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L'amère patrie (un article sur les français du retour)

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"Ce qui m'aide à tenir, c'est de me dire que je vais repartir un jour." Corinne Béquin n'a pas de destination précise en tête. Seule certitude : elle ne veut pas rester en France. Après sept ans en Tunisie, puis quatre en Chine, cette mère de quatre enfants se sent prisonnière de sa petite banlieue de Verneuil-sur-Seine (Yvelines) qu'elle a retrouvée la mort dans l'âme : "J'ai l'impression d'avoir vieilli d'un coup. Je me sens dépressive et j'ai des crises d'angoisse. A Shanghaï, c'était très facile de se faire des amis. Ici, je suis retombée dans l'anonymat. Je me sens comme une étrangère dans mon propre pays." Etranger dans son propre pays : l'expression revient comme un leitmotiv dans la bouche des anciens expatriés. L'atterrissage est d'autant plus brutal que la période d'expatriation a été longue (on parle du "cap des cinq ans"), le pays de résidence éloigné et le retour subi.

C'est précisément dans ces conditions que les Béquin ont reposé leurs valises en France en janvier dernier. Cadre dirigeant d'une multinationale américaine, l'époux de Corinne n'a eu d'autre choix que d'accepter sa relocalisation en région parisienne, au beau milieu de l'année scolaire. Leur vague à l'âme s'est aussitôt heurté à l'incompréhension des proches : "Votre famille ne s'attend pas à ce que vous ne soyez pas heureux de rentrer, confie Pascal Béquin. Mais la réalité est que nous nous sommes habitués à vivre loin d'eux." D'autant plus que les impatriés ne font guère pleurer dans les chaumières. Leur blues du retour passe bien souvent pour des jérémiades d'enfants gâtés inconsolables après leurs adieux déchirants... aux primes d'éloignement, à la voiture de fonction et à une domesticité vibrionnant dans leur vaste villa. En réalité, la grande majorité des Français de l'étranger vivent plutôt chichement, souvent sous contrat local et sans le fameux "package" qui fit les beaux jours de l'expatriation. De plus en plus d'émigrés, en général des jeunes, tentent l'aventure en solo sans être "détachés" par une administration ou une grande entreprise (3).

RETROUVER LEURS MARQUES
Dès lors, le choc du retour ne se résume pas à la perte d'éventuels privilèges, ni même aux tracasseries de l'administration française - pas toujours très flexible face à ces enfants prodigues de la République qui ont le mauvais goût de n'entrer dans aucune case. Le mal est plus enfoui, plus diffus, plus inavouable aussi. Après avoir elles-mêmes ressenti ce spleen, Solenn Flajoliet (six ans à Singapour) et Karolina Ehretsmann (huit années au Pakistan, aux Emirats arabes unis et en Angleterre) ont décidé d'aider tous ceux qui peinent à retrouver leurs marques en France. Ces deux "consultantes interculturelles" animent gracieusement des sessions d'information aux allures de psychothérapie de groupe, un peu comme s'il existait un désordre post-traumatique du retour.

Après tout, certaines grandes entreprises américaines ne proposent-elles pas un suivi psychologique pour aider les familles à se replonger dans le bain national ? Face à une trentaine de personnes récemment rentrées des quatre coins du monde, les deux intervenantes alternent conseils pratiques et recommandations d'ordre affectif. "Notre expatriation nous a changés, mais ce n'est qu'au retour que l'on en prend pleinement conscience. On a la langue mais plus les codes. Et, autant il est normal de se sentir étranger à l'étranger, autant il est difficile de se sentir étranger chez soi." Durant la session de deux heures, chacun est invité à lister les difficultés liées à son retour sur un post-it rose. Le tableau brossé n'est pas franchement de la même couleur : attitude négative, rigidité de l'administration et du système scolaire, froideur des rapports humains, assistanat et individualisme... L'"amère patrie" passe un mauvais quart d'heure. Rien ne semble tourner rond dans l'Hexagone. Les deux expertes en retours difficiles invitent alors l'audience à "se raccrocher aux bons côtés de la France : la beauté de ses paysages et de Paris, les arts de la table, la richesse de l'offre culturelle".

