Jump to content
Sign in to follow this  
immigrer.com

Gatineau l’accueillante : intégration, discrimination

Recommended Posts

Gatineau l’accueillante
photo_2267850_resize_article.jpgJulien Paquette

Gatineau accueille bien ses nouveaux arrivants, dit Emma Stella Likassa.

La vice-présidente du Conseil des communautés noires de Gatineau (CCNG), Emma Stella Likassa, affirme n'expérimenter que de belles relations dans la région. Femme d’affaires, elle n’arrive pas à se souvenir d’un seul épisode de racisme.

«C’est sincère, je ne me rappelle d'aucun événement fâcheux. C’est quelque chose de très reluisant pour Gatineau. La ville possède d’une très belle réputation.»

Même son de cloche du côté du directeur général de Service intégration travail Outaouais (SITO), Robert Mayrand. Selon lui, quelques épisodes moins souhaitables peuvent se produire, mais ils ont plutôt rares.

«Les Québécois ne sont pas racistes en général. On a l’habitude de côtoyer des personnes d’autres origines en Outaouais. C’est différent dans les régions plus éloignées. C’est une question d’accoutumance et c’est un peu de l’ignorance également. Il y a un malaise parce qu’ils ne savent pas comment réagir.»

Plusieurs raisons à cet accueil

Mme Stella Likassa croit que les communautés culturelles s’intègrent bien en Outaouais en raison de la densité de population. L’expansion que connaît Gatineau lui permet d’offrir une situation confortable à ses résidents, dit-elle.

«C’est une grande ville, mais ça n’a pas l’ampleur de Montréal. Ça fait en sorte qu’il n’y a pas de groupuscules qui se créent, la dynamique est bien différente. Gatineau joue très bien ses cartes. Je ne sais pas si ce sera toujours ainsi dans 10 ou 15 ans, mais on l’espère.»

Quant à lui, M. Mayrand considère que les immigrants apportent une richesse supplémentaire à Gatineau et permet également de protéger le français. Il espère cependant que de nouveaux outils seront mis en place pour apprendre la culture et les façons de communiquer des Québécois aux nouveaux arrivants, même s’ils proviennent de pays francophones.

«Deux filles du Burundi avaient un problème chaque qu’elles traversaient la rue, elles disaient que les voitures klaxonnaient toujours. On s’est rendu compte qu’elles y allaient alors que la main rouge était affichée. Pour elles, ça signifiait une invitation à venir, tandis que le bonhomme blanc leur signalait qu'il ne faut pas bouger. C’est un exemple comique, mais ça montre que les immigrants doivent apprendre nos codes pour fonctionner.»

Emma Stella Likassa invite d'ailleurs toute la population désireuse d'en connaître plus sur la communauté noire à participer aux diverses activités prévues dans le cadre du mois de l'histoire des noirs.

source : http://www.journallarevue.com/Actualit%C3%A9s/2013-02-03/article-3169472/Gatineau-laccueillante/

post-2-0-77132400-1360075390.png

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
Sign in to follow this  

  • Similar Content

    • By StephanieAtkin
      Bonjour à tous, 
       
      Dans le cadre de mon projet doctoral en Sociologie de la Jeunesse à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), je souhaite rencontrer des jeunes adultes immigrants récents (18 à 35 ans) établis au Québec depuis moins de 3 mois. L’objectif de ma thèse vise à comprendre comment les transitions vers la vie adulte et les mobilités géographiques modifient mutuellement les relations avec l'entourage, et inversement.
       
      Cette étude implique trois entretiens individuels (2 entretiens de deux heures et un entretien de quarante minutes), échelonnée sur 18 mois. En guise de remerciement pour le temps offert par votre participation, vous recevrez une compensation financière de 50$ (20$ lors du premier et troisième entretien et 10$ lors du deuxième entretien).
       
      Votre participation est confidentielle; l'entretien sera enregistré, mais les données collectées seront protégées. Aucun nom ou détail permettant d'identifier les participants ou les individus nommés par les participant.e.s ne sera divulgué.
       
