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Aventures/mésaventures des premières heures de votre arrivée au Canada


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Bonjour à tous,
Il y a des retours d’expériences très intéressants sur ce forum sur les premiers mois ou sur les premières années, je vous invite dans ce fil à partager avec les autres les premières heures de votre arrivée au Canada (au Québec ou ailleurs) pour la première fois: vos impressions (quelles qu’elles soient), vos états d’âme (autres que l’éloignement de la famille et des amis), des aventures ou mésaventures (s’il y a lieu), etc.

Je commence en premier. Je vous raconte les mésaventures des premières heures de mon arrivée au Québec pour la première fois. Volontairement, je vais faire une histoire courte en n’évoquant que les détails les plus importants.

Contexte

Je vous mets en contexte tout d’abord:

  • Je fais un vol Rabat-Marseille-Paris-New York-Montréal (Aéroport de Mirabel, une quarantaine de km au nord de Montréal). Plusieurs escales avec de longues attentes donc et changements d’avions, à Marseille, à Paris et à New York. Le voyage au complet jusqu’à Montréal a duré près de 34 heures sans compter les décalages horaires (c’était quand même plus rapide qu’à la nage !). C’est tout ce que j’ai trouvé vu que nous étions la mi-décembre, période des Fêtes oblige! Je vous laisse deviner l’état de fatigue, je n’avais pas dormi puisque les avions étaient pleins, beaucoup de familles qui repartent chez eux ou partent en vacances, donc beaucoup de mômes et d’agitation.
  • Je devais me rendre de l’Aéroport de Mirabel à Montréal, puis à Sherbrooke (ou je devais commencer mes études au semestre d’hiver, en janvier), 120 km à l’est de Montréal.
  • Nous étions à une «époque» où il n’y avait pas d’Internet. La veille, avant de partir, j’avais consulté la section météo d’un journal imprimé américain («USA Today»), qui indiquait qu’il faisait 18 degrés à Montréal.

La mésaventure

Je m’étais frotté les mains et félicité de ne pas m’être embrassé avec le poids des bagages que représentent des vêtements et des bottes d’hiver, d’autant plus que mon voyage était précipité, ou je partais maintenant ou je ratais quelques cours. Désormais, je les achèterais une fois au Québec. Première grosse erreur! Car dès l’arrivée à Montréal, je venais de réaliser qu’il s’agissait de 18 degrés Fahrenheit (et non Celsius, c’est donc près de -8 Co), et que c’était la température maximale le jour, la nuit ça pouvait descendre jusqu’à -20 Co !). Il était près de 21 h. Un douanier à l’Immigration me le confirme, il fait -25 dehors, et comble de malheur, le sud du Québec vient de connaître ces dernières heures la plus grosse «bordée» de neige de ses 20 dernières années: 65 cm en moins de 24 heures et des vents de 60 à 70 km/h! (Je ne connaissais pas le facteur vent à l’époque et encore moins le facteur de refroidissement éolien, mais un calcul rapide effectué quelques mois plus tard m’a donné une température réelle estimée, telle que ressentie par le corps humain de - 45 Co ! Et ça pouvait descendre encore, la nuit était encore jeune!) Les pingouins, manchots et compagnie, vous connaissez? Ils se mettent à plusieurs pour se protéger du froid et des bourrasques de vent tout en couvant leurs œufs, moi le Méditerranéen de service, j’étais on ne peut plus seul, à couver un rhume-grippe-bronchite digne du livre de records Guiness!

Bref, j’ai gelé comme un con (malgré la présence de chauffage) dans la navette qui me ramenait de Mirabel à la gare du Canadian Pacific à Montréal, dans le taxi entre cette gare jusqu’à Berri (Autobus voyageur), puis dans l’autobus entre Montréal et Sherbrooke! Plus de 6 heures de calvaire, digne d’un documentaire sur les ours polaires du Nunavut.

Autre comble de malheur, dans ma précipitation à arriver à ma destination finale (une chambre m’attendait à la résidence universitaire à Sherbrooke), je n’ai pas constaté que plusieurs autobus Voyageur allaient à Sherbrooke, alors j’ai pris le premier disponible (un autre partait 30 minutes plus tard). J’ai donc raté l’autobus express et j’ai pris le régional. Tel un chien qui pissait sur tous les poteaux, cet autobus s’arrêtait dans tous les villages et hameaux de la route 112, entre les deux villes: ce fut un contact plutôt froid entre moi et des noms inconnus comme Longueuil, St-Hubert, Chambly, Richelieu, Marieville, Rougemont (j’ai pardonné à celle-ci quelques années plus tard quand j’ai goûté à ces pommes), Saint-Césaire, Granby, Waterloo, Eastman (je déteste encore celle-ci puisque l’ex de mon ex y habitait), Magog et Rock Forest! Un calvaire de plus de 5 heures alors que l’express fait 2 h et quelques! En plus, sur une route étroite, enneigée et glacée par endroits.

Dans tout ça, je ne vous pas dit comment j’étais habillé? Que des vêtement d’été, avec une jacket ce qu’il y’a de plus «été», automne à la limite, selon les standards méditerranéens! Chemise manche longue en coton, avec t-shirt en dessous, un jacket léger, des jeans et des espadrilles. Avant d’embarquer dans l’autobus à Berri, j’ai pris soin de mettre un chandail qui était dans ma valise, mais ça n’a rien changé. On ne combat pas le pôle Nord avec un G-string!

Je croyais avoir passé le pire en arrivant à Sherbrooke, passé 2 heures du matin, après près de 40 heures de voyage, mais le pire m’attendait en fait. Je ne m’étais jamais imaginé que mon aventure, qui avait commencé à 30 degrés (+30!) allait se continuer sur le dos d’un iceberg! Je vous promets la suite lundi.

A suivre...

Edited by Un Canadien errant
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Bonjour à tous, Il y a des retours d’expériences très intéressants sur ce forum sur les premiers mois ou sur les premières années, je vous invite dans ce fil à partager avec les autres les premières

...Suite et fin …que je pourrais intituler: «Un sherpa à Sherbrooke!» Donc, on arrive à Sherbrooke, passé 2 h du matin. À ma descente de l’autobus, en récupérant ma valise, je me rend compte qu’e

Super récit et très très plaisant à lire. J'ai sourit à plusieurs reprises. Quelle belle plume !!! @ Soulman, je serai ta première lectrice alors c'est quand tu veux pour la BD A côté, je su

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Excellent :D . J'ai eu ma dose aussi. Défoncé le mur du sous-sol de la personne qui nous hébergeait, dès mon arrivée, quand ma valise déséquilibrée et trop près de l'escalier qui menait au sous-sol a décidé qu'elle voulait visiter. Pas docile, ma valise. Elle n'a pas voulu prendre de virage que faisait l'escalier :)

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La suite, la suite ! Me voilà prise au jeu de ton récit, complètement absorbée ! Ca fait beaucoup sourire en tout cas, même si sur le moment, ça n'a pas dû te faire sourire du tout du tout...

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une chose m'étonne. Comment se fait il que les producteurs de séries canadiennes ne s'inspirent pas de ce genre de situation pour le mettre sur écran ?

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Ton récit est encore mieux qu'une série à la TV ... Je me languis de lire la suite :biggrin2:

C'est pas bien de nous faire attendre, STP reviens avec la suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite :db:

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une chose m'étonne. Comment se fait il que les producteurs de séries canadiennes ne s'inspirent pas de ce genre de situation pour le mettre sur écran ?

Je pense que cela a été fait dans la télésérie ''Pure laine''

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  • Habitués

Me souviens d'hommes Africains venant suivre une formation d'un mois à Montréal. Chargée de les accueillir à l'aéroport, ils étaient tous en robe de coton et sandale ... début novembre ! Ils étaient complètement gelés les pauvres ! On a vite fait une collecte au bureau pour les vêtir à peu près correctement pendant leur séjour...

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  • Habitués

...Suite et fin

…que je pourrais intituler: «Un sherpa à Sherbrooke!»

Donc, on arrive à Sherbrooke, passé 2 h du matin. À ma descente de l’autobus, en récupérant ma valise, je me rend compte qu’elle est brisée sur le côté et qu’on en voit le contenu sur une dizaine de cm. Pire, la poignée est cassée d’un côté et en somme de pognée, c’est un moignon qui pendouille.

C’était bien avant la révolution industrielle, la démocratisation des valises à poignée rétractable et l’invention de la roue… pour valises! L’homme avait foulé le sol de la Lune, avait inventé des avions supersoniques, le téléphone, mais pas encore la roue!

Les voyageurs ont vite pris les quelques taxis qui était arrêtés en face de la gare, et en quelques secondes, il n’y avait plus de taxi (oui, je sais le téléphone pour taxi était inventé, mais on n’en faisait pas la publicité outre frontières). J’ai attendu donc «impatiemment» une vingtaine minutes en alternant le pied de grue et la danse de la pluie, sur une arrière-rue déserte (rue Pacific, au sud de la rue Wellington). Je voyais également en face de moi la rue King Ouest déserte.

Finalement, deux femmes d’un certain âge, qui étaient sorties de nulle part (de la petite gare bien évidemment), et que j’avais remarqué dans l’autobus, me demandent si j’allais vers l’Ouest (une fraction de seconde je me suis remémoré tous les films western spaghettis et les bandes dessinées du Far West de mon enfance: Lucky Luke, Tex, Durango, Zapata, et Cie). Évidemment que je ne savais pas quelle direction aller, tout ce que je savais c’est l’adresse postale de l’université: «2500, boulevard Université», ce que je balbutie aussitôt aux deux dames. Elles ont acquiescé et m’ont invité à partager leur taxi, « l’Université, c’était dans leur direction».

Je ne me rappelle pas grand-chose de traversée d’une partie de la ville, sinon des bourrasques de vent, une visibilité réduite, des fenêtres de taxi givrées et d’énormes bancs de neiges de plusieurs pieds (ils étaient énormes que vous les auriez mesuré en pieds, en cm ou en verges, rien à voir avec la neige de mon enfance, qui ressemblait plus à un bol de farine renversé qu’à un océan de blancheur!) J’oubliais, le surréalisme des décorations de Noël partout, pour rendre le portrait aussi rébarbatif que féérique, aussi mignon qu’opposé: un froid «sibérien» et de la chaleur partout. Premier contraste que je n’ai jamais arrêté par la suite d’aimer et d’apprécier dans cette nouvelle terre d’accueil. Rien n’est facile, rien n’est acquis, mais si on «maîtrise» les contrastes, on s’enracinait de plus en plus.

Quelques kilomètres plus loin, une des deux dames m’annonce avoir vu une enseigne sur laquelle était marquée «Université de Sherbrooke - 2500, boulevard Université» et m’invite donc à sortir du taxi. Ce que je fis de suite. Les pieds dans 2 pieds de neige, le chauffeur du taxi m’ouvre le «coffre», je prends mon sac à dos, un sac de plastique avec quelques babioles et surtout, une valise sans poignet que j’empresse à prendre avec deux bras. J’ai à peine le temps de m’éloigner 1 ou 2 m que le taxe démarre en trompe. Et je me rends compte que je suis au milieu de NULLE PART!

Dois-je récapituler ou vous m’avez suivi jusqu’à maintenant? Il est 3 h du matin, la neige accumulée au sol, le froid, les bourrasques de vent, la valise (ou ce qui en restait), il fait noir, seules quelques lumières éloignées (le quartier Ouest au nord, et l’université au sud-est, allez comprendre!) et les lumières alternées d’un feu rouge donne un semblant de station orbitale habitée. J’ai compris plus tard que j’étais à l’intersection entre le boulevard Université et le chemin Sainte-Catherine (celui qui mène à Sainte-Catherine et plus au sud vers North Hatley et le lac Massawippi, etc.).

Un raisonnement logique (pour le peu de cervelle qui me restait car j’avais les pieds, les mains gelés et le visage gelés, «la guédille au nez», les cheveux coiffés en queue de cheval raides comme des fils métalliques, un peu plus et ils cassaient) : A ma droite, il y avaient ce qui semblaient être des résidences unifamiliales, en face, des champs vides balayés par le vent et où poussait beaucoup de neige, l’université ne pouvait être qu’à gauche! La visibilité était très faible et il me semblait distinguer des édifices très faiblement éclairés, espacés les uns des autres. C’est là que j’allais me diriger.

Malheureusement, on n’avait pas encore «balayé» les routes, pas de «charrue à neige» à l’horizon, et aucun chemin ne me semblait praticable pour entrer à l’université. Il n’y avait que des bancs de neige partout où je me tournais. On attendait probablement la fin de la tempête pour pelleter tout ça! Le chemin Sainte-Catherine était la seule issue possible!

Pour mieux comprendre, je vous ai enjoint deux cartes du campus Ouest de l’université:

  1. D’abord ce lien: https://www.usherbrooke.ca/medias/fileadmin/sites/medias/images/photos/pour_publication/campus/usherbrooke_campus_principal_vue_aerienne.jpg

Le taxi m’a déposé en haut à droite, sur la double voie (boul. Université), à l’extrémité droite du campus, et je devais me rendre, sans le savoir, en avant-plan de la photo, aux nouvelles résidences (ce qui ressemble à des chalets en flanc du Mont-Bellevue).

  1. Sur le plan ci-joint, représentant une carte du campus, vous pourrez mieux comprendre (et apprécier) le parcours de combattant que j’ai effectué.

post-138860-0-43187200-1380560147_thumb.

J’ai marché à peu près 500 m sur ledit chemin, en titrant cette p… de valise par le moignon. Joseph-Armand Bombardier va se retourner dans sa tombe, désormais je vais inventer des valises avec un ski-doo électrique intégré, avec une luge, avec des skis rétractables, avec des patins, la nécessité est mère de toutes les créativités ! En attendant les patentes de mes inventions, je gelais de partout.

Je me suis rendu compte que je me dirigeais en plein campagne, alors j’ai bifurqué à gauche, en grimpant le K2 vers l’édifice le plus proche. D’où le titre: Un sherpa à Sherbrooke! Et c’était une chaîne de bancs de neige, un n’attendait pas l’autre. Puis une porte éclairée entre plusieurs édifices: «Faculté de théologie». Donc en principe, deux nouvelles rassurantes: 1. j’étais bien à l’Université, et 2. «Tiens, Dieu doit bien exister ici aussi!» Une ‘tite prière peut-être? Décidemment, les voies du Seigneur sont impénétrables, la porte de la Théologie m'était fermée, je n’avais pas les prérequis nécessaires.

Je continue à me «promener» entre les édifices, au gré des bancs de neige, et je fais connaissance avec les diverses facultés, celle des Arts puis celle de l’Administration, toutes closes. J’atterris enfin, sans savoir comment ni pourquoi à l’ancienne résidence! (point B sur le plan ci-joint). Aléluia!!!

