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kabi got a reaction from patem in Immigrer directement à Ottawa avec CSQ (Québec)
Bonjour YAP1406 et bienvenu au forum.
Je vais t’apporter ma modeste contribution et l’étaler sur 3 plans : moral, légal et sociale.
Sur le plan moral, il est clair que lorsqu’on s’engage et qu’on affirme le fameux « Je déclare solennellement que ma famille et moi-même avons l'intention de vivre dans la Province du Québec», nous avons un contrat moral avec la province du Québec et par conséquent sur cette base, nous devrions nous établir dans celle-ci une fois le visa en poche.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que d’une part, le point est mis sur ‘’ l’intention ‘’, et d’autre part, l’engagement devrait être réciproque (ce qui sous-entend qu’aussi longtemps que la province promet ce qu’elle a promis comme qualité de vie à l’immigrant - dixit ce qui est spécifié sur le site web de immigration-quebec - celui-ci est tenu de s’y installer). J’y reviendrais plus tard pour mieux expliquer ce dernier point.
Sur le plan légal : Comme l’immigration est une compétence partagée entre les gouvernements du Québec et du Canada, il y a donc deux paliers à satisfaire ; c’est aussi ce qui différencie la sélection (par la province) et l’admission (par le pays).
Le Québec est responsable de la sélection des travailleurs souhaitant s’installer sur son territoire. Si le candidat est sélectionné, il reçoit un certificat de sélection du Québec (CSQ) qui est un document officiel d’immigration délivré par le gouvernement du Québec, valide trois ans.
Le Canada est responsable de l’admission des travailleurs souhaitant s’installer sur son territoire. Et donc le gouvernement du Canada admet sur le territoire québécois uniquement les candidats travailleurs préalablement sélectionnés par le Québec.
Ceci étant dit, le visa Canadien (il n'existe aps de visa Québécois) remis à un immigrant avec statut de " travailleur qualifié" permet à son détenteur de s'installer dans n'importe qu'elle province.
A la différence des personnes appartenant à la catégorie des « candidats des provinces » à leur présentation aux points d’entrée et aux bureaux intérieurs de CIC, ils peuvent se voir refuser l’entrée selon le Bulletin opérationnel 251 – le 24 novembre 2010. Celui-ci stipule que : Les personnes qui déclarent qu’elles n’ont jamais eu l’intention ou n’ont plus l’intention de s’établir dans la province ou le territoire de désignation pourraient se voir refuser le statut de résident permanent au PE et un rapport L44(1) pourrait être rédigé à leur encontre.
Sur le plan social :
Sur une note positive : qu’en est-il de celui qui a la ferme intention, souhait et volonté de s’installer et vivre au Québec et qui a finalement pu avoir une proposition d'embauche (qui ne se refuse pas) dans le "reste du Canada"?
Sur une note négative : qu’en est-il du candidat qui une fois atterrit au Québec, n’as pas le moindre du monde perçu toute les louanges qu’il a pu recevoir sur cette province lorsqu’il préparait son immigration, et qu’il veut essayer ailleurs ? (voici le point auquel je faisais allusion un peu en haut).
Je ne suis pas en train de dire que les offres d’embauche sont meilleures dans le "reste du Canada » ni que la vie est catastrophique au Québec.
Avoir l’intention de s’installer au Québec est une bonne chose. Comme a dit un peu Puda, tout au long des préparatifs, tout futur immigrant a l’occasion de « voir si son projet d'immigration est bien préparé, s'il a les capacités et les habiletés nécessaires pour s'adapter plus facilement à la société québécoise, s'il connaît les perspectives du marché du travail et les conditions de pratique de sa profession et s'il a déjà entamé des démarches auprès de certains employeurs » (L’express).
Dans l’éventualité où les choses changent rien n’empêche « d’ajuster son tir ».
D’ailleurs l’idée de s’installer dans la région de la capitale nationale (Ottawa/Gatineau) est très bonne, comme l’a fait remarqué Isa78. Personnellement j’y ai vécu pendant 6 ans et demi et je recommande cette région pour tout immigrant.
YAP1406, en t’installant à Gatineau/Hull/Aylmer, et en ayant reçu une offre d’emploi à Ottawa, tu seras dans les normes des trois points cités :
D’abord ton engagement est respecté à la lettre (moral), tu n’enfreins pas la loi (légale) et tu bénéficieras des loyers pas cher du coté Québécois, des salaires meilleurs du coté Ontariens et de la dualité linguistique Anglais/Français (social).
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kabi got a reaction from Enzogaudet in Immigrer directement à Ottawa avec CSQ (Québec)
Bonjour YAP1406 et bienvenu au forum.
Je vais t’apporter ma modeste contribution et l’étaler sur 3 plans : moral, légal et sociale.
Sur le plan moral, il est clair que lorsqu’on s’engage et qu’on affirme le fameux « Je déclare solennellement que ma famille et moi-même avons l'intention de vivre dans la Province du Québec», nous avons un contrat moral avec la province du Québec et par conséquent sur cette base, nous devrions nous établir dans celle-ci une fois le visa en poche.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que d’une part, le point est mis sur ‘’ l’intention ‘’, et d’autre part, l’engagement devrait être réciproque (ce qui sous-entend qu’aussi longtemps que la province promet ce qu’elle a promis comme qualité de vie à l’immigrant - dixit ce qui est spécifié sur le site web de immigration-quebec - celui-ci est tenu de s’y installer). J’y reviendrais plus tard pour mieux expliquer ce dernier point.
Sur le plan légal : Comme l’immigration est une compétence partagée entre les gouvernements du Québec et du Canada, il y a donc deux paliers à satisfaire ; c’est aussi ce qui différencie la sélection (par la province) et l’admission (par le pays).
Le Québec est responsable de la sélection des travailleurs souhaitant s’installer sur son territoire. Si le candidat est sélectionné, il reçoit un certificat de sélection du Québec (CSQ) qui est un document officiel d’immigration délivré par le gouvernement du Québec, valide trois ans.
Le Canada est responsable de l’admission des travailleurs souhaitant s’installer sur son territoire. Et donc le gouvernement du Canada admet sur le territoire québécois uniquement les candidats travailleurs préalablement sélectionnés par le Québec.
Ceci étant dit, le visa Canadien (il n'existe aps de visa Québécois) remis à un immigrant avec statut de " travailleur qualifié" permet à son détenteur de s'installer dans n'importe qu'elle province.
A la différence des personnes appartenant à la catégorie des « candidats des provinces » à leur présentation aux points d’entrée et aux bureaux intérieurs de CIC, ils peuvent se voir refuser l’entrée selon le Bulletin opérationnel 251 – le 24 novembre 2010. Celui-ci stipule que : Les personnes qui déclarent qu’elles n’ont jamais eu l’intention ou n’ont plus l’intention de s’établir dans la province ou le territoire de désignation pourraient se voir refuser le statut de résident permanent au PE et un rapport L44(1) pourrait être rédigé à leur encontre.
Sur le plan social :
Sur une note positive : qu’en est-il de celui qui a la ferme intention, souhait et volonté de s’installer et vivre au Québec et qui a finalement pu avoir une proposition d'embauche (qui ne se refuse pas) dans le "reste du Canada"?
Sur une note négative : qu’en est-il du candidat qui une fois atterrit au Québec, n’as pas le moindre du monde perçu toute les louanges qu’il a pu recevoir sur cette province lorsqu’il préparait son immigration, et qu’il veut essayer ailleurs ? (voici le point auquel je faisais allusion un peu en haut).
Je ne suis pas en train de dire que les offres d’embauche sont meilleures dans le "reste du Canada » ni que la vie est catastrophique au Québec.
Avoir l’intention de s’installer au Québec est une bonne chose. Comme a dit un peu Puda, tout au long des préparatifs, tout futur immigrant a l’occasion de « voir si son projet d'immigration est bien préparé, s'il a les capacités et les habiletés nécessaires pour s'adapter plus facilement à la société québécoise, s'il connaît les perspectives du marché du travail et les conditions de pratique de sa profession et s'il a déjà entamé des démarches auprès de certains employeurs » (L’express).
Dans l’éventualité où les choses changent rien n’empêche « d’ajuster son tir ».
D’ailleurs l’idée de s’installer dans la région de la capitale nationale (Ottawa/Gatineau) est très bonne, comme l’a fait remarqué Isa78. Personnellement j’y ai vécu pendant 6 ans et demi et je recommande cette région pour tout immigrant.
YAP1406, en t’installant à Gatineau/Hull/Aylmer, et en ayant reçu une offre d’emploi à Ottawa, tu seras dans les normes des trois points cités :
D’abord ton engagement est respecté à la lettre (moral), tu n’enfreins pas la loi (légale) et tu bénéficieras des loyers pas cher du coté Québécois, des salaires meilleurs du coté Ontariens et de la dualité linguistique Anglais/Français (social).
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kabi got a reaction from Tshimil86 in Ottawa appelle à la générosité des Canadiens
C’est le sujet du moment dans tout le Canada. Il ne se passe pas un jour sans que les médias, les politiciens, les citoyens, en parlent. Tout le monde s'y met, chaque province apporte son lot de contribution. Même les attaques de terreurs survenues récemment à Paris n'ont pas découragées des milliers de canadiens de leur offrir de l'aide. Ils arrivent, dans un mois ils seront là ! Ce sublime vent d'entre-aide qui porte la marque canadienne, est créée pour une cause humaine : l’arrivée des refugiés syriens !!!
Comment vous immigrants, canadiens et expatriés contribuez vous à cet évènement ?
De la Colombie-Britannique, où la première ministre Christy Clark a annoncé un «fonds de préparation» d'un million de dollars pour les aider à s'installer dans sa province en passant par l'Alberta et le Manitoba qui élabore un plan d'accueil pour 2000 parmi eux, à L'Ontario qui s'est engagé à en accueillir 10 000 avant la fin de 2016, le Québec qui prévoit recevoir 5500 réfugiés (la ville de Montréal de sa part, a mis sur pied un comité de ''Solidarité'' pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de personnes attendues), jusqu'à l'Est aux Maritimes, comme le Grand Moncton qui se prépare à en accueillir jusqu'à 350 d'ici la fin de l'année.
Pendant que certains ont envoyés des messages méprisables enrobés de haines, jusqu'à aller créer une pétition pour suspendre cette action humanitaire, à s'attaquer à une femme voilées et pire encore, bruler une mosquée en Ontario, d'autres se sont activés à innover dans l'art et la manière d'apporter leur aide. Certains se préparent à leur offrir des jobs et d'autres à leur offrir une aide considérable pour se loger. Les médias ont nommée cette façon positive d'aide «Open arms and big smiles» (des bras-ouvert et de grands sourire).
Comme ce dentiste Britanico-colombien qui s'est dit prêt à leur offrir gratuitement des soins dentaires, ou le directeur général de l’organisme d'entraide Accueil-Parrainage Outaouais, Bato Redzovic qui soutient qu'il peut compter sur six interprètes qui parlent arabe, mais qu'il en aurait besoin de 10 de plus. Même son cloche à La Commission scolaire des Portages de l'Outaouais (CSPO), le directeur général Jean-Claude Bouchard explique qu'il est déjà à la recherche d'enseignants et d'interprètes. Sa commission a déjà lancé des processus d'embauche. Ou encore comme en Alberta, l'agence de logements locatifs Boardwalk qui offrira des loyers réduits à 350 familles parmi eux, qui viendront s'établir en Alberta et ailleurs au pays au cours des prochains mois. Elle compte louer des appartements à un tarif inférieur au prix du marché à Edmonton, Calgary, Fort McMurray et Red Deer, ainsi qu'à Saskatoon, Regina, London et Montréal.
Mieux encore. On peut lire dans la presse cette semaine, à Vancouver un magnat de l'immobilier fait rénovers et meubler 12 appartements dans le quartier huppé du West End en vue d'accueillir temporairement ces réfugiés syriens, Un premier point de chute pour les réfugiés en attente dùn logement permanent: c'est ce qu'a voulu offrir Ian Gillespie en mettant un bâtiment entier à disposition de l'organisme Immigrant services Society.
'' Vous-avez peur? Grandissez''
Déçu par les réactions réticentes de certains envers l'accueil des réfugiés, Ian Gillespie leur répond que « ce n'est pas très canadien » : « Nous avons la réputation d'être de bons citoyens, je pense que l'on a un peu perdu de vue le concept selon lequel nous sommes tous issus de l'immigration », regrette-t-il. En tant que l'une des villes les plus multiculturelles du monde, il en va de notre responsabilité d'aider, dit le promoteur. Et de conclure : « À ceux qui ont peur, je leur dis "grandissez" ».
Voici un acte de bravoure que nous voyons rarement ces derniers temps et voici une phrase bien dite. Ce sublime vent d'entre-aide canadien continue à souffler; citoyens, immigrants et provinces se préparent à l'arrivée imminente de réfugiés syriens en mettant sur pied toute action susceptible de facilité leur établissement dans leur nouveau chez-eux.
Et vous? Comment vous immigrants, canadiens et expatriés contribuez vous à cet évènement?
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kabi got a reaction from dinaman in AEC comptabilité , et après ?
J'avais opté pour une attestation d'études collégiales (AEC) lorsque je voyais que le marché du travail Montréalais n'étaient pas trop ouverte.
Une fois obtenue, j'ai effectué un stage et le boss m'a offert après le stage de fin d'étude de travailler avec eux.
Je dirais que c'était beaucoup plus un besoin de mettre une "couche" canadienne sur mon profil académique et dire aux futurs employeurs: voilà j'ai un diplome du pays !
Donc c'est une bonne idée pour un début; avoir une AEC c'est mieux de rien avoir du tout, mais juste il faut se dire que ce n'est pas l'AEC même qui a ouvert les portes, car chacun a un profil académique et des expériences professionnelles, mais elles seront complété avec cette AEC.
Bonne chance
Kabi
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kabi got a reaction from Cherrybee in AEC comptabilité , et après ?
J'avais opté pour une attestation d'études collégiales (AEC) lorsque je voyais que le marché du travail Montréalais n'étaient pas trop ouverte.
Une fois obtenue, j'ai effectué un stage et le boss m'a offert après le stage de fin d'étude de travailler avec eux.
Je dirais que c'était beaucoup plus un besoin de mettre une "couche" canadienne sur mon profil académique et dire aux futurs employeurs: voilà j'ai un diplome du pays !
Donc c'est une bonne idée pour un début; avoir une AEC c'est mieux de rien avoir du tout, mais juste il faut se dire que ce n'est pas l'AEC même qui a ouvert les portes, car chacun a un profil académique et des expériences professionnelles, mais elles seront complété avec cette AEC.
Bonne chance
Kabi
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kabi reacted to natphil in PEI
je vais y regarder, mais souvent plus intéressant chez l'habitant
une adresse que je peux te recommander car mon mari y est allé pendant son voyage exploratoire, la dame est super gentille c'est chez Elisabeth
Elizabeth's Bed and Breakfast
Mais si tu préfères l'hotel je vais regarder à Charlottetown,
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kabi got a reaction from chnadjib in Meilleure place où il fait bon vivre au Canada (2015)
Choisir une ville pour y élire domicile n'a jamais été aussi excitant qu'en ces dernières décennies. Les gens sont attirés à vivre en ville car ce sont des places pour se trouver un travail, se trouver des amis, avoir une maison, des activités socioculturelles, ou une vie urbaine excitante; de plus, de récentes études estiment 80% du PIB est généré par les villes.
Tout le monde aimerait vivre dans un endroit ou il y a une économie florissante dans laquelle les industries, les ressources et services prospèrent; les personnes excellent dans leur savoir-faire et savoir être, et s'épanouissent socio-culturellement; et les autorités (municipales, provinciales, fédérales) gère d'une manière efficiente les deniers publiques.
Mais sur tout le territoire canadien, comment faire pour déceler l'endroit qui nous convient le mieux? Quelle ville choisir?
Le Canada, par exemple, compte neuf régions métropolitaines dont la population excède le seuil des 500 000 habitants : Toronto, Montréal, Vancouver, Ottawa-Gatineau, Calgary, Edmonton, Québec, Hamilton, Winnipeg… Plus de la moitié de l'emploi et du revenu au pays provient de ces neuf grandes villes.
Chacun de nous vit une vie différente des autres, chacun a un profil académique et expériences professionnelles différents (différents diplômes, études, savoir etc…), chacun a son propre style de vie (aventurier, sociable, solitaire, …), chacun a sa propre situation (célibataire, marié, avec ou sans enfants…). Par conséquent les choix sont multiples et seront bien différents les uns des autres.
Chaque année je vous livre l'étude de moneysense magazine sur les meilleures places ou il fait bon de vivre au Canada. Je choisi cette étude, en particulier, car les critères choisis sont ''lucides'' et s'améliorent d'année en année, de plus l'étude se focalise essentiellement sur les villes du Canada, et comme je vis dans ce beau pays je trouve intéressant de savoir ce que les différentes places offrent comme qualité de vie.
J'ouvre ainsi le débat et vous demande, selon vous, où fait-il le mieux de vivre au Canada?
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kabi got a reaction from Amirouche de belcourt in Meilleure place où il fait bon vivre au Canada (2015)
Choisir une ville pour y élire domicile n'a jamais été aussi excitant qu'en ces dernières décennies. Les gens sont attirés à vivre en ville car ce sont des places pour se trouver un travail, se trouver des amis, avoir une maison, des activités socioculturelles, ou une vie urbaine excitante; de plus, de récentes études estiment 80% du PIB est généré par les villes.
Tout le monde aimerait vivre dans un endroit ou il y a une économie florissante dans laquelle les industries, les ressources et services prospèrent; les personnes excellent dans leur savoir-faire et savoir être, et s'épanouissent socio-culturellement; et les autorités (municipales, provinciales, fédérales) gère d'une manière efficiente les deniers publiques.
Mais sur tout le territoire canadien, comment faire pour déceler l'endroit qui nous convient le mieux? Quelle ville choisir?
Le Canada, par exemple, compte neuf régions métropolitaines dont la population excède le seuil des 500 000 habitants : Toronto, Montréal, Vancouver, Ottawa-Gatineau, Calgary, Edmonton, Québec, Hamilton, Winnipeg… Plus de la moitié de l'emploi et du revenu au pays provient de ces neuf grandes villes.
Chacun de nous vit une vie différente des autres, chacun a un profil académique et expériences professionnelles différents (différents diplômes, études, savoir etc…), chacun a son propre style de vie (aventurier, sociable, solitaire, …), chacun a sa propre situation (célibataire, marié, avec ou sans enfants…). Par conséquent les choix sont multiples et seront bien différents les uns des autres.
Chaque année je vous livre l'étude de moneysense magazine sur les meilleures places ou il fait bon de vivre au Canada. Je choisi cette étude, en particulier, car les critères choisis sont ''lucides'' et s'améliorent d'année en année, de plus l'étude se focalise essentiellement sur les villes du Canada, et comme je vis dans ce beau pays je trouve intéressant de savoir ce que les différentes places offrent comme qualité de vie.
J'ouvre ainsi le débat et vous demande, selon vous, où fait-il le mieux de vivre au Canada?
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kabi got a reaction from mariedm in Projet d'immigration à Gatineau et employeur CSSS de Gatineau
Selon un ami qui a sa fille dans une des écoles de la région, m'a informé qu'il n'y a rien entendu de méchant de ces écoles là, qu'il en est satisfait.
Kabi
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kabi got a reaction from piwi in Difficulté de se faire des amis
Quelques exemples vécus:
Exemple1 :
Lors d’une activité avec un groupe universitaire, j’ai pu faire la connaissance d’une couple avec qui la conversation était très conviviale.
2 jours plus tard je les rencontré par hasard dans un abri bus. Vu que c’est une coïncidence et vue qu’on a sympathisé (au vrai sens du terme) lors de la rencontre, je les ai salués avec une bonne dose d’enthousiasme. Leur réponse fut d’une froideur monumentale. Un simple « oui bonjour, … pas pire.. merci».
Pensant qu’ils ne se sont pas souvenu de moi je les ai rappelé l’activité avec ce groupe universitaire. La réponse : « ouais, on se rappelle de toé ». J’ai proposé on pourra se revoir une autre fois, sortir quelque parts, socialiser….(bref devenir amis si on s’entend bien). La réponse : « bahh ouais..».
Les seules « autres fois » que nous nous sommes rencontré c’était uniquement dans ces mêmes activités, mais on ne s’est adressé la parole que 1 fois pendant toute l’année.
Exemple 2 :
Un ami français avait invité quelques contact et connaissances chez lui à la maison, voulant ainsi ouvrir son « portail d’amitié ».
Il n’a jamais été invité chez ces personnes. Quand il a soulevé la remarque à l’un d’eux, on lui a fait savoir qu’il n’y a pas d’obligation à le faire.
Exemple 3 :
Un forumiste, me racontait qu’il avait remarqué que malgré ses demandes à ses colocataires au cas où il y a une sortie cinéma, restos, match de hockey,…qu’il sera heureux de les joindre si cela ne les dérange pas. Ils ne l’ont jamais invités, et quand il a demandé si ce n’était pas trop demandé son affaire, ils lui expliquaient « c’est juste qu’on sort entre nous autre » et que cela n’a rien à voir avec lui en personne.
L'idée ici des ces 3 exemples n'est pas de blamer ces personnes, mais plutot de se mettre en contexte et du coup apporter des "éléments factuels".
Comme tu as fait la remarque, il y a quelques années sur le forum même, on a pas mal débattu ce sujet (si je me souviens bien, un des topics date de 2008. On a réalisé que dans ce beau pays, il y une difficulté de pouvoir tisser des liens amicaux, et ceci est valable pour des belges, français, marocains, algériens, russes, colombiens, chinois, etc…).
La phrase qui se répète le plus étant :
« voilà plus de deux ans que je suis ici et je n'ai toujours pas de '' véritable '' amis ; des connaissances oui, mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amitié ».
Des témoignages qui se ressemblent et qui convergent vers le même constat, qu’il est difficile de pouvoir se lier en réelle amitié ici au Québec ou au Canada.
Alors pour démystifier cette situation, je dirais que cette difficulté s'explique par le fait que la notion d'amitié n'a pas la même signification entre ce qu'on a vécu chez nous dans nos pays d’origine et celle vécu ici au Québec et au Canada en général. Donc si nous prenons le fil par ce bout, nous aurons déjà une longueur d'avance.
Comme la majorité l’a expliqué sur ce même topic, nos attentes en termes d'amitié doivent donc s'acclimater à notre environnement ici; la froideur que nous ressentons dans les relations n'est qu'un pragmatisme à la sauce nord-américaine (si personne ne nous rend la balle de nous faire inviter, ce n'est que le simple fait que la personne se dit : je ne veux pas vous déranger dans votre quotidien); les liens et les priorités ne sont pas les mêmes dans l'esprit des nords-américains versus le reste du monde et avec le temps, chaque immigrants arrive à différencier «ami» de «collègue», de «connaissance», de «contact», etc... ce qui rend la tache un peu pmoins difficile de se lier en amitié au Canada.
Amicalement !
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kabi got a reaction from kuroczyd in Difficulté de se faire des amis
Quelques exemples vécus:
Exemple1 :
Lors d’une activité avec un groupe universitaire, j’ai pu faire la connaissance d’une couple avec qui la conversation était très conviviale.
2 jours plus tard je les rencontré par hasard dans un abri bus. Vu que c’est une coïncidence et vue qu’on a sympathisé (au vrai sens du terme) lors de la rencontre, je les ai salués avec une bonne dose d’enthousiasme. Leur réponse fut d’une froideur monumentale. Un simple « oui bonjour, … pas pire.. merci».
Pensant qu’ils ne se sont pas souvenu de moi je les ai rappelé l’activité avec ce groupe universitaire. La réponse : « ouais, on se rappelle de toé ». J’ai proposé on pourra se revoir une autre fois, sortir quelque parts, socialiser….(bref devenir amis si on s’entend bien). La réponse : « bahh ouais..».
Les seules « autres fois » que nous nous sommes rencontré c’était uniquement dans ces mêmes activités, mais on ne s’est adressé la parole que 1 fois pendant toute l’année.
Exemple 2 :
Un ami français avait invité quelques contact et connaissances chez lui à la maison, voulant ainsi ouvrir son « portail d’amitié ».
Il n’a jamais été invité chez ces personnes. Quand il a soulevé la remarque à l’un d’eux, on lui a fait savoir qu’il n’y a pas d’obligation à le faire.
Exemple 3 :
Un forumiste, me racontait qu’il avait remarqué que malgré ses demandes à ses colocataires au cas où il y a une sortie cinéma, restos, match de hockey,…qu’il sera heureux de les joindre si cela ne les dérange pas. Ils ne l’ont jamais invités, et quand il a demandé si ce n’était pas trop demandé son affaire, ils lui expliquaient « c’est juste qu’on sort entre nous autre » et que cela n’a rien à voir avec lui en personne.
L'idée ici des ces 3 exemples n'est pas de blamer ces personnes, mais plutot de se mettre en contexte et du coup apporter des "éléments factuels".
Comme tu as fait la remarque, il y a quelques années sur le forum même, on a pas mal débattu ce sujet (si je me souviens bien, un des topics date de 2008. On a réalisé que dans ce beau pays, il y une difficulté de pouvoir tisser des liens amicaux, et ceci est valable pour des belges, français, marocains, algériens, russes, colombiens, chinois, etc…).
La phrase qui se répète le plus étant :
« voilà plus de deux ans que je suis ici et je n'ai toujours pas de '' véritable '' amis ; des connaissances oui, mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amitié ».
Des témoignages qui se ressemblent et qui convergent vers le même constat, qu’il est difficile de pouvoir se lier en réelle amitié ici au Québec ou au Canada.
Alors pour démystifier cette situation, je dirais que cette difficulté s'explique par le fait que la notion d'amitié n'a pas la même signification entre ce qu'on a vécu chez nous dans nos pays d’origine et celle vécu ici au Québec et au Canada en général. Donc si nous prenons le fil par ce bout, nous aurons déjà une longueur d'avance.
Comme la majorité l’a expliqué sur ce même topic, nos attentes en termes d'amitié doivent donc s'acclimater à notre environnement ici; la froideur que nous ressentons dans les relations n'est qu'un pragmatisme à la sauce nord-américaine (si personne ne nous rend la balle de nous faire inviter, ce n'est que le simple fait que la personne se dit : je ne veux pas vous déranger dans votre quotidien); les liens et les priorités ne sont pas les mêmes dans l'esprit des nords-américains versus le reste du monde et avec le temps, chaque immigrants arrive à différencier «ami» de «collègue», de «connaissance», de «contact», etc... ce qui rend la tache un peu pmoins difficile de se lier en amitié au Canada.
Amicalement !
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kabi got a reaction from trefle in Difficulté de se faire des amis
Quelques exemples vécus:
Exemple1 :
Lors d’une activité avec un groupe universitaire, j’ai pu faire la connaissance d’une couple avec qui la conversation était très conviviale.
2 jours plus tard je les rencontré par hasard dans un abri bus. Vu que c’est une coïncidence et vue qu’on a sympathisé (au vrai sens du terme) lors de la rencontre, je les ai salués avec une bonne dose d’enthousiasme. Leur réponse fut d’une froideur monumentale. Un simple « oui bonjour, … pas pire.. merci».
Pensant qu’ils ne se sont pas souvenu de moi je les ai rappelé l’activité avec ce groupe universitaire. La réponse : « ouais, on se rappelle de toé ». J’ai proposé on pourra se revoir une autre fois, sortir quelque parts, socialiser….(bref devenir amis si on s’entend bien). La réponse : « bahh ouais..».
Les seules « autres fois » que nous nous sommes rencontré c’était uniquement dans ces mêmes activités, mais on ne s’est adressé la parole que 1 fois pendant toute l’année.
Exemple 2 :
Un ami français avait invité quelques contact et connaissances chez lui à la maison, voulant ainsi ouvrir son « portail d’amitié ».
Il n’a jamais été invité chez ces personnes. Quand il a soulevé la remarque à l’un d’eux, on lui a fait savoir qu’il n’y a pas d’obligation à le faire.
Exemple 3 :
Un forumiste, me racontait qu’il avait remarqué que malgré ses demandes