      Pour plus d'informations, vous pouvez me contacter par message personnel
       
      Au plaisir de discuter avec vous,
       
      Stéphanie
    • By Valentino
      Appel à témoin : discrimination à l’embauche d’immigrants francophones au Québec
       
      Bonjour,
      Dans le cadre de recherches sociologiques, je compile des témoignages de francophones (langue maternelle) pensant avoir été victimes de discrimination à l'embauche que ce soit à cause de leur genre, de leur pays d'origine (immigration de première génération - Belgique, France, Suisse, pays d’Afrique francophone….). et/ou leur niveau d’étude.
      N’hésitez pas à me contacter afin d’obtenir plus d’information.
      Au plaisir de vous parler,
      Séverine
       
    • By immigrer.com
      Publié le 02 juin 2018 à 13h10 | Mis à jour à 13h10 Canada: magasiner quand on est Noir, une illustration du racisme au quotidien


      BRETT BUNDALE La Presse Canadienn Faire ses emplettes quand on est Noir au Canada est une expérience particulière, selon la consultante Tomee Elizabeth Sojourner-Campbell.
      La personne noire entre dans un magasin et réalise rapidement qu'elle est suivie, dit-elle. Un employé est à quelque pas derrière, surveillant chacun des mouvements du client et vérifiant l'inventaire chaque fois qu'il fait une pause dans une allée. Le client noir achète quelque chose, mais il est intercepté à la sortie pour montrer son reçu. Personne d'autre ne l'est.
      C'est souvent subtil, mais ça peut rapidement dégénérer, comme on l'a constaté le mois dernier dans un café de Philadelphie lorsque deux hommes noirs ont été arrêtés en attendant un partenaire d'affaires.
      La vidéo virale de l'incident chez Starbucks est une illustration choquante du «racisme ordinaire» aux États-Unis. Mais pour les Noirs, les Autochtones et plusieurs autres personnes des minorités visibles au Canada, cela fait partie de la vie de tous les jours, selon Mme Sojourner-Campbell, une experte en profilage racial des consommateurs pour la firme torontoise Sojourner Mediation and Consulting Services.

      source et suite: http://www.lapresse.ca/actualites/201806/02/01-5184235-canada-magasiner-quand-on-est-noir-une-illustration-du-racisme-au-quotidien.php
    • By Laurent
      Les membres de la communauté maghrébine ont deux fois moins de chance de se faire convoquer en entrevue pour un emploi à Québec, selon la première étude du genre dans la région.
      Les Québécois et Québécoises d’origine maghrébine qui cherchent du travail dans la région de Québec doivent envoyer deux fois plus de curriculum vitae pour décrocher un emploi que leur voisin dit de «souche», selon l'étude du doctorant en sociologie de L’Université Laval, Jean-Philippe Beauregard.
      Le chercheur a présenté les résultats de ses recherches dans le cadre du Congrès de l'ACFAS, lundi.
        «À compétence égale, ils sont ignorés. Ils n’ont pas la chance de se présenter en entrevue», relate M. Beauregard.
      En comparaison, la dernière étude du genre qui a été réalisée à Montréal démontrait un taux de discrimination à l’embauche de 35%.
      Il s’agit d’ailleurs d’une tendance lourde qui s'observe aussi ailleurs dans le monde.


      Texte intégral : Journal de Québec

    • By immigrer.com
      Sondage Léger: le Québec est-il plus raciste que le reste du Canada?
      Quand on leur demande, 14 % des Canadiens se considèrent racistes. Un Québécois sur six se considère raciste (16%), révèle un nouveau sondage réalisé par la firme Léger.
      Le Québec n'est pas la province qui affiche le plus haut taux de racisme. Les Manitobains sont les plus nombreux (23%) à avoir affirmé être plutôt ou peu racistes.
      Au total, 14 % des Canadiens se considèrent racistes, selon leur propre évaluation.
      LÉGER
      La divergence d'opinions entre les générations est minime. Les milléniaux et la génération X sont 14% a se considérer plutôt ou peu raciste. Seulement 1% sépare ces deux générations des baby-boomers qui ont répondu affirmativement avec 13%.
       
       
      suite et source
       
       
       
    • By Tapis
      Je suis tombé ce matin sur cet article qui dévoile ce à quoi il faut s'attendre lorsqu'on est un immigrant artiste. Ça concerne le cinéma, mais on peut penser que c'est à peu près la même chose pour les autres arts :
      http://www.mauvaiseherbe.ca/2018/02/08/discrimination-systemique-dans-lattribution-des-aides-a-la-production-cinematographique/
    • By Olivierr
      Cela fait maintenant 9 mois que je suis au Canada, à Montréal plus précisément en tant que résident permanent. Je suis un jeune Mauricien de 30 ans , qui est arrivé ici avec tout plein d’ambition. Tout comme beaucoup d’entre vous, avant mon arrivée ici, j’appréhendais un peu car je ne savais pas ce qui m’attendait et surtout si j’allais trouver un emploi dans mon domaine (la vente en hôtellerie). J’envoyais mes CV aux employeurs et très peu me répondaient – cela me frustrait un peu à l’idée que je devais peut être me réorienter… Bref ! Tout ça pour vous dire que je ne regrette EN AUCUN CAS d’être venu ici car je me suis bien intégré et ai trouvé un emploi 2 semaines après mon arrivée ici !! Donc, c’est normal  d’avoir de l’appréhension 
       
      Pour réussir ici, voici mes suggestions ci-dessous  :
      EMPLOI
      Fouiller sur internet comment rédiger un CV et ce que les employeurs Canadiens attendent de vous – Je vous recommande le site SIEL (Service d’Intégration En Ligne). Ce site possède toute sorte de modules et ils ont même une section qui explique comment faire un CV.
       
      Ne perdez pas de temps !!! Rédigez votre CV et votre lettre de motivation en anglais et en français avant d’arriver ici. Acheter rapidement une carte SIM ici et mettez à jour votre CV avec le numéro de téléphone. La plupart des employeurs vont vous appeler pour un entretien (pas forcément par courriel). Bien entendu, si vous obtenez un entretien, préparez-vous bien – aller sur le site de l’employeur et mémorisez les informations clefs. Préparez au moins 3-4 questions du type qui vont intéresser l’employeur. Exemple : Dans 2 ans, quels sont les possibilités d’évolution de carrière…
       
      Envoyez au moins une vingtaine d’application par jour !!. Et surtout ne paniquez pas si vous n’avez pas de réponse après une semaine. Vous serez contacté 2-3 semaines après, si la candidature est retenue.
       
      Le jour de l’entretien - Dire Bonjour en regardant dans les yeux et SURTOUT donnez une poignée de main FERME !!!!!!!
       
      Être bilingue est un AVANTAGE !!
       
      Et dernier point à mon avis – soyez vous-même, humble et démontrez une bonne attitude !
       
      Essayer de faire au moins 1 an chez un employeur – dans le contraire, cela démontre que vous êtes instable.
       
      J’ai fait exactement ce que j’ai décrit ci-dessus, et BOOM, premier entretemps => je décroche un emploi à temps plein ; pas exactement dans le domaine que je voulais mais c’est très reliée. D’ailleurs, d’autre employeurs Canadiens ont pris contact avec moi via LINKEDIN alors que j’avais déjà signé avec mon employeur actuel et j’ai décline… (voir le point où je mentionne que je recommande de faire au moins un an avant de bouger autre part, à mon avis).
       
      Tout ça pour dire qu’il faut commencer quelque part, dans un domaine connexe idéalement, car cela vous débouchera sur ce que vous voulez faire plus tard.
      Intégration Sociale
      Quand je suis arrivé, j’avais fait les arrangements avec un ami mauricien pour qu’ils m’hébergent ; alors que je prévoyais d’habiter chez lui pendent 2- 3 semaines, j’y suis resté pendant 3 mois  (sans abus bien sûr lol).
       
      Alors que mon ami et sa famille a vécu ici pendant 6 ans, j’ai saisi cette occasion pour absorber toutes les informations nécessaires et je posais pas mal de questions sur les emplois, le mode de vie au Quebec etc...  Le maximum d’information que vous avez, le mieux ce sera pour vous !!
      Suite à cette expérience qui m’a été très bénéfique, je vous recommande, si bien sûre les conditions le permettent, d’aller vivre chez de la famille ou amis dès votre arrivée car cela facilitera beaucoup votre intégration.
       
      Il y a beaucoup beaucoup à dire et à écrire – mais je pense que ces quelques points vont vous être utiles. SURTOUT et SURTOUT, ne vous démotivez pas, la clef du succès ici est la persévérance. En passant, je viens d’une ile tropicale oὺ il peut faire 15 degrés en hivers. J’ai eu froid 2-3 fois car je n’étais pas équipé ; je peux vous dire que l’hiver ici est tout à fait supportable ; quant à moi, j’adore la neige et l’air frais 
       
      Bonne continuation.
       
      Olivier R
    • By immigrer.com
      Publié le 26 janvier 2018 à 12h57 | Mis à jour à 13h49
       
      Discrimination: 12 000$ à payer pour avoir refusé de louer un logement
        LIA LÉVESQUE
      La Presse Canadienne
      MONTRÉAL   Le Tribunal des droits de la personne vient de condamner les propriétaires d'un duplex à verser 12 000 $ à un couple d'origine haïtienne à qui il avait refusé de louer un logement de l'arrondissement LaSalle, à Montréal, en 2012.
      Les propriétaires, Ugo Fornella et Anna Bresciani-Fornella, devront verser 5000 $ à Stéphanie Marcel et 5000 $ à Jean-Claude Pheneus à titre de dommages moraux, en plus de 1000 $ à chacun des deux à titre de dommages punitifs.
      Le couple de locataires, Stéphanie Marcel et Jean-Claude Pheneus, avait mandaté une courtière immobilière, Kénande Marcel, aussi la soeur de Stéphanie, pour trouver un grand logement de six pièces et demie pour la famille.
      De leur côté, les propriétaires, Ugo Fornella et Anna Bresciani-Fornella, avaient mandaté un courtier immobilier, Marco Lopez, pour trouver des locataires.
       
      Après une première visite du logement par Mme Marcel et sa soeur courtière, puis une seconde par Mme Marcel et son conjoint, le couple exprime son intérêt à louer le logement. Il est alors informé qu'il doit s'adresser au courtier des propriétaires, M. Lopez.
      Or, M. Lopez a témoigné devant le tribunal qu'après la deuxième visite du logement, Mme Bresciani-Fornella lui avait téléphoné pour lui dire qu'elle ne voulait pas avoir de locataires de cette origine raciale.
       
      suite et source: http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/actualites-judiciaires/201801/26/01-5151573-discrimination-12-000-a-payer-pour-avoir-refuse-de-louer-un-logement.php
    • By Marine_JLZT
      Bonjour, 
       
      Je suis actuellement étudiante en France et je vais faire un programme d'échange pour étudier dans une université à Gatineau. Je vais partir pour une durée d'environ 9 mois donc il me faut des services sans engagement. J'avais quelques questions au sujet de la vie là-bas. 
       
      1. Comment cela se passe au niveau du transport sur place ? Existe-il une carte (par ex bus) mensuelle pas trop cher ? Quel est le meilleur moyen à moindre coût pour se déplacer dans Gatineau  et ses alentours ?
      2. Quel est le prix de l'électricité sur place pour un appartement pour une personne (studio..) ? Est-il facile de trouver un logement meublé ?
      3. Je voulais savoir aussi quel est le meilleur forfait de téléphone mobile pour bénéficier de plus de giga d'internet pour un téléphone mobile ? car j'utilise pas mal mon téléphone en dehors du logement.
      4. Quelles sont vos assurances santé sur place ? 
       
      Je vous remercie d'avance pour vos réponses !
       
    • By Addicttotravel
      Tiré de l'article de Radio Canada:
      "Ils sont jeunes et parlent français, mais ils ne se reconnaissent pas comme Québécois. Pourquoi? Quelles sont les solutions? Troisième d'une série de trois articles sur les 40 ans de la Charte de la langue française.
      Un texte de Danielle Beaudoin
      Les enfants de la loi 101 s’identifient davantage à leur pays d’origine ou au Canada, et beaucoup moins au groupe majoritaire québécois. C’est le constat dressé par la sociologue Marie-Odile Magnan, qui a copublié avec d’autres chercheuses deux articles sur le sujet, en 2014 et en 2016. Elles ont mené plus d’une centaine d’entretiens avec des cégépiens et des universitaires, tous des jeunes issus de l’immigration, de 1re et de 2e génération.

      « C’était intéressant de voir les mêmes résultats, même pour la 2e génération », souligne Marie-Odile Magnan. Cela dit, la chercheuse observe que ce processus de repli sur la culture du pays d’origine existe aussi dans d’autres sociétés.
      La sociologue explique que ces jeunes ont un rapport stratégique à la langue française. Le français est vu comme un outil d’intégration professionnelle, « mais ça ne va pas au-delà de ça ». Ils ne vont pas ressentir le besoin de s’identifier au groupe majoritaire, qu’ils appellent souvent eux-mêmes les Québécois de souche, précise Marie-Odile Magnan.

      Les auteurs du documentaire Les Québécois de la loi 101, Stéphane Leclair et Judith Plamondon, sont arrivés à la même conclusion que Mme Magnan. « Tout ce monde-là [enfants de la loi 101] parle bien le français, mais ce qu’on constatait, c’était l’échec plus culturel, finalement. L’échec de la transmission de la culture, et donc l’échec du sentiment d’appartenance envers la société québécoise », observe la réalisatrice Judith Plamondon."
       
      POURQUOI CETTE CRISE IDENTITAIRE?

      Des classes très multiethniques

      Marie-Odile Magnan constate que peu de jeunes issus de l’immigration se mêlent aux francophones québécois au primaire ou au secondaire. Les interactions scolaires se vivent dans un rapport « Nous/Eux » (Nous, les immigrants/Eux, les francophones québécois).
      La concentration des immigrants dans les mêmes écoles sur l’île de Montréal pourrait accentuer ce rapport « Nous/Eux », selon la chercheuse. On trouve à Montréal des écoles où 90 % à 100 % des élèves sont issus de l’immigration. Dans un tel contexte, ces jeunes fréquentent moins les Québécois francophones.
      Selon la sociologue Marie-Odile Magnan, obliger des élèves à parler le français en tout temps à l’école peut rendre leur intégration encore plus difficile. Photo : Radio-Canada
      Une approche punitive

      Marie-Odile Magnan observe que bien des jeunes vivent difficilement l’obligation de parler le français en tout temps à l’école. Ils se font avertir de parler français par le personnel de l’école, et cela leur rappelle sans cesse qu’ils sont différents.

      Dans certaines écoles montréalaises, les jeunes qui se font prendre à parler une autre langue que le français ont une amende de 25 sous. La sociologue croit que ce genre d'approches punitives ne permettent pas de favoriser un sentiment d’appartenance et peuvent même empêcher l’enfant d’avoir envie d’apprendre une autre langue.

      Des inégalités linguistiques
      Le fait que la langue française soit au cœur de l’approche interculturelle québécoise peut générer « une certaine forme de linguicisme », soit un racisme basé sur la langue, observe Marie-Odile Magnan. Il y a d’un côté les locuteurs de langue française, et de l’autre ceux qui parlent d’autres langues.