Après des hauts (la lune de miel de l'arrivée) et des bas (le contrecoup du retour), la réadaptation à la vie française prendrait un an en moyenne. | Dan Mountford pour M Le magazine du Monde
La bonne nouvelle pour ces impats qui broient du noir arrive sous la forme d'une courbe sinusoïdale projetée sur grand écran. Après des hauts (la lune de miel de l'arrivée) et des bas (le contrecoup du retour), la réadaptation à la vie française prendrait un an en moyenne. Mais la règle n'a rien de mathématique, comme peut en témoigner Jean-François Scordia. Fuyant "le stress de Manhattan" où il travaillait dans l'hôtellerie, ce Breton aspirait à un rythme de vie plus paisible dans sa région natale. Mais, mois après mois, le rêve du retour aux sources a viré au cauchemar. En 2004, au bout de trois ans sans emploi, la confiance en berne et les finances à sec, il doit repartir aux Etats-Unis en catastrophe, avec son jeune fils et sa femme américaine, méditant amèrement le vieux diction "Nul n'est prophète en son pays". Lui qui avait enchaîné les postes à responsabilités dans les adresses les plus courues de New York doit revoir ses ambitions françaises à la baisse : "A l'ANPE, c'est tout juste s'ils ne m'ont pas proposé de devenir serveur. Je leur ai pourtant dit que j'avais eu jusqu'à soixante employés sous mes ordres." Avec ses phrases truffées d'anglicismes et son style très direct, "à l'anglo-saxonne", Jean-François Scordia se heurte au scepticisme des banques et des employeurs potentiels. Personne ne semble croire à la réalité de son rêve américain : "Quand je leur parlais de chiffres d'affaires de 10 millions de dollars pour un restaurant, ils pensaient que je racontais des bobards. Pour moi, c'est le signe d'un pays qui pense petit. On dirait qu'il y a une peur de progresser et de grandir."

Par frilosité et conservatisme, la France se prive-t-elle de tous ces talents extérieurs qui ramènent dans leurs bagages des idées nouvelles et un regard neuf sur leur vieux pays ? C'est le sentiment de bon nombre d'impats, frustrés de constater le faible intérêt que suscite leur expérience à l'étranger. Ces derniers ne servent pas toujours leur cause en entonnant un peu trop systématiquement le sempiternel refrain du "c'était mieux ailleurs" si exaspérant aux oreilles de leurs compatriotes restés dans l'Hexagone, c'est-à-dire l'immense majorité. Cela étant, les Français émigrent de plus en plus. Leur nombre à l'étranger est aujourd'hui estimé à 2,5 millions. D'où peut-être la nécessité d'aider un peu plus tous ceux qui le souhaiteraient lorsqu'ils rentrent au pays... D'ailleurs, combien sont les impatriés ? Nul ne le sait réellement, en l'absence d'un outil statistique fiable recensant ce type de mouvements migratoires. Difficile du coup de mesurer l'impact de la crise. En 2008, les médias avaient fait grand cas du retour piteux des cow-boys de la finance fuyant Londres, New York et Francfort pour venir panser leurs plaies en France, parfois aux frais de la République. Mais rien n'indique un mouvement massif de repli sur les bases françaises pour cause de crise mondiale. "Tant que le chômage est à 10 %, je n'imagine pas un rush. Le chômage des jeunes, en particulier, est très élevé ici malheureusement", analyse Hélène Conway-Mouret, la ministre des Français de l'étranger.

"POINTS DE BLOCAGE"
Rien ne vaut le vécu. Après vingt-cinq ans passés en Irlande, cette ancienne universitaire de l'Institut de technologie de Dublin est plus sensibilisée que ses prédécesseurs à la problématique de l'impatriation : bien que ministre, elle doit ferrailler avec l'administration française pour obtenir la carte grise de sa Peugeot 406 ramenée d'Irlande. Et cherche à convaincre ses collègues du gouvernement (notamment de l'Intérieur, de l'Education nationale, des Affaires sociales) de la nécessité de déverrouiller les "points de blocage" qui compliquent la réinsertion : "Pour moi, la mobilité, ça se passe dans les deux sens. Vous partez, c'est très bien, vous servez la France à l'étranger. Quand vous revenez, on doit vous montrer que l'on valorise ce que vous avez acquis. On a un guichet pour sortir, on peut bien avoir un guichet pour rentrer !"

Si beaucoup d'impats se désolent de l'état dans lequel ils ont retrouvé leur pays, d'autres apprécient les avantages qu'offre encore notre "chère" République avec d'autant plus de force qu'ils en ont été privés durant des années. C'est le cas de Louisa Zanoun, historienne et chercheuse en poste à la London School of Economics (Londres), puis à l'université Concordia (Montréal). Cette fille de harkis, qui se voit comme "un pur produit de l'école républicaine", tenait absolument à scolariser sa fille, aujourd'hui âgée de 8 ans, dans un établissement français. Rentrée en juillet 2010 après douze ans à l'étranger, elle a redécouvert "un rapport à la culture" qu'elle ne trouvait pas au Canada. Aujourd'hui, cette Montreuilloise d'une quarantaine d'années s'émerveille du goût hexagonal pour le débat : "Les gens sont intéressés par ce qui se passe dans la sphère publique. En France, tout le monde a une opinion sur quelque chose."
Un contraste bienvenu, selon elle, avec les sujets de conversation passe-partout choisis pour ne fâcher personne dans les pays anglo-saxons. Louisa Zanoun n'ignore pas les travers nationaux, et particulièrement parisiens. Elle cite pêle-mêle l'agressivité, le manque de savoir-vivre et de courtoisie, les rapports sociaux tendus, l'incivisme... Mais les bruits de la comédie humaine à la française lui arrivent désormais avec un son étouffé : "Je regarde tout ça avec une sorte de détachement. Celui que j'avais à l'étranger et que j'ai gardé." Son long séjour hors du bocal national a été pour Louisa Zanoun comme un détour anthropologique qui lui a fait considérer les choses sous un autre angle. Alors, à tous les Français trop facilement insatisfaits, elle a ce message simple à faire passer : "Allez voir ce qui se passe ailleurs. Partez !" Partir ? Mais pour mieux revenir.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/30/impatries-l-amere-patrie_1797400_3224.html

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Purée ... il est long comme un jour sans frite, cet article. Mais bien intéressant.

Si beaucoup d'impats se désolent de l'état dans lequel ils ont retrouvé leur pays, d'autres apprécient les avantages qu'offre encore notre "chère" République avec d'autant plus de force qu'ils en ont été privés durant des années. C'est le cas de Louisa Zanoun, historienne et chercheuse en poste à la London School of Economics (Londres), puis à l'université Concordia (Montréal). Cette fille de harkis, qui se voit comme "un pur produit de l'école républicaine", tenait absolument à scolariser sa fille, aujourd'hui âgée de 8 ans, dans un établissement français. Rentrée en juillet 2010 après douze ans à l'étranger, elle a redécouvert "un rapport à la culture" qu'elle ne trouvait pas au Canada. Aujourd'hui, cette Montreuilloise d'une quarantaine d'années s'émerveille du goût hexagonal pour le débat : "Les gens sont intéressés par ce qui se passe dans la sphère publique. En France, tout le monde a une opinion sur quelque chose."
Un contraste bienvenu, selon elle, avec les sujets de conversation passe-partout choisis pour ne fâcher personne dans les pays anglo-saxons. Louisa Zanoun n'ignore pas les travers nationaux, et particulièrement parisiens. Elle cite pêle-mêle l'agressivité, le manque de savoir-vivre et de courtoisie, les rapports sociaux tendus, l'incivisme... Mais les bruits de la comédie humaine à la française lui arrivent désormais avec un son étouffé : "Je regarde tout ça avec une sorte de détachement. Celui que j'avais à l'étranger et que j'ai gardé." Son long séjour hors du bocal national a été pour Louisa Zanoun comme un détour anthropologique qui lui a fait considérer les choses sous un autre angle. Alors, à tous les Français trop facilement insatisfaits, elle a ce message simple à faire passer : "Allez voir ce qui se passe ailleurs. Partez !" Partir ? Mais pour mieux revenir.

On comprend en effet qu'après avoir séjourné un certain temps dans un pays anglo-saxon on puisse être affamé de placer ses enfants dans une école digne de ce nom, ou de débattre de quoi que ce soit plutôt que de commenter la pluie et le beau temps.

Modifié par RobinDesBois

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Et bien avec ma grande gueule habituelle je ne peux qu'apporter ma vision des choses...

Tout d'abord, je tiens à le préciser j'ai eu suffisamanent d'amour pour mon pays pour lui consacrer 14 ans de ma vie, 3 en temps que pompier volontaire, puis 11 dans la marine nationale...

Ma vie étant ce qu'elle est j'ai décidé en 2006 de partir du continent pour la Corse... Amis Québécois c'est cette île merveilleuse que l'on appelle l'île de beauté... Certes ça reste la France, et elle se trouve simplement en Méditerranée... Sauf que la vie y est différente, ça reste une île....Mais trouver du travail à l'année y est très difficille, ou alors il faut accepter de vivre en ville et les salaires offerts ne le permettent juste pas... Mais bon ceci n'est du qu'à la spéculation immobilière privilégiant le tourisme et là n'est pas le sujet...Du coup après 6 années à galérer... je me suis décidé à revenir sur le continent...

Et bien le choc je l'ai eu... Parce que la vie en France a bien changée... Par endroit on se demande franchement si l'on est encore en France...Personne n'y parle français...prenez le RER (ancien train de banlieue) pour aller de la Gare de Lyon à Melun...Vous êtes 3 blancs sur un quai noir de monde... Alors bien sur on peut me qualifier de raciste pour ça, mais cette vision de la capitale française me choque quelque peu... De la même façon que lorsque je vois une classe "représentative" dans un documentaire avec 2 enfants blancs... Ou encore lorsqu'à la sortie d'une école primaire de la république on n'entend pas parler un mot de français... Que arrivé à la classe de 5° on donne le choix de langue comme seconde langue à apprendre pour l'année suivante entre le Turc ou l'Arabe...Je n'avais pas remarqué que ces pays était frontaliers et générateurs d'échanges économiques majeurs avec la France...

Mais ça ne choque personne, et il ne faut surtout pas en parler ou dire quoi que ce soit...

Alors soit je ne dirais plus rien concernant la France de mon enfance...

Ajoutez à cela le fait que même s'il ne faut pas que ce soit dit, le pays est en déroute totale, que la crise frappe en plein cette fois et que les entreprises génératrices d'emplois avant ferment les unes après les autres....

et bien j'ai décidé de tenter ma chance au Québec.

Je précise que ça fait 3 ans que j'ai des échanges très réguliers avec des amis Québécois, que lorsque j'étais en Corse je chercahis toujours à discuter un peu avec les Québécois que j'y croisais, parce que ce pays m'attire depuis bien longtemps...

Et depuis quelques mois, après être tombé en amour du pays, je suis tombé en amour d'une Québécoise....

Donc je tente actuellement de trouver un poste dans le traitement des eaux usées puisque c'était mon dernier vrai domaine de travail: j'étais superviseur d'un secteur regroupant une station de 40 000eq/hab, une autre de 10 000eq/hab et les 25 postes de relevages qui allaient avec...

au passage, avis à la population, je suis libre immédiatement.

Modifié par Pat immigré dans sa tête

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Et bien avec ma grande gueule habituelle je ne peux qu'apporter ma vision des choses...

Tout d'abord, je tiens à le préciser j'ai eu suffisamanent d'amour pour mon pays pour lui consacrer 14 ans de ma vie, 3 en temps que pompier volontaire, puis 11 dans la marine nationale...

Ma vie étant ce qu'elle est j'ai décidé en 2006 de partir du continent pour la Corse... Amis Québécois c'est cette île merveilleuse que l'on appelle l'île de beauté... Certes ça reste la France, et elle se trouve simplement en Méditerranée... Sauf que la vie y est différente, ça reste une île....Mais trouver du travail à l'année y est très difficille, ou alors il faut accepter de vivre en ville et les salaires offerts ne le permettent juste pas... Mais bon ceci n'est du qu'à la spéculation immobilière privilégiant le tourisme et là n'est pas le sujet...Du coup après 6 années à galérer... je me suis décidé à revenir sur le continent...

Et bien le choc je l'ai eu... Parce que la vie en France a bien changée... Par endroit on se demande franchement si l'on est encore en France...Personne n'y parle français...prenez le RER (ancien train de banlieue) pour aller de la Gare de Lyon à Melun...Vous êtes 3 blancs sur un quai noir de monde... Alors bien sur on peut me qualifier de raciste pour ça, mais cette vision de la capitale française me choque quelque peu... De la même façon que lorsque je vois une classe "représentative" dans un documentaire avec 2 enfants blancs... Ou encore lorsqu'à la sortie d'une école primaire de la république on n'entend pas parler un mot de français... Que arrivé à la classe de 5° on donne le choix de langue comme seconde langue à apprendre pour l'année suivante entre le Turc ou l'Arabe...Je n'avais pas remarqué que ces pays était frontaliers et générateurs d'échanges économiques majeurs avec la France...

Mais ça ne choque personne, et il ne faut surtout pas en parler ou dire quoi que ce soit...

Alors soit je ne dirais plus rien concernant la France de mon enfance...

Ajoutez à cela le fait que même s'il ne faut pas que ce soit dit, le pays est en déroute totale, que la crise frappe en plein cette fois et que les entreprises génératrices d'emplois avant ferment les unes après les autres....

et bien j'ai décidé de tenter ma chance au Québec.

Je précise que ça fait 3 ans que j'ai des échanges très réguliers avec des amis Québécois, que lorsque j'étais en Corse je chercahis toujours à discuter un peu avec les Québécois que j'y croisais, parce que ce pays m'attire depuis bien longtemps...

Et depuis quelques mois, après être tombé en amour du pays, je suis tombé en amour d'une Québécoise....

Donc je tente actuellement de trouver un poste dans le traitement des eaux usées puisque c'était mon dernier vrai domaine de travail: j'étais superviseur d'un secteur regroupant une station de 40 000eq/hab, une autre de 10 000eq/hab et les 25 postes de relevages qui allaient avec...

au passage, avis à la population, je suis libre immédiatement

Bon, le monde est en train de muter à grande vitesse! Mais, c'est pas juste la France qui change, nous changeons tous!

Penses-tu qu'il n'y a pas eu de changements en Turquie, au Brésil, au Maroc ou en Argentine durant les dernières 50 années?

La France a subi l'influence croissante des cultures étrangères, mais les pays du Tiers-Monde subissent à leur tour

celle des pays développés.

Nous vivons dans des vases communicants, aujourd'hui c'est impossible de vivre isolé comme en 1912.

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Oui je suis d'accord le monde évolue, mais il ne faut pas oublier où nous vivons. Que l'on parle une autre langue à la sortie des écoles je m'en balance. Mais que l'on offre d'étudier une autre langue seconde autre que l'anglais (dans le cas du Québec) comme langue seconde cela est grave! On est en Amérique du Nord! La langue du commerce internationale est l'anglais (même en Chine cela est reconnu). Que l'une de nos nouvelles ministres (d'origine française) qualifie l'anglais de langue étrangère est faire preuve de sectarisme et de refus du pays où nous sommes. Mais il faudrait se rappeler qu'elle a fait de fausses déclarations cette gentille ministre et qu'elle a dû dans le passé démissionner!

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Je signifiais juste qu'il y a un remplacement de population... Que Français de souche, je ne me reconnais pas dans ce pays, je n'ai plus l'impression d'y être chez moi... Et donc plus à ma place...

Et, désolé, mais il n'y a qu'en Europe que l'on voit ça...

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Bon, le monde est en train de muter à grande vitesse! Mais, c'est pas juste la France qui change, nous changeons tous!

Penses-tu qu'il n'y a pas eu de changements en Turquie, au Brésil, au Maroc ou en Argentine durant les dernières 50 années?

La France a subi l'influence croissante des cultures étrangères, mais les pays du Tiers-Monde subissent à leur tour

celle des pays développés.

Nous vivons dans des vases communicants, aujourd'hui c'est impossible de vivre isolé comme en 1912.

Sacré argentino j'aime te lire et voir a quel point tu crois a tes chimères.

Tiens voilà des changement très voyants en Égypte

Cairo+university+1959.jpg

Photo1

Cairo+university+1978.jpg

Photo2

Cairo+university+2040.jpg

Photo3

Et même en Afganistan il y a eu des changements

Kaboul+1970s.jpg

Mais la réalité en France en 2012

http://youtu.be/H8xII7zR8XU

Donc selon la théorie Argentino l'immigration de masse cause des changements dans toutes toutes toutes toutes les sociétés à travers le monde,

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de toute façon le choc est du a des choc de culture...

à vivre à l'étranger longtemps un français doit réapprendre à vivre dans son pays s'il y retourne...

plusieurs amis à moi l'on fait étant jeune, revenir alors qu'ils n'avaient quasiment connu que d'autres pays,

il leur a fallu réaprendre beaucoup de choses, tous le disent...

et si certains français ont du spleen lorsqu'ils reviennent sur le territoire français, c'est surtout et avant tout,

parce qu'ils s'était faient aux us et coutumes du pays hote et qu'ils y trouvaient finallement une meilleur qualité de vie,

même s'ils étaient loins de leur familles...

et franchement mon témoignage n'avait pour but que de signifier que le France à grandement changée en l'espace des 5 dernières années et que par conséquent celui qui en serait parti avant risque de s'y perdre un peu...

quand au changements de languages, si l'on décrétait que dorénavant au Québec, qui est Canadien, la langue principale est l'anglais et que la seconde serait le chinois je pense que ça ferait grincer pas mal de dents...

et pour en finir avec ces propos, aujourd'hui en France, suite au changements de populations évoqués, un certains nombre de français de souche commencent à se sentir dans le même état d'esprit qu'on pu l'être les natifs aux Amériques en voyant arriver tous ces blancs, qu'ils soient français, anglais ou autres... il se sentent repoussés dans leurs limites, on leur imposent des choses qui ne leur plaisent pas.... Alors, bien sur, on peut y voir un juste retour des choses, mais je pense que même aujourd'hui, lorsque l'on commence à évoquer ce type de sujet avec des natifs, ils ont bien plus à reprocher à l'homme blanc qu'ils n'ont à le remercier... Les échanges culturels apportent des choses, comme ils le faisaient au début lors d'échanges, les remplacements de population n'apportent que des conflits.... Et dans ces propos, j'ai bien conscience qu'étant blanc de souche, j'ai bien du avoir des ancêtres qui ont fait du tort aux amérindiens, voulu ou non...

voili, voilà...

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Je signifiais juste qu'il y a un remplacement de population... Que Français de souche, je ne me reconnais pas dans ce pays, je n'ai plus l'impression d'y être chez moi... Et donc plus à ma place...

Et, désolé, mais il n'y a qu'en Europe que l'on voit ça...

Et pas au Canada ? Modifié par Addicttotravel

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C'est bien triste tout ça et ça me désole.

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bien sur que l'immigration au Canada est présente addictotravel...

mais d'après les chiffres que j'ai pu voir toujours beaucoup moins qu'en France...pour un territoire, rien que pour le Québec, trois fois plus grand....

reprenez les chiffres de densité de population, regardez les chiffres des immigrants autorisés, acceptés...

40 000 pour 2013 pour le Québec, 200 000 en France...

rien n'est comparable.

et je ne parles pas même pas de la vie dans certaines régions de France...

dites moi avec franchise... est ce que dans une ville du Québec il y a chaque nuit des voitures incendiées?

parce que à Strasbourg on en est là !!!!!

et ça ne date pas d'aujourd'hui... En 2000 pour célébrer la nouvelle année ils ont fait bruler sur strasbourg et la périphérie 2000 voitures...

et ce genre de faits se généralisent en France, désolé mais c'est comme ça.

alors évidemment ça fait marcher le commerce, mais je ne conçois pas de vivre dans une société qui tolère ça.

bien sur, les nouveaux arrivants sont concentrés sur une infime partie pour la plupart, du côté de Montréal, ce qui donne une vision de mixité ou de multiculturalisme très importante sur ces aglomérations.

mais de tout ce que j'ai vu, ou appris par des discussions avec des amis là bas... Ce n'est pas du tout comme la France...

Et je me contente de parler de la France mais je pourrais parler de l'Europe...

de plus, soyons clairs... Si j'émmigre, je viens dans un pays différent, je le prend tel qu'il est, et je me plie à sa façon d'être.

je sais que le Canada et en particulier le Québec sont des pays très libres...

chacun doit y être respecté et accepté... et ça me convient tout à fait.

car je respecte les autres tant que je suis moi même respecté.

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Pfiou, y en a des amalgames et des raccourcis, là-dedans... :huh2:

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Pfiou, y en a des amalgames et des raccourcis, là-dedans... :huh2:

En effet.

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Je signifiais juste qu'il y a un remplacement de population... Que Français de souche, je ne me reconnais pas dans ce pays, je n'ai plus l'impression d'y être chez moi... Et donc plus à ma place...

Et, désolé, mais il n'y a qu'en Europe que l'on voit ça...

Et pas au Canada ?

Un remplacement de population , donc un remplacement civilisation ? Non on ne voit pas cela ici et si un lâche politicien local le favoriserait comme le font certains politiques en France, ben on va lui péter la Yeullllle :biggrin2:

Bouchard et Taylor l'on apprit avec leur Accommodement tour Québec 2011

Modifié par hdelmondo

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Pfiou, y en a des amalgames et des raccourcis, là-dedans... :huh2:

Il a confirme ce que je pensais et c'est cette belle mentalité européenne qui veut vivre au Canada!!!

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L'immigration c'est comme les enfants, ça oblige à remettre en question pas mal de principes et de certitudes ! :wink:

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bon j'ai tenté de faire court j'aurais juste du me taire, je n'ai aucune chance de me faire comprendre...

mais évidemment, comme on dit, "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif".

Cependant hdelmondo semble avoir compris ce qui me gène...

La France avait connu de nombreuses vagues d'immigrations avant sans que cela pose de problèmes et mes meilleurs amis étant ado étaient des fils de Harkis, un fils d'immigrants espagnol, un fils d'immigrants portuguais et un fils d'immigrants Italien...

Donc libre à vous de penser que je suis un raciste de base, c'est votre droit le plus strict.

mais bon... j'ai malheureusement suffisamment d'informations pour savoir que le réveil sera douloureux pour de nombreuses personnes....

maintenant je dirais juste que j'ai pour moi un passé riche de nombreux voyages, dont certains de longue durée, y compris en Arabie Saoudite ainsi que de nombreux déménagements tout au cours de ma vie qui m'ont appris à m'intégrer dans mes nouveaux environnements...

Donc je reste pleinement confiant....

Modifié par Pat immigré dans sa tête

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bon j'ai tenté de faire court j'aurais juste du me taire, je n'ai aucune chance de me faire comprendre...

mais évidemment, comme on dit, "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif".

Cependant hdelmondo semble avoir compris ce qui me gène...

La France avait connu de nombreuses vagues d'immigrations avant sans que cela pose de problèmes et mes meilleurs amis étant ado étaient des fils de Harkis, un fils d'immigrants espagnol, un fils d'immigrants portuguais et un fils d'immigrants Italien...

Donc libre à vous de penser que je suis un raciste de base, c'est votre droit le plus strict.

Ce serait faire preuve d'autant de raccourcis que de dire que tu es raciste, simplement avec ce que tu as écrit. Néanmoins, tu admettras que c'est bourré de clichés et de sous-entendus faciles qui, même s'ils contiennent une part de réalité, sont loin d'être LA vérité absolue de ce qui se passe en France ou en Europe.

Quand tu débarqueras ici, tu te rendras également compte que le "de souche" est pas mal brassé aussi et qu'il a parfois du mal à reconnaître "son" Québec. Les réunions au MICC, ou le simple fait de prendre le bus (même à Québec) te montreront que le Québec et le Canada sont pas mal colorés et multilingues.

Personnellement, je n'avais jamais côtoyé autant de nationalités différentes en un seul endroit que depuis que je vis ici.

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Le fait de croiser des gens de tous pays ne me gène absolument pas....

sinon je n'aurais pas été dans la marine pendant 11 ans...

donc je ne devrais pas être dépaysé tant que ça....

Mais il faut bien être conscient que la France a énormément changé en 5 ans....

Même la petite ville de Cogolin dans le Var (10 000 habitants) où j'ai résidé pendant 6 ans avant de partir en Corse a bien changée et ce n'est pas un cliché...

si j'ai été choqué justement c'est que ce que l'on pouvait penser rester un phénomène de banlieue ou communautaire est en train de se généraliser...

je l'ai vu en bien des endroits de France depuis mon retour sur le continent.

Et je ne parle même pas de la Belgique où c'est encore pire... peut être pas partout mais le phénomène s'étend....

après chacun est libre de penser comme il le veut, chacun est libre de voir ce qu'il veut.

je tente juste de mettre en garde les gens qui pensent à rentrer...

L'Europe a bien changée ces dernières années...

De ce que je sait, le Québec est un endroit paisible et plutôt sur où règne, bon an mal an une certaine sérénité....

Ce n'est plus le cas de bien des endroits d'Europe...

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