Enfin, un humain, du chauffage, le nirvana. Je me suis pas vu dans un miroir, mais je suis sûr que je devais faire peur. Le jeune homme à la réception était bouleversé de me voir dans cet état. Il ne savait pas quoi faire et il n’arrêtait pas de me dire à quel point il était désolé et que si on était le jour, il aurait déplacé une armada de personnel médical (vous voyez le genre: le boxeur qui s’apprête à embarquer dans le ring, avec masseur, porteur d’eau, porteur de fortifiant, porteur de crachât, nettoyeur de bobos, psychologue, coach, motivateur, etc…)

Moi, je voulais tout simplement un chocolat chaud ou un café! Chose qu’il s’empressa de m’amener d’une machine distributrice; dégueulasse mais tellement réconfortant! J’en ai pris trois d’affilée.

Jonathan (c’était son prénom), si jamais il lit ceci, il va certainement afficher un large sourire, car je l’ai revu pendant des années puisqu’on a cofondé quelques mois plus tard la première association des étudiants étrangers de l’Université (on était six étrangers à l’époque: un Chinois, un Brésilien, un Thaï, un Camerounais, un Français et moi-même). Et il n’a jamais arrêté de conter «mon histoire» à qui pouvait l’entendre.

Après 1 heure 30 à 2 heures à me prélasser sur un canapé à l’entrée (à admirer aussi un vieux piano, un sapin de Noël d’étudiants et des décorations de Noël défraichies), les espadrilles, le pull, la valise, le sac à dos, le jacket à sécher près d’un chauffage mural, Jonathan vient me voir pour m’apprendre que l’université était déserte puisque c’était la période des Fêtes. Les étudiants sont partis chez eux ou sont partis en stage. Il a vérifié mon statut et effectivement, il y avait une chambre qui m’attendait, mais c’était aux nouvelle résidences! «Là-bas, en haut complètement du campus!», qu’il a dit le gentil môssieur!

Je l’ai prié de me laisser une chambre à l’ancienne résidence, du moins pour ce qui restait de la soirée, il ne pouvait pas, il n’était pas autorisé à le faire, et que de toutes façons, il n’avait pas les clés des chambres. Pire, il ne pouvait pas venir me montrer ma chambre «là-haut!» puisqu’il ne pouvait pas quitter son poste.

Il me restait deux options: soit je restais là jusqu’au lever du jour soit je regagnais ma chambre dans l’autre résidence. J’ai opté pour la seconde. Je lui ai laissé ma valise et quelques babioles, j’ai changé de vêtements dans une salle bains (après avoir fait couler de l’eau chaude sur mes mains, mon visage et mes pieds pendant de longues minutes), j’ai changé de chaussettes mais avec les mêmes espadrilles mouillées… Puis je suis parti à la recherche de mon igloo...

Dès ma sortie dehors, je savais que j’avais commis une autre erreur grave… J’avais encore les cheveux mouillés!

Pour faire bref, passer du point B sur la carte au point de destination finale (point C et circuit bleu sur la carte en attachment) a été un calvaire, je n’ai jamais été capable avec mes espadrilles glissantes de remonter la vingtaine d’escaliers séparant la faculté des Sciences et la faculté de Génie, j’ai dû alors contourner la fac. des Sciences par la droite, pour me retrouver en plein dans le bois! Heureusement que j’ai fini par distinguer les nouvelles résidences et m’y diriger sans trop de dommages!

Il était près de 6 h du matin. J’ai dormi comme un bébé après une douche chaude prolongée… Quand je me suis réveillé, il était 1 h… du matin! Le lendemain! J’avais dormi 19 heures consécutives. Avec un mal de bloc (chauffage trop fort par rapport aux dimensions de la chambre, qui faisait 9 à 10 m2), mais j’étais content, j’étais en un seul morceau, aucune extrémité ne manquait (c’est fou le premier réflexe après celui de regarder l’heure, c’était de palper que les oreilles, le nez, les doigts et les orteils étaient toujours là !).

Certains croient peut-être que ça m’a fait dégoûter l’hiver, pas du tout. Le même hiver, je m’initiais au ski de fond, à couper le bois pour payer mon loyer (puisque je n’avais pas de bourse d’études), à la pêche sur glace et au hockey.

Edited by Un Canadien errant
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une chose m'étonne. Comment se fait il que les producteurs de séries canadiennes ne s'inspirent pas de ce genre de situation pour le mettre sur écran ?

Je pense que cela a été fait dans la télésérie ''Pure laine''

Oui, je me rappelle de cette série (à Télé-Québec je crois).

Super récit... Quelle plume !

Merci!

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  • Habitués

Je suis arrivée aussi en plein hiver mais je n'ai pas le courage de raconter (peut-être plus tard).

Je voulais juste souligner une leçon à retenir pour les nouveaux immigrants:

Je lui ai laissé ma valise et quelques babioles, j’ai changé de vêtements dans une salle bains (après avoir fait couler de l’eau chaude sur mes mains, mon visage et mes pieds pendant de longues minutes),

Ne jamais, jamais, jamais mettre ses mains sous l'eau chaude quand elles sont gelées. Attendre un moment qu'elles dégèlent. Ça vaut d'ailleurs pour n'importe quelle partie du corps.

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Je suis arrivée aussi en plein hiver mais je n'ai pas le courage de raconter (peut-être plus tard). 

 

Je voulais juste souligner une leçon à retenir pour les nouveaux immigrants: 

 

Je lui ai laissé ma valise et quelques babioles, j’ai changé de vêtements dans une salle bains (après avoir fait couler de l’eau chaude sur mes mains, mon visage et mes pieds pendant de longues minutes), 

 

Ne jamais, jamais, jamais mettre ses mains  sous l'eau chaude quand elles sont gelées. Attendre un moment qu'elles dégèlent. Ça vaut d'ailleurs pour n'importe quelle partie du corps. 

Tu as entièrement raidon, c'est le genre de choses qu'on apprend bien rapidement... mais à ses dépends... Comme ne pas mettre la langue sur un objet métallique gelé...

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  • Habitués

Je suis arrivée aussi en plein hiver mais je n'ai pas le courage de raconter (peut-être plus tard).

Je voulais juste souligner une leçon à retenir pour les nouveaux immigrants:

Je lui ai laissé ma valise et quelques babioles, j’ai changé de vêtements dans une salle bains (après avoir fait couler de l’eau chaude sur mes mains, mon visage et mes pieds pendant de longues minutes),

Ne jamais, jamais, jamais mettre ses mains sous l'eau chaude quand elles sont gelées. Attendre un moment qu'elles dégèlent. Ça vaut d'ailleurs pour n'importe quelle partie du corps.

Tu as entièrement raidon, c'est le genre de choses qu'on apprend bien rapidement... mais à ses dépends... Comme ne pas mettre la langue sur un objet métallique gelé...

Moi, ce que j'ai appris à mes dépens (entre autres dizaines de choses) est comment éviter de marcher sur la glace noire. Eh, oui! Après une couple de fois qu'on se ramasse les quatre fers en l'air :biggrin2:

J'édite pour ajouter: ne vous fiez jamais au soleil éclatant le 30 janvier :blink2:

Edited by Kweli
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  • Habitués

Autre mésaventure: premier magasinage.

Outre le fait que je ne comprends pas grand chose à ce que racontent les commis d'épicerie, je vois de belles grosses patates douces (pour vous situer un peu, la patate est l'un des aliments de base des Rwandais).

Je me dis: yéééééé! Je vais manger une patate! J'en achète donc deux et rendue à la maison, je la prépare :shok: C'est quoi ce truc orange? En plus elle goûte bizarre, un goût entre la carotte et la courge, yark :sad:

Mon mari, lui disait que les brocolis sentaient les fourmis écrasés :biggrin2: (il a vu un brocoli pour la première fois à 35 ans).

Quand je pense que nous mangeons maintenant tout ça sans même nous en rendre compte.

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