      « Ils sont invisibles »

      « Comment se sentir partie prenante d’une culture dans laquelle tu es invisible, d’une certaine façon? Maintenant, 30 % des nouveau-nés ont des parents qui viennent d’ailleurs. Ça ne se reflète pas nécessairement dans nos grandes institutions culturelles, au théâtre, à la télé », explique la chroniqueuse de La Presse Rima Elkouri, dans le documentaire Les Québécois de la loi 101.
      Où est la culture québécoise?

      Dans Les Québécois de la loi 101, des jeunes expliquent qu’ils n’apprennent pas la culture québécoise au secondaire. Une étudiante du Collège Vanier affirme qu’elle n’a lu qu’un seul livre québécois à l’école, Incendies, de Wajdi Mouawad.

      Akos Verboczi, auteur du livre Rapsodie québécoise. Itinéraire d’un enfant de la loi 101, estime que ce n’est pas normal qu’après 11 ans d’études des jeunes sortent avec un diplôme de 5e secondaire sans trop connaître l’histoire du Québec.
      L’auteur de « Rhapsodie québécoise. Itinéraire d'un enfant de la loi 101 », Akos Verboczy, est en pleine discussion avec des étudiants d’un cégep anglophone de Montréal, le Collège Vanier.   Photo : Documentaire Les Québécois de la loi 101 DES PISTES DE SOLUTION

      Transmettre la culture québécoise

      Être fier de sa culture, c’est aussi vouloir la transmettre, croit Akos Verboczi. « Dire à un immigrant pakistanais de lire du Michel Tremblay. Il ne faut pas juste transmettre une langue, il faut aussi transmettre une culture qui vient avec », soutient le Québécois d’origine hongroise dans le documentaire.

      « On ne cherche pas à leur faire aimer, à leur faire connaître des œuvres phare ou des œuvres plus actuelles de la culture québécoise et de bien enseigner l’histoire du Québec, l’histoire plus récente », explique le documentariste Stéphane Leclair.
      Des élèves de l’école secondaire la plus multiethnique du Québec, l’école La Voie de Côte-des-Neiges, à Montréal, lisent « Les Belles-sœurs » de Michel Tremblay à l’invitation du chroniqueur culturel Stéphane Leclair.   Photo : Documentaire Les Québécois de la loi 101 Favoriser les échanges

      La chercheuse Marie-Odile Magnan suggère de stimuler les rapports entre Québécois francophones et jeunes issus de l’immigration. Elle propose par exemple d’organiser des échanges entre les écoles pour favoriser la rencontre des jeunes.

      « Si on a une école à 100 % pluriethnique, peut-être pourrait-il y avoir des échanges avec une école de banlieue 100 % francophone native. »

      Un curriculum plus inclusif

      Selon Mme Magnan, il faudrait revoir le programme scolaire pour que les jeunes issus de l’immigration se sentent davantage inclus. Pourquoi ne pas parler de l’histoire des Noirs au Québec? suggère-t-elle.
      Et, à son avis, il faudrait intégrer dans les écoles des enseignants étrangers ou issus de l’immigration. « Le fait de diversifier le personnel scolaire pourrait favoriser d’autres approches ou d’autres visions », précise-t-elle.

      La diversité dans les médias et à l’embauche

      Comme majorité dominante, les Québécois francophones se doivent d’inclure les minorités à l’écran, mais aussi de les intégrer à l’embauche, selon Richard Bourhis, professeur émérite en psychologie sociale à l’UQAM et auteur de plusieurs écrits sur la loi 101.
      Richard Bourhis croit aussi que la majorité dominante a des obligations envers ses minorités, et qu’elle devrait voir l’immigrant non pas comme une menace à l’identité québécoise, mais comme un avantage.

      Le Québec, au-delà du français

      Quarante ans après l’adoption de la Charte, les jeunes, qu’ils soient Québécois de souche ou issus de l’immigration, ont envie d’un projet de société qui va plus loin que la seule protection de la langue française, constate Stéphane Leclair.
  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.



×
×
  • Create New...

Important Information

We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue. En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines