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La discrimination n'a rien de culturel

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LA DISCRIMINATION N’A RIEN DE CULTUREL
MARIE-CLAUDE LORTIELA PRESSE

L’autre jour, je prends un taxi à Toronto. Conversation banale avec le chauffeur. Vous venez d’où ? Montréal. « Ma fille étudie à Montréal, répond-il. À McGill. » Je lui demande alors s’il est allé lui rendre visite et il me répond que non, il n’est pas allé, et qu’il n’ira pas la voir. Pourquoi ?

« Parce qu’elle habite chez ma sœur », répond l’homme d’une cinquantaine d’années, d’origine indienne. « Et dans ma culture, tu ne vas pas en visite chez ta sœur. Depuis qu’elle est mariée, c’est la femme de son mari avant d’être ma sœur et ça ne se fait pas d’aller chez elle. »

« C’est comme ça dans ma culture », m’a-t-il répété quatre ou cinq fois, remarquant probablement l’incrédulité dans mon regard. Le tout sur un ton qui signalait « ma culture, c’est ma culture, point à la ligne ».

Quand je suis sortie de l’université dans les années 80, après avoir étudié les sciences politiques avec, notamment, Charles Taylor, j’étais de ceux qui se seraient inclinés devant une telle affirmation. C’est sa culture. Respect.

Sauf que depuis, j’ai changé d’avis.

Il y a des valeurs universelles qui dépassent les cultures et qu'on ne peut pas renier en s'excusant par la culture. Et la consécration de l’égalité entre hommes et femmes fait partie de ces valeurs modernes. Monsieur le chauffeur de taxi, vous pourrez me répéter autant que vous voulez que c’est votre culture qui vous permet de croire que votre sœur est devenue la propriété de son mari, cela ne fait pas de cela quelque chose d’acceptable, ici ou ailleurs.

***

Avez-vous lu les articles excellents et très troublants de ma collègue Katia Gagnon, parus ce week-end dans ces pages ?

Là encore, il était question de différences culturelles. De différences culturelles que l’on n’a pas à accepter. Des différences culturelles qui font que des jeunes filles habitant ici ou alors vivant à l’étranger, mais ramenées ici par des ressortissants canadiens d’origines culturelles diverses, sont obligées de marier des hommes qu’elles n’ont pas choisis. Leur vie matrimoniale est une série de viols. Leur vie en général, un cauchemar.

Cette réalité n’est pas rarissime. Elle n’est pas courante, mais bien présente. Assez pour que deux directrices de la protection de la jeunesse, celle du centre Batshaw et celle du Centre jeunesse de Montréal, demandent officiellement au gouvernement fédéral de mettre de l’avant une loi interdisant les mariages forcés. Une loi claire envoyant un message limpide : ceci n’est pas accepté ni acceptable au Canada.

***

Le multiculturalisme est un concept formidable quand vient le temps de lutter contre l’esprit de clocher, le racisme et autres intolérances liées à la différence. Mais il ne peut devenir, comme c’est de plus en plus le cas, une arme de recul social. Il doit servir à embrasser la dissemblance et la multiplicité de races, d’origines ethniques, de langues, de traditions, dans un contexte moderne, démocratique, où certaines valeurs contemporaines protégées par nos chartes sont inaliénables et doivent primer. En commençant par l’égalité entre les sexes et la protection des droits des homosexuels, deux piliers fondamentaux que les religions veulent ébranler par leur retour dans la vie civique par la porte de côté, celle que l’on ouvre en disant : « Désolé, différence culturelle. »

Oui, il y a des gens pour dire que mariages forcés, excision et autres violences liées à l’honneur sont des phénomènes qu’on ne peut comprendre que par la lorgnette de la différence culturelle…

Non. Ce sont des crimes. Point. Et aucune différence culturelle n’amoindrit leur gravité.

***

Il y a actuellement au Québec une soif légitime et incroyablement louable de manifester et de confirmer notre tolérance, une tolérance qui, en passant, est encore très jeune, puisque l’immigration et la diversité ethnique et culturelle du Québec demeurent un phénomène relativement récent. Ce désir d’inclusion fait dire à bien des gens que la Charte des valeurs n’a pas sa raison d’être. Et la légitimité de l’esprit de cette démarche est confirmée par l’apparition, devant la Commission parlementaire sur la Charte, de personnages dont les réflexions ahurissantes ne font qu’exprimer ignorance, égoïsme et méconnaissance de la réalité diversifiée de la société québécoise.

Mais le respect et l’inclusion de l’autre, c’est aussi se dire que les femmes venues d’ailleurs ont droit aux mêmes protections que celles, issues de la société d’accueil, pour qui mariages forcés, excision, tenues vestimentaires chastes obligatoires et autres expressions concrètes d’inégalités ne seraient jamais tolérés. Ou plutôt ne sont plus tolérés depuis qu’on a réussi à tasser l’Église et sa morale et sa conception de la société, de nos quotidiens.

Pourquoi a-t-on tant de difficulté à dénoncer ces réalités ?

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    • By Laurent
      Le chef de service de dermatologie de l’hôpital Charles-Lemoyne attend d’obtenir sa résidence permanente depuis 2017
      Publié le 19 octobre 2019 à 5h00  
      ARIANE LACOURSIÈRE
      LA PRESSE
      Alors qu’il cherche depuis 2017 à obtenir sa résidence permanente, le chef de service de dermatologie de l’hôpital Charles-Lemoyne et seul dermatologue de l’établissement, le Dr Nicolas Bracciani, est exaspéré par la lenteur des procédures.
      « On a affaire à un système sourd, aveugle, muet […] J’ai l’impression d’être un citoyen de troisième zone, d’être puni, et je ne comprends pas pourquoi », affirme le Dr Bracciani, l’un des rares dermatologues à pratiquer au public à Longueuil.
      Le Dr Bracciani est arrivé au Canada en vertu d’un accord France-Québec en 2016. Après avoir terminé avec succès un stage et obtenu une autorisation du Collège des médecins, il a commencé à pratiquer la dermatologie à l’hôpital Charles-Lemoyne, où il se spécialise dans le traitement des effets secondaires liés à la chimiothérapie.
        Au CISSS de la Montérégie-Centre, la porte-parole Martine Lesage affirme que le Dr Bracciani suit environ 2500 patients : « Nous espérons que sa situation se régularise, car la dermatologie est une spécialité [où la demande est grande]. Le Dr Bracciani est très apprécié de ses pairs et possède une grande expertise. »
      Longue procédure
      Le Dr Bracciani affirme qu’il a suivi à la lettre toutes les étapes devant mener à l’obtention de sa résidence permanente. En août 2017, il demande et obtient un certificat de sélection du Québec. Dès septembre 2017, le Dr Bracciani et son conjoint, Frédéric Depuydt, acheminent leur demande d’obtention de résidence permanente au gouvernement fédéral.
       
      Suite et source: https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201910/18/01-5246039-residence-permanente-un-dermatologue-francais-repute-songe-a-quitter-le-canada.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
    • By immigrer.com
      ÉDUCATION QUÉBEC OUVRE LES BRAS AUX ENSEIGNANTS FRANÇAIS
      Une campagne de séduction aura lieu à Paris en juin et des barrières bureaucratiques seront éliminées
      Édition du 17 mai 2019, 
      LOUISE LEDUCLA PRESSE Il y a bel et bien pénurie et il n’est plus question de se priver d’enseignants étrangers en leur opposant des refus tatillons ou des exigences exagérées de cours d’appoint. « On ne va pas les écœurer avec la bureaucratie. On va leur faire la courte échelle », assure en entrevue à La Presse Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation. Le plus gros obstacle pourrait maintenant être le salaire.
       
      Au début du mois de juin aura lieu à Paris une campagne de séduction des enseignants. Des représentants des commissions scolaires et du Ministère seront sur place, et ils fondent beaucoup d’espoirs sur cette démarche de recrutement. Marchera, marchera pas ?
      Quoi qu’il en soit, les candidats se feront dire qu’en ces temps de pénurie, ils peuvent facilement obtenir une « tolérance d’engagement », que des règlements seront bientôt modifiés pour que leurs acquis soient mieux reconnus, qu’ils ont maintenant dix ans plutôt que cinq pour obtenir leur brevet et qu’ils n’auront pas à retourner à l’université « plus longtemps que nécessaire », assure le ministre Roberge.
      « De nouvelles formations seront offertes d’ici un an et demi. »
      — Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation
      Il n’est pas question de niveler par le bas, dit-il, mais d’offrir des formations universitaires plus diversifiées et mieux adaptées à ce type de candidats, ce qui inclura des stages dans les écoles.
       
      LETTRE MODIFIÉE
      Encore en janvier, le ton était tout autre dans la lettre du ministère de l’Éducation envoyée à Emmanuel Laforge, instituteur belge qui espérait venir enseigner au Québec et qui a quelque 20 ans d’expérience.
      La lettre l’informait qu’il ne pouvait pas avoir de permis d’enseignement. On l’invitait plutôt à communiquer avec une université québécoise pour qu’il y refasse d’abord ses classes, en vue d’obtenir un brevet.
      .....
      Ce type de lettre générique, nous explique-t-on, vient d’être modifié parce qu’il y manque un paragraphe essentiel. Non, en descendant de l’avion, le candidat n’obtiendra pas son permis officiel d’enseigner, mais oui, « il pourra penser avoir un contrat à 80 % ou même à temps plein et avoir une stabilité » dans une école, corrige aujourd’hui le ministre Jean-François Roberge.
      « On a besoin de cette main-d’œuvre », dit-il.
      ANCIENNETÉ NON RECONNUE
      À quel salaire ? M. Roberge souligne que les premiers échelons ont été relevés, mais précise que l’ancienneté accumulée à l’étranger ne sera pas reconnue. Les candidats pourront donc recevoir environ 46 000 $, un salaire semblable à celui que reçoit un instituteur belge à l’entrée.

      suite et source: http://mi.lapresse.ca/screens/39ac2542-b4d3-4233-a762-eeef794fbbcc__7C___0.html
    • By Valentino
      Appel à témoin : discrimination à l’embauche d’immigrants francophones au Québec
       
      Bonjour,
      Dans le cadre de recherches sociologiques, je compile des témoignages de francophones (langue maternelle) pensant avoir été victimes de discrimination à l'embauche que ce soit à cause de leur genre, de leur pays d'origine (immigration de première génération - Belgique, France, Suisse, pays d’Afrique francophone….). et/ou leur niveau d’étude.
      N’hésitez pas à me contacter afin d’obtenir plus d’information.
      Au plaisir de vous parler,
      Séverine
       
    • By immigrer.com
      Publié le 02 juin 2018 à 13h10 | Mis à jour à 13h10 Canada: magasiner quand on est Noir, une illustration du racisme au quotidien


      BRETT BUNDALE La Presse Canadienn Faire ses emplettes quand on est Noir au Canada est une expérience particulière, selon la consultante Tomee Elizabeth Sojourner-Campbell.
      La personne noire entre dans un magasin et réalise rapidement qu'elle est suivie, dit-elle. Un employé est à quelque pas derrière, surveillant chacun des mouvements du client et vérifiant l'inventaire chaque fois qu'il fait une pause dans une allée. Le client noir achète quelque chose, mais il est intercepté à la sortie pour montrer son reçu. Personne d'autre ne l'est.
      C'est souvent subtil, mais ça peut rapidement dégénérer, comme on l'a constaté le mois dernier dans un café de Philadelphie lorsque deux hommes noirs ont été arrêtés en attendant un partenaire d'affaires.
      La vidéo virale de l'incident chez Starbucks est une illustration choquante du «racisme ordinaire» aux États-Unis. Mais pour les Noirs, les Autochtones et plusieurs autres personnes des minorités visibles au Canada, cela fait partie de la vie de tous les jours, selon Mme Sojourner-Campbell, une experte en profilage racial des consommateurs pour la firme torontoise Sojourner Mediation and Consulting Services.

      source et suite: http://www.lapresse.ca/actualites/201806/02/01-5184235-canada-magasiner-quand-on-est-noir-une-illustration-du-racisme-au-quotidien.php
    • By Laurent
      Les membres de la communauté maghrébine ont deux fois moins de chance de se faire convoquer en entrevue pour un emploi à Québec, selon la première étude du genre dans la région.
      Les Québécois et Québécoises d’origine maghrébine qui cherchent du travail dans la région de Québec doivent envoyer deux fois plus de curriculum vitae pour décrocher un emploi que leur voisin dit de «souche», selon l'étude du doctorant en sociologie de L’Université Laval, Jean-Philippe Beauregard.
      Le chercheur a présenté les résultats de ses recherches dans le cadre du Congrès de l'ACFAS, lundi.
        «À compétence égale, ils sont ignorés. Ils n’ont pas la chance de se présenter en entrevue», relate M. Beauregard.
      En comparaison, la dernière étude du genre qui a été réalisée à Montréal démontrait un taux de discrimination à l’embauche de 35%.
      Il s’agit d’ailleurs d’une tendance lourde qui s'observe aussi ailleurs dans le monde.


