent et quand ils ne travaillent pas, ils peuvent faire plus d’argent sans travailler la nuit ou les weekends.
      Ça c’est un vrai problème au Québec (et au Canada anglais aussi d’ailleurs).
      Par contre pour le reste du système… come on mes amis Français, racontez toute l’histoire.
      Racontez que oui vous avez eu un rendez-vous rapidement, oui on vous a traités rapidement… Mais non seulement pour tout ça vous devez payer une contribution à même vos impôts, en plus vous devez vous payer une mutuelle… Et en plus vous allez débourser de votre poche… Tout ça pour quelque chose qui est complètement gratuit au Québec.
       
      D’après le récit de Jimmy sur le forum de discussions
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