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École Française ou école Québécoise _ RÉOUVERTURE


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  • Habitués

Suite à l'invitation de la modo «Bobinette» à repartir sur un nouveau sujet, je crée donc un nouveau fil pour poursuivre cette vieille discussion à laquelle j'avais participé, car après 1 an et demi au Québec, mon avis sur l'enseignement public d'ici a évolué.

Pour faire court, je dirais que si le rythme de travail, l'ambiance générale, les valeurs véhiculées sont globalement corrects, je constate que ma fille a davantage régressé, ou plutôt, n'a pas évolué autant que si elle était resté en France ou dans un système Français.

Maintenant, elle a du mal dans son expression orale, sa formulation est décousue, voir hésitante, son orthographe tiens plus de la phonétique que de la réalité grammaticale, son écriture est horrible (trop gros et lettres mal formées - le quadrillage des cahiers américain n'arrangeant rien) - Brèf c'est plûtot un bilan négatif.

Bien sur il y a le travail à la maison qui aide à limiter les dégâts, mais on n'est pas du tout satisfait du système public québécois trop cool. En 2ème année, on lui apprend à poser les additions avec des ronds et des carrés en guise de centaines et dizaines... et ce n'est pas le pire exemple, juste celui qui me vient là. Du coup elle ne peut pas calculer même quelque chose de simple (genre 120 + 30) si elle ne dessine pas sur une feuille ces maudits ronds et carrés. Je trouve ces méthodes débilisantes au possible !

Donc voila. Il y a 2 ans je défendais la cause du «si on s'installe définitivement au Québec on se fond dans le système du pays» mais maintenant, je ne suis plus aussi catégorique

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Inutile de préciser que je n'ai pas particulièrement apprécié ta diatribe. Je comprends fort bien que tu sois excédé du style monolithique et redondant de MNiceGuy, pour autant, je n'ai pas moi-même à

Un enseignant d'éducation physique se présente un jour d'hiver à son cours avec 12 paires de patins. Il dit à ses 24 petits élèves de 6 ans qu'ils iront se promener sur la rivière glacée. Douze d'entr

Le plus gros préjugé est celui de systématiquement sous-évaluer les performances du système éducatif québécois et de systématiquement sur-évaluer celui de la France.

C'est parce que la méthode des ronds et des carrés mes enfants l'ont eu dans le système français avec des pièces et des billets qu'ils devaient dessiner (des ronds et des rectangles ... la belle affaire !) C'est pour leur permettre de visualiser les 10 aines et les unités et d'expliquer leur démarche mathématique.

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Suite à l'invitation de la modo «Bobinette» à repartir sur un nouveau sujet, je crée donc un nouveau fil pour poursuivre cette vieille discussion à laquelle j'avais participé, car après 1 an et demi au Québec, mon avis sur l'enseignement public d'ici a évolué.

Pour faire court, je dirais que si le rythme de travail, l'ambiance générale, les valeurs véhiculées sont globalement corrects, je constate que ma fille a davantage régressé, ou plutôt, n'a pas évolué autant que si elle était resté en France ou dans un système Français.

Maintenant, elle a du mal dans son expression orale, sa formulation est décousue, voir hésitante, son orthographe tiens plus de la phonétique que de la réalité grammaticale, son écriture est horrible (trop gros et lettres mal formées - le quadrillage des cahiers américain n'arrangeant rien) - Brèf c'est plûtot un bilan négatif.

Bien sur il y a le travail à la maison qui aide à limiter les dégâts, mais on n'est pas du tout satisfait du système public québécois trop cool. En 2ème année, on lui apprend à poser les additions avec des ronds et des carrés en guise de centaines et dizaines... et ce n'est pas le pire exemple, juste celui qui me vient là. Du coup elle ne peut pas calculer même quelque chose de simple (genre 120 + 30) si elle ne dessine pas sur une feuille ces maudits ronds et carrés. Je trouve ces méthodes débilisantes au possible !

Donc voila. Il y a 2 ans je défendais la cause du «si on s'installe définitivement au Québec on se fond dans le système du pays» mais maintenant, je ne suis plus aussi catégorique

Le système public québécois trop cool. Le Québec au complet est cool, relax, décontracté. :innocent:

C'est ce coté qui m'a toujours fatigué chez bon nombre de québécois, se croire si évolués, si progressistes.

En fait c'est la république du laxisme. Cela est inquiétant pour l'avenir de ce pays (oups ! de cette province)

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C'est parce que la méthode des ronds et des carrés mes enfants l'ont eu dans le système français avec des pièces et des billets qu'ils devaient dessiner (des ronds et des rectangles ... la belle affaire !) C'est pour leur permettre de visualiser les 10 aines et les unités et d'expliquer leur démarche mathématique.

Je connaissais pas ... Ça ressemble à une méthode globale mais en maths ça ?

Par contre, perso, que les lettres soient pas parfaitement moulées, ça me dérangerait pas tant que ça, tant que l'orthographe et la syntaxe y sont... Puis un médecin, ça écrit mal de toute façon :wub:^_^

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Suite à l'invitation de la modo «Bobinette» à repartir sur un nouveau sujet, je crée donc un nouveau fil pour poursuivre cette vieille discussion à laquelle j'avais participé, car après 1 an et demi au Québec, mon avis sur l'enseignement public d'ici a évolué.

Pour faire court, je dirais que si le rythme de travail, l'ambiance générale, les valeurs véhiculées sont globalement corrects, je constate que ma fille a davantage régressé, ou plutôt, n'a pas évolué autant que si elle était resté en France ou dans un système Français.

Maintenant, elle a du mal dans son expression orale, sa formulation est décousue, voir hésitante, son orthographe tiens plus de la phonétique que de la réalité grammaticale, son écriture est horrible (trop gros et lettres mal formées - le quadrillage des cahiers américain n'arrangeant rien) - Brèf c'est plûtot un bilan négatif.

Bien sur il y a le travail à la maison qui aide à limiter les dégâts, mais on n'est pas du tout satisfait du système public québécois trop cool. En 2ème année, on lui apprend à poser les additions avec des ronds et des carrés en guise de centaines et dizaines... et ce n'est pas le pire exemple, juste celui qui me vient là. Du coup elle ne peut pas calculer même quelque chose de simple (genre 120 + 30) si elle ne dessine pas sur une feuille ces maudits ronds et carrés. Je trouve ces méthodes débilisantes au possible !

Donc voila. Il y a 2 ans je défendais la cause du «si on s'installe définitivement au Québec on se fond dans le système du pays» mais maintenant, je ne suis plus aussi catégorique

Je me permets un petit commentaire sur ce que tu viens d'écrire. Je précise que je ne suis pas enseignante mais que je travaille dans le milieu scolaire primaire.

Tout d'abord ne pose pas de jugement en début de primaire donc si tu veux comparer attend la fin de la 6ème année ce sera plus réel.

Ayant enseigné les maths en France, je peux te dire que la méthode québécoise du ''défi mathématique'' basé sur la logique est de loin meilleure à la méthode française basée sur la mémoire. Car un enfant va comprendre le pourquoi du comment. Exemple pour les additions en France on apprend (plus exactement on apprenait car je suis partie depuis plus de dix ans) avec le système des retenues (je pose 2 et je retiens 1) sans bien comprendre ce que l'on fait, au québec pas de retenue mais des transferts d'unités en dizaine c'est bien plus logique par contre c'est certain que cela déroute les parents qui n'ont pas appris cette méthode. Bref je crains que ta réaction soit plus un conflit de génération qu'autre chose du moins pour ce qui concerne les mathématiques.

Pour le français c'est une autre histoire bien plus compliquée qu'on ne le croit, et je suis un peu d'accord qu'il y a un niveau plus faible au Québec. Néanmoins je préciserai que ce n'est pas si facile que cela d'apprendre une langue écrite différente de la langue parlée, car le québécois parlé est parfois bien loin du français écrit, et un enfant ne comprends pas toujours la subtilité de la différence.

Voilà c'est ma réaction personnelle et tu as tout à fait le droit d'avoir ton opinion.

Ebsline

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  • Habitués

Certains français trouvent le système d'enseignement au Québec trop cool, trop relaxe...

C'est peut-être parce que le système d'enseignement français lui est trop rigide...:whistlingb:

De toutes façons, le système d'enseignement québécois n'a pas à être conforme à ce que pensent

certains français mais à être conforme à ce que veut une majorité de Québécois !!!!

Bref les Québécois s'en fout de ce que pense magg&frantz, ils veulent avoir un système

d'enseignement en fonction de leurs souhaits à eux...

Alors tu as le choix à retourner en Europe constater la faillite prochaine de la zone Euro

avec les quasi-faillite de la Grèce, Espagne, Portugal, Italie, et maintenant la Hongrie et

d'autres pays de l'Europe de l'Est suivront, entraînant la France et l'Allemagne dans leurs

chutes, soit tu restes au Québec et tu t'adaptes au système d'enseignement qui a été fait

non pas pour plaire à certains Européens mais pour correspondre aux souhaits d'une majorité de

Québécois... :whistlingb:

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Le système public québécois trop cool. Le Québec au complet est cool, relax, décontracté. :innocent:

C'est ce coté qui m'a toujours fatigué chez bon nombre de québécois, se croire si évolués, si progressistes.

En fait c'est la république du laxisme. Cela est inquiétant pour l'avenir de ce pays (oups ! de cette province)

Tu devrais t'inquiété beaucoup plus de la zone Euro avec la quasi-faillite de la Grèce, Portugal,

Espagne, Italie, et maintenant la Hongrie et les autres pays de l'Europe de l'Est qui vont suivre...

Des plans de sauvetage ne pourront être fait pour tous les pays en difficultés de la zone Euro,

c'est impossible, la tâche est trop immense...

L'avenir du Québec est bien meilleur que celui de la zone Euro donc la monnaie est en chute libre...

et bientôt l'euro ne vaudra presque rien... autant que le pesos (lol) !!!:lol:

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Certains français trouvent le système d'enseignement au Québec trop cool, trop relaxe...

C'est peut-être parce que le système d'enseignement français lui est trop rigide...:whistlingb:

De toutes façons, le système d'enseignement québécois n'a pas à être conforme à ce que pensent

certains français mais à être conforme à ce que veut une majorité de Québécois !!!!

Bref les Québécois s'en fout de ce que pense magg&frantz, ils veulent avoir un système

d'enseignement en fonction de leurs souhaits à eux...

Alors tu as le choix à retourner en Europe constater la faillite prochaine de la zone Euro

avec les quasi-faillite de la Grèce, Espagne, Portugal, Italie, et maintenant la Hongrie et

d'autres pays de l'Europe de l'Est suivront, entraînant la France et l'Allemagne dans leurs

chutes, soit tu restes au Québec et tu t'adaptes au système d'enseignement qui a été fait

non pas pour plaire à certains Européens mais pour correspondre aux souhaits d'une majorité de

Québécois... :whistlingb:

coucou

alors la bien parlé quand on va s'installer dans un pays étranger on essaie de faire l'effort de s'adapter au règles ou alors

on retourne ; pour ma part ma fille devait continuer le programme français au collège Stanislas à Québec

quand on est arrivé surprise qui ne m'avait pas été divulgué lors de nos échanges de mail depuis la France;

la note 1000 dollars par trimestre.donc comme il restait 1mois d'École à cheval sur mai et juin il me facturait 750 dollars

+ 83 dollars frais de fourniture + 93 dollars frais de garde alors que ma fille à plus de 14 ans+250 dollars de frais d'inscription

je vous laisse faire le calcul pour un mois d école; nous avions décide de faire comme cela pour que notre fille termine son année scolaire et puisse passer son brevet des collèges. ensuite elle entrait en école du Québec.nous avons tenter de trouver un arrangement avec le directeur (un français grossier et très mal élevé qui n'a même pas fait l'effort de se lever de son fauteuil pour

nous dire bonjour)en payant les 250 dollars pour l'inscription pour qu'elle passe 2 jours dans le collège pour passer son brevet;

il a essayé de nous convaincre que notre fille ne pourrait pas continuer correctement sa scolarité s'il elle ne terminait dans son établissement; nous avons refusé de nous faire escroquer; nous avons prévenu l'inspection académique de Caen que nous avions fait un autre choix en vu des faits et nous avons inscrit notre fille en école québécoise.

et voila notre aventure scolaire à bientôt velodorie

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  • Habitués

Le sujet initial traite de l'enseignement et non de l'économie.

Je te ferai remarquer que je répondais au message de hdelmondo qui le premier a abordé

le sujet et qui a fait un lien douteux et bidon et faux avec le système d'enseignement au Québec...:whistlingb:

Edited by MrNiceGuy
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  • Habitués

C'est sur que c'est perturbant pour nous parents qui venont d'un autre pays, d'une autre methodologie...

mais au final, les enfants auront le meme niveau à la fin du primaire, du secondaire...

moi aussi au debut, je flippais, je demandais à mes amis en France à quel niveau en étaient leurs enfants... puis finalement,

en discutant avec d'autres personnes, notament des personnes venant des USA, j'ai compris que le niveau sera le même!

en attendant, mon fils qui est en premiere année, il sait lire, il sait faire des calculs (120+30 il sait le calculer) et surtout il fait de l'anglais, il fait de la musique... chose qu'en France il n'aurait pas fait (enfin tout depend des moyens financiers biensur)

ils font des experiences, des jeux...

Cotoies-tu des québécois qui ne savent pas lire, ni ecrire, ni compter ? moi non! au final ils arriveront au meme niveau que les élèves francais mais avec des atouts supplémentaires!

Est ce que c'est peut-etre le niveau de ton école ? de ton enfant ? tu sais beaucoup de choses entrent en jeu

au pire il y a l'academie en ligne, si tu veux lui faire travailler au meme niveau d'enseignement de la France ou l'ecole francaise! si ton objectif est de rentrée en France, ca vaut peut-etre le coup sinon laisse faire le temps et tu verras ;)

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  • Habitués

Un enseignant d'éducation physique se présente un jour d'hiver à son cours avec 12 paires de patins. Il dit à ses 24 petits élèves de 6 ans qu'ils iront se promener sur la rivière glacée. Douze d'entre eux feront le parcours en marchant, les autres feront le même parcours en patinant. L'un d'eux leva sa main :

- Mais Monsieur, je ne sais pas patiner!

- Tu apprendras, comme tous les autres, ne t'inquiète pas.

Et l'enseignant distribua les patins à douze d'entre eux, prenant soin de ne choisir que des débutants. Le petit qui s'était manifesté plus tôt releva la main :

- Monsieur, je ne sais pas patiner et je préférerais laisser les patins à un autre qui a envie d'apprendre le patin.

Un autre enfant, plus volontaire, plus téméraire, plus courageux, allez savoir, prit avec grand plaisir ces outils qui effrayaient le petit. Et tout le groupe descendit sur la rivière glacée. L'enseignant donna ses consignes et indiqua le point de rendez-vous, plus loin sur la rivière. Alors les enfants qui avaient des bottes aux pieds se mirent en route pendant que ceux qui avaient ces nouveaux patins tentèrent de rester en équilibre. Certains pouvaient glisser un peu sur la glace, mais tombaient deux ou trois coups de lame plus loin. D'autres retombaient dès qu'ils tentaient de se lever.

Évidemment, les enfant qui marchaient arrivèrent les premiers à la fin du parcours. Ils attendirent les petits patineurs qui n'arrivèrent pas ce jour-là.

Les petits marcheurs étaient bien contents d'avoir atteint la cible, les petits patineurs étaient bien découragés d'avoir fait du surplace.

La semaine suivante, l'enseignant revint avec les mêmes patins et les redistribua aux mêmes élèves. Les petits marcheurs se dirigèrent vers le même objectif. Les petits patineurs furent capables plus rapidement de rester en équilibre et bien qu'ils n'atteignirent pas encore l'objectif, ils avaient beaucoup progressé.

Et le manège se poursuivit quelques semaines. À la fin, les patineurs avaient le temps de se rendre au lieu de rendez-vous et d'en revenir avant même que les marcheurs n'atteignent pour une première fois le point de rencontre au bout de la rivière glacée.

- J'aurais dû garder mes patins, se dit le petit garçon inquiet, ils ont du plaisir et ils vont si vite!

***

L'école québécoise utilise une méthode différente que celle utilisée en France. Je suis une des personnes qui enseignent à vos enfants. Et quand je regarde où les jeunes Québécois de quinze ans se classent dans les tests de l'OCDE, je n'ai pas honte, bien au contraire, j'en suis même fière. Il reste des choses à améliorer dans l'école québécoise, les principaux intervenants le savent et travaillent en ce sens.

http://www.pisa.gc.ca/pisa/brochure_f.shtml

Observez où se situe le Canada, et plus précisément le Québec, par rapport à la France ou à d'autres pays.

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Suite à l'invitation de la modo «Bobinette» à repartir sur un nouveau sujet, je crée donc un nouveau fil pour poursuivre cette vieille discussion à laquelle j'avais participé, car après 1 an et demi au Québec, mon avis sur l'enseignement public d'ici a évolué.

Pour faire court, je dirais que si le rythme de travail, l'ambiance générale, les valeurs véhiculées sont globalement corrects, je constate que ma fille a davantage régressé, ou plutôt, n'a pas évolué autant que si elle était resté en France ou dans un système Français.

Maintenant, elle a du mal dans son expression orale, sa formulation est décousue, voir hésitante, son orthographe tiens plus de la phonétique que de la réalité grammaticale, son écriture est horrible (trop gros et lettres mal formées - le quadrillage des cahiers américain n'arrangeant rien) - Brèf c'est plûtot un bilan négatif.

Bien sur il y a le travail à la maison qui aide à limiter les dégâts, mais on n'est pas du tout satisfait du système public québécois trop cool. En 2ème année, on lui apprend à poser les additions avec des ronds et des carrés en guise de centaines et dizaines... et ce n'est pas le pire exemple, juste celui qui me vient là. Du coup elle ne peut pas calculer même quelque chose de simple (genre 120 + 30) si elle ne dessine pas sur une feuille ces maudits ronds et carrés. Je trouve ces méthodes débilisantes au possible !

Donc voila. Il y a 2 ans je défendais la cause du «si on s'installe définitivement au Québec on se fond dans le système du pays» mais maintenant, je ne suis plus aussi catégorique

Vous avez tout à fait droit à votre opinion, malgré certains hurluberlus de ce site qui vous disent de retourner chez vous si vous n'êtes pas contente. Vous payez des taxes et des impôts ici, comme nous, alors vous avez le droit de vous prononcer.

Je suis québécoise et ma fille termine sa 1re secondaire. Donc, j'ai l'expérience. Ayant eu notre fille sur le tard (adoption), nous avions largement eu le temps d'entendre nos amis qui avaient des enfants parler du système scolaire. Du coup, pour le secondaire, nous voulions l 'envoyer au privé, mais elle ne voulait pas, craignant de perdre toutes ses amies.

Sa première année de secondaire est terminée et je ne sais toujours pas quoi penser. Elle n'a jamais de devoirs. En fait, ils ont des cours et des temps libres, et s'ils ont des travaux, elle a toujours le temps de tout faire en classe. Bref, cette année, elle n'a même pas apporté son sac à dos, car elle n'avait jamais rien à faire.

Que ce soit en maths, en français, en histoire, en anglais, elle a plus de 90% dans tout, accumule les certificats d'excellence ... mais si elle se retrouve à la troisième étape avec une note de 94% en français, la moyenne du groupe est de 62% ... Est-ce que ma fille est un génie ? Je ne crois pas. D'après ce que j'ai pu voir et entendre, tout semble très facile. Et aussi, on ne veut pas que les jeunes échouent à un test ou un examen. Elle me raconte qu'il est arrivé très souvent que le tiers de la classe échouait à un examen, alors le prof remonte les notes de tout le monde. Comme ce tour de passe passe doit être appliqué à tous, ma fille s'est retrouvé un jour avec une note de 103%.

Ma grande crainte est qu'elle arrive au cégep et que là, la marche soit haute.

Je dois ajouter, et j'espère ne pas recevoir d'insultes, car c'est une réalité qu'elle a vécue autant au primaire qu'au secondaire, que les élèves des écoles qu'elle a fréquentées proviennent de partout. Certains maîtrisent mal le français. En 5e année, son prof nous a dit qu'il avait été obligé de revoir le programme « à la baisse » car les élèves ne comprenaient tout simplement pas. Le programme était donc très allégé et ma fille se tournait les pouces plus qu'autre chose.

Une dernière pour la route : la fille d'un couple d'amis vient de terminer sa deuxième année d'enseignement dans une école de la rive-sud (2e secondaire). Ce fut pénible et ardu. Les élèves, bien souvent, ne savent pas vivre et l'envoient balader carrément. Elle ne peut pas mettre de mauvaises notes, encore une fois. Elle doit téléphoner régulièrement aux parents d'enfants turbulants, grossiers, qui font de la casse, qui dérangent en classe, etc. Mission périlleuse s'il en est : en général, elle se fait rembarrer par les parents qui ne veulent rien savoir ... au mieux, les parents prennent note, mais ne viennent jamais au rendez-vous fixé. Comme cette jeune fille talentueuse a fait plusieurs missions humanitaires en Amérique centrale et qu'elle est est trilingue, elle attend sa réponse et si tout va bien, elle quittera en août pour aller enseigner au Mexique !

Quant aux propos d'El Mondo, je suis d'accord avec vous. Le laxisme qui règne dans bien des domaines m'inquiète aussi (à l'école, au travail - où je vois chaque jour des choses qui me font dire que notre argent se perd en « folleries » et en gaspillage éhonté).

Et puis, si je m'informe et m'intéresse à ce qui se passe en Europe en ce moment, eh bien je vis au Québec et ce qui se passe ici m'interpelle davantage.

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Le système public québécois trop cool. Le Québec au complet est cool, relax, décontracté. innocent.gif

C'est ce coté qui m'a toujours fatigué chez bon nombre de québécois, se croire si évolués, si progressistes.

En fait c'est la république du laxisme. Cela est inquiétant pour l'avenir de ce pays (oups ! de cette province)

Tu devrais t'inquiété beaucoup plus de la zone Euro avec la quasi-faillite de la Grèce, Portugal,

Espagne, Italie, et maintenant la Hongrie et les autres pays de l'Europe de l'Est qui vont suivre...

Des plans de sauvetage ne pourront être fait pour tous les pays en difficultés de la zone Euro,

c'est impossible, la tâche est trop immense...

L'avenir du Québec est bien meilleur que celui de la zone Euro donc la monnaie est en chute libre...

et bientôt l'euro ne vaudra presque rien... autant que le pesos (lol) !!!laugh.gif

shok.gif Nostradamus est revenu youpi laugh.gif

Le sujet initial traite de l'enseignement et non de l'économie. Mais comme d'habitude seuls les Québecois ont le droit à la parole et à l'opinion, les autres viennent forcément d'une zone où les problèmes reflètent leur inévitable infériorité.

Pour en revenir au sujet initial, pour l'étude du Français , est-il possible de compléter la formation des chérubins par des outils pédagogiques (livres et autres supports) sans que cela perturbe leur apprentissage à l'école?

Oui, on peut se procurer en librairies des livres d'appoint pour faire faire des exercices aux enfants. Il y a aussi des cours de rattrapage qui sont offerts l'été, pour différentes matières.

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Ensaimada

Vous avez tout à fait droit à votre opinion, malgré certains hurluberlus de ce site qui vous disent de retourner chez vous si vous n'êtes pas contente. Vous payez des taxes et des impôts ici, comme nous, alors vous avez le droit de vous prononcer.

Je suis québécoise et ma fille termine sa 1re secondaire. Donc, j'ai l'expérience. Ayant eu notre fille sur le tard (adoption), nous avions largement eu le temps d'entendre nos amis qui avaient des enfants parler du système scolaire. Du coup, pour le secondaire, nous voulions l 'envoyer au privé, mais elle ne voulait pas, craignant de perdre toutes ses amies.

Sa première année de secondaire est terminée et je ne sais toujours pas quoi penser. Elle n'a jamais de devoirs. En fait, ils ont des cours et des temps libres, et s'ils ont des travaux, elle a toujours le temps de tout faire en classe. Bref, cette année, elle n'a même pas apporté son sac à dos, car elle n'avait jamais rien à faire.

Que ce soit en maths, en français, en histoire, en anglais, elle a plus de 90% dans tout, accumule les certificats d'excellence ... mais si elle se retrouve à la troisième étape avec une note de 94% en français, la moyenne du groupe est de 62% ... Est-ce que ma fille est un génie ? Je ne crois pas. D'après ce que j'ai pu voir et entendre, tout semble très facile. Et aussi, on ne veut pas que les jeunes échouent à un test ou un examen. Elle me raconte qu'il est arrivé très souvent que le tiers de la classe échouait à un examen, alors le prof remonte les notes de tout le monde. Comme ce tour de passe passe doit être appliqué à tous, ma fille s'est retrouvé un jour avec une note de 103%.

Ma grande crainte est qu'elle arrive au cégep et que là, la marche soit haute.

Je dois ajouter, et j'espère ne pas recevoir d'insultes, car c'est une réalité qu'elle a vécue autant au primaire qu'au secondaire, que les élèves des écoles qu'elle a fréquentées proviennent de partout. Certains maîtrisent mal le français. En 5e année, son prof nous a dit qu'il avait été obligé de revoir le programme « à la baisse » car les élèves ne comprenaient tout simplement pas. Le programme était donc très allégé et ma fille se tournait les pouces plus qu'autre chose.

Une dernière pour la route : la fille d'un couple d'amis vient de terminer sa deuxième année d'enseignement dans une école de la rive-sud (2e secondaire). Ce fut pénible et ardu. Les élèves, bien souvent, ne savent pas vivre et l'envoient balader carrément. Elle ne peut pas mettre de mauvaises notes, encore une fois. Elle doit téléphoner régulièrement aux parents d'enfants turbulants, grossiers, qui font de la casse, qui dérangent en classe, etc. Mission périlleuse s'il en est : en général, elle se fait rembarrer par les parents qui ne veulent rien savoir ... au mieux, les parents prennent note, mais ne viennent jamais au rendez-vous fixé. Comme cette jeune fille talentueuse a fait plusieurs missions humanitaires en Amérique centrale et qu'elle est est trilingue, elle attend sa réponse et si tout va bien, elle quittera en août pour aller enseigner au Mexique !

Quant aux propos d'El Mondo, je suis d'accord avec vous. Le laxisme qui règne dans bien des domaines m'inquiète aussi (à l'école, au travail - où je vois chaque jour des choses qui me font dire que notre argent se perd en « folleries » et en gaspillage éhonté).

Encore une fois Ensaimada, ton opinion est basé non pas sur des statistiques mais sur des préjugés... :whistlingb:

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C'est sur que c'est perturbant pour nous parents qui venont d'un autre pays, d'une autre methodologie...

mais au final, les enfants auront le meme niveau à la fin du primaire, du secondaire...

moi aussi au debut, je flippais, je demandais à mes amis en France à quel niveau en étaient leurs enfants... puis finalement,

en discutant avec d'autres personnes, notament des personnes venant des USA, j'ai compris que le niveau sera le même!

en attendant, mon fils qui est en premiere année, il sait lire, il sait faire des calculs (120+30 il sait le calculer) et surtout il fait de l'anglais, il fait de la musique... chose qu'en France il n'aurait pas fait (enfin tout depend des moyens financiers biensur)

ils font des experiences, des jeux...

Cotoies-tu des québécois qui ne savent pas lire, ni ecrire, ni compter ? moi non! au final ils arriveront au meme niveau que les élèves francais mais avec des atouts supplémentaires!

Est ce que c'est peut-etre le niveau de ton école ? de ton enfant ? tu sais beaucoup de choses entrent en jeu

au pire il y a l'academie en ligne, si tu veux lui faire travailler au meme niveau d'enseignement de la France ou l'ecole francaise! si ton objectif est de rentrée en France, ca vaut peut-etre le coup sinon laisse faire le temps et tu verras wink.gif

Voici un texte du Devoir, datant de 2004, mais qui donne tout de même une idée du portrait. Et Cherrybee pourra je crois approuver, les difficultés que nous éprouvons à trouver des secrétaires qui savent écrire le français correctement sont énormes. Nous savons très bien, aux RH où je suis, que c'est en train de devenir un très, très gros problème. Les personnes plus âgées ont de la difficulté, et quand des jeunes se présentent pour l'examen de français, elles sont hyper calées en informatique, mais pratiquement nulle en français.

Le triste sort d'un million de Québécois

Ulysse Bergeron 4 septembre 2004 Éducation

Établie en 1965 par l'Unesco, la Journée internationale de l'alphabétisation, tenue le 8 septembre, démontre incontestablement une volonté certaine et résolue de l'ONU de combattre l'analphabétisme. Près de 40 ans plus tard, qu'en est-il? Mission accomplie? Portrait de l'analphabétisme, une réalité toujours bien vivante.

Entre 1994 et 1998, une vaste enquête l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA) a été effectuée. L'objectif: établir des comparaisons valables au sujet des compétences de lecture. L'échantillon retenu comprenait des adultes âgés de

16 à 65 ans, répartis dans 22 pays et parlant 15 langues différentes. Le Canada faisait parti du lot.

Les chiffres qui en sont ressortis méritent notre attention. Au Québec, selon l'EIAA, environ un million de personnes dans la tranche d'âge étudiée éprouvent d'importantes difficultés de lecture et d'écriture. Il faut néanmoins avoir certaines réserves à l'égard des chiffres avancés car l'échantillonnage québécois était faible.

Par ailleurs, les chiffres les plus récents sur lesquels on puisse s'appuyer pour avoir une idée du degré d'analphabétisme au Québec et au Canada sont ceux portant sur la scolarité. Ceux-ci découlent du recensement canadien de 2001.

On y indique que le Québec compte environ 468 000 personnes âgées de 15 à 64 ans qui ont moins de neuf ans de scolarité. Le nombre augmente à 883 000 si on y inclut les personnes qui franchissent la barre des 65 ans. Toutefois, ces données peuvent uniquement être perçues comme un indicateur de l'analphabétisme et non comme une représentation exacte de la situation, car ils ne portent pas exclusivement sur le sujet.

Ces deux évaluations servent pour l'instant de repères pour des organisations comme la Fondation pour l'alphabétisation (FA). Même si les statistiques qui ressortent des études diffèrent, la FA arrive à la conclusion suivante: «On estime donc que de 468 000 à un million de Québécois pourraient bénéficier d'une formation de base. Au Canada, environ 22 % des adultes âgés de 16 ans et plus se classent au niveau le plus faible en matière de capacités de lecture.»

Quelques caractéristiques...

En s'appuyant sur la scolarité en tant qu'indicateur de l'analphabétisme, il est possible de relever certaines caractéristiques. Entre autres, le nombre de Canadiens âgés de plus de 65 ans n'ayant pas terminé leur primaire se situe à 40 %. Un rapide coup d'oeil aux 26-35 ans nous informe que 4 % d'entre eux ne terminent pas leur primaire.

Malgré tout, contre toute attente, on retrouve un nombre considérable de jeunes faiblement alphabétisés. Selon l'EIAA, 11 % des jeunes de 16 à 25 ans éprouvent des difficultés importantes à lire des textes suivis.

De plus, une étude menée en 1992, et qui portait sur la même tranche d'âge, avait mis en perspective le fait que 85 % des jeunes arrivaient au secondaire avec un retard scolaire qui ne faisait, malheureusement, qu'augmenter.

Au Québec, environ le tiers des jeunes sortent du secondaire sans avoir obtenu leur diplôme, et près de 85 000 jeunes de 15 à 29 ans dont les deux tiers environ sont des garçons comptent moins de neuf années de scolarité. Cela représente un peu moins de 6 % de ce groupe d'âge.

Un autre facteur notable relatif à l'analphabétisme est la communauté linguistique à laquelle une personne appartient. Comme le note Régine Pierre, professeure au département des sciences de l'éducation à l'Université de Montréal, «au niveau international, le Canada se classe parmi les meilleurs à l'échelle globale car, entre les provinces, il y a d'énormes différences». Et cette différence se fait principalement sentir en fonction des groupes linguistiques qui composent les provinces.

Ainsi, le Québec compte davantage d'analphabètes que les provinces anglophones. «Les francophones ont un degré de "littératie" compétence à la lecture et à l'écriture nettement inférieur à ceux des anglophones», précise-t-elle.

Les facteurs à considérer pour expliquer cette réalité proviennent essentiellement d'aspects linguistiques, culturels et religieux, ainsi que de l'immigration des populations au fil des siècles. L'histoire de la province permet d'observer que les populations immigrantes francophones viennent principalement de zones moins scolarisées.

L'EIAA corrobore l'écart entre les deux groupes linguistiques. Selon l'enquête, 13 % des anglophones canadiens sont classés au niveau 1 sur l'échelle des textes suivis, comparativement à 25 % pour les francophones.

http://www.ledevoir.com/societe/education/62922/le-triste-sort-d-un-million-de-quebecois

Pour Azarielle : je sais à quel point les enseignants travaillent fort, à quel point ils sont débordés et les obstacles aussi auxquels ils font face. Mon voisin est enseignant de français au secondaire; il approche la retraite et même s'il aime son travail, il a maintenant hâte de quitter. Il a fait deux burn out dans les dix dernières années. Il a suivi un cours spécial en psycho pour faire face aux élèves problématiques et en ce moment, il tient à bout de bras un stagiaire qu'il entraîne, car il craint bien qu'elle ne s'effondre. Son constat : il doit jouer le rôle du père, de la mère, d'un psychologue, il doit faire la discipline et m'avouait qu'une grande partie de son temps est consacrée à apprendre aux jeunes à vivre. Quand il lui reste du temps ... il enseigne ! Et il est très fatigué ...

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Ensaimada

Vous avez tout à fait droit à votre opinion, malgré certains hurluberlus de ce site qui vous disent de retourner chez vous si vous n'êtes pas contente. Vous payez des taxes et des impôts ici, comme nous, alors vous avez le droit de vous prononcer.

Je suis québécoise et ma fille termine sa 1re secondaire. Donc, j'ai l'expérience. Ayant eu notre fille sur le tard (adoption), nous avions largement eu le temps d'entendre nos amis qui avaient des enfants parler du système scolaire. Du coup, pour le secondaire, nous voulions l 'envoyer au privé, mais elle ne voulait pas, craignant de perdre toutes ses amies.

Sa première année de secondaire est terminée et je ne sais toujours pas quoi penser. Elle n'a jamais de devoirs. En fait, ils ont des cours et des temps libres, et s'ils ont des travaux, elle a toujours le temps de tout faire en classe. Bref, cette année, elle n'a même pas apporté son sac à dos, car elle n'avait jamais rien à faire.

Que ce soit en maths, en français, en histoire, en anglais, elle a plus de 90% dans tout, accumule les certificats d'excellence ... mais si elle se retrouve à la troisième étape avec une note de 94% en français, la moyenne du groupe est de 62% ... Est-ce que ma fille est un génie ? Je ne crois pas. D'après ce que j'ai pu voir et entendre, tout semble très facile. Et aussi, on ne veut pas que les jeunes échouent à un test ou un examen. Elle me raconte qu'il est arrivé très souvent que le tiers de la classe échouait à un examen, alors le prof remonte les notes de tout le monde. Comme ce tour de passe passe doit être appliqué à tous, ma fille s'est retrouvé un jour avec une note de 103%.

Ma grande crainte est qu'elle arrive au cégep et que là, la marche soit haute.

Je dois ajouter, et j'espère ne pas recevoir d'insultes, car c'est une réalité qu'elle a vécue autant au primaire qu'au secondaire, que les élèves des écoles qu'elle a fréquentées proviennent de partout. Certains maîtrisent mal le français. En 5e année, son prof nous a dit qu'il avait été obligé de revoir le programme « à la baisse » car les élèves ne comprenaient tout simplement pas. Le programme était donc très allégé et ma fille se tournait les pouces plus qu'autre chose.

Une dernière pour la route : la fille d'un couple d'amis vient de terminer sa deuxième année d'enseignement dans une école de la rive-sud (2e secondaire). Ce fut pénible et ardu. Les élèves, bien souvent, ne savent pas vivre et l'envoient balader carrément. Elle ne peut pas mettre de mauvaises notes, encore une fois. Elle doit téléphoner régulièrement aux parents d'enfants turbulants, grossiers, qui font de la casse, qui dérangent en classe, etc. Mission périlleuse s'il en est : en général, elle se fait rembarrer par les parents qui ne veulent rien savoir ... au mieux, les parents prennent note, mais ne viennent jamais au rendez-vous fixé. Comme cette jeune fille talentueuse a fait plusieurs missions humanitaires en Amérique centrale et qu'elle est est trilingue, elle attend sa réponse et si tout va bien, elle quittera en août pour aller enseigner au Mexique !

Quant aux propos d'El Mondo, je suis d'accord avec vous. Le laxisme qui règne dans bien des domaines m'inquiète aussi (à l'école, au travail - où je vois chaque jour des choses qui me font dire que notre argent se perd en « folleries » et en gaspillage éhonté).

Encore une fois Ensaimada, ton opinion est basé non pas sur des statistiques mais sur des préjugés... whistlingb.gif

Pas sur des préjugés, mais sur ce que je vois tous les jours et sur ce que mon voisin et la fille de nos amis me disent ... et qui finalement se ressemble étrangement. Même constat.

J'ai une fille et je la suis de près, je regarde ce qu'elle fait, j'interroge d'autres parents ... c'est la réalité, pas des préjugés.

Avant que ma fille aille à l'école, je pensais que tout cela était exagéré ... eh bien non, ce n'est pas le cas du tout, loin de là. Je sens que je suis nettement mieux placée que vous pour parler !

Edited by Ensaimada
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  • Habitués

Pour Azarielle : je sais à quel point les enseignants travaillent fort, à quel point ils sont débordés et les obstacles aussi auxquels ils font face. Mon voisin est enseignant de français au secondaire; il approche la retraite et même s'il aime son travail, il a maintenant hâte de quitter. Il a fait deux burn out dans les dix dernières années. Il a suivi un cours spécial en psycho pour faire face aux élèves problématiques et en ce moment, il tient à bout de bras un stagiaire qu'il entraîne, car il craint bien qu'elle ne s'effondre. Son constat : il doit jouer le rôle du père, de la mère, d'un psychologue, il doit faire la discipline et m'avouait qu'une grande partie de son temps est consacrée à apprendre aux jeunes à vivre. Quand il lui reste du temps ... il enseigne ! Et il est très fatigué ...

Tout d'abord, il ne peut pas tenir, en ce moment, son stagiaire à bout de bras, tous les stages sont terminés, et ce, dans toutes les universités offrant le bacc. en enseignement. Je suis aussi enseignante de français au secondaire. Et ce n'est pas parce que les conditions s'alourdissent que notre enseignement est moins bon. Tu sembles donner ce message. C'est faux.

Je trouve toujours surprenant de voir les gens qui se ferment les yeux sur des données probantes comme celles de l'OCDE. Ne fais-tu pas partie de ces gens qui ont choisi d'ignorer les informations de l'OCDE?

Pour le secrétariat, ce n'est pas étonnant que la qualité diminue. C'est un DEP et les jeunes perçoivent encore, à tort, les DEP comme une voie pour ceux qui n'aiment pas l'école et qui y sont faibles. Peut-être faudrait-il, à tout le moins, changer le parcours pour devenir secrétaire et ainsi changer le diplôme. Les élèves prennent plus au sérieux les cours du collégial et de l'université que ceux de la formation professionnelle.

***

Oups, ne tenez pas compte de mes messages. Je viens de voir que je suis moins bien placée que Ensaimaida pour donner mon avis.

Edited by Azarielle
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Pour Azarielle : je sais à quel point les enseignants travaillent fort, à quel point ils sont débordés et les obstacles aussi auxquels ils font face. Mon voisin est enseignant de français au secondaire; il approche la retraite et même s'il aime son travail, il a maintenant hâte de quitter. Il a fait deux burn out dans les dix dernières années. Il a suivi un cours spécial en psycho pour faire face aux élèves problématiques et en ce moment, il tient à bout de bras un stagiaire qu'il entraîne, car il craint bien qu'elle ne s'effondre. Son constat : il doit jouer le rôle du père, de la mère, d'un psychologue, il doit faire la discipline et m'avouait qu'une grande partie de son temps est consacrée à apprendre aux jeunes à vivre. Quand il lui reste du temps ... il enseigne ! Et il est très fatigué ...

Tout d'abord, il ne peut pas tenir, en ce moment, son stagiaire à bout de bras, tous les stages sont terminés, et ce, dans toutes les universités offrant le bacc. en enseignement. Je suis aussi enseignante de français au secondaire. Et ce n'est pas parce que les conditions s'alourdissent que notre enseignement est moins bon. Tu sembles donner ce message. C'est faux.

Je trouve toujours surprenant de voir les gens qui se ferment les yeux sur des données probantes comme celles de l'OCDE. Ne fais-tu pas partie de ces gens qui ont choisi d'ignorer les informations de l'OCDE?

Pour le secrétariat, ce n'est pas étonnant que la qualité diminue. C'est un DEP et les jeunes perçoivent encore, à tort, les DEP comme une voie pour ceux qui n'aiment pas l'école et qui y sont faibles. Peut-être faudrait-il, à tout le moins, changer le parcours pour devenir secrétaire et ainsi changer le diplôme. Les élèves prennent plus au sérieux les cours du collégial et de l'université que ceux de la formation professionnelle.

***

Oups, ne tenez pas compte de mes messages. Je viens de voir que je suis moins bien placée que Ensaimaida pour donner mon avis.

Mais oui, je sais que c'est terminé pour le stage. J'ai discuté avec lui en avril. laugh.gif

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  • Habitués

Ensaimada, le cas de ta fille, c'était le mien. J'ai beau avoir sauté une classe pour me permettre d'être au réel niveau d'apprentissage qui devait être le mien, j'ai continué à me tourner les pouces, à avoir du temps à ne rien faire, même avec 1 an de moins que les autres. Pas parce que j'étais un génie, pas parce que le niveau était faible. Simplement parce que j'apprenais et travaillais vite.

Le seul péril, c'est que cet ennui se transforme en désintérêt puis en paresse. Parce que la facilité va rester par contre...

Résultat je suis arrivée à l'université en étant moins acharnée de travail que mes amis qui eux ont eu du mal.

Mais tu vois, j'étais dans un système différent, supposément plus rigide pour certains, meilleur pour d'autre. Pour moi il reste différent et le résultat fut le même que l'expérience actuelle de ta fille...

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  • Habitués

Au delà des préjugés, les statistiques confirme la qualité

et l'excellence du système d'éducation au Canada et au Québec selon la PISA...

Selon la PISA, le Québec se classe devant la France en lecture et en mathématique... :whistlingb:

quelques extraits de l'étude de la PISA, pour voir la totalité de l'article et la

totalité des tableaux, clickez sur l'hyperlien en bas de ce message.

Les élèves canadiens fournissent un bon rendement dans le contexte mondial

Les élèves canadiens ont fourni un excellent rendement par rapport à ceux de 31 autres pays, puisquils se sont classés au deuxième rang en lecture, au sixième en mathématiques et au cinquième en sciences. Le Canada fait partie dun groupe de pays qui constituent le peloton de tête dans les trois domaines.

Le rendement des élèves en lecture, en sciences et en mathématiques, dans la majorité des provinces, place ces dernières au rang des pays qui se sont le mieux classés.

Trente-deux pays ont participé au PISA 20003. Au Canada, environ 30 000 élèves âgés de 15 ans sélectionnés dans plus de 1 000 écoles ont participé. On a prélevé un vaste échantillon canadien afin de pouvoir fournir des estimations aux niveaux national et provincial.

Au Canada, il est remarquable que, même si la responsabilité de léducation relève de plusieurs instances différentes, les résultats au test du PISA se ressemblent beaucoup dans la majorité des provinces.

Notes moyennes en lecture selon le sexe par provinces et certains pays

Filles Garçons

Moyenne Intervalle de confiance (+ -)* Moyenne Intervalle de confiance Moyenne (+ -)*

CANADA 551 3,4 519 3,5

France 519 5,4 490 7,0

États-Unis 518 12,3 490 16,7

Royaume-Uni 537 6,9 512 6,0

Allemagne 502 7,7 468 6,3

Japon 537 10,7 507 13,4

Italie 507 7,1 469 10,2

Fédération de Russie 481 8,1 443 9,0

Australie 546 9,4 513 8,0

Belgique 525 9,8 492 8,4

Finlande 571 5,5 520 6,0

Mexique 432 7,6 411 8,3

Suède 536 4,9 499 5,1

Suisse 510 9,0 480 9,7

Terre-Neuve 538 6,1 496 7,4

Île-du-Prince-Édouard 535 7,0 500 6,0

Nouvelle-Écosse 538 6,1 505 6,7

Nouveau-Brunswick 525 4,1 478 5,5

Québec 553 6,5 521 6,8

Ontario 548 6,9 518 7,8

Manitoba 548 8,4 513 7,4

Saskatchewan 548 6,6 512 6,4

Alberta 571 7,1 533 7,9

Colombie-Britannique 555 6,6 523 7,9

Source :

http://www.pisa.gc.ca/pisa/brochure_f.shtml

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