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kiki75

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    kiki75 got a reaction from cassis in Intégration des enfants Français au Québec   
    je trouve ca normal. par contre ce que je ne trouve pas normal c'est que des immigrants chialent car ils peuvent pas mettre leurs enfants a l'ecole anglaise au Québec
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    kiki75 got a reaction from jimmy in Intégration des enfants Français au Québec   
    je trouve ca normal. par contre ce que je ne trouve pas normal c'est que des immigrants chialent car ils peuvent pas mettre leurs enfants a l'ecole anglaise au Québec
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    kiki75 got a reaction from Azarielle in Intégration des enfants Français au Québec   
    je trouve ca normal. par contre ce que je ne trouve pas normal c'est que des immigrants chialent car ils peuvent pas mettre leurs enfants a l'ecole anglaise au Québec
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    kiki75 reacted to Guinness in une autre histoire de discrimination   
    Personne n'a relevé l'absurdité ecrite par M. Foglia :
    "Loïc pourrait très bien se faire expulser, deux mois après son expulsion recevoir sa «résidence permanente», dans quelques années obtenir sa citoyenneté canadienne, sans plus jamais mettre les pieds au Canada (c'est le cas notamment de nombre de Chinois)."

    Pour lui, on peut obtenir la citoyenneté Canadienne sans plus jamais y mettre les pieds une fois la résidence permanent obtenue ?

    Si le reste de l'article est à l'avenant...

    PS : j'ai aussi bien aimé les deux ans d'attente du CSQ, peu crédible, surtout avec un emploi sur place.
    Je connais une personne qui a obtenu son visa de résidence permanent en moins de 6 mois alors qu'elle était en poste ici.
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    kiki75 reacted to petiboudange in une autre histoire de discrimination   
    Dis-moi tu as immigré comme travailleur AUTONOME non? Bon ben appliques le principe autonomie à ton statut de forumiste et fais la recherche toi-même! Montres-nous que tu n'es pas juste bon à changer de province...
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    kiki75 reacted to laureenfr in une autre histoire de discrimination   
    Ah tu vois quand tu veux tu commences a comprendre ! Il suffit juste que la situation s'applique a toi et tu comprends !

    Le Québec offre aux francais (et autres étrangers ayant les exemptions de frais de scolarité) des frais de scolarité équivalent aux québécois.

    Mais au vu de cet article et de quelques étudiants étrangers que je connais, pour obtenir la RP les délais sont extremements longs voir tellement long qu'il faut repartir dans le pays.

    La bureaucratie québécoise fait en sorte que les étudiants francais qu'elle a gentiment accueilli (pour x ou y raison) n'est pas capable de garder ses personnes qui sont pourtant très bien intégrées au marché du travail. Ils n'ont pas profité du système, juste que le système est mal fait comme les étudiants étrangers en France qui voudraient bien rester mais ou on leur ferme les portes (soi-dit en passant, beaucoup reste en France aussi, si on n'en fait partir y'a peut etre une raison aussi).
    Certains en profite par contre (comme toi) parce qu'ils n'hésitent pas à bitcher sur une France qui leur a gentiment offert des universités dignes de ce nom. Et d'autres relativises et sont meme tout content d'etre passé par une université francaise et de retourner dans leur pays car ils sont 10 fois mieux payés !!!

    Par contre, le Québec fait payer plein pot a des canadiens venant du ROC. Et Jimmy sera te rappeler que le Québec ne veut pas des anglo, alors pourquoi leur donner une faveur pour les frais de scolarité surtout si c'est pour les voir repartir par la suite dans le ROC ???

    Allez, encore un effort, on va faire une devinette. D'apres toi donc, pourquoi le Québec ne fait pas payé les francais comme étudiant étranger et que les canadiens anglais oui ???

    Parce que le Québec a des intérêts dans l'histoire à avoir pleins de petits francais sur son territoire qui fait des études...

    HEC Montréal n'a jamais autant accueilli de francais dans son université et elle en est fière. Parce que tu vois, quand tous ces petits francais, venus juste étudiés vont dire partout en Europe qu'ils ont fait leur étude a HEC Montreal, et bien y'a pas meilleur pub pour attirer les étudiants et les dons qui vont avec.

    Ouf c'est pas facile un troll...

