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Faut-il fuir le Québec ?


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Voici un article paru hier dans "Le journal de Montréal"

Le premier ministre du Portugal vient de confesser publiquement son désespoir. Son pays plie sous la crise. Le chômage écrase la jeunesse. Son conseil à la jeune génération ? Quittez le pays. Vous n’avez plus d’avenir ici.

La nouvelle est passée sous le radar. Comme si elle ne touchait pas les Québécois. Elle devrait pourtant. Car le sort du Portugal est peut-être prophétique. Si la crise économique s’intensifie, un jour, on pourrait entendre un même message au Québec.

N’est-ce pas déjà le cas ? On l’entend dans la culture. Rappelons-nous Les invasions barbares, de Denys Arcand. On y voyait de ludiques boomers désenchantés dont les enfants avaient largué le Québec.

L’un faisait des millions à Londres. L’autre naviguait dans un océan lointain. La seule qui restait ici était une junkie pigiste déséquilibrée. Évidemment, la fiction n’annonce pas toujours le réel. Mais on sent bien qu’une certaine lassitude marque une partie de la jeunesse.

Quelques explications.

On repère partout le sentiment d’une société en régression. Pour l’instant, le Québec a raté son indépendance. Cela fait mal à l’estime d’un peuple. Une culture élève ou abaisse ceux qui y participent. Elle n’est jamais sans effet.

Une vieille lassitude revient nous hanter. On s’habitue à la folklorisation d’un peuple. Fatigue identitaire ? À Montréal, notre langue est présentée comme une décoration désuète. Certains concluent : devenir anglophones, ce ne serait pas plus simple ?

Le Québec dégage souvent l’impression d’une province bureaucratique et endettée. C’est l’effet pervers de la social-démocratie. « Ne te demande pas ce que tu peux faire pour ton pays, mais les services sociaux que tu peux demander à ton État. »

Suite de l'article ici : http://www.journalde...fuir-le-quebec-

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  • Habitués

Cela rappelle de bien tristes souvenirs... l'immigration depuis le portugal n'a jamais été vraiment signe de prospérité du pays.

"Un Québec qui se viderait de sa jeunesse aurait l’air d’un mouroir."

Le Portugal a connu cela...

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  • Habitués

Cela rappelle de bien tristes souvenirs... l'immigration depuis le portugal n'a jamais été vraiment signe de prospérité du pays.

"Un Québec qui se viderait de sa jeunesse aurait l’air d’un mouroir."

Le Portugal a connu cela...

Déjà en 1970, les Portugais immigraient en masse vers le Brésil (et le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Amérique du Nord, etc)

Ça donne une idée du genre d'économie qu'il y a là-bas.

Rien à voir avec le Québec (au moins d'aujourd'hui).

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  • Habitués

Ben c'était sur !!

Poste à fermer avant la prochaine crise de mackenzite aïgue ....

Edited by Claranne
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Bonjour à tous,

Dans la recherche du parfait pays il est difficile de concilier tous les aspects le la vie. Pour nous français on a l'impression que le Québec est mieux lotis que la France, pour les Québecois c'est l'inverse. Je pense que c'est dans la nature humaine de penser que l'herbe est plus verte ailleurs. Aprés une chose est sur c'est que la période est au départ et que l'immobilisme n'est pas une solution. Mais que faire ... Il y a bien les pays issu du BRIC, mais quand on voit le salaire moyen dans ces pays et dans certains les aspects de la vie courante (écducation, pollution, sécurité) on se dit que l'on est bien chez soit (France ou Québec) et qu'il ne nous reste plus qu'à serrer les dents et attendre que la crise ne passe. J'avais appris que la durée des cycles de Keynes était de l'ordre d'une dizaine d'années, mais je ne sais pas si nosu nous réléverons de la crise actuelle ! Quelque part je rejoins un peu le pessimisme ambiant ...

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  • Habitués

Ben c'était sur !!

Poste à fermer avant la prochaine crise de mackenzite aïgue ....

Rien d'autres à signaler, Claranne? Perso, je trouve que Mckenzie n'a pas tort d'affirmer que cet article de MBC est plutôt médiocre.

Évidemment, je n'ai ni le même argumentaire ni la même façon d'amener les choses mais sur le fond, je constate également que MBC se prête à un exercice de futurologie passablement déconnecté de la réalité. Autrement dit, il prend appui sur la survenue d'une éventuelle recrudescence de la crise économique (ce qui justifie que mescladys ait troqué le titre initial du papier, "Fuir le Québec?" en un "Faut-il fuir le Québec?" remettant en cause la justesse du choix du Québec pour une clientèle immigrante) pour exposer son argumentaire essentiellement d'ordre culturel et identitaire. C'est un point de vue de l'intérieur, celui d'un indépendantiste conservateur de droite qui croit que le Québec ayant perdu son rendez-vous avec l'histoire (lire: faire l'Indépendance) n'a plus rien de spécifique, de structurant et même de passionnant à offrir pour les générations futures. Le Québec en tant que société perd toute originalité et toute singularité et dans ce contexte, il n'y a plus aucune raison de le choisir plus qu'une autre région. C'est la folklorisation qu'il dénonce et le contexte d'une éventuelle crise économique n'est que l'occasion d'accentuer cette "indifférence" à cause de la mobilité professionnelle des Québécois bilingues, sous-entendu que la crise frapperait plus durement le Québec (c'est discutable) en raison de son endettement légendaire.

C'est de cela qu'il cause, de détachement et d'indifférence, la mode étant à la mondialisation, "à l'international", aux citoyens du monde et non pas à la défense d'un quelconque patriotisme (à moins qu'il soit militaire ou économique...), encore moins celui du Québec.

Pour en revenir aux immigrants, cela ne change pas grand chose puisqu'ils ont déjà fait le choix d'un déracinement culturel. Pas besoin d'une crise économique pour prendre une telle décision et puis, cela change pas vraiment leur perception du Québec en tant que région francophone du Canada.

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Effectivement je ne crois pas que l'aspect identitaire intéresse tant que cela les immigrants qui ont déjà à la base fait le choix du déracinement. Cela dit à la longue, je reconnais que la bureaucratie, les taxes peuvent finir par peser. Comme toujours c'est souvent l'économie ou les finances qui dicte les choses. Si le Québec arrive à fournir rapidement un niveau de vie économique satisfaisant pour les immigrants, ils resteront dans le cas contraire ces derniers continueront toujours de rêver ailleurs.

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