      Texte intégral : Journal de Québec

    • By immigrer.com
      Sondage Léger: le Québec est-il plus raciste que le reste du Canada?
      Quand on leur demande, 14 % des Canadiens se considèrent racistes. Un Québécois sur six se considère raciste (16%), révèle un nouveau sondage réalisé par la firme Léger.
      Le Québec n'est pas la province qui affiche le plus haut taux de racisme. Les Manitobains sont les plus nombreux (23%) à avoir affirmé être plutôt ou peu racistes.
      Au total, 14 % des Canadiens se considèrent racistes, selon leur propre évaluation.
      LÉGER
      La divergence d'opinions entre les générations est minime. Les milléniaux et la génération X sont 14% a se considérer plutôt ou peu raciste. Seulement 1% sépare ces deux générations des baby-boomers qui ont répondu affirmativement avec 13%.
       
       
      suite et source
       
       
       
    • By Tapis
      Je suis tombé ce matin sur cet article qui dévoile ce à quoi il faut s'attendre lorsqu'on est un immigrant artiste. Ça concerne le cinéma, mais on peut penser que c'est à peu près la même chose pour les autres arts :
      http://www.mauvaiseherbe.ca/2018/02/08/discrimination-systemique-dans-lattribution-des-aides-a-la-production-cinematographique/
    • By immigrer.com
      Publié le 26 janvier 2018 à 12h57 | Mis à jour à 13h49
       
      Discrimination: 12 000$ à payer pour avoir refusé de louer un logement
        LIA LÉVESQUE
      La Presse Canadienne
      MONTRÉAL   Le Tribunal des droits de la personne vient de condamner les propriétaires d'un duplex à verser 12 000 $ à un couple d'origine haïtienne à qui il avait refusé de louer un logement de l'arrondissement LaSalle, à Montréal, en 2012.
      Les propriétaires, Ugo Fornella et Anna Bresciani-Fornella, devront verser 5000 $ à Stéphanie Marcel et 5000 $ à Jean-Claude Pheneus à titre de dommages moraux, en plus de 1000 $ à chacun des deux à titre de dommages punitifs.
      Le couple de locataires, Stéphanie Marcel et Jean-Claude Pheneus, avait mandaté une courtière immobilière, Kénande Marcel, aussi la soeur de Stéphanie, pour trouver un grand logement de six pièces et demie pour la famille.
      De leur côté, les propriétaires, Ugo Fornella et Anna Bresciani-Fornella, avaient mandaté un courtier immobilier, Marco Lopez, pour trouver des locataires.
       
      Après une première visite du logement par Mme Marcel et sa soeur courtière, puis une seconde par Mme Marcel et son conjoint, le couple exprime son intérêt à louer le logement. Il est alors informé qu'il doit s'adresser au courtier des propriétaires, M. Lopez.
      Or, M. Lopez a témoigné devant le tribunal qu'après la deuxième visite du logement, Mme Bresciani-Fornella lui avait téléphoné pour lui dire qu'elle ne voulait pas avoir de locataires de cette origine raciale.
       
      suite et source: http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/actualites-judiciaires/201801/26/01-5151573-discrimination-12-000-a-payer-pour-avoir-refuse-de-louer-un-logement.php
    • By immigrer.com
      Dévoilement de l'oeuvre offerte par Paris à Montréal pour son 375e anniversaire
      PUBLIÉ LE JEUDI 22 JUIN 2017 À 16 H 54 | Mis à jour le 22 juin 2017 à 17 h 16 L'oeuvre Les touristes, d'Elisabeth Buffoli, dans le Jardin de Paris du parc de La Presse, à Montréal Photo : Radio-Canada/Vianney Leudière La maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté jeudi après-midi l'œuvre d'art public offerte par la Ville Lumière dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, représentée par le maire Denis Coderre.
      L’œuvre Les touristes, réalisée par Elisabeth Buffoli en 1989, sera installée pour au moins 25 ans dans le Jardin de Paris du parc de La Presse, un espace situé à côté de l’édifice du quotidien montréalais, près de la station de métro Place-d’Armes.
      Les sculptures représentent cinq personnages et un chien, dans une scène « inspirée de la vie quotidienne, celle de l’urbanité occidentale où ses sujets se rapportent à la vie de quartier d’une grande ville ».
      Vue d'ensemble de l'oeuvre Les touristes, d'Elisabeth Buffoli, dans le Jardin de Paris du parc de La Presse, à Montréal Photo : Radio-Canada/Vianney Leudière L’œuvre, dont le transport a aussi été assuré par la Ville de Paris, a été ajoutée à la collection d’art public de Montréal. Elle vise à « illustrer la pérennité des relations entre ces deux métropoles francophones et faire référence à l’établissement des premiers Français à Montréal », selon le communiqué soulignant l’événement.
      Square Victoria Immobilier, une division de Power Corporation, propriétaire de La Presse, a fait don du terrain à Montréal, à certaines conditions. En avril, la Ville estimait à 120 000 $ les coûts de réhabilitation des sols et du réaménagement du parc.

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1041304/oeuvre-touristes-villes-paris-montreal-375e-anniversaire-devoilement-parc-presse-jardin-paris
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