    C'était quoi deja le sujet ?
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    kiki75 reacted to petiboudange in une autre histoire de discrimination   
    Tu généralises.
    J'ai des anciens camarades d'université qui sont restés et sont roumains et sénégalais. 1 amie a marié un iranien qui a étudié en France aussi. Et je suis sûre que je ne suis pas la seule à avoir des anciens étudiants étrangers dans son entourage.
    Donc ce n'est pas la France ne veut pas garder les étudiants étrangers, c'est plutôt la France ne veut pas garder CERTAINS anciens étudiants étrangers. La question sera alors pourquoi (la question est rhétorique sur ce fil, j'ai pas besoin de réponse merci!)?
    Pour le reste, il t'a été expliqué en long, en large et en travers que les accords France-Québec sont faits d'une manière. Que tu trouves cela injuste, c'est ton droit, reste que si tu veux faire avancer la cause, décolles du forum et portes ça sur la place publique, si tu tiens tellement à en débattre sur le forum ouvres ton propre sujet, mais dans tous les cas, c'est pas le sujet de ce fil.
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    kiki75 reacted to laureenfr in une autre histoire de discrimination   
    C'est pas parce que l'université francaise ne coute quasiment rien pour un étudiant que ça ne coute rien a la société de le former...

    Ton argumentation est bidon.

    Si le Québec et la France ont fait un accord sur les frais de scolarité, c'est que les deux parties y ont vu des intérêts.

    Y'a plus de francais qui viennent étudiés au Québec qui de québécois qui viennent étudiés en France, ça je pense qu'on est d'accord.
    Mais si le Québec accueille à bras ouvert les francais dans ses universités, c'est bien parce qu'ils les veulent ces petits francais pour l'avenir, ils vont peut etre restés pour la plupart. Ou s'ils ne restent pas tout de suite, peut etre qu'ils reviendront ou investiront au Québec...

    Et si on va plus loin que la vision économique des choses, deux pays qui ont une histoire en commun, c'est normal après tout qu'il y ait des accords entre eux pour faciliter le mouvement de leur population...

    Parce que si tu as été étudiant étranger en France, faudrait peut etre que tu rembourses les frais que la France a dépenser pour toi pour te former puisque tu n'es pas resté. Puis aussi les frais que le Québec a dépensé pour toi pour t'accueillir avec le CSQ alors que tu es parti ensuite coté anglais... C'est beau de lancer une pierre contre les francais qui viennent étudier au Québec et qui repartent, mais tu as fait pareil avec la France non ??
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    kiki75 reacted to Cherrybee in une autre histoire de discrimination   
    Oooooohhhhh ! Merci Delphi!

    Et pour éviter le torticolis à nos co-membres, je recopie l'article de monsieur Foglia si tu le permets:

    "Ah les Français. Savez comme ils capotent sur le Canada, les grands espaces et tout ça. Naïfs, mais naïfs. Ils croient tout ce que leur racontent les rabatteurs des ambassades canadiennes à l'étranger, ils se mettent à rêver sur des prospectus qui disent que le Canada ceci et le Canada cela. Tiens, prenez le jeune homme que j'ai rencontré l'autre jour, Loïc Marcille, 29 ans, gentil comme tout, célibataire, sans enfant handicapé, je veux dire sans histoire humanitaire ni médiatique ni pathétique à raconter. Loïc vit à Montréal depuis huit ans, il a étudié ici, il a une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l'Université Laval, il n'a commis aucun délit, n'a jamais triché avec l'immigration, travaille comme adjoint au marketing chez Remstar Films (des frères Rémillard, propriétaires du canal V).

    Enfin, il travaillait. Le 30 mars, la dame des ressources humaines de Remstar a reçu un avis conjoint de Ressources humaines et Développement Canada et du ministère québécois de l'Immigration l'informant qu'elle devait mettre à la porte ce Loïc Marcille pour trois raisons.

    La première est particulièrement odieuse et exprimée à peu près en ces termes: des travailleurs canadiens compétents pourraient avantageusement occuper son poste.

    La seconde est particulièrement tordue: l'amélioration des conditions de travail ou du salaire offert (pour le poste de Loïc) aurait pour conséquence d'attirer des travailleurs canadiens... Si vous lisez comme moi, cela veut dire: au salaire où vous payez ce Français, pas sûr que vous trouverez un Canadien pour faire la job, par contre en payant un peu plus...

    Loïc est arrivé ici à 20 ans, il en a 29. Après son MBA à Laval, il envoie 300 CV pour se retrouver comme vendeur de runnings dans une boutique de sport de la rue Sainte-Catherine, finit par entrer à Vivafilm en remplacement d'une employée en congé de maternité, passe ensuite chez les frères Rémillard à Remstar où il est depuis un an et où sa carrière démarre véritablement, ses campagnes de marketing ont fait l'objet d'articles dans les revues de marketing et même dans La Presse Affaires.

    Tout ce temps, il est important de le souligner, parfaitement en règle avec l'immigration, que ce soit comme étudiant, ou comme stagiaire avec un permis de travail en bonne et due forme.

    Huit ans qu'il est ici. Complètement intégré. Complètement «d'ici». Ses amis, sa vie, son travail, son avenir, ici. Surgissent Immigration Canada et le ministère de l'Immigration du Québec qui lui disent avec le tact que montrent habituellement ces gens-là:

    Tu voles la job d'un Canadien, décrisse.

    Suivra la menace d'expulsion. Votre statut de résident temporaire expire le 8 avril, si vous ne désirez pas présenter une demande de rétablissement vous devez quitter le Canada immédiatement, sans quoi des mesures exécutoires pourraient être prises contre vous.

    Petit détail amusant: pour présenter une demande de rétablissement, il faut présenter un certificat d'acceptation du Québec qui est délivré sous réserve de se prévaloir d'une offre d'emploi (acceptable bien sûr!)

    Sauf que Loïc n'en a plus d'emploi puisque les mêmes viennent de lui faire perdre celui qu'il avait!

    Ah les grands espaces! Dans le rêve des Français souffle sur ces grands espaces un vent de liberté. C'est pas comme la France, le Canada, en France tout est petit, étriqué, mesquin. Au Canada, oh là là, au Canada.

    D'où venez-vous, Loïc?

    De Nice.

    Il doit faire 28° à Nice ce matin, quand je suis parti de chez moi pour venir vous rencontrer, il neigeait à plein ciel, on est fin avril, sacrament, vous ennuyiez-vous donc tant que ça sur la Côte d'Azur? Comment le Canada vous est-il venu en tête?

    À l'Université de Montpellier où j'étudiais en commerce.

    Laissez-moi deviner, vous avez rencontré une fille de Montréal?

    Non, des affiches sur les murs qui disaient venez étudier au Canada, qui montraient des paysages du Canada, je me souviens d'une de ces affiches représentant une forêt. Je me suis retrouvé à l'UQAM dans un échange d'étudiants. Puis je suis retourné en France, puis je suis revenu pour un stage en marketing. Puis dans le cadre d'un nouveau programme, cette fois à Laval, où un prof m'a dit: pourquoi ne ferais-tu pas ton MBA ici?

    Pourquoi n'avez-vous pas demandé votre «résidence permanente» qui vous donnerait les mêmes droits qu'un Canadien (sauf celui de voter), en attendant votre citoyenneté?

    Ma demande de résidence permanente a été déposée il y a deux ans. J'ai même reçu un accusé de réception me précisant qu'elle serait traitée diligemment. On peut suivre l'évolution de ce dossier sur l'internet (comme pour un colis de FedEx). Quand je clique sur «statut», cela dit: en cours. Il est précisé que en cours signifie qu'on vérifie si le dossier est complet. Deux ans qu'on vérifie si mon dossier est complet. Il y a à peu près 10 documents dans un dossier, deux ans pour les compter.

    Saura-t-on jamais combien de dégâts a faits cette affiche montrant une forêt canadienne sur un mur de l'Université de Montpellier. Ah les Français. Peut-être pensent-ils que les bureaux d'Immigration Canada sont en pleine forêt, qu'y travaillent des fonctionnaires débonnaires qui s'y rendent en raquettes et expédient leurs dossiers diligemment pour aller plus vite à la chasse à l'ours, entailler les érables, ou participer à quelque course de traîneaux à chiens.

    Pas du tout. Ce sont les mêmes serviteurs de l'État que les vôtres, robotisés comme les vôtres, et qui appliquent les mêmes critères, recherchent les mêmes profils. Complètement indifférents aux retards, aux ratés, aux aberrations du système, celle-ci par exemple:

    Loïc pourrait très bien se faire expulser, deux mois après son expulsion recevoir sa «résidence permanente», dans quelques années obtenir sa citoyenneté canadienne, sans plus jamais mettre les pieds au Canada (c'est le cas notamment de nombre de Chinois).

    Parlant de Chinois, l'autre jour à Vancouver, M. Harper rappelait combien les employeurs canadiens comptent sur l'immigration pour soutenir la croissance de leur entreprise."

    Pierre Foglia




    Voilà un jeune homme qui n'a ameuté aucun média, qui est là depuis 9 ans, qui a fait ses études ici, dont la demande de CSQ est déposée depuis 2 ans, (et qui n'a toujours pas été rejetée, bien sûr) et qui est à la veille de se faire expulser! Alors on fait quoi, les Québécois, les Français et tous les immigrants? On invective le gouvernement? On monte une pétition?









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    kiki75 reacted to juetben in une autre histoire de discrimination   
    ben non tout le monde s'en fou il n'a pas de fille malade pour implorer une décision humanitaire et attiser la sympathie... c'est juste un pauvre type bien normal dont le capital pitié n'est pas assez élevé pour attirer les médias et les divers partis d'opposition...
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    kiki75 reacted to laureenfr in C'était un 26 avril 2008...   
    Arrivée un 26 avril 2008. Il y a des dates comme cela qu’on n’oublie pas, qui sont gravées dans nos mémoires. Des dates si importantes que lorsqu’il faut se souvenir, on se dit : « ah ! Ça fait plus de 3 ans que ça s’est passé parce que j’étais encore en France ». Comme un point de repère.

    Il faisait beau cette journée là, même très chaud. Pourtant il y avait encore de la neige partout, c’était la fin de ce fameux hiver 2008 qui a battu tous les records. Le weekend a été magnifique à se balader dans Montréal, ma coloc’, jouant les guides, m’a expliqué en deux jours top chrono comment me débrouiller seule par la suite. 10 jours après, début mai, il neigeait, l’immigration m’avait mis des réunions d’immigrants durant des jours et j’avais déjà commencé les cours à HEC. Ça commençait fort je trouvais, je n’avais pas eu le temps de souffler !

    Après trois ans ici, on me demande encore pourquoi je suis venue au Canada. Pourquoi le Québec alors que la France est si jolie, est si agréable. C’est vrai après tout pourquoi je suis venue ? Un roumain, un algérien ou un haïtien par exemple, on lui demande quasiment jamais pourquoi il est venu, ça coule de sens (misère, guerre, pauvreté, dictature, ect…) mais une française, c’est étrange tout de même. Et partir si jeune et toute seule ! C’est pas normal ! (j’avais 23 ans quand je suis arrivée avec mes 2 valises et à part ma coloc’ je ne connaissais personne).

    Si au départ, je savais pourquoi je partais (je me le suis écrit quelque part pour ne pas oublier dans mes moments de « blues de l’immigrant » comme je les appelle), aujourd’hui, ma mémoire ne sait plus très bien pourquoi je suis partie exactement. Pour un meilleur emploi, une vie plus agréable, un raz le bol de la France. Certainement, mais ma vie de jeune française entrant sur le marché du travail n’était pas si mal finalement et j’étais bien loin des grandes villes pour me tracasser des problèmes d’insécurité, d’embouteillage ou autres. Pour changer d’air, partir à l’aventure, découvrir le monde. Certainement aussi, mais l’aventure des débuts à vite laisser place au quotidien et à la routine. Alors pourquoi suis-je partie finalement ? Tout cela en valait-il la peine ? Était-il nécessaire de partir à 6000km loin de mon pays, de mes racines, de ma famille, de mes amis, de mes habitudes, pour arriver dans un pays que je ne connaissais finalement pas, sans repère, sans famille, sans amis (enfin si une amie tout de même), à reprendre des études, à se faire une place, à recommencer, à être complètement seule finalement face à son destin.

    Pourtant, quand je rentre en France, en visite chez la famille, je me rends vite compte (au bout de 3 jours généralement) que ce pays n’est pas le mien. Que j’ai beau l’apprécier, que j’ai beau le défendre dans ses idées et dans ses valeurs, que j’ai beau crier haut et fort : « je suis française et alors ? Ça te gène ! ». Pourtant ce pays a un je-ne-sais-quoi qui m’a toujours dérangée et qui m’a fait dire très jeune qu’il faudrait que je le quitte un jour pour certainement mieux l’apprécier.

    Aujourd’hui, je suis au Canada, au Québec devrais-je dire pour le meilleur et pour le pire. J’ai, comme un mariage, signé quelque part sur un bout de papier (mon visa de résident permanent) que je m’installais ici.

    La vie au Canada est comme une vie de couple. Au début, tout est beau, tout est rose, tout est merveilleux. On découvre, on s’émouvoit (oui je fais une faute grossière, mais je préfère cette conjugaison, ça me parle plus), on apprend sur l’autre, on rit, on est content de notre choix et rien ni personne nous fera changer d’avis. On est tellement heureux (ou aveugle) que le froid n’est qu’une broutille passagère (qui dure 6 mois quand même !), que la neige vous rappelle un gâteau sur plusieurs couches (ma coloc’ me l’a rappelé y’a peu mes commentaires du premier hiver, mon dieu comme je devais être euphorique durant la première année), on s’attendrit devant les écureuils à porter de main et on dit haut et fort que la ville de Montréal est d’une propreté incroyable et tellement sécuritaire ! L’accent québécois vous ravie et les particularités de la langue québécoise vous amuse. C’est généralement la première année d’arrivée. L’année bisounours si on peut dire : lunette rose et sourire plein la bouche.

    La deuxième année, les défauts commencent à apparaitre les uns après les autres et notre vie d’avant commence sérieusement à nous manquer. On se demande souvent qu’est-ce qu’on fout ici, pourquoi il faut reprendre des études (je ne suis pas devenue plus stupide en traversant un océan que je sache ?), pourquoi on est obligé de prendre des jobs sous-qualifiés, de prendre des claques dans la figure de refus perpétuels d’offre d’emploi, d’incompréhension perpétuelle face à ce pays et à ces coutumes. On découvre un système de santé merdique où la règle d’or est de ne jamais tomber malade et de ne surtout pas aller aux urgences. On apprend par nos amis immigrants venus d’Europe de l’Est, qu’ici c’est parfois pire que chez eux sur bien des aspects. On regarde avec terreur les infrastructures de Montréal qui tombent en lambeau (l’état des routes, le pont Champlain, les bâtiments à se demander comment ça tient encore debout). On s’aperçoit que les équivalences de diplômes, les séances d’immigration, les recherches de jobs, bref l’arrivée d’immigrants en elle-même n’est qu’une grosse machine à fric et d’exploitation de main d’œuvre pas cher et très qualifiée qu’on met sous le coup du renouvellement de la population en leur disant haut et fort venez ici c’est le paradis. Pourtant, quand on arrive, on est face à un véritable choc culturel et un cauchemar de recherches d’emploi. On s’attendait à tout sauf à s’en prendre plein la figure. On traite les écureuils de rats en les faisant déguerpir et l’automne a son charme, c’est bien vrai, mais putain quand est-ce qu’ils vont ramasser les feuilles parce que ça fait déjà trois fois que je glisse dessus ! L’hiver est interminable et on se demande encore comment c’est possible d’en apprécier la beauté quand il fait -40°C (sans le facteur vent), comment ses habitants peuvent-ils encore jouer dans la neige alors que moi j’ai les pieds gelés, le nez congelé et les larmes qui forment des glaçons sur mes joues. On prie fort pour que le réchauffement climatique arrive plus vite que prévu et que les cocotiers apparaissent enfin à Montréal. On est dégouté de tout ce qui nous entoure. On en vient à penser que les québécois sont tous des cons, des incompétents souvent illettrés et individualistes, qui prétendent défendre le français alors qu’ils le souillent et le malmènent. Bref, comme dans une vie de couple, les défauts des débuts qui étaient si charmants deviennent de véritables cauchemars, on insulte le pays qui nous a accueilli et ses habitants, on a envi de vomir par tous les ports ce Ô Canada et en plus cette situation c’est nous qui l’avons choisie. Bravo, quel choix !!!
    Ça c’était ma deuxième année. Pas très belle, je dois l’avouer. Les coups de blues ont été nombreux et je me suis souvent dit que j’allais rentrer, ça franchement pas été facile. Mais non, je suis assez têtue et j’avais prévu le coup que cela n’allait pas être facile, qu’il allait falloir s’accrocher. Souvenez-vous de mon petit papier « pourquoi je suis partie au Canada », ça m’a drôlement aidé dans les moments de doutes.

    Et puis, alors que tous ces moments de blues viennent les uns après les autres, que les échecs sont de plus en plus nombreux, il y a quand même à coté des petites victoires. Des amis qui sont là, qu’on a découvert dans ce pays par hasard (comme toutes les bonnes rencontres) et comme ils disent « si tu n’étais pas venue, jamais on se serait rencontré ». On se rend compte que le froid canadien n’est qu’une façade parmi tant d’autres et on se rappelle ce dicton : « mains froides, cœur chaud » qui est à l’image du Canada et de ses habitants : il faut arriver à aller plus loin que la froideur des gens d’ici pour se rendre compte qu’à l’intérieur, se sont de vrais cœurs sur pattes. Y’a des gens vraiment bien ici, aussi bien les québécois que les immigrants qui arrivent. Des grandes joies lorsqu’enfin une entreprise québécoise vous offre une chance, qu’une DRH se penche enfin sur votre CV et que même si elle vous dit : « vous n’avez pas d’expérience canadienne, votre salaire sera moins élevé », vous vous en foutez complètement parce que vous savez qu’une fois rentrée dans le cercle « des gens qui ont de l’expérience ici », plus rien ne pourra vous arrêtez.

    The sky is the limit. C’est la première chose qu’on m’ait dite lorsque je suis arrivée. C’était dans une séance d’immigration. Cette phrase, je l’ai toujours gardée dans un coin de ma tête, comme un leitmotiv. Car nous voilà dans la troisième année.

    J’ai un job, mais pas encore dans ce que j’avais en partant, mais je sais que ça s’en vient. Par contre, j’ai toujours trouvé dans ma profession (la comptabilité) et ça c’est déjà pas mal. Les études que j’ai commencées au tout début touchent bientôt à leur fin (plus que deux mois). Les amis, les rencontres ont été nombreuses et des vraies, celles sur qui on peut compter. J’ai des amis québécois mais aussi de tout horizon. Des collègues de travail charmants qui me taquinent souvent en me traitant de « petite française ». Rien de méchant, bien au contraire : qui aime bien, châtie bien. On en vient à dire que mon accent français n’est pas si français que ça finalement et même à me dire que j’ai des intonations québécoises (bâ lâ !). Les québécois que je rencontre oublient même que je suis immigrante et se mettent à parler leur langue québécoise sans aucun complexe, celui où faut tendre un peu l’oreille sous peine de rien comprendre pendant 15-20 minutes. Ils parlent de l’immigration et des immigrants, de l’indépendance du Québec et de ses vraies valeurs et je suis obligée de leur dire « hey oh, je suis là » pour qu’ils se rappellent que je fais partie des 54,000 immigrants qui arrivent chaque année au Québec. Je me suis réconciliée avec une partie de moi-même, le Canada m’aura appris au moins cela : à apprécier le chemin parcouru, ce que l’on a dans la vie. Peut être pour cela que j’étais partie après tout, pour apprendre à me connaitre, pour grandir, pour m’enlever ce blues et ce mécontentement constant qui collent aux français ?

    Après trois ans au Québec, on commence à défendre quelques idées, à défendre ses habitants et à lutter contre les clichés qu’a la famille en France. Fini le temps où on était jeune immigrant fraichement arrivé qui ne dit rien parce qu’il n’ose pas car il n’est pas tout à fait chez lui encore, un peu comme un invité. L’esprit gueulard français qui est en moi à retrouver son énergie, je veux même importer les grèves, ça fera du bien une petite révolution et ça calmera quelques employeurs trop surs d’eux. Je paye des impôts ici, je demande ma nationalité dans 4 mois, pourquoi je ne pourrais pas dire ce que j’ai envi de dire ! Non mais oh !!! Après trois ans ici, l’acharnement des québécois à défendre la langue française devient aussi mon combat même si je suis plus réservée sur le coté « anglais = méchant envahisseur ». J’ai d’ailleurs appris la langue anglaise (que je ne maitrise pas encore complètement) pour ne pas faire mon hypocrite face au marché du travail montréalais. On s’intéresse à la question de l’indépendance du Québec car leurs idées intriguent. Pauline Marois ne dit pas que des bêtises après tout. La politique commence à m’intéresser : Harper est un idiot avec un sourire simplet, et Gérald Tremblay un escroc avec lui aussi un sourire simplet. Mais il y a d’autres partis. Et les 3 élections en 3 ans ici m’ont aidé à comprendre qui est qui. On commence à connaitre les célébrités d’ici et à rire devant le festival Juste pour Rire, on en comprend les subtilités des comiques québécois. C’est un bon signe d’intégration je trouve, quand on commence à rire aux mêmes choses que les habitants. Le mode de vie relax et cool des québécois, devient très agréable et même si je regrette mes 5 semaines de congés payés et l’Europe à portée de pas (l’avion est extrêmement cher ici et tout est loin), je m’arrange pour partir plus souvent mais moins longtemps (et les congés sans soldes sont faciles à prendre) et je découvre le ROC et les USA. Pays différent, habitudes différentes.

    Au bout de trois ans donc, je commence à me faire une place ici. Le chemin n’a pas été facile et il n’est pas fini loin de là. Les claques je ne me les prends plus, je les esquive ou je rebondis dessus. Les larmes de désespoir ont laissé la place à un formidable esprit combatif et à une rage d’y arriver. Après trois ans ici, on se dit qu’on ne va pas lâcher l’affaire maintenant, trop de temps d’engager pour baisser les bras si vite. Je conseille les nouveaux arrivants pour leur éviter les erreurs que j’ai commises, mais je ne leur dit pas tout, à eux de se faire leur propre expérience aussi.

    Je sais que la 4ème année va bien aller. Je vais bientôt avoir mon titre de comptable agréé. Rien que cela, va m’ouvrir de nombreuses portes sur le marché du travail avec les perspectives qui vont avec. J’envisage de quitter ce quartier d’immigrants qui est Cote-des-Neiges, plus pour moi, j’aspire à meilleur (Westmount, Outremont, Ville de Mont-Royal ? Trop cher encore, mais the sky is the limit, on n’oublie pas). L’hiver canadien vous oblige à vous surpasser en termes d’objectif personnel : une maison en Floride fait rêver et partir 6 mois de l’année au chaud est à porter de main, ce qui implique d’en arracher pas mal au travail (quoique le prix des maisons aux USA est en chute libre).

    Comme dans un mariage, la 4ème année arrive avec des projets pleins la tête. Je pense sérieusement à acheter une maison (ou à déménager dans un quartier tranquille pour l’instant), une voiture, à développer la petite entreprise aussi (je fais les impôts en période fiscale). D’un point de vue moins matériel à me trouver quelqu’un ici qui partagera ma vie pour être à 100% bien. Comme dirait ma mère et ses clichés sur le Canada : « c’est quand que tu nous ramènes un bucheron canadien » ‘. Donc je lance une annonce pour faire plaisir à ma mère : jeune française cherche jeune bucheron canadien, pour longue soirée d’hiver mais aussi pour soirée après l’hiver et plus si affinité (voila, ça c’est fait, j’aurais essayé). Je me rappelle mes souvenirs de jeune immigrant en souriant et les mauvais souvenirs sont vite oubliés, ils nous ont simplement rendu plus fort. Je regarde avec tendresse les nouveaux arrivants avec des espoirs pleins les yeux, avec leur lunette rose et leur sourire plein la bouche mais aussi avec un peu de tristesse en se demandant combien vont restés, combien vont tenir et est-ce qu’ils se sont assez préparés. Je sais par quoi ils vont devoir passer pour la plupart d’entre eux, je veux les prévenir, mais je sais que la première année, ils n’écoutent rien de nos avertissements, ce sont les nouveaux bisounours.

    Pourtant malgré ces projets plein la tête, après trois ans ici, je suis aujourd’hui plus ou moins convaincue que le Canada n’est pas la dernière terre que je foulerais, que ce n’est pas mon Saint Graal et Montréal encore moins. Comme en France, il y a un je-ne-sais-quoi qui me fait dire que non, ce n’est pas là encore que je vais poser mes valises. L’avenir me le dira si je change encore ou non de pays (on sait jamais si je trouve mon bucheron canadien), on verra ça pour le prochain bilan, mais revenir en France, ne fait pas parti du programme non plus.

    Une chose est sure, si aujourd’hui vous me demandez « pourquoi je suis partie », je vous répondrais « et pourquoi pas ? ». Après tout qu’est-ce qui empêchait une jeune fille de 23 ans de partir à la découverte du monde, de traverser la grande flaque pour juste voir ce qui s’y passe de l’autre coté ? Je ne l’aurais pas fait, je l’aurais certainement regretté. Et c’est bien cela le bilan de ces 3 années : je ne regrette absolument rien dans cette décision, les bons comme les mauvais moments, tout est à garder, rien n’est à jeter, même les mouchoirs de tristesse du « blues de l’immigrant ». Et dans 5-10 ans, si je décide de partir du Canada et que vous me demandez encore « pourquoi tu pars ? » ma réponse restera la même : « et pourquoi pas ? ».

    Je sais dans tout ça que si je n’étais pas partie, je me serais toujours demandée : « et si j’étais partie au Canada, ça aurait changé quoi ? ». Frank Sinatra disait dans sa chanson My way : « regrets, I’ve had a few, but then again, too few too mention ». C’est en parti ce qui avait motivé à l’époque ma décision : je peux vivre avec des remords si je me suis trompée, mais en aucun cas, je n’aurais supporté les regrets de ne pas avoir essayé. Et en plus, je n’ai aucun remord dans ma décision. À la bonne heure !!!

    Si je n’étais pas partie par contre, je sais que je ne serais pas en train de faire mon bilan de trois ans de vie au Canada depuis plus de deux heures et je ne crierais pas à plein poumon « hey oh jeune bucheron où es-tu ? ».

    Voilà mes trois ans: « I did it my way » (Frank Sinatra – My way)…
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    kiki75 got a reaction from Equinox in changer de province   
    sans doute parce qu'il prend toutes les personnes de ce forum pour des cons.
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    kiki75 reacted to ZANOUBI in changer de province   
    Addoul a essayé de lui donner un coup de pouce ,puisque ça fait presque 6 ans qu'il est à Québec , mais lui a joué le héros .

    Au lieux de chercher pourquoi ça marche pas , il critique le Québec sans arrêt .
    Pourtant c'est simple , le retour aux études est l'unique choix pour une nouvelle naissance ,mieux que vivre sur le BS . C'est tellement honteux...tu même pas capable de faire un plan avant d'arriver , pourtant tu sait bien que tu es nulle .
    Il faut travailler fort pour arriver mon amis .

    Même pas capable d'offrire une vie acceptable , moi j'ai travaillé dans les entretients ménager pendant 8 mois ,j'ai gagné 1200 $ net / mois , puis je suis marié et j'ai un enfant en plus ...
    L'autre fois a dit qu'il est dans l'infomatique .... aujourdh'ui , ce quoi son nouveau truc au juste ???
    Bouge les culs , refait ton permis ,et fait le livreur , fait l'entretien menager , ou au moins arrête de cracher sur le Québec ... tu mérites même pas la résidence à Québec toi .
    Tu es un fardeau sur la societé ,et sur le forum aussi ... cauline .
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    kiki75 reacted to medaziz in changer de province   
    WAW ton français !!!!!!!!!!!!!!!

    ça tue !!! ne te demande plus pourquoi t'a pas de boulot !!!!!!!
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    kiki75 reacted to juetben in changer de province   
    ben oui c'est sur que la meilleure attitude c'est de chialer, dire que tout est pourrie pour sa grandeur de "directeur des produits electriques en electroniques.... " mais accepter un boulot à 10$ de l'heure ne lui convient pas... alors si la meilleure attitude et d'attendre qu'on t'offre le travail du siècle sans bouger son cul et croire que le monde tourne autour de toi c'est sur que la il est parfaitement qualifié... pour ce qui est de travailler et gagner sa vie comme n'importe qui c'est autre chose...
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    kiki75 got a reaction from CESAR34 in changer de province   
    sans doute parce qu'il prend toutes les personnes de ce forum pour des cons.
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    kiki75 got a reaction from Cherrybee in changer de province   
    sans doute parce qu'il prend toutes les personnes de ce forum pour des cons.
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    kiki75 got a reaction from kjaerlighet in changer de province   
    sans doute parce qu'il prend toutes les personnes de ce forum pour des cons.
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    kiki75 got a reaction from kobico in changer de province   
    sans doute parce qu'il prend toutes les personnes de ce forum pour des cons.
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    kiki75 got a reaction from Jade in changer de province   
    sans doute parce qu'il prend toutes les personnes de ce forum pour des cons.
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    kiki75 reacted to Éric70 in Le Quebec envisage de réduire le nombre d'immigrants   
    La principale raison pour laquelle le gouvernement veut favoriser les immigrants francophones est simplement que c'est beaucoup moins dispendieux qu'ils soient francophones que d'offrir des cours de francisation. Depuis quelques années d'ailleurs le gouvernement a coupé dans les cours de francisation, ce qui est un scandale puisque les cours de francisation sont un excellent moyen pour mieux intégrer les immigrants puisque ces cours mettent les immigrants en contact avec les natifs.

    Et vous savez pour que la langue française demeure vivante au Québec nous n'avons pas besoin d'être 350 millions, ce n'est pas un concours du nombre avec la langue anglaise. Mais la langue française doit être vivante et la langue d'usage au Québec !
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    kiki75 reacted to kobico in Le Quebec envisage de réduire le nombre d'immigrants   
    Ton emportement t'aveugle.... Je n'ai pas parlé de la proportion en terme de nombre absolu de nouveaux immigrants annuellement.

    J'ai exprimé que la proportion des immigrants très récents au Québec est la plus élevée parmi les provinces canadiennes. Ça veut dire que la catégorie des immigrants très récents au Québec représente proportionnellement une plus large part de l'ensemble de la population immigrante de cette province et des autres provinces canadiennes. Autrement dit, le poids relatif des immigrants récents est plus important au Québec parce que contrairement à la C.-B., à l'Alberta ou l'Ontario, il n'y a pas une immigration de longue date bien établie et aussi nombreuse. L'immigration de masse au Québec est relative jeune, à peine 30 ans, et la communauté immigrante représente à peine 12% de la population totale de la province. C'est aussi une explication pour le taux de chômage moins élevé dans les autres provinces mentionnées ci-haut. Ce n'est pas que les Canadiens anglais soient nécessairement plus ouverts, plutôt que:



    Bref, les immigrants se forment des réseaux et se procurent de l'emploi entre eux, comme les Canadiens ou les Québécois....

    Pour terminer, je sais que tout cela dépasse ton entendement. Tant pis. Ta mauvaise foi est si grande que je ne saurai perdre davantage mon temps avec toi.
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    kiki75 got a reaction from Guinness in Mon frère pas voulu m'envoyer le formulaire D13   
    peut-etre qu'il a pas envie que tu viennes ?
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    kiki75 reacted to grizzli in Desjardins ou HSBC ?   
    le probleme c'est ca:
    .
    .

    donc il est impossible de te A est mieux que B ou C

    car chaque agence est differente, et meme dans chaque agence chaque personne bosse differement

    service:
    sans doute identique puisque en realité ca depend de l'agence dans laquel tu es et de ton conseiller.

    changement de région:
    desjardins, des milliers de comptoir a tarvers le quebec
    HSBC environ 10-20 pour le quebec en entier dont la majorité a montreal
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    kiki75 reacted to Guest in Ils peuvent rester.....   
    Cool donc on peut s'acheter un Visa. Merveilleux !
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