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gonzague

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  1. Eh bien... je vous retourne votre compliment. Joli stéréotype! Je préfère ne pas savoir dans quelle catégorie vous me classeriez... c’est ça le problème vous voyez. Et vous savez, je ne vous en veux pas. Le plus cocasse, c’est que ce type de propos peuvent tout à fait venir d’un Français. Nous sommes les premiers au « french bashing »!
  2. Après une nième conversation au sujet des relations entre Québécois et Français, je me suis dit qu'il était temps de passer à autre chose, en bref, de ne plus parler de ça avec qui que ce soit, d'éviter le sujet quand il se présente. Je crois avoir fait le tour... Je suis français, installé à Montréal depuis 10 ans, enseignant. L'expérience que je vais tenter de vous résumer ici est la mienne, ni plus ni moins. D'abord, lorsque je parle des Québécois, je parle des Québécois francophones. Il y a bien des Anglophones qui sont nés ici, mais généralement, ils ne se définissent pas comme Québécois, mais Canadiens. Quant aux immigrants très présents à Montréal, ils sont ni québécois, ni canadiens, mais péruviens, haïtien, ukrainien, hongrois... Français. De France, le Québec n'est finalement pas très connu, malgré la proximité linguistique. On se moque assez facilement de leur accent, de Céline Dion, mais on n’a aucune idée de la manière dont nous les Français, sommes perçus depuis le Québec. En réalité, les Québécois entendent plus parler de la France, à tort ou à raison, que nous, du Québec. J'y suis alors arrivé assez naïvement il y a dix ans, sans trop de préjugés, sinon de l'ignorance, prêt à découvrir une nouvelle société, à voyager. Les premières années étaient faciles pour moi, plutôt agréables, alors que j'étais étudiant. J'ai rencontré beaucoup de monde de tous les horizons. Pas beaucoup de Québécois. Et si j'en rencontrais un, c'était assez rapide, sans accroches véritables. Après dix ans, je n'ai toujours pas de véritables amis québécois, ni même de bonnes connaissances, et j'en suis navré. Je me suis même culpabilisé en me disant que je n'avais pas fait assez d'effort... J'en ai discuté autour de moi à de nombreuses reprises auprès d'amis iraniens, australiens, français... Et, de cette dernière discussion que j'ai eue hier soir avec une collègue de travail, j'en suis arrivé assez simplement, trop simplement peut-être, à penser que les Québécois n'apprécient pas les Français de manière générale. Il fallait simplement se l'avouer. Nous sommes bien accueillis en tant que francophones, mais, dans le fond, la population québécoise francophone se méfie profondément du "Français de France" pour des raisons plus ou moins claires de mon point de vue. Il y a, ici, une intolérance aux Français, et j'ai vécu de nombreuses expériences qui, aujourd'hui, non seulement ne me permettent pas d'avoir des connaissances québécoises, mais me poussent aussi à m'éloigner de leur présence, pour ne pas avoir ce sentiment de malaise que ma présence peut provoquer chez eux, et du coup, chez moi. En réalité, j'ai bien l'impression de vivre une sorte de racisme, même si ce mot me semble excessif. Le racisme, je connais bien ça, en France, mais je ne l'ai jamais vécu moi-même... comment en suis-je arrivé à dire cela? Sentiment étrange, situation injuste par principe... Les raisons du rejet du Français ici sont, à mon avis, nombreuses et complexes. Il y a une Histoire, deux cultures et beaucoup de préjugés d'un côté comme de l'autre. Mais je n'irai pas plus loin aujourd'hui. Faites votre propre opinion. Et ça vaut la peine. Personnellement, je ne regrette rien malgré tout. J'ai trouvé au Québec bien d'autres plaisirs à vivre et à partager. La question pour moi est: est-ce que je suis prêt à vivre 10 ans de plus cette situation? Disons qu'un homme averti en vaut deux comme on dit. Je dois l'accepter et peut-être m'y prendre autrement. Je me dis toujours que je saurai me faire accepter comme je suis, plutôt qu'en tant que Français, même si c'est écrit sur mon front! Mais ça prendra encore beaucoup de temps. Ce sujet de conversation est peut-être clos, mais pas la vie!
  3. Après une nième conversation au sujet des relations entre Québécois et Français, je me suis dit qu'il était temps de passer à autre chose, en bref, de ne plus parler de ça avec qui que ce soit, d'éviter le sujet quand il se présente. Je crois avoir fait le tour... Je suis français, installé à Montréal depuis 10 ans, enseignant. L'expérience que je vais tenter de vous résumer ici est la mienne, ni plus ni moins. D'abord, lorsque je parle des Québécois, je parle des Québécois francophones. Il y a bien des Anglophones qui sont nés ici, mais généralement, ils ne se définissent pas comme Québécois, mais Canadiens. Quant aux immigrants très présents à Montréal, ils sont ni québécois, ni canadiens, mais péruviens, haïtien, ukrainien, hongrois... Français. De France, le Québec n'est finalement pas très connu, malgré la proximité linguistique. On se moque assez facilement de leur accent, de Céline Dion, mais on n’a aucune idée de la manière dont nous les Français, sommes perçus depuis le Québec. En réalité, les Québécois entendent plus parler de la France, à tort ou à raison, que nous, du Québec. J'y suis alors arrivé assez naïvement il y a dix ans, sans trop de préjugés, sinon de l'ignorance, prêt à découvrir une nouvelle société, à voyager. Les premières années étaient faciles pour moi, plutôt agréables, alors que j'étais étudiant. J'ai rencontré beaucoup de monde de tous les horizons. Pas beaucoup de Québécois. Et si j'en rencontrais un, c'était assez rapide, sans accroches véritables. Après dix ans, je n'ai toujours pas de véritables amis québécois, ni même de bonnes connaissances, et j'en suis navré. Je me suis même culpabilisé en me disant que je n'avais pas fait assez d'effort... J'en ai discuté autour de moi à de nombreuses reprises auprès d'amis iraniens, australiens, français... Et, de cette dernière discussion que j'ai eue hier soir avec une collègue de travail, j'en suis arrivé assez simplement, trop simplement peut-être, à penser que les Québécois n'apprécient pas les Français de manière générale. Il fallait simplement se l'avouer. Nous sommes bien accueillis en tant que francophones, mais, dans le fond, la population québécoise francophone se méfie profondément du "Français de France" pour des raisons plus ou moins claires de mon point de vue. Il y a, ici, une intolérance aux Français, et j'ai vécu de nombreuses expériences qui, aujourd'hui, non seulement ne me permettent pas d'avoir des connaissances québécoises, mais me poussent aussi à m'éloigner de leur présence, pour ne pas avoir ce sentiment de malaise que ma présence peut provoquer chez eux, et du coup, chez moi. En réalité, j'ai bien l'impression de vivre une sorte de racisme, même si ce mot me semble excessif. Le racisme, je connais bien ça, en France, mais je ne l'ai jamais vécu moi-même... comment en suis-je arrivé à dire cela? Les raisons du rejet du Français ici sont, à mon avis, nombreuses et complexes. Il y a une Histoire, deux cultures et beaucoup de préjugés d'un côté comme de l'autre. Mais je n'irai pas plus loin aujourd'hui. Faites votre propre opinion. Et ça vaut la peine. Personnellement, je ne regrette rien malgré tout. J'ai trouvé au Québec bien d'autres plaisirs à vivre et à partager. La question pour moi est: est-ce que je suis prêt à vivre 10 ans de plus cette situation? Disons qu'un homme averti en vaut deux comme on dit. Je dois l'accepter et peut-être m'y prendre autrement. Je me dis toujours que je saurai me faire accepter comme je suis, plutôt qu'en tant que Français, même si c'est écrit sur mon front! Mais ça prendra encore beaucoup de temps. Ce sujet de conversation est peut-être clos, mais pas la vie!
  4. Personnellement, je rejoins en partie tes impressions Dindy. Ça fait 6 ans que je suis ici. Il y a des "choses" dont je crois ne pas être capable de m'habituer. Le plus difficile pour moi, ce sont les relations humaines. Pour le français que je suis, la langue est la source de malaise principale. J'ai eu le temps de me faire à l'accent et aux expressions. Mais je suis toujours mal à l'aise lorsque je m'exprime avec un Québécois francophone. Je me retrouve souvent dans la situation où c'est moi qui suis jugé, pour mon français. Parfois même, je ressens une certaine agressivité de la part de mon interlocuteur sans vraiment savoir pourquoi. Mais, ayant fait quelques recherches universitaires dans ce domaine, je pense que la langue a beaucoup à y faire dans les relations entre Français et Québécois. Résultat, je n'ai pas d'amis québécois et je traine avec des Français, des Australiens, des Iraniens, des Colombiens... bref, des immigrants comme moi. Le rapport avec l'argent est aussi particulier, pour moi. Je pense que le système nord-américain de manière générale impose un mode de vie assez conventionnel, capitaliste et individualiste à leurs citoyens. C'est la routine boulot/loisir et au lit. Et en effet, la société accepte assez facilement les coupures par-çi par-là, sans trop broncher. La santé est un autre chalenge à accepter. Ce qui m'inconforte le plus est l'attitude des médecins. J'en ai vu quelques-uns depuis que je suis arrivé, car j'ai eu quelques accidents. À chaque fois, je n'en revenais pas, et quelque soit leur domaine de pratique. Sans entrer dans les détails, je les ai trouvés particulièrement antipathiques, maladroits, et pour le plus grave, non compétent. Par exemple, après une fêlure au niveau de l'os de mon poigné, le spécialiste m'annonce que je vais probablement perdre ma main. Un petit coup de fil à mon médecin en France a suffi pour me rassurer. Un autre m'annonce qu'il faut faire attention avec les rhum car des patients aux USA sont morts de méningite, et j'en ai beaucoup d'autres comme ça. J'étais à chaque fois affligé. J'en ai parlé avec quelques amis et ils ont bien compris ce que je voulais dire. J'étais au moins soulagé de ne pas être seul dans cette situation. Aujourd'hui, heureusement, j'ai trouvé un médecin, 75 ans et je ne lâche plus. Il est courtois et professionnel, c'est tout ce qu'il me faut. Il y aurait probablement d'autres sujets, mais je dirais d'une manière générale que je ne ressens pas vraiment un tissu social fort qui crée de la solidarité, qui fait société. Ou alors, il est apparent, mais d'une manière artificielle et superficielle. Après tout ça, tu vas me dire ce que je fais encore là ! Pareil que toi, c'est professionnel. Je fais ici, ce que je ne pourrais probablement faire plus difficilement en France. Je rentrerai un jour ou l'autre certainement, avec le sourire aux lèvres malgré tout, car j'aurai beaucoup appris ici. Bonne route ! Gonzague
  5. Bonjour Emma, Je trouve que malgré une expérience de 9 mois, ces propos, positifs et négatifs, sont encore plein de préjugés et si je puis me mettre, de naïveté. Quand je suis arrivé ici il y a 3 ans, c'était super, une découverte, la grande séduction quoi. Assez rapidement, j'ai comparé aussi, j'ai beaucoup critiqué, jusqu'à la nausée... Je m'en suis sorti quand j'ai alors cherché à comprendre, non seulement les autres, mais aussi moi-même. C'est à ce moment que l'expérience de l'immigration prend toute sa valeur, est vraiment utile pour soi. Mais cela demande du temps, c'est normal, et quelques remises en cause, c'est pas facile. Mais ce serait dommage de passer à côté. Bonne chance pour la suite ! Gonzague
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