Jump to content

Search the Community

Showing results for tags 'bilan'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Démarches et vie pratique
    • Québec
    • Canada
    • Bilans et tranches de vie
    • Médecins, infirmières et pharmaciens
    • PVT
    • Retour dans son pays
    • Voyager, Visiter, Tourisme et prospection au Québec et au Canada
    • Lounge
    • Études et stages
    • Salle d'attente - échanges de dates
    • Parrainages et Mariages
    • USA : Tourisme et immigration - Vie aux États-Unis
  • Emploi (Ressources, outils, bons plans)
    • Offres d'emploi
    • Chiffres et études sur le marché de l'emploi
    • Routier au Canada (camionneur)
    • Votre profession
    • Ordres professionnels (Bons plans)
    • Techniques de recherche d'emploi
    • Votre entreprise (avis et postes disponibles)
    • Reconversion ou formation continue
  • Kiosques des spécialistes
    • TransferMate (virements internationaux)
    • Assurance PVT / Études / Stages
  • Sorties, loisirs et rencontres
    • Nouveaux, présentez-vous
    • Sorties
  • Affaires / Immobilier - Investissement
    • Acheter, vendre ou créer une entreprise ou un commerce
    • Immobilier résidentiel
  • Documents outils et ressources
    • Obtenir la citoyenneté
    • Formulaires
    • Taux de change et conversion des mesures
    • Calculateur des frais d'immigration et de subsistance
  • Petites annonces
    • Mobilier et matériel
    • Véhicules à vendre
    • Appartements et maisons à louer
    • Appartements et maisons à vendre
    • Immobilier commercial
    • Colocation
  • Aide et organisation du site
    • Boite à idées
    • Support technique
  • Lina's Lorsque limmigration canada vous demande le certificat de police pour votre mari en haiti est ce quil doit le deposer au canada ou a l'ambassade canada en haiti?
  • Exemple de courrier pour le MIDI / Fédéral's Documents

Blogs

There are no results to display.

There are no results to display.


Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


Gender


Date d'arrivée


Année de naissance


Profession


Préoccupation


Pays d'origine


Pays de résidence


City


Skype


Facebook


Website URL


ICQ

Found 63 results

  1. Voilà 4 ans que je suis au Québec.... à Montréal plus précisément... comment ais-je pu tenir aussi longtemps ? Certainement parce que j'ai investi dans des études que je me dois de terminer ! Quoi d'autre ? J'ai beau chercher, je ne vois pas... Je suis arrivé ici dans le but de découvrir un pays, une culture qui me passionne (ait). Je suis arrivé avec le coeur souriant, plein de belles images dans la tête, avec l'envie de m'intégrer dans un québec qui fait rêver la France. Le Québec, vu de France, c'est beau ! C'est plein de belles promesses, plein de chaleur humaine, plein de... en réalité, je ne me rappelle même plus de toutes les belles choses que l'on pouvait dire du Québec avant mon départ ! Je me retrouve aujourd'hui comme quelqu'un à qui on aurait vendu une voiture sans moteur, un ordinateur sans processeur, une guitare sans cordes... c'est triste. Au bout de quatre longues années passées ici à Montréal, mon cercle d'amis est semblable à une véritable auberge espagnole ! Français, iraniens, espagnols, italiens, belges, suisses, marocains, tunisiens, et j'en passe. Magnifique me direz-vous ! Mais dites-moi, où sont les québécois ? Où sont mes cousins, tant chéris en France ? Moi qui fuyais mes compatriotes en arrivant ici, pour mieux m'intégrer dans la société québécoise, où sont-ils ces québécois si recherchés ??? Ils sont là, juste devant toi me direz-vous ! Où ça ??? Lààààaàà ! Espèce de maudit français qui ne s'intègre pas ! Et oui, ils sont là, je les vois bien, je les effleure du bout de la main, du bout du regard, sans jamais pouvoir les prendre dans mes bras, les embrasser, comme cela se fait chez moi ! Quatre ans !!!!! Et pas un seul ami québécois ! Ohhh bien sûr j'en ai rencontré des québécois, beaucoup d'ailleurs ! Mais ils se sauvent avec les saisons qui passent, ils apparaissent et disparaissent sans laisser de traces, de véritables fantômes... Alors c'est ça la culture nord-américaine ! Remarquez, je suis venu pour ça ! Pour découvrir une culture inconnue, une façon de vivre différente de la mienne, je cherche à m'enrichir, à m'ouvrir l'esprit ! Arrêtez donc de me traiter comme le français de service ! Le gars qui vient en terre conquise, le colonialiste qui se pense chez lui ! Mais merde, je suis français, pas parisien !!!! Aujourd'hui je suis en manque... En manque d'humanité, en manque de chaleur humaine, en manque du gars que je croise sur le trottoir d'en face et qui me fait un grand signe de la main tout en m'appelant, malgré les voitures qui passent, en manque de ce bar dans lequel j'arrive et où j'offre à boire à des gens que j'ai rencontré le soir même, en manque de ces nanas simples et sans artifices qui ont dans le regard des choses de la vie à partager... Je ne me retrouve pas ici, au Québec... et je ne suis pas le seul. À tous mes amis de France ou d'ailleurs qui voudraient tenter leur chance en terre inconnue québécoise, faites-le ! Il n'y a que par vous-même que vous vous rendrez compte de la réalité. Et j'espère de tout coeur (et je garde espoir), que vous vous intégrerez, comme moi ou tant d'autres n'ont pas réussi à le faire. Après tout, nous français, nous ne sommes que les nègres d'Amérique du Nord ! Moi je me sauve, en Nouvelle-Zélande, là où, j'espère, les gens savent vivre et profiter de la vie, à la recherche de tout ce que je n'aurais pas trouver au Québec, Un goût amer dans la bouche...
  2. Chers amis du forum, après avoir lu vos tranches de vie très émouvantes, j’ai décidé à mon tour de me lancer et de partager ma situation. Alors voilà, au début le Québec devait être pour moi juste une parenthèse dans mes études. Mais rapidement, c’est devenu plus que ça. Au lieu de rester une année comme prévu, je suis resté 5 ans car je suis tombé littéralement en amour avec ma ville d’adoption : Québec. J’ai adoré y vivre, y étudier, y travailler ! J’ai eu un chum québécois et une formidable bande d’amis. Bref je me suis complètement épanouie là-bas. Dans ma tête c’était clair que j’allais y faire ma vie car j’avais trouvé mon eldorado !! Mais j’ai du partir ce qui fut une véritable déchirure pour moi. Mon départ était du à plusieurs raisons. La principale était mes papiers d’immigration. Mon permis d’étude périmait et je n’avais pas les moyens financiers de le transformer en visa longue durée. A cela s’ajouta le mal du pays. Je n’étais pas rentré en France pendant 2 ans et demi. Le pays et ma famille me manquaient. Ensuite mes études s’achevaient, ma bande d’amis se dispersait et je devais à mon tour faire mon entrée dans la vie active. Il y avait également mon statut d’immigré. Cela devenait agaçant de se faire rappeler constamment son statut de « touriste » quand j’avais l’impression d’être devenu plus que ça. Et pour finir, je n’étais plus dans l’idéalisation du début. Je commençais à entrapercevoir les défauts de la société québécoise bien que je continuais à la respecter énormément. Et donc me voilà à mon grand désarroi dans l’avion direction la France ! Mon retour devait être temporaire. J’y retournais pour voir ma famille et mes amis ; pour gagner un peu d’argent ; mettre de l’ordre dans mes affaires ; et surtout obtenir mon visa de résidence permanente. Tout cela dans le but de repartir au Québec au plus vite afin de m’y installer dans les meilleures conditions. Après une phase de réadaptation assez difficile, j’ai progressivement commencé une nouvelle vie en France. Je me suis fait de nouveaux amis. Je me suis rapproché de ma famille. Et surtout j’ai accepté la société française telle qu’elle était alors que cela n’avait jamais été le cas avant. J’ai mis 2 ans pour obtenir mon visa et mettre de l’argent de côté. Pourtant, au moment de passer aux choses sérieuses c’est-à-dire planifier mon retour au Canada, je me suis complètement retrouvé prise de panique à l’idée de repartir. Cela fait maintenant un an que j’ai mes papiers d’immigration et je suis toujours incapable de prendre une décision et donc d’avancer dans ma vie. Est-ce que je dois rester en France ou retourner vivre au Québec ? Cette question si simple à répondre il n’y a pas si longtemps n’est plus si évidente maintenant. Dans les deux cas, je sais ce que je perds mais je ne sais pas ce que je gagne. Je sais que je ne suis pas la seule à vivre cette situation. C’est le lot de beaucoup de gens qui ont vécu comme moi les aléas de l’immigration. C’est pourquoi cela me ferait très plaisir que vous partagiez avec moi vos expériences.
  3. Cela fait si longtemps que je ne suis pas venu sur le forum que tout a bien changé. À commencer par l'interface et certainement les membres de la communauté. Mais comme ce site m'a beaucoup apporté, il me fallait y revenir le temps d'un billet. C'est donc avec une certaine fébrilité que je partage aujourd'hui ce bilan symbolique... 7 années en amont, je posais mes valises dans un pays inconnu qui m'avait dévoilé ses charmes au cours de trois voyages prospectifs. Des escales pour prendre la mesure de la Belle province et de quelques contrastes. Mon envie n'était pas de refaire ma vie, simplement de la poursuivre dans un autre décor. 7 années en amont, je quittais le Sud de la France pour m'établir à Montréal. Je n'avais pas encore un quart de siècle, mais ressentais au fond de moi l'appel des grands espaces. Ce départ avait lentement muri avant de s'accomplir, marqué par le désir du dépaysement. 7 années en amont, je franchissais les portes de l'aéroport, le sourire aux lèvres. Mon frère était venu m'accueillir sous un soleil de plomb, lui qui avait pris ce virage quelques années plus tôt. Un mois plus tard, mes parents suivaient avec le déménagement, et notre aventure était officiellement commencée. 7 années en amont, je tombais en amour pour le Québec sans pouvoir l'expliquer. Ce coup de foudre se vivait de l'intérieur et trouvait tout son sens dans diverses rencontres. J'avais soif de découvrir la culture locale et ses expressions savoureuses très souvent imagées. 7 années en amont, je prenais doucement mes marques pour construire mon quotidien. En posant des balises au rythme des saisons, j'ai vu les arbres rougir et se couvrir de neige. À l'abri dans la ville sous terre, j'ai survécu à mon premier hiver sans être traumatisé par la température. 7 années en amont, je tissais lentement mon réseau avec quelques faux pas et de belles surprises. J'ignorais alors que ma "blonde" serait québécoise ni que sa famille deviendrait un peu la mienne. Le langage du coeur est pourtant une énigme qui défie la raison. 7 années en amont, j'ai traversé l'océan sans un plan défini. Mon objectif était de trouver ma place dans ce nouveau "chez moi". Mon parcours s'est accompagné de quelques turbulences, mais en définitive je suis encore ici sans songer au retour... Alors à celles et ceux qui pensent immigrer ou qui viennent d'arriver, vivez votre expérience sans brûler les étapes et surtout ouvrez vous à autrui. Tom
  4. Bonjour a tous Cela fait a peu pres 3ans que je vit au quebec, la raison qui ma fait venir ici et que je suis tomber amoureux d une quebecoise, il y avait un choix a faire quebec ou france? On a choisi le quebec enfin j ai choisi le quebec c etait plus facile pour moi je n avait pas vraiment de point d attache en france .En 2010 nous nous sommes maries ici au quebec ,tout allez pour le mieux et ca va toujours pour le mieux . J aime le quebec,je m y suis integrer assez facilement le monde ici est super accueillant ,j adore le sirop d erable,j adore la neige,les hivers long,le hockey,les grands espace,le calme,la nature.... Mais la je vais le quitter dans quelques mois , je suis a bout de nerf de devoir toujours payez payez payez ..... Je fait des 70h de travail par semaine ca c est pas grave je suis quelqu un de tres travaillant,j aime mon travail,je me suis grandement ameliorer ici dans mon domaine , j en ai appris beaucoup et j en apprend encore Mes raisons de quitter 1 quand tu gagne 9pieces de l heure est que ta aucune heure supplementaire payez, ton 9pieces de l heure avec impots en fin d annee sa fait vraiment pas beaucoup de l heure.... 2 Difference de salaire avec un quebecois,pourquoi je ne sait pas , je sait juste que j en fait plus mais je suis pas payez plus ,ni a salaire egale 3 Pas loin de 3000dollars en paperasse pour l immigration 4 le quebec ainsi que le canada reclame enormement d argent d allocation famaliale recu par ma femme en se basant sur mes revenus en france (je precise je suis pas pdg je gagnai legerement plus que le smic),de plus on vivait pas encore ensemble 5 Tu paye des impots mais ta pas vraiment de droit... Ces raisons concerne surtout l argent pourtant je ne suis pas un fanatique d argent si je pouvais tout payez je le ferais mais a faire tout le temps des concessions c est usant ,ce qui m enrage le plus c est qu en j entend a la radio que les immigrant ont toutes les aides pour eux bien plus qu un quebecois. Alors quand ce qui me concerne je ne rien de ce que j entend ici et la. Mais la encore des aides j en veut pas ,ce que j aurais voulu c est etre traite equitablement
  5. Bonjour, Après plus de 8 années d’une très grande densité passées au Québec et alors qu’un changement majeur arrive dans ma vie, je ressens le besoin de me retourner sur ces quelques années et d’en faire le bilan personnel. Je me suis dis que ça pourrait intéresser quelques personnes ici, ayant moi-même profité des expériences lues sur ce forum il y a 8 ans. Voici le récit de mon expérience, de mon vécu, mes opinions et mes commentaires sur différents aspects de l’immigration. Comme tout texte de ce genre, il est très subjectif et n’a pas valeur de vérité universelle. Tirez-en les leçons que vous voudrez! Je vais raconter cela façon histoire, puis tirer quelques enseignements de mes expériences… Pour commencer, je suis ce que j’appelle un immigrant de loisir. Rien ne me forçait à immigrer. À 25 ans je me suis dis que c’était le moment ou jamais de prendre l’air ailleurs. Je n’avais jamais pensé au Québec dont je ne connaissais que les clichés habituels de cabanes en rondin et de bucherons, le tout agrémenté de chanteuses à voix dont les chansons me laissaient de marbre, mais au gré des rencontres et des amitiés, cette destination s’est imposée. Mon projet d’immigration, je l’ai monté sur ce forum, et au début il était relativement clair : 5 ans. 5 ans pour découvrir autre chose et décider si je voulais rester ici ou rentrer en France. 5 ans pour apprendre à me connaître et à me débrouiller loin de la famille. 5 ans pour obtenir la citoyenneté avant de rentrer en France, ceci me permettant de revenir plus tard si je le souhaitais. J’ai donc atterri à Montréal en mars 2004, attendu à l’aéroport par des membres du forum et logé dans un appartement trouvé par le forum. Il y a pire comme arrivée. Au début je l’ai eu facile, trop surement. J’avais des amis et des économies pour voir venir et j’avais rencontré une française via le forum qui devait me rejoindre en juin. J’ai donc cherché du boulot mais sans forcer et fait un peu de tourisme. Je suis passé par toutes les démarches habituelles : paperasse, permis, se loger (un 3 ½ à Côte des Neiges), s’équiper, découvrir la ville, refaire le CV à la québécoise avec l’OMI et l’AMPE. De mars à juin les économies se sont un peu envolées, et faute de job, j’ai commencé les traditionnelles jobines (emballeur dans un entrepôt de vêtement, manutentionnaire dans un entrepôt). Ça payait les factures, mais cercle vicieux, ça laissait moins de temps pour chercher un vrai boulot. S’en est suivi la non moins traditionnelle déprime des immigrants, et je me suis renfermé sur moi-même en me coupant de mes amis et connaissances. En septembre 2004, l’envie nous a pris de quitter Montréal où l’on ne se sentait pas bien. On a pris contact avec l’une des dizaines d’agences d’aide aux immigrants qui peuplent Montréal qui nous a mis en contact avec une agence du même genre dans le Saguenay. 2 mois plus tard, après 3 allers-retours dans le Saguenay pour visiter et passer des entrevues, une proposition d’emploi en poche, on déménage. Un mois plus tard, atterrissage catastrophe à Québec chez des connaissances qui ont eu la gentillesse de nous héberger. Bilan de l’opération, un crash monumental, la perte de certaines illusions et surtout plus un rond sur le compte en banque. En arrivant au Saguenay, c’est simple : l’aide promise n’a jamais eu lieu, que ce soit pour l’emploi, le logement ou le déménagement. On avait pourtant fait affaire avec une association sérieuse ayant pignon sur rue et financé par des deniers publics avec en principe des comptes à rendre. Et mon offre de travail est tombée à l’eau sitôt arrivé. Décembre 2004-septembre 2005 : on habite à Québec. Pendant 6 mois, deux petits boulots chacun, dont un de nuit pour moi (dans un couche-tard), 5h de sommeil par jour, aucun jour de congé. Mais les comptes remontent. En septembre 2005, se rendant à l’évidence que mes diplômes ne sont pas reconnus par les employeurs (maîtrise de chimie et DESS industriel), je reprends une maitrise à l’Université Laval. Septembre 2005 toujours, après 3 jours de pluie à 50mm par jour, la rivière Lorette déborde, inondation, perte de beaucoup de nos affaires. On a été hébergé chez des connaissances pendant 2 mois avant de se retrouver un logement décent. Les années suivantes sont plus du domaine de la vie quotidienne et de la découverte progressive du Québec. Il y a eu de tout, joie, peine. Il y a des choses que je veux garder pour moi alors voici juste les éléments marquant : 2006 décès d’un parent. Je ne m’étendrai pas, mais autant prévenir l’immigrant, c’est le genre d’évènement qui force à remettre en cause une immigration et qui se fait se poser bien des questions par rapport aux proches qui nous restent et à notre proximité avec la famille. 2007 après 2 ans d’étude doublées de petits boulots, emploi temporaire dans la fonction publique. Enfin un salaire décent qui permet de se promener dans la province. 2008 citoyenneté Canadienne obtenue, et cérémonie de citoyenneté lors des fêtes du 400ème. Un grand moment pour moi. 2009 permanence au gouvernement. 2010-2011 remise en question pour moi du retour en France qui était en discussion, séparation en partie liée à cela. 2011 en couple avec une québécoise 2012 achat de maison, bébé en approche. Voici quelques moments d’un parcours d’immigrant. Comme pour beaucoup, il a été relativement non linéaire, et souvent lié aux rencontres que j’ai pu faire. Pour compléter ce bilan, quelques réflexions dans le désordre sur certains éléments qui me viennent à l’esprit : Choix du lieu de vie : J’ai atterri à Montréal comme beaucoup et je n’ai pas aimé y vivre. Par contre j’aime beaucoup y aller et j’aimerai sincèrement que la ville soit mieux gouvernée et sorte de son marasme. Le Québec a besoin de sa métropole en santé. On est ensuite arrivé à Québec un peu par hasard, mais aussi parce qu’on y connaissait du monde. Je suis littéralement en amour avec cette ville, et j’aurai bien du mal à vivre ailleurs. Conseil aux immigrants, baladez vous! Ne choisissez pas votre ville par défaut. Vous changez de pays merde, ce n’est pas pour vivre dans une place qui ne vous plait pas! Tous les coins du Québec ont leurs avantages et leurs inconvénients. À vous de juger! Les agences d’aide aux immigrants : Mon expérience est désastreuse. Si ces agences m’on été d’une certaine aide au début, j’ai ai une très mauvaise image. De mon point de vu, ces agences sont là pour faire du cash et se contrefoutent pour la plupart de votre bien être. Chaque nom inscrit sur la liste de client amène une subvention gouvernementale et c’est la seule chose qui compte. L’immigration française : immigration de luxe en générale, ou en tout cas de loisir. De mon expérience (mon histoire mais aussi celle d’immigrants que je connais), une majorité de français rétrograde de qualité de vie et ne retrouve ses marques qu’après quelques mois ou années. Il faut savoir ce que l’on veut et où l’on va. Savoir aussi ce qui est important dans la vie… le bonheur ou le statu social. Je ne regrette pas les 7 années qui m’ont conduit au bonheur que je vis aujourd’hui, mais dieu qu’elles ont parfois été dures et pénibles. Le voyage préparatoire : indispensable. Et je sais de quoi je parle, je ne l’ai pas fait. Et je l’ai toujours regretté. J’aurai perdu beaucoup moins de temps et d’argent. La paperasse d’immigration : les doigts dans le nez… si vous trouvez ça compliqué, revenez-en, c’est le bout le plus facile dans une immigration. Le réseau social : compliqué, différent mais pas impossible. Il faut juste que vous compreniez que vous n’êtes pas en France…. Culture différente, relations différentes! Pour grossir le trait, en France les gens sont souvent difficiles d’approche, mais une fois entré dans le cercle social, l’amitié est inconditionnelle. Au Québec, les gens sont très ouverts en première approche, mais très protecteur de leur cercle intime. Le racisme des québécois : bien plus rare qu’on le dit, en tout cas pour les français. J’ai droit à mon quota de blagues sur les maudits français, d’imitation d’accent pointu et autres joyeuseté. Pis vous n’avez pas le sens de l’humour? Pas capable d’une répartie humoristique douce? (attention douce, l’agressivité et la confrontation sont très mal perçu ici). En 8 ans j’ai eu une seule vraie réaction raciste à l’écoute de mon accent, et on tombait dans la catégorie « gros colon certifié depuis 1947 ». Les médecins de famille : frustrant, compliqué, mais rien d’impossible… s’inscrire dans des cliniques sur liste d’attente, guetter l’ouverture de nouvelle clinique, en parler à ses amis et connaissances qui connaissent peut-être un médecin qui ouvre ses listes… Il m’a fallu attendre 2007 pour en trouver un, en même temps je ne cherchais pas avant ça. Et j’ai changé en 2009 quand le premier a mis la main sous la porte. Les urgences : mon expérience personnelle (dense genre 15 visites pour moi ou mes proches en 8 ans) est plutôt positive. À Québec, sauf circonstance exceptionnelle (noël, épidémie de gastro…) si vous êtes vraiment une urgence, vous n’attendrez pas. Sinon, en moyenne c’est 5-6 h d’attente, puis encore 5-6h pour sortir de là. Les cliniques sans-rendez-vous : J’en ai essayé 5-6 à Québec pour les petits bobos du quotidien. J’en ai dégoté une bonne ou l’attente est raisonnable (de 30mn à 3h max) avec des horaires d’ouverture étendus. Là encore, il existe bel et bien une médecine de première ligne qui peut-être efficace au Québec. Les CLSC : je les évite comme la peste, et ne peux donc pas en parler. La vrai honte dans le milieu médical : l’accès aux spécialistes, surtout pour les cancers… c’est lamentable. L’administration : un plaisir… à comparer de la France. Le sens du service : indubitablement un truc que les québécois ont et que les français n’ont pas… avec ses mauvais cotés aussi. Si on a toujours l’air de déranger dans un magasin français, on est souvent achalé par les vendeurs qui n’arrêtent pas de venir vous voir au Québec. Les relations homme-femme : à date ça va très bien. Il faut dire que je ne suis pas machiste pantoute et que je suis ultra-égalitaire dans mes attitudes sans avoir perdu ma petite galanterie française. Redoutable. Plus généralement (au travail par exemple) j’apprécie le coté égalitaire et équilibré des relations. Mauvais pendant, le féminisme parfois excessif de certaines, en même temps les acquis sont si vite perdus… Les voitures : le coffre à hayon m’a terriblement manqué au début (en 2004 très peu de modèle en avait). Aujourd’hui je roule en petite japonaise… à hayon. La conduite automobile : Rock n’roll baby… le clignotant est en option chez la plupart des gens, la courtoisie une belle utopie partagée par une minorité de conducteur, et les jeunes me font terriblement peur. Ça roule en malade mentaux. Heureusement ils se calment vite. La protection de la langue : les fadas de l’Office québécois de la langue française et du PQ sont des obsessifs compulsifs. Mais il suffit de mettre les pieds à Paris pour comprendre qu’ils ont raison. Le français doit être protégé de manière un peu excessive parfois au risque de laisser l’anglais s’immiscer partout dans le langage commercial, technique et courant même. Pourtant, les français ont généralement un meilleur niveau de français (sautez pas vos grand chevaux, c’est juste mon opinion, pas une vérité que je veux enfoncer dans la gorge de tout le monde), qu’il s’agisse d’orthographe, de grammaire, mais surtout de vocabulaire. Ce qui ne signifie pas que les québécois sont mauvais. Leur scolarité est juste d’avantage basée sur les aptitudes que sur l’académique pur comme en France. Par contre, il n’est pas loin à mon avis le jour où les québécois seront meilleurs que les français. Et ce sera grâce à la loi 101… Les anglicismes : débat sans fin. Il y en a autant des deux cotés de la flaque. Sauf que du coté tricolore ça se développe à grands pas… La position jamais québécois, mais plus tout à fait français : je le vis bien personnellement. Je me détache progressivement des choses françaises même si je continue à suivre l’actualité, par contre depuis 1-2 ans je me sens beaucoup plus impliqué dans les débats de société québécois. C’est un processus naturel je pense et qui dans mon cas a été freiné par le fait que j’ai vécu avec une française pendant 7 ans. Naturel, mais ça vous met progressivement en décalage avec vos amis et familles qui comprennent mal que vous ne vous passionnez pas pour les frasques de Sarko, et qui vous demande « c’est quoi cette révolution de carré rouge ». La vie culturelle québécoise : très riche. Je ne compte plus les festivals, les fêtes, les activités en tout genre. Il y a beaucoup d’artistes talentueux. Il y a aussi beaucoup de musés intéressant et un patrimoine plus dense qu’on le soupçonne au premier abord. Le problème des immigrants français c’est de venir d’un pays au patrimoine ultra développé. Alors c’est sur qu’au Québec il n’y a pas le Louvre ou Versailles, pas de Joconde ou de château de la Loire. Mais si voir ce genre de chose plus souvent qu’a l’occasion de quelques vacances vous est essentiel, mauvais pays. Ici on a moins de stock, mais on le met en valeur, et les artistes québécois sont très imaginatifs. La nature, les paysages : je kiffe. Je m’éclatte. Ce qui me manque : la bouffe un peu, mais de moins en moins. Mes amis, ma ville et un peu de ma famille. Mes montagnes aussi. Ce que j’aime : ma ville, Montréal en visite, la créativité, le fleuve, le Lac, la Gaspésie, le Nouveau-Brunswick, Les Chocolats Favoris, ma maison, ma blonde, le vieux Québec, la plage Jacques Cartier, l’Astral, Daniel Bélanger, Jean Leloup, Les Cowboys, Mes aïeux, les trois accords, les lacs et les rivières, la décontraction générale, les relations professionnelles moins guidées, et mille et une chose. Ce qui m’inquiète : voir vieillir ma mère loin d’ici. En conclusion, Ma vie est ici et je ne pense plus rentrer. J’ai trouvé un équilibre ici que je ne pense pas que j’aurai été capable d’atteindre en France. Je n’ai jamais regretté mon choix. Mon projet de 5 ans s’est transformé en projet d’une vie. Chaque immigration, chaque histoire est différente. Mais si je devais donner un conseil, c’est de faire preuve de curiosité et de savoir s’adapter. On est des invités avant de faire parti des meubles. Invité ça veut pas dire paillasson, mais on doit un minimum se plier aux règles de la maison.
  6. Bonjour à tous En parcourant les questions, souvent les mêmes reviennent et les nouveaux veulent absolument comprendre, ressentir, se projeter. Vous avez lu, navigué sur les forums, interrogé des personnes revenues du Canada, vu des reportages, etc... Mais ça y est, vous êtes enfin sur place, prêts à mettre tout en pratique. Et pourtant ! Vous avez découvert une nouveauté, quelque chose à laquelle vous n'aviez pas pensé. On a tous, en mémoire, une `bourde`faite sans intention, une mauvaise interprétation, une idée fausse, un ressenti. Par ex. qu'il fait très froid au Qc. C'est vrai mais on peut y survivre! Racontez votre expérience, cela aidera surement quelqu'un. Nous on ignorait qu'ici on ne paye pas l'eau (pas de conteur). Juste une taxe annuelle (environ 200$) payée par les propriétaires. Ça compte dans un budget. Autre ex. lorsqu'on est arrivé il y a 23 ans, on pensait que les enfants devaient être inscrit à la mairie pour aller à l'école (comme en France). Merci de partager vos situations cocasses et au plaisir de vous lire.
  7. Depuis mon départ du QC, mon retour en France et l'obtention de ma résidence permanente, j'ai eu le choix entre rester en France, partir a Londres, aller un an a Hong Kong ou revenir au Canada et m'installer a Toronto. J'ai décidé de poursuivre l'expérience nord américaine dans une province anglophone et pour le moment, je suis plutôt satisfait. Pour ma femme qui vivote toujours a Montréal dans un petit job, les perspectives sont meilleures et les offres d'emploi plus nombreuses, plus rémunératrices (environ 20% de plus que ce qu'elle gagne actuellement pour un job similaire) et il n'y a pas ce biaisage et cette préférence québécoise qu'on observe souvent a Montréal. La différence avec le QC saute aux yeux très vite. Les infrastructures sont en bien meilleur état, la qualité des immeubles et des appartements plus élevée (de même que le prix). Curieusement, le prix de l'alimentation parait moins élevé qu'a Montréal sur de nombreux produits. Le prix d'un pass et équivalent a celui de Montréal. La variété des paysages quand on sort de la ville est plus grande et rappelle l'Europe sur pas mal de points. Le vie sociale a Toronto n'a pas grand chose a envier a Montréal. En 2005, Yonge Street downtown, passées 17 heures c'était mort. en 2012, ça n'a plus rien a voir. La ville est super active et certains quartiers sont vraiment sympas a plein de niveaux. Le contact avec les ontariens est peut être plus difficile qu'avec des québécois, mais aussi plus direct. Les gens sont la pour bosser et faire de l'argent et ça se voit. D'un autre côté, ils sont aussi assez cools quant aux conditions de travail avec une autonomie et une responsabilisation beaucoup plus importante que ce que j'ai vécu au QC. Compte tenu des distances a parcourir, beaucoup dans mon entreprise travaillent de chez eux quand ils ne sont pas en clientèle. Les choses sont plus claires, je suis un immigrant parmi bien d'autres: brésiliens, indiens, pakistanais, chinois, vietnamiens, iraniens, jordaniens... avec deux atouts: mon expertise pointue et le fait que je parle anglais ET français. Ce qui est appréciable, c'est que mon expérience a l'étranger (Europe et US) est appréciée et demandée, alors qu'au QC il ne fallait pas en parler. Les gens me paraissent nettement plus ouverts sur la réalité d'en dehors de leur province et ils bougent beaucoup plus. En somme, le premier contact avec l'immigration dans le Canada anglophone est positif et j'apprécie plus Toronto que Montréal a la fois pour son cadre, vraiment nord américain, son rythme de vie et les perspectives offertes.
  8. De retour pour faire un suivi de mes péripéties depuis mon dernier post sur le forum! L'été est là, enfin dès fois je me le demande car les changements de températures sont brusques et la pluie pointe le bout de son nez tous les 3 jours... Pour l'instant il fait 30 degrés avec un ressenti de 34 degrés, et je vous écris de ma terrasse J'ai donc bien déménagé avec mon compagnon depuis le 1er Juin et j'en suis vraiment contente. Le déménagement s'est bien passé, on a fait appel à une jeune entreprise de Québec pour nous filer un coup de main avec les électroménagers, il a été vraiment super et il nous a fait un très bon prix (70$ de l'heure). N'hésitez pas à me contacter en MP pour avoir con contact, cela me ferait plaisir de lui envoyer d'autres clients. Un détail, faites attention aux entreprises de déménageurs car les devis qu'ils vous envoient sont complètement farfelus. Pour 3 électros et un canapé, j'ai un déménageur qui m'a demandé 800$ !!! Qu'est ce que ça doit être quand il faut déménager une maison! Nous meublons petit à peu notre petit chez nous, autre conseil pratique, si vous êtes fan d'Ikea et bien c’est bien dommage car il n'y en a pas à Québec! Le plus proche se trouve à Montréal, beaucoup de personnes font le déplacement pour se meubler mais je vous conseille de contacter www.voyagesanslimite,com, qui se charge de votre commande et vous la ramène à Québec pour bien moins cher que le service de livraison Ikea et moins cher que si vous aviez dû faire le déplacement par vous-même. Pour le mobilier, j'ai communiqué pas mal d'adresses sur mon dernier billet http://www.immigrer.com/blog/sonia1801/4881-la-chasse-aux-meubles-a-quebec Mon travail est toujours aussi passionnant est enrichissant mais avec juste un inconvénient: je suis seule chez moi Et oui, en faisant le choix d'être travailleur autonome, j'ai la chance de travailler quand je veux, de faire des pauses ou de caler des RDV dans la journée. En contre-partie, je suis toute seule chez moi et pour une nouvelle migrante c'est vraiment pas évident. C'est donc le but de nos prochaines semaines, essayer de re-créer un environnement amical. J'essaye de m'inscrire à des activités (j'ai choisi le yoga et là encore je me félicite pour ce choix qui ne m'aide absolument pas à parler à des gens ). J'ai aussi découvert les MeetUp, un réseau social qui permet d'organiser des rencontres amicales selon ses aspirations. J'ai participé à un BBQ il y a quelques jours avec d'autres migrants et c'était vraiment sympa. J'ai rencontré des lituaniens, des allemands, des québécois, un malgache... Un chouette mélange! Si ce genre d'expériences vous intéresse et que vous êtes à Québec, vous pouvez découvrir le groupe ici http://www.meetup.com/Quebec-Social-Group/. Dernier évènement de ma vie et non des moindre, j'ai sollicité par plusieurs hôteliers de Québec pour qu'ils mettent en place un forfait destiné aux nouveaux migrants et c'est enfin chose faite! Le Forfait «Terre d'accueil» est en ligne et il a été crée par moi selon ce que j'aurai aimé trouvé lors de mes premiers jours à Québec. Vous pouvez le découvrir en ligne sur 2 sites d'hôteliers / section Forfaits : http://www.hotelmonte-cristo.com/fr/index.php http://www.hotelmotelbonaparte.com/fr/ Ce forfait a vraiment l'avantage de proposer un bon prix (car les hôtels à Québec sont vraiment chers), le positionnement géographique de ces hôtels est intéressant même pas très bien desservi en transports en commun et le plus GROS avantage, j'habite à 5 minutes de chaque hôtel donc l'hôtelier peut faire appel à moi très rapidement s'il ne sait pas répondre à certaines questions. Bonne immigration à ceux qui sont en attente des papiers (je viens juste de recevoir ma RP après 1 an et 7 mois de démarches) et bonne installation à ceux qui sont déjà là! Sonia
  9. P.S : je précise que je suis partie un an à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire1 an à Montréal...Ou plutôt devrais-je dire 10 mois sachant que je suis arrivée le 21 aout 2011 et je repars aujourd'hui le 21 juin 2012. Bref je dirai un an pour faire simple et car mon coeur et mon esprit étaient déjà à Montréal avant que je n'arrive et le seront toujours après que je reparte... Un an à Montréal c'est tout simplement impossible à expliquer, à décrire. Tout le monde nous demande : « alors ton année à Montréal c'était comment? » or un an à Montréal ça ne s'explique pas, ça se vit ! Rare sont les gens qui peuvent réellement comprendre ce que nous ressentons (quand je dis nous, je pense aux étudiants internationaux). En fait il faut l'avoir vécu pour vraiment le comprendre ! Mais bon je vais tenter de vous expliquer tout de même mon ressenti... Un an à Montréal c'est avoir le courage de se lever un jour et de dire « je pars! » , c'est avoir les couilles de quitter son pays, ses amis, sa famille, sa petite vie tranquille pour se jeter vers l'inconnu sachant que la route ne sera pas facile. Avant que je parte beaucoup de gens me disaient « oh tu as trop de chance de partir », tout ce que j'ai envie de répondre à ça c'est « mais vas y, bouges ton cul et arrêtes de t'accrocher à ta petite vie bien rangée ! » Tout le monde peut partir à l'étranger comme je l'ai fais, il faut juste oser ! Et ne pas lâcher son rêve. Car oui Un an à Montréal c'est aussi énormément de paperasse, une attente insoutenable de plusieurs mois avant de savoir si l'on part, puis des papiers, encore des papiers, des papiers qui coûtent cher ! Des emmerdes administratives à n'en plus finir,... bref il faut s'accrocher ! Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine !! Un an à Montréal c'est arriver dans un pays étranger, à 6000 km de chez toi, où la mentalité est différente, la culture aussi, les gens, leur accent (auquel on s'habitue et qui va finir par me manquer tabernak!) , l'architecture, les voitures, les routes, la nourriture (poutine, burger, muffins, sirop d'érable...miammm) ,...Bref tout est différent ! Je me rappel encore les gens qui me disaient « ben pourquoi tu vas au Québec, ils parlent français, c'est pareil qu'ici » bref...ça ne mérite même pas de commentaires -__- ' Un an à Montréal c'est rencontrer des gens, beaucoup de gens ! Des gens formidables, des gens qui viennent des 4 coins du monde, des gens qu'on oubliera jamais en bien comme en mal ! Lorsqu'on est loin de chez soi et de sa famille il faut dire que les gens qu'on rencontre ici finissent par devenir pour nous comme une deuxième famille ! Mais aussi un point de repère. Et même si nos amitiés ne datent que de quelques mois, elles sont pour certaines bien plus forte que des amitiés de longue date ! Un an à Montréal c'est aussi beaucoup voyager ! Découvrir, visiter, ne jamais s'en lasser ! Lorsqu'on a seulement un an devant soi pour visiter un continent où on a jamais mis les pieds, on essaye de faire un maximum ! On économise, on mange des pâtes tant pis ! Et dès qu'on a assez d'argent on trouve des bons plans et on part explorer ! Je suis très contente de tous ce que j'ai pu faire ! Montréal, Québec, Sherbrook, Toronto, les Milles îles, les chutes du Niagara, Mont Tremblant, Mont Orford, Val David, Mont Laurier, Tadoussac, Boston, Ney-York, Ottawa,...des musées, du chien de traîneau, des baleines, des caribous, la Ronde, du kayak,....Bref tellement de choses ! Je n'ai pas de regrets même si bien sûr on aimerait toujours en faire plus Un an à Montréal c'est aussi entrer dans une sororité et découvrir un système greek que je ne connaissais quasi pas. Ainsi c'est beaucoup de rencontres, encore Des bonnes comme des mauvaises, mais beaucoup de bonnes heureusement. C'est aussi beaucoup de soirées, de partys, d'évènements, de bénévolat, de repas ou autre. Bref ça permet d'agrandir un sacré coup ton réseau social et de profiter à fond de la vie étudiante :smile:Car un an à Montréal c'est aussi beaucoup de sorties ! Des soirées de fou tel que la beach party de poly (l'université empli de sable + piscine,...en plein mois de janvier quand il fait -15 !), des soirées kin aussi où on aura fait de notre mieux pour s'intégrer sans gros succès ^^ Des soirées de frat/soro, des soirées dont on se souvient plus vraiment ^^' Et surtout c'est découvrir les soirées en hivers ! C'est à dire trouver la technique pour te changer en arrivant en boite et réussir à faire entrer tes bottes d'hivers dans ton sac à main ... Bref I <3 Montreal by night !!! Un an à Montréal c'est découvrir un nouveau système universitaire totalement différent du notre et tellement mieux ! Des vrais cours approfondis donnés par des profs disponibles et qui aiment leur métier! Des infrastructures de fous. Des élèves studieux qui ne parlent pas en cours et qui réussissent tous leurs sessions (quel changement de STAPS!!!). Bref on se sent vraiment étudiant ! Et on est fière d'appartenir à l'Université de Montréal ! ça change de la maternelle de staps... Un an à Montréal c'est aussi manger ! Beaucoup manger ! Et pas vraiment des choses diététique... Découvrir la poutine, ne pas aimer la 1ere fois puis aller en manger à la banquise et finalement devenir accro;) Manger des muffins aussi, beaucoup de muffins ! Découvrir les Tim Hortons qui vont trop me manquer Et aussi sortir au restaurant, souvent même car c'est peu cher et tellement bon ! Et puis les brunchs, les juliette et chocolat, les burgers du Mc carold's, les queues de castor,... ça va me manquer tout ça ! Mais c'est mieux pour ma ligne ^^ Un an à Montréal, faut pas croire, ce n'est pas toujours merveilleux. Car forcement il y a des haut et des bas comme partout. Seulement lors des bas ce n'est pas toujours simple de s'en sortir car c'est là qu'on ressent le manque de sa famille et de son chez soi... Et oui des trahisons, des connards, des imbéciles, il y en a dans le monde entier ! Un an à Montréal ça permet aussi de faire le point sur toi, ta vie en France, tes amis,...Et malheureusement ça amène beaucoup de déceptions mais d'un autre coté ça permet de faire le tri, de comprendre qui sont vraiment les gens qui tiennent à toi et à qui tu tiens ! Un an à Montréal c'est surtout un plein d'émotions ! Les découvertes, les amitiés, l'amour, la haine, le manque, la déprime, la joie, les rires, la colère, ...tu as l'impression que tous tes sentiments sont décuplés ! Un moindre petit écureuil t'émerveille et la moindre trahison t'anéantit … Un an à Montréal c'est vraiment une explosion de sentiments ! Bref quand tu passes un an à Montréal, tu vis chaque instant à fond et il ne se passe pas une journée où tu t'ennuie ! Tu es tout le temps overbooké entre les cours, ta vie étudiante, la sororité, les sorties, les amis, la vie de touriste,… tu ne vois pas le temps passer ! Et quand les derniers mois arrivent tu n'as qu'une envie c'est d'arrêter le temps… Car oui Montréal tu vas me manquer, j'ai passé une année formidable que je n'oublierai jamais et je sens que le retour en France va être très très dur... mais je te le promets Montréal, je reviendrai ! <3
  10. Bonjour à tous, Voilà des mois que je recule pour mieux "sauter"...Depuis le temps que je suis inscrite sur ce forum (2005 quand même), j'estime ne pas lui avoir rendu justice en ne postant plus rien du tout...depuis 17 mois... Et je voulais aussi laisser un "rapport" de notre immigration. J'ai beaucoup lu ces derniers temps de tranches de vie...heureusement le forum est mieux fait maintenant, ce qui me rend la lecture des sujets plus facile. (merci ) Chaque expérience reste unique il est vrai mais j'ai aussi retrouvé beaucoup de similitudes en chacun de vous. Autant le dire tout de suite...Ce post va être terriblement long...et il est fort probable que je ne le finisse pas aujourd'hui (travail oblige ). Mais tout d'abord, comme ça fait trop longtemps que je n'ai rien commenté du tout je dois me représenter, minimum syndicale, histoire que vous sachiez où vous pouvez vous situer dans nos expériences. Beaucoup de choses vont être détaillés, toujours utile: Nous sommes une famille de 3 personnes, nous avons immigrés depuis Paris le 20 juin 2010 1. Moi même, actuellement 30 ans, maitrise en Histoire de l'art (spécialisation dans la peinture québécoise du 20ème siècle) et maitrise en muséologie (spécialisation public et comm). peu d'expérience en France car passée beaucoup de temps aux études. Donc essentiellement stage et emploi de courte durée (dans ma spécialité, ou pas) A passé une année d'étude à Montréal entre 2001-2002 2. Mon mari, actuellement 40 ans, master en information et communication et DUT en RH. A repris ses études à 30 ans passé, décroché haut la main (16 ans d'expériences à UGC, cinéma français, comme manager + 2 ans en développement d'affaire dans une autre boite avant de partir). A de la famille à Toronto, seul voyage au Canada: 2004 pour 12 jours. Né au Liban est arrivé en France à 5 mois. 3. Notre fille, Océane, actuellement 3 ans. Née à Paris avec une malformation cardiaque (tétralogie de Fallot) Opérée à 5 mois à Necker, devra subir une autre opération d'ici une 15aine d'années. Suivit annuel obligatoire en cardiologie pour écho et autre. Avant son arrivée au Québec, n'était jamais allée dans un service de garde. Voilà pour le portrait dressé de notre famille. Certains pourront déjà s'identifier ou non Passons maintenant à nos débuts non pas comme demandeurs de visas (là j'en ai déjà parlé) mais comme nouveaux arrivants. 1. Notre date de d'arrivée: Si c'était à refaire on en changerait. Je conseillerais d'éviter la période estivale, car si vous étiez comme nous avec un budget court, vous allez passer vos journées à criser très vite (encore plus vite que pour les autres périodes!). Si vous avez peur de l'hiver pas de soucis, mais arrivés début aout dans ces cas là, concernant le logement ne vous en faîtes pas vous trouverez! Cela vous permet de profiter encore des chaleurs, et de vous mettre en recherche pour la rentrée... Sinon nous sommes arrivés un dimanche et il n'y avait PERSONNE aux douanes! Le rêve quoi!! Aucuns soucis majeurs avec les formalités, il faisait chaud, on était trop chargés et nous avons débarqués chez des amis qui vivent dans le village (quartier centre de Montréal) 2. Les dites formalités administratives: Honnêtement, comme on est encore dans l'euphorie de l'arrivée, les files d'attentes pour les papiers assurance maladie, permis de conduire (Effectués 3 mois après notre arrivée), et autres ne nous ont pas parus trop chiants. Un conseil: faites tout en famille ça va plus vite, surtout pour l'ouverture d'un compte bancaire, si vous choisissez le compte commun c'est mieux! Le personnel est compréhensif avec les jeunes enfants et puis on n’est pas les seuls! Cela prend un grosse semaine...entre décalage horaire et nouvelle habitudes, histoire de prendre (ou reprendre pour mon cas) ses marques. J'avais un dossier à la RAMQ, mon cas a été encore plus rapide . Mon mari a fait ses équivalences de diplômes (compter 6 mois), moi non..et c'est un regret, mais je vais me reprendre bientôt..question sous. 3. Logement: Après notre semaine chez nos amis, nous avons passé une deuxième chez d'autres amis qui nous avaient trouvés un logement pour l'année à 2 pas de chez eux. À ne pas faire! C'est une expérience que nous n'aurions jamais du faire. À vrai dire, mon mari était très stressé à l'idée de ne rien trouver en arrivant, donc on a fait des démarches depuis la France. Mais honnêtement, ne le faites pas pour un logement définitif sur une année sans que vous ayez pu le visiter vous même. Le logement choisi était très alléchant sur les photos et la description faite par nos amis: 10 min à pied du Métro Rosemont grand 4½ RDC jardin...En fait: très grand 4½ dont un couloir interminable, peu éclairé, froid, mal isolé, avec un proprio profiteur du statut précaire des immigrants, et des chambres qui ne se fermaient pas. Jardin peu utilisable mais toujours agréable. Le tout pour 840$ + 11.5$de location de chauffe eau+60$d'hydro, calculé sur l'ancien consommateur (célibataire sans enfant)... Le logement c'est un truc capital pour tout nouveau arrivant...parce que mine de rien vous allez en passer du temps chez vous au début et si vous n’êtes pas bien...peut de chose iront bien autour de vous! Nous avons fini par fuir le logement pour trouver par miracle une coop d'habitation dans le même quartier, un peu plus à l'ouest. Nous sommes pour le moment 10 fois mieux logés et pour moins cher: principe de la coop. Si vous voulez savoir ce qu'est une coop, je vous envoie vers leur site . perso on a eu une chance de malades... 4. Les services de garde: Les montréalais pleurent sur leur système de garde...mais c'est pas si pire En tout cas quand on voit des amis galérer à Paris on se dit que c'est quand même bien! Nous avons eu aussi beaucoup de chance cette fois çi: Océane est dans une petite garderie privée qui prenait 25$ à l’époque (30$ depuis juillet 2011). La gardienne est originaire de la république dominicaine, elle venait d'emménager sa garderie dans le quartier, on est arrivée elle n'avait que 3 enfants. Elle en a maintenant une 10aine, et elle n'est pas seule. Océane n'a eu aucun souci d'adaptation, c'est une garderie qui utilise l'anglais, l'espagnol et le français majoritairement. Sachant qu'à la maison le français et l'arabe sont les 2 langues, nous espérons qu'elle deviennent multilangue...(ceci est une blague.. ). Le seul hic: Océane a été très longtemps la seule fille...et c'est encore actuellement la plus grande...De plus avec notre déménagement effectué en avril, nous avons maintenant 20 min de marche...on angoisse pour la neige... Autre astuce que nous n'avons pas fait: inscrire aussi automatiquement votre enfant sur les listes (interminables) des CPE. De plus: vous pouvez vous faire rembourser une très grosse somme de vos frais de garde mensuellement, nous avons choisi l'option retour d'impôt: on paye plein pot et au retour des impôts on reçoit beaucoup (sorte d'économie à l'année je dirais). Cependant notre méthode nous a donné beaucoup d'insomnies lorsqu'il fallait payer la garderie! donc à vous de voir Jusque là notre été de l'année passé était bouffé entre les pseudos recherches d'emploi, les tracas logement, les recherche de garderies...le temps a filé, (et nos économies avec!) on a pleuré de pas avoir pu profiter de tous les beaux avantages du Québec en été et nous nous sommes retrouvés mi aout pour une semaine d'insertion proposé par le MICC ( à faire très !!!!, et le plus tôt possible: nous on a trainé). Et se rendre compte que la recherche d'emploi va être ...caucasse... Je m'arrête pour le moment là...je dois retourner bosser...Suite au prochain épisode, moins drôle, où l'on aborde le côté drama de l'histoire!!! PS: désolée pour les fautes, et concernant notre budget arrivée, il était de 10 000$...( tout est parti en 4 mois ½)
  11. Peut-être que certains anciens se souviennent de ce très long fil commencé en 2008 http://www.forum.immigrer.com/topic/84809-la-cabane-a-sucre-de-lex-gang-2/page__hl__%20cabane%20%20sucre Un groupe d'allumés d'immigrer.com jasait des démarches d'immigration, attendait les nouvelles... Nous sommes finalement tous arrivés à Montréal entre novembre 2008 et août 2009. Certains continuent à se voir sur base régulière, d'autres se suivent de loin et prennent des nouvelles, d'autres se sont peut-être perdus de vue. Bref, la gang de la cabane à sucre, si vous avez le temps, je vous invite à venir raconter ici votre bilan après plus de deux ans au Québec ou au Canada (el Pat, Annabel, Cybercat, Mariedelacolline, Lilinemo, Frogues, ...). Je sais que nous avons tous des vécus et des profils différents, et sens que nous allons avoir des témoignages très riches. A vous la parole!
  12. Ah oui? Vous aussi? Sinon, excellent témoignage. Plein d'humour et d'optimisme comme je les aime. Mais bien sûr que c'est la meilleure! Je le sais, moi!
  13. Bonjour, Après tant d'efforts, de patiente lors d'attente du visa, de dépenses et des concessions .... voila que pas mal de candidats immigrants au Québec ont subi des déceptions quant à leur attentes et aspirations dans leur nouveau pays de résidence, des immigrants comme : Lebleu, Prankster, Mimou et Rodi76 pour ne citer que ceux la; maintenant c'est sûr que nous les candidats en processus d'immigration sommes certes solidaire avec eux mais d'un autre coté on est inquiet quant à notre sort aussi une fois la-bas! Donc j'ai crée ce poste pour rassembler les témoignages de ces candidats là afin que leur récits soient bénéfiques à toute la communauté de ce forum; toutefois, jaimerais qu'on aborde ce sujet dans le cadre du respect total sans jugement ni arrières pensées où chacun exposera sa propre expérience, d'autres aussi pourrons leur poser des questions, exposer leur avis .....etc à vos plumes chers forumistes!
×
×
  • Create New...

Important Information

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites et de vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. Terms of Use Privacy Policy Guidelines