Jump to content
Sign in to follow this  
Darwene

1 an à Montréal vu par une étudiante

Recommended Posts

P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire1 an à Montréal...Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte...

Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti...

Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve.

Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !!

Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- '

Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date !

Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus :smile:

Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!!

Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps...

Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^

Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier !

Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens !

Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit …

Un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments ! Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps… Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3

Edited by Armorik
Formatage

Share this post


Link to post
Share on other sites

Très beau récit ... je ne suis plus étudiante et ca fait 10 mois que j’attends des nouvelles de ma DCSQ mais tu m’as redonnée ‘ « l’étincelle » (je me comprends). MERCI :biggrin2:

Et si tu veux repartir il y a toujours le PVT ou la RP !

Quoi que tu décide bon retour et bonne continuation ! :bye:

Share this post


Link to post
Share on other sites

P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire

1 an à Montréal...

Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte...

Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti...

Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve.

Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !!

Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- '

Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date !

Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus :smile:

Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore :smile: Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:

Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!!

Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps...

Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer :sad: Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... :tongue: ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^

Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier !

Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens !

Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit …un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments !

Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps …

Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3

Très émouvant ton récit, on sent un fort attachement à ce magnifique pays......

Pour ma part je n'ai pu travailler qu'un seul mois (15 jours Montréal-15 jours Québec) que de bon souvenir, parties de rigolades chez des particuliers lors de l'épluchage du fameux "blé dinde" suivi d'un barbecue........ A mon retour, j'ai eu un énorme cafard ....... je me sentais comme vidé :crying:

je te souhaite d'y retourner

cordialement

:bye:

Share this post


Link to post
Share on other sites

P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire

1 an à Montréal...

Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte...

Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti...

Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve.

Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !!

Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- '

Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date !

Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus :smile:

Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore :smile: Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:

Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!!

Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps...

Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer :sad: Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... :tongue: ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^

Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier !

Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens !

Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit …un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments !

Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps …

Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3

Très émouvant ton récit, on sent un fort attachement à ce magnifique pays......

Pour ma part je n'ai pu travailler qu'un seul mois (15 jours Montréal-15 jours Québec) que de bon souvenir, parties de rigolades chez des particuliers lors de l'épluchage du fameux "blé dinde" suivi d'un barbecue.. soirées café-théatre etc......

A mon retour, j'ai eu un énorme cafard ....... je me sentais comme vidé :crying:

je te souhaite d'y retourner

cordialement

:bye:

Share this post


Link to post
Share on other sites

Salut Darwen,

d'abord merci pour ton récit. je voulais te demander est ce que l'hiver est déprimant à Montréal, ou pas du tout, car j’imagine que c'est difficile de sortir et rencontrer du monde quand il fait moins 20 degrés pendant plusieurs mois.

Merci

Share this post


Link to post
Share on other sites

Quel récit!!! :)

Bon retour en France, courage lol.

Share this post


Link to post
Share on other sites

P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire

1 an à Montréal...

Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte...

Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti...

Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve.

Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !!

Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- '

Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date !

Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus :smile:

Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore :smile: Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:

Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!!

Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps...

Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer :sad: Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... :tongue: ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^

Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier !

Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens !

Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit …un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments !

Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps …

Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3

Très beau récit ! :thumbsup:

Dis Laurent, y mériterait pas d'être en page d'accueil ?

Edited by futurquébecois

Share this post


Link to post
Share on other sites

merci à tous :)

Après oui si vous voulez en faire un article pour le site ça me dérange pas du tout :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

yacinyo313 : j'avais oublié de te rep ! Alors non l'hivers ne m'a pas déprimé du tout ^^ Je m'attendais à 10 fois pire mais finalement on a eu un hivers très doux et court! Il a seulement véritablement commencé à neiger à Noël et en février c'était déjà fini ! Puis en fait faut juste une bonne veste d'hivers et des bottes mais après tu t'habilles comme en France, moi perso j'étais souvent juste en chemise sous ma veste d'hivers.

Et ça faisait longtemps que j'avais pas vu autant de neige, du coup moi j'ai adoré :) c'est top pour les sports d'hivers et tout.

Le plus froid que j'ai eu c'était -32° alors que j'étais partie dormir dans un chalet et faire du chien de traineau et là j'avoue j'ai eu très froid ^^ C'est là que tu découvres la sensation d'avoir le nez qui gèle de l'intérieur quand tu respires!! très bizarre !! lol Mais sinon franchement l'hivers ne m'a pas dérangé du tout ! Faut juste aussi s'habituer à sortir en boite en bottes d'hivers et tout et se changer quand tu arrives, très drôle aussi ça ^^

Share this post


Link to post
Share on other sites

P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire

1 an à Montréal...

Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte...

Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti...

Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve.

Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !!

Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- '

Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date !

Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus :smile:

Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore :smile: Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:

Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!!

Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps...

Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer :sad: Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... :tongue: ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^

Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier !

Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens !

Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit …un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments !

Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps …

Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3

Je prends toujours plaisir à lire ce témoignage ! :thumbsup:

Edited by futurquébecois

Share this post


Link to post
Share on other sites

merci :) Dès que j'ai un peu de temps je vais essayer de faire un petit résumé de tous les bons plans que j'ai découvert à Montréal et je le mettrai sur le forum !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci pour votre témoignage, il est en page d'accueil !

Bonne suite.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Trés beau récit et en plus on sent de l'émotion

Share this post


Link to post
Share on other sites

Beau témoignage! Plein d'enthousiasme, avec quelques coups de gueule, bref, ça ressemble bien à la vraie vie icite... De quoi donner du pepes à veux qui veulent se lancer!

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci de lavoir mis en page daccueil et merci pour vos commentaires :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Déjà 3225 vus, ça fait plaisir :) J'ai d'ailleurs envoyer ce texte à mon responsable des relations internationales de mon ancienne fac en France et il l'a affiché en vitrine dans la fac, c'est sympa.

Pour continuer un petit peu mon témoignage je dirai que cela fait un peu plus de 3 mois que je suis rentrée en France désormais et Montréal me manque terriblement... Je déprime tout le temps, j'ai même du mal à en dormir la nuit, je ne peux pas m’empêcher de me dire à chaque fois "oui mais à Montréal c'était comme ça, c'était mieux,..."

C'est assez terrible surtout que j'ai repris les cours (je suis désormais en master) et le retour au système universitaire français est vraiment très très hard !! J'ai l'impression de retourner au lycée, de faire des choses inutiles (et pourtant je suis en master tout de même !) , les gens me paraissent inintéressants, les profs aussi on se demande un peu ce qu'ils font là. Bref ça n'a rien à voir avec l'UdeM et j'ai vraiment bcp bcp de mal à m'y remettre. Heureusement j'ai rencontré un ou 2 étudiants qui reviennent eux aussi de l'étranger et j'ai tout de suite intégrer l'assoc Erasmus afin de me replonger un peu dans l'ambiance étudiants internationaux mais bon ça ne suffit pas. Le reste des gens n'arrivent pas à me comprendre et c'est normal, il faut l'avoir vécu pour comprendre ! Bref Je m'ennuie en France moi qui vivait toujours à 100 à l'h à Montréal !

J'ai tout de suite été voir les relations internationales de ma fac pour voir les possibilité que j'avais à repartir, on m'a dit que c'était très compliqué en M2 et que je pouvais uniquement partir en Europe. Je vais donc tenter de faire mon M2 en Angleterre en Erasmus comme ça je reviendrai "bilingue" ce qui me manque encore pour pouvoir travailler au Canada.J'espère vraiment être accepté en Erasmus car je me vois mal passer encore 2 ans en France. C'est peut être étrange mais je ne me sens plus chez moi en France, j'ai l'impression d'avoir laissé mon coeur et mon esprit au Canada :(

D'ailleurs j'ai un stage à faire cette année et j'espère pouvoir le faire à Montréal mais j'ai beaucoup de mal à trouver des offres de stages, il faut dire que ce n'est pas une pratique très courante au Canada. Auriez-vous des adresses de sites internet à me conseiller pour mes recherches ? Je cherche dans le domaine du management sportif.

Merci en tout cas à tout ceux qui m'ont lu ! :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ton témoignage est magnifique, il me motive encore plus à me "bouger le cul" pour faire mes demarches.

Share this post


Link to post
Share on other sites

^^ ca donne envie encore plus d'y aller , ca fait du bien de lire des messages comme ca :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Darwene j'ai dut lire au moins 3fois ton recit il est juste magnifique je suis en processus d'immigration et je me voit deja vivre ce que tu a vecu, c'est vraiment touchant de voir à quel point tu a KIFFER Montreal et c'est tout a fait normal ;)

BON CHANCE a toi pour ton stage pr que tu va repartir et pour ton programme ERASMUS good luck !!! ;)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
Sign in to follow this  

  • Similar Content

    • By val24
      Bonjour,
      J'ai déposé mon dossier pour une 3e année en université Canada en échange avec la Région Rhône-alpes.
      J'ai découvert a posteriori la difficulté d'entrer au Canada en cas d'insuffisance rénale. Je suis greffée .A votre avis, quelles sont mes chances d'être acceptée à l'issue de la visite médicale ? faut il que je prévois de revenir en France obtenir mes médicaments ou faire mes visites médicales ? Quel est le budget que je dois prévoir pour mon suivi au Canada en cas de besoin ?
      Mon séjour sera ponctuel (moins d'1 an)
      Je n'arrive pas à obtenir l'information auprès de l'ambassade.
      Merci de vos informations, et de vos expériences
       
       
    • By chachawa
      Tsé, 7 ans et demi c'est un moment étrange pour faire un bilan. C'est même pas une date anniversaire. C'est juste qu'en enfilant mes bottes, j'ai réalisé que c'est la huitième fois que je vis cette entrée dans l'hiver québécois, celui-là même qui agite les forums et déchaîne les passions. Et wow, c'est fou le chemin parcouru. 
      Déjà, j'écris "wow".
      Et "tsé".
      Et puis après des années d'absence ici, j'ai eu envie de sacrifier au rituel du bilan, de faire un point. De redonner au suivant, peut-être.
       
      Bref, en 2012, j'ai débarqué pas assez préparée. Sans argent, avec 23 kilos de bagages, avec zéro connaissance du système universitaire dans lequel je m'embarquais. L'année que j'ai passée a été celle qui a le plus testé ma détermination de ma vie.  Préparez-vous un peu, on ne le dira jamais assez.
      En 2019, je suis toujours aux études, mais aussi insérée dans un milieu professionnel universitaire. La demande de RP est envoyée. Je regarde du côté de l'achat immobilier. 
      Pas mal installée, quoi.
       
      Et puis, cette sensation permanente de grand écart.
      Au Québec, je suis la Française, celle qui parle avec son accent pointu, qui râle un peu trop et qui ne comprend pas certains aspects du système québécois auxquels elle ne s'est jamais confrontée. Celle qui ne prend ses vacances annuelles que pour partir en France parce que c'est Noël. Celle qui boit du vin, tant pis pour les prix de la SAQ. Celle qui s'émerveille encore devant les partys de l'Halloween ou qui ne comprend pas pourquoi toutes ces grosses voitures. Celle qui haï l'hiver. Mais vraiment.
      En France, je suis devenue la Québécoise, celle qui parle avec un accent "de là-bas", qui ne connaît plus personne aux Unes des journaux. Celle qui ne comprend plus vraiment le concept du CDD versus le CDI, qui s'émerveille devant le prix du vin, et qui propose de passer au supermarché sur la route du retour, le dimanche soir à 20 heures. Celle qui dit que "ça va, l'hiver, on y survit hein", et qui passe ses samedis matins à passer d'étal en étal au marché avec des cris de joie.
       
      Je suis mélangée. Pétrie de deux cultures. Ni d'ici ni de là-bas, mais à la fois de là-bas et d'ici. Quitter le pays dans lequel j'ai grandi m'a permis de m'en détacher et de l'aimer un peu plus. De réaliser que la France, c'est incroyablement beau, avec ses vieilles pierres et ses paysages variés, son odeur des pins au bord de la mer et ses terrasses mignonnes. J'apprécie maintenant y séjourner, avec ce qu'il faut de recul pour ne pas m'enflammer dans des luttes qui  ne sont plus les miennes et qui pourtant m'importent tant. Mon regard est moins acerbe, plus compréhensif. Je n'ai pas quitté la France par désamour, mais elle me semblait acquise, dévoilée, brute. Elle m'apparaît maintenant dans ses nuances, ses ombres, ses pétillements, et j'ai découvert que je l'aimais.
      À l'inverse, je suis arrivée acquise au Québec. Toute cette nouveauté, c'était magique. La neige ? Tellement belle ! Les grosses voitures ? Tellement dépaysantes ! La poutine ? Tellement goûteuse ! Les québécois ? Tellement gentils ! Et puis, l'isolement, les difficultés, l'éloignement, le mois d'avril qui n'en finit pas. Être perçue comme l'étrangère, toujours. J'ai appris à voir aussi les nuances de ce pays d'accueil, à en accepter les failles, à en découvrir le fonctionnement et à en apprécier les délices. J'ai pris et j'ai laissé, j'ai pilé sur moi, et j'ai fini par m'acclimater, doucement. Pas juste parce que je sais ce que veut dire "pogner un flat". Mais parce que je fonctionne sans gros heurts dans la société qui m'entoure.
       
      Et puis, les douleurs que les expats connaissent. Cette nuit dans l'avion pris en urgence, sans contact avec le sol, à ne pas savoir si l'être cher sera toujours en vie à l'arrivée pour qu'on lui dise au revoir. Les Noël sur Skype, à trinquer avec son chat parce qu'on n'a pas osé accepter l'invitation de ses amis dans leur famille, pour ne pas déranger. Ces questionnements sur l'avenir : ici, là-bas ? Ailleurs ? Ces gens aimés qui se marient, qui ont des enfants, et toi qui n'es toujours pas sur les photos du grand jour. Celles et ceux qui s'éloignent aussi, ou qui croient que tu es en perpétuelles vacances et qui repartent frustrés que tu aies dû travailler pendant leur séjour chez toi. 
       
      Sauf que. Il y a le retour des beaux jours, le Saint-Laurent majestueux et l'incroyable lumière des couchers de soleil d'ici. Il y a le plein emploi, le salaire valorisant, les possibilités professionnelles. Il y a le jour où tu te surprends à échanger avec tes collègues sur le fait que quand même, y en a beaucoup des français icitte, pff, on n'entend que ça dans la rue !  L'habitude que tu as prise de passer chercher ton (grand) café en allant travailler ou de souper pendant ton cours (d'ailleurs, tu dis "souper"), ton avis sur la politique qui s'affine, ton inscription au compost communautaire de ton quartier et au panier bio du maraîcher. Tu te rends compte que tu cherches du sucre d'érable chez Carrefour... mais aussi que tu cherches ta pâte feuilletée bio chez IGA. 
       
      Aujourd'hui, au bout de 7 ans et demi, j'ai l'impression de porter en moi une double culture, un heureux mélange, une complexité qui me rend fière. L'immigration n'est plus un sujet cantonné au journal télévisé, je bondis quand j'entends des discours expliquant que les immigrants veulent transformer le pays d'accueil ou profiter des aides sociales. C'est plus compliqué que ça, l'immigration. C'est un défi à relever, qui nous apprend beaucoup, à commencer par nos propres contradictions. Ça ne se prend pas à la légère, mais ce n'est pas la fin du monde non plus, surtout quand on a un passeport qui nous permet de faire machine arrière. L'immigration aujourd'hui fait partie de mon identité, identité multiple, complexe, joyeuse. Je suis un peu française, mais plus vraiment ; un peu québécoise, mais pas complètement.
       
      J'aurais aimé pouvoir dire tout ça à la moi d'il y a sept ans, qui n'avait pas mesuré les défis qu'allait poser la première année. "Ne t'inquiète pas, l'aventure est belle". ❤️
    • By Samira9880
      Bonjour , 
      Je voudrais poursuivre mes études au Canada
      et je me pose plusieurs questions, j aimerais ,s'il vous plaît les poser sur le forum 🙏🙏🙏🙏🙏
      🌸est ce que C'est dangereux pour une ÉTUDIANTE ÉTRANGÈRE vive seule ? Il peut y avoir des problèmes ? 
      🌸pour la demande du PE ,quels sont les documents exactes à fournir ? ( casier judiciaire? Bulletins ? A partir qe quelle année... autres?? )....
      🌸pour l argent ,est ce qu il faut qu il soit en mon nom ou au nom du garant qui fournira une attestation de don ?? 
      🌸si ma tante est au canadienne,comment elle pourrait m aider ? En me fournissant quels papier ??? 
       
       
      Merci de me répondre 🙏🙏🙏🙏🙏🙏
    • By MarySeventeen
      Je pense que ma mémoire me joue des tours, il y a sûrement des détails que j’oublie de préciser. Ne m’en voulez pas pour les accents, je ne connais pas tous les raccourcis clavier !
       
      Je suis arrivée en mars 2016, afin d’effectuer mon stage de fin d’études. Je connaissais déjà un peu la ville puisque j’y avais passé six mois en 2014 (et vu l’hiver 2014, je savais très bien dans quoi je m’embarquais). Fin août, mon stage se termine, je me rattache au permis de travail ouvert de mon conjoint dans la foulée et je trouve mon emploi en 1 mois et demi.
      Je ne vais pas vous le cacher, j’ai eu beaucoup de chance avec cet emploi, j’étais au bon endroit au bon moment disons. Le process a été très rapide : premier contact téléphone le lundi, entretien le mercredi, début du contrat une semaine et demi après. J’ai eu la chance de trouver dans ma branche du premier coup, mais j’avais tout de même postulé aux classiques postes de customer care representative au cas où. Après 3 contrats temporaires, je suis passée en contrat permanent en octobre 2017 (j’attendais alors ma RP via EE déposée en juillet 2017).
      Niveau immigration, j’ai donc enchainé un permis stage coop, un permis de travail ouvert et une RP via EE. Nous avons attendu un peu plus de 6 mois pour la RP, il y avait du retard pour les dossiers de juin à aout et ils avaient tenté de mettre en place la validation de RP par téléphone (gros échec vu le nombre de gens qui ne recevaient pas leur COPR avant leur rendez-vous téléphonique…).
      Je vais reprendre les 4 questions qui reviennent le plus souvent, à savoir : le froid, le cout de la vie à Toronto, le manque des proches et la nourriture.
       
       
      Le froid
      J’avais déjà vécu un premier ‘demi’ hiver en 2014, j’étais arrivée en pleine tempête de neige avec des températures avoisinant les -30. Je n’ai donc pas été surprise de débarquer dans la neige en mars, je me souviens même qu’il a neigé lors du weekend prolongé de mai.

      Il suffit d’être bien équipé (exit les Canada Goose et autres doudounes à 1500$ s’il vous plait, aller chez Winners ou Uniqlo et vous économiserez pas mal) et d’être stratégique : on ne sort pas la doudoune d’hiver en novembre quand il fait 10 degrés, on couvre le maximum de ‘peau’ à partir de -15 (perso je sors même les lunettes de soleil en cas de vent, sinon mes yeux se mettent à pleurer dès que je pose le pied dehors) et en cas de températures extrêmes, on utilise le path au maximum.
      Pour parer à la déprime de l’hiver trop long, nous avons opté pour l’option vacances au soleil (Cuba, Mexique, Hawaii, Californie…). Toronto offre beaucoup de possibilités nvieau voyage, nous en profitons donc énormément que ce soit pendant nos congés ou lors de weekends prolongés.
      Bref, il faut se dire que nos voisins d’autres provinces ont bien plus de neige que nous et que les températures sont bien plus basses !
       
       
      Le coût de la vie
      SPOILER ALERT : Oui, vivre à Toronto n’est pas donné. J’ai vu le prix des loyers exploser ces trois dernières années, je ne paye ‘que ‘ 2000$ pour mon appartement à 500 m du métro avec locker et parking. Sachez que le même appartement 7 étages en dessous vient d’être mis en location pour… 2500$ (et pourtant, l’immeuble vieilli mal).
      Il existe toujours des perles rares mais attention aux arnaques : si on vous propose un 2-beds à 1500$ downtown dans un condo tout neuf, il y a éléphant sous gravillon.
      Si vous voulez quelque chose d’abordable, éloignez-vous des stations de métro, tentez les villes de la GTA, mais sachez que les transports en commun sont pas terribles et assez chers (notamment si vous prenez le Go Train + les TTC).
      Je ne recommande pas le basement, mais certains peuvent aimer !
      Les loisirs et la nourriture ne sont pas si chers que ça, je sors plus souvent au restau qu’en France, je n'achète pas de produits français hors de prix et ma note d’épicerie est correct (entre 70 et 100$ par semaine pour 2, lunch box incluses).
      Pour le téléphone, nous payons chacun 50$ HT pour 4 Go, ce qui est suffisant. Nous avons juste un abonnement internet à 65$ + Netflix à 14.99$.
      Niveau vêtements, pas de grosses différences à noter.
      Notre plus gros pôle de dépenses serait les billets d’avion pour la France (nous sommes rentrés deux fois en 3 ans et notre prochain voyage se fera Noël prochain).
       
       
      Le manque des proches
      Évidemment, nos proches nous  manquent énormément, d’autant plus que nous ne sommes rentrés que deux fois pour le moment. Mais nous avons eu la chance de les recevoir ici (mêmes nos grands-parents ont fait le voyage). Skype et Messenger tournent à plein régime, je pense que c’est la seule raison qui nous fera rentrer au pays d’ici deux ans. Je pense également que ressentir ou non ce manque est propre à chacun, certaines personnes vivent très bien cet éloignement !
       
       
      La nourriture
      Je crois que je n’ai jamais mangé aussi varié qu’à Toronto. Je ne comprends pas trop les gens qui se plaignent de la nourriture ici, mais c’est encore quelque chose de subjectif. La multi culturalité de Toronto se ressent dans la diversité des restaurants et supermarchés que l’on trouve ici, je trouve ça juste génial. Moi qui adore aller au restau, je suis comblée haha !
      Il y a juste un phénomène qui semble toucher les plus sensibles je dirais : la transition nourriture FR / nourriture CA peut causer des troubles intestinaux (j’avoue, il m’a fallu du courage pour vous avouer ça haha). Après avoir discuté avec pas mal de nouveaux arrivants, c’est quelque chose d’assez courant et ça ne dure que quelques mois.
       
       
      Je ne vais pas vous le cacher, j’adore Toronto. Ça bouge tout le temps, la proximité avec les US permet de pas mal voyager, la météo est plus clémente (quoi que cette année c’était un peu n’importe quoi) et tout le monde vient d’horizons différents donc personne ne vous jugera pour votre accent ou votre façon de vous habiller (oui, même quand vous irez faire vos courses un dimanche soir en pyjama). Nous nous y sentons bien même trois ans après.
       
       
      C'est tout pour moi, j'espère que ce bilan vous apportera quelque chose. Encore une fois, si vous avez besoin de plus de détails, n'hésitez pas !
    • By marine101984
      Voici notre histoire: 
      Voyage de découverte en 2011
      Arrivés en 2013 en RP (à 29 ans)
      Citoyens en 2018
      Nous avons eu un enfant au Québec (et bientôt un 2e). 
      3 ans à Québec, 1 an en Estrie et depuis quelques mois en Montérégie. 
      En 6 ans nous sommes retournés 3 semaines en France pour voir la famille. Certains sont venus de temps en temps mais pas tous. 
       
      Nous avons beaucoup voyagé, mais quasiment uniquement à l'intérieur de la province (+1 séjour de 4 jours à Boston). Le voyage est la découverte sont importantes pour nous et avec 2 semaines de vacances par an, difficile de se promener... 
       
      Ces derniers temps nous nous posons beaucoup de questions quant à un éventuel retour en France. 
       
      Depuis la naissance de notre aîné, nous réalisons à quel point notre famille est importante pour nous. Notre enfant a des grands-parents géniaux et des cousins et cousines, tantes et oncles, qu'elle a vu 2 semaines dans sa vie.... Ici nous n'avons pas réussi à nous recréer une seconde famille d'adoption. Les relations avec les Québecois sont particulières, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes apparemment !! Alors qu'en France nous avons de vrais amis, sur lesquels on peu compter. D'ailleurs nous avons rencontrés certains d'entre eux ici, ils sont rentrés en France et sont heureux de leur choix. 
       
      Le système de santé ici, est une catastrophe, ma fille n'a jamais été suivie depuis sa naissance (je vais ponctuellement dans les cliniques sans rendez-vous lors des maladies, mais on y attend en moyenne 4 heures pour voir des médecins qui ne lèvent même pas la tête de leur ordinateur pour nous dire bonjour, les auscultations sont aléatoires et je trouve un grand manque de professionnalisme, nous semblons être de simples numéros). Elle a eu un problème dermatologique, le médecin nous a prescris une crème sans faire analyser avant par prélèvement, ce qui aurait pu aggraver le problème, mais il voulait "essayer" pour voir, nous avons du attendre 2 mois pour obtenir un rdv pour un prélèvement. Je devais passer un IRM dans un délais de 2 mois, 6 mois plus tard j'attends toujours... Et nous sommes sur liste d'attente pour avoir un médecin de famille depuis 5 ans ! Niveau remboursement, certes on ne paye rien en consultations et aux urgences mais les médicaments même prescris ne sont pas remboursés non plus, les mutuelles coûtent une fortune et ne couvrent pas grand chose: exemple: un nettoyage dentaire coûte 200 $ en moyenne (non couvert par le système public et non couvert par notre assurance privée). 
       
      Le Québec, c'est beau certes, la neige et le froid, les grands espaces :  les premières années c'est magique !! Mais après 6 ans, cela a perdu de son charme pour moi. Tous les villages se ressemblent... Après 500 km, c'est toujours le même panorama: des sapins et des montagnes et des maisons similaires (sauf en Gaspésie, mon endroit préféré au Québec, où les panoramas sont magnifiques). Je suis en manque de patrimoine, de vieilles pierres, d'histoire, de châteaux, de culture, de musées, de paysages variés, d'océan !!!
       
      L'accès à la nature n'est pas si évident si l'on considère que les lacs sont pour la plupart privatisés et donc difficile d'accès, les parcs nationaux, provinciaux sont tous payants,  en fait nous avons constaté qu'a chaque fois que l'on veut faire une activité, il faut payer (et parfois très cher pour ce que c'est, nous avons été souvent déçus). Alors qu'en France, il y a des chemins de randonnée partout, les sentiers côtiers, les sentiers de montagne, etc. (oui je sais je compare ce qui n'est pas comparable, chaque pays est différent)
       
      Certes l'accès à la propriété est facile et rapide (nous avons acheté puis revendu notre maison 4 ans plus tard) mais ce n'est pas ce qui nous intéresse pour l'instant. 
       
      Niveau emploi, j'ai toujours trouvé, aucun problème de ce coté-là. Si on veut travailler on trouve du travail dans la semaine ici. Mon mari est dans l’hôtellerie/restauration donc lui aussi aucun soucis. 
       
      Le coût de la vie est quand même assez élevé si l'on veut bien manger, les cellulaires et l'internet coûtent une fortune... (depuis 6 ans, je pense qu'il a dû augmenter en France également... ) 
       
      En bref, la seule chose qui me freine pour un éventuel retour en France est la sécurité. Ici c'est très paisible. Nous pouvons nous promener à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans craindre une agression. Certaines personnes ne ferment pas leurs portes à clef. Les enfants peuvent jouer dehors dans la rue sans problème. 
       
      Je crains pour l'avenir de mes enfants en France (sécurité, emploi) mais j'ai envie également qu'ils connaissent leur famille et surtout leurs grands-parents qui commencent à vieillir... La vie est longue mais pas tant que cela finalement !  Par ailleurs nous sommes citoyens et nos enfants aussi, alors nous nous disons que nous pourrons toujours revenir si nous ne parvenons pas à nous ré-adapter à la France ? Enfin, nous ne sommes pas arrêtés à la France, mais réfléchissons également à nous réinstaller dans un autre pays européen, ce qui nous permettrait d'être plus proche de la famille qu'en étant au Canada... 
       
      Des expériences/suggestions à partager ? 
       
      Merci et bonne journée ? 
       
       
       
    • By thedaviddias
      Après avoir lu beaucoup de témoignages de personnes déménageant au Canada, ayant des regrets et faisant le choix de repartir après, je me devais d'aussi partager mon vécu qui est certainement bien plus positif et encourageant.
       
      Chaque personne est différente, et chaque expatriation l'est aussi. Venir m'installer au Canada, en juin 2018 a beau être ma 3ème expatriation à l'étranger (Brésil, Île Maurice), cette dernière a été très différente des autres.
       
      C'est en octobre 2014 que je posais les pieds au Canada pour la première fois. J'étais venu passé quelques jours avec ma petite amie de l'époque à Toronto, puis à Montréal. Et c'est à ce moment que je suis tombé amoureux de Toronto. Je ne saurais vraiment expliquer quoi en particulier, mais l'ambiance, l'atmosphère m'avait vraiment plu.
       
      Dès mon retour en France, j'ai commencé à faire les recherches classiques: PVT, Visa etc... Alors âgé de 30 ans, le PVT me semblait la solution la plus simple. Je tente alors le PVT en 2015, c'était l'année avant le début des tirages au sort, là où il fallait se connecter à une certaine heure et espérer passer les milliers de connexions simultanées sur les serveurs du CIC. Autant vous dire que je n'ai pas eu de chance. Dans le même temps, voici que ma boîte à Paris me propose de travailler pour un contrat de 2 ans à l'Île Maurice. Ce n'était pas du tout dans mes plans, mais je me suis dis que ce serait une expérience de plus et qu'après il me serait toujours possible de tenter le coup pour le Canada. Me voilà donc parti pour 2 ans sur une superbe île, je vous l'avoue, mais il était pour moi hors de question d'abonner mon project de départ au Canada.
       
      Dès mon arrivée à l'Île Maurice, je changea ma ville et pays sur LinkedIn pour y mettre "Canada, Toronto". Cela me permettrait de recevoir des propositions de travail et d'avoir une idée du marché. Il me suffisait simplement de répondre aux recruteurs que c'était un projet d'expatriation en cours et ça passerait. Et puis un jour, un français, que j'avais rencontré à l'Île Maurice pendant un court passage, me dis qu'il vient de recevoir une proposition de travail et qu'il part s'installer à Toronto. C'est alors que j'entends parler du "Programme Mobilité Francophone" pour la première fois. Je me demandais comment j'avais pu louper ça.
       
      Travaillant en tant que web développeur (Front-End pour les initiés), j'ai toujours su que mon métier est en constante demande, mais j'avais du mal à savoir comment cela pourrait-il m'aider. J'ai donc commencé à faire des recherches sur ce programme francophone et découvre que la seule condition est d'avoir une proposition de travail. Une proposition de travail, payer les frais d'environ 200 dollars et attendre pour recevoir le permis de travail. Ce programme visant les francophones qui souhaitent s'installer en dehors du Québec, c'était exactement ce qu'il me fallait.
       
      Quelques mois avant mon départ de Maurice, je décide de commencer à contacter certaines entreprises pour les convaincre de me faire passer un entretien et les rassurer sur les démarches, alors non couteuses pour eux. Après quelques entretiens par Skype je décide avec ma femme, à venir passer un mois sur place, à Toronto pour voir ces recruteurs en personne.
       
      Nous quittons alors Maurice (mon contrat était terminé), passons quelque temps en France (Espagne, Portugal) avec mes parents et nous voilà avec un billet aller-retour d'un mois pour Toronto. Nous avions alors décidé de prendre un cours d'anglais à l'Université de Toronto (English PLUS) pour qu'au cas où cela se passerait mal, nous puissions au moins dire que nous avions "gagné" quelque chose (et pas juste fait les touristes). Les entretiens se passent extrêmement bien et je me retrouve alors avec plusieurs propositions de travail sur les bras. Situation inespérée pour moi, j'avais du mal à réaliser la situation. Je me décide alors, contacte l'entreprise qui alors remplie un formulaire en ligne, paye les 200 dollars et me donne un numéro que j'allais, moi, utiliser pour transmettre tous mes documents au gouvernement Canadien.
       
      L'estimation pour recevoir mon "work permit" était alors de 4 semaines. Mais nous devions repartir dans 2. Confiant que tout aller bien se passer, nous repartons en France en attendant de revoir le fameux email disant que mon permis de travail était accepté. Je me rappellerai toujours, c'était un dimanche soir de juin 2018, mon cœur s'était emballé en voyant la provenance d'un certain email. Je me rappelle être en pleurs et prendre ma femme dans les bras. Après 4 ans, 2 tentatives de PVT, un déménagement à l'autre bout du monde, j'avais finalement réussi.
       
      Quelques jours après, nous étions à Toronto où je commençais mon nouveau travail.
       
      Après cela, le plus dur a été de trouver un appartement dans le centre de Toronto. Sans "credit history", c'est extrêmement compliqué. Et il était alors pas question d'aller vivre en périphérie. Même avec un extrait bancaire et un peu d'argent de côté, cela n'était pas suffisant. Heureusement, une française: Nelly de Breze (myhometoronto.com) a été d'une extrême patience et a su nous aider à trouver un superbe petit appartement downtown ($c 2150 par mois). 1 mois après, ma femme qui travaille aussi dans le web trouve un travail à 5 minutes de notre appartement (15 minutes à pied pour moi). Et je peux vous dire que nous sommes vraiment heureux de vivre enfin ici.
       
      Beaucoup me disaient que les Canadiens étaient froids... or ici à Toronto, j'ai pu faire la connaissance de plus de personnes que je n'imaginais. Peut-être parce qu'ici, beaucoup viennent des 4 coins du monde, et c'est sûrement l'un des charmes de Toronto. Vous finissez par apprendre autant sur vous que sur les autres, la culture et les expériences de vie. Nous avons des amis français, brésiliens, russes, belges, vietnamiens...
       
      S'expatrier pour la première fois, ce n'est jamais évident. On croit que l'herbe est plus verte ailleurs alors que c'est juste une réalité qui est différente. Il faut se préparer à remettre en question beaucoup de choses, sa perception de soi, du monde, de ces croyances etc... Mais pour moi, c'est justement en passant par tout ça qu'on gagne énormément. Sortir de sa zone de confort est une chose difficile et qui fait peur, mais pour moi, les rencontres que l'on peut faire suite à cela, est ce qui nous permet de grandir.
       
      Je ne sais pas si je vivrais pour toujours au Canada, mais si je le quitte ce sera parce que j'aurais quelque chose d'autre à vivre... dans un autre pays.
       
    • By Liloo2311
      Bonjour !
       
      Je finis actuellement une licence en architecture à Paris. J'ai aussi effectué une session d'échange à l'Université Laval au dernier semestre.
       
      J'ai déposé une demande d'admission pour une maîtrise en architecture (cycle 2), à la session d'automne 2019.
      C'est un programme contingenté. Mes notes sont plutôt bonnes (mais je ne connais pas le barème de conversion entre la notation de mon école française et l'UdeM)
      J'ai également envoyé un portfolio mais difficile de se positionner sans connaître mes "concurrents".
       
      Connaissez-vous la "sévérité" de l'admission dans ce programme? Qu'attendent-ils de notre portfolio? Quel est le probabilité que je sois acceptée ou non? Ou autres informations... :)
       
       
      De plus il est indiqué que le réponses sont données "quelques semaines après le 1er février". A quoi correspondent ces "quelques semaines"? Vers quel mois?
       
       
      Merci d'avance! :)
    • By virg6700
      Je vous écris aujourd'hui pour partager mon expérience plutôt courte d'expatriation au Québec.?
      Je suis arrivée le 1er aout 2018 à Montréal avec un visa étudiant valable jusque fin mars 2020, pour démarrer une formation DEP secrétariat rive-sud Montréal en septembre 2018.
      Tout avait été soigneusement préparé avant notre départ, nous avions fait appel  à un organisme (AEQ)qui se chargeait de mon inscription (CAQ et visa étudiant) et simultanément de l'obtention du permis de travail ouvert pour mon mari et des visa visiteurs pour nos trois enfants.
      De notre côté, nous avions quitté nos emplois (secrétaire Mme et chauffeur poids lourd Mr), vendu notre maison, nos deux voitures et tous nos meubles. Nous partions seulement avec une vingtaine de cartons et Gatsby notre bouledogue français.
      Les "aurevoir" furent dans l'émotion, mais nous étions contents et impatients de découvrir notre nouvelle vie, notre nouveau chez-nous et notre nouvelle voiture.
      Et oui, parce que nous ne faisons pas les choses à moitié,  nous avions, à distance, acheté un condo côté rive-sud, non loin du pont Champlain, à 3 km de Montréal et réservé notre voiture (très peu de KM et casi neuve pour un prix compétitif)?
      Si vous vous demandez pourquoi nous avions acheté un condo ? la réponse est claire, les loyers côté rive-sud et Montréal sont hors de prix. Avec l'apport de notre maison, nous avions un condo pour seulement 700 $/mois contre 1500$/mois en location. Dans nos projets futurs, cet appartement aurait été un investissement locatif par exemple et nous aurions pu acheter une maison par la suite.
      Tous les contacts téléphoniques, que nous avions eu, nous confortaient dans le fait que les gens au Québec sont super gentils et très avenants.
      La banque, le notaire, l'agent immobilier ainsi que l'ancien propriétaire du condo, tous étaient super sympas, toujours présents pour rendre service ou te conseiller.
      Le vendeur du condo nous a même accueilli à l'aéroport avec son fils pour nous aider à transporter nos 7 valises et nous accompagner jusqu'à l'appartement avec le frigo rempli et une bonne bouteille de champagne au frais? qu'on a déguster sur notre balcon avec vue sur le St Laurent et Montréal….le rêve quoi 
      Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai eu les larmes de bonheur aux yeux, nous étions chez nous,  enfin … temporairement, puisque nous avions un visa valable jusque fin mars 2020.
      C'était l'euphorie, on ne regrettait pas notre choix .
      Notre arrivée était incroyable, la météo était au top, c'était l'été il faisait très chaud. On profitait pleinement des paysages, des  ballades jusque tard dans la nuit, et la journée de la piscine de notre résidence.
      Oui, l'eau est gratuite, donc les résidences ou les maisons sont toutes munies pour la plupart de piscine, un vrai plaisir de se baigner chez soi sous le soleil de plomb.
      L'appartement était donc très confortable, les meubles avait été réservés en ligne chez Ikea Boucherville , livrés 48h après notre arrivée. 
      Concernant la voiture, aucun regret sur notre achat à distance, le vendeur ne m'avait pas raconté d'histoire, la voiture sentait le neuf, pas une bosse, pas une griffe, magnifique mon Dodge Journey ?
      Et puis nous avons commencé à entreprendre les recherches d'emploi pour mon mari, il n'était pas exigent, il recherchait dans le domaine de la production et voulait faire poste de nuit, pour me permettre d'utiliser la voiture en journée.
      Sauf, que les usines prêtes à embaucher mon mari, proposaient des postes de 23h à 7h (payé 14$/heure brut) et cela bloquait avec la distance, il ne serait jamais à temps à la maison pour que je prenne la voiture et que je parte en cours le matin .
      Donc premier problème, il fallait penser à acheter une deuxième bonne voiture et là "notre coussin financier  " commençait sensiblement à se dégonfler.
      Deuxième problème, les salaires en production sont très , très bas, je devais donc travailler pour tenter de rééquilibrer la balance, car nous le savions  avant d'arrivée en visa temporaire il ne faut pas espérer d'aide avant 18 mois sur le territoire. Trouver un job de 20h/semaine c'est pas évident, surtout avec 3 enfants.
      Troisième problème, les frais quotidiens (alimentaires, internet , GSM, assurances santé, loisirs…) sont très élevées, pour exemple, notre premier passage chez Videotron nous a coûté 1100$, cela couvrait l'activation des abonnements des 3 GSM, internet, câbles à la maison.
      2500$/ an pour l'assurance privé santé, qui couvrait uniquement les urgences, car nous n'avions pas de couverture RAMQ. Dans ces conditions,  la santé devenait une obsession il ne fallait surtout pas se blesser ou tomber malade, car cela devenait très cher. Les urgences peuvent vous laisser 12h  avec votre mal.
      Et si on veut bien manger, il faut magasiner, je dépensai un gros budget alimentaire par semaine (300$) et c'était pas un régale. L'avantage c'est que vous perdez du poids?
      Les loisirs n'en parlons pas, c'est la période estivale , donc tout est payant, de la visite dans un parc naturel, au stationnement en  ville. J'ai comptabilisé en 2 mois pas loin de 700 $ d'amendes de stationnement à Montréal. Les panneaux de stationnement à Montréal sont un véritable casse-tête, C'est sur j'ai compris qu'il fallait utiliser le métro pour se rendre en ville….
       
      Et j'émettrai un petit jugement personnel, qui va m'attirer les foudres, le Québec c'est pas le monde des bisounours!!!
      Ne vous attendez pas à vous faire des amis de pallier, ou un barbecue de quartier. Nous habitions dans une zone résidentielle, au bord du St Laurent,  aménagée en majorité pour les séniors  ou les gens du bel âge , avec résidence standing (concierge, piscine, salle de sport).Et là, j'ai compris que nous les "belges" (comme ils nous appelaient) n'étions pas les bienvenus.(la politesse pour certain était une perte de temps)
      Le syndic de copropriété nous a accueilli  avec un email nous obligeant à payer une amende de 80$/jour, si le chien ne quittait pas les lieux dans les 10 jours. Nous avions acheté l'appart avec la condition que notre chien soit accepté ,mais entre le temps de signer les actes chez le notaire et l'offre d'achat, l'agent immobilier a oublié de me préciser qu'un règlement de copropriété interdisait les chiens à partir de mai 2018 ?
       
       Fini les vacances, on a pas lâcher prise, malgré la fatigue du déménagement et le voyage, nous tenions bon, entre le combat contre les voisins et la pression financière.
      Alors imaginez notre état à mon mari et moi, on pensait vivre notre rêve canadien et c'était devenu un cauchemar, la sensation de l'ascenseur émotionnel?
       
      Seul mon mari avec son petit salaire (de 7,93 euros /heure  net) doit assumer les frais de notre famille entière avec nos économies, qui fondent comme neige au soleil. 
      Et moi, je dois assurer à fond dans mes études, garder la tête froide, me concentrer suffisamment, en évitant de penser à tout ce qui m'attendait à la maison. Le temps nous était compté, plus nous restions, plus nous perdions de l'argent et d'autres obstacles intervenaient sur notre chemin, cela devenait difficile à "digérer".
      Le but de cette démarche d'immigration n'était pas de tout "flamber", nous avions déjà pas mal investi en tant qu'immigrer, mais en plus, nous étions dans la crainte de ne pas obtenir notre RP après tous cela, car vous l'avez surement remarqué, la politique d'immigration est très changeante depuis ces dernières années.
      Nous n'avions pas envie de rentrer en Europe les poches vides sans possibilité de réinvestir dans un bien. La solution aurait été de pouvoir travailler à temps plein tous les deux, pour subvenir à nos besoin sans trop piocher dans nos économies, mais pour cela il aurait fallu avoir un autre visa ou au mieux la RP.
      Nos enfants ne devaient surtout pas ressentir le stress ambiant, eux de leur côté,  n'avaient même pas eu le temps de s'intégrer à l'école car nous attendions depuis aout, le rendez-vous de la commission scolaire. On avait beau les relancer mais toujours pas de nouvelle.
      La peur de tout perdre est devenue une obsession. On a retourné la situation dans tous les sens, nous voulions rester mais mon visa étudiant m'imposait certaines obligations.
      Alors nous avons pris la décision de rentrer.
      Je crois que c'est la première fois que je me suis sentie affaiblie, vidée, diminuée, frustrée de ne pas avoir accompli mon projet jusqu'au bout.
      Je vous épargne les détails des démarches pour la mise en vente qui n'a pas été une partie de plaisir.
      L' appartement vendu rapidement et la voiture partie, nous avons pu réserver  les billets de retour, organiser le déménagement en sens inverse.
      Cela a été le plus grand échec de notre vie et j'espère le dernier. Nous tenions vraiment à réussir ce projet, qui nous tenait tant à cœur, cela faisait des années que nous en rêvions, on y était, mais pas dans les meilleurs conditions.
      Nos enfants n'ont même pas été chamboulés, ils prennent cela comme de longues vacances au Québec. 
      On est rentré, bien triste et déçu, mais on a pas le choix,  il faut avancer et relancer notre vie et tout recommencer.
      Je ne vous cache pas qu'on pense chaque jour à Montréal. Ben oui, parce que le choix de la région et de l'endroit où vivre n'était pas une erreur, on a beaucoup aimé cette ville, même si certaines choses nous on déplu, on s'y accommodait.
      L'erreur que nous avons commis, c'est de partir avec un visa temporaire d'étude, dans le temps la situation aurait été trop dangereuse pour une famille.
      C'est difficile d'admettre que c'est l'argent, qui nous aura pousser au retour en Europe. Si nous avions été que tous les deux , mon mari et moi, nous y serions encore… 
       
      Bon samedi
    • By abram19000
      Salut tout le monde,
       
      Aprés que j'ai obtenu mon master 02,  je me suis engagé dans une formation dans un institut étatique (BTS), sa durée est 5 semetre(30 mois), mais j abondonné au debut de 5 em semestre donc je n'ai pas eu mon diplome .
      Ma question: est ce que les deux ans que j'ai passé dans cette formation peuvent etre compté  dans la Grille de sélection du Programme régulier des travailleurs qualifiés comme experience professionnelle? et comment les justier? (j'ai les certificats de scolarités).
      merci.
  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.



×
×
  • Create New...

Important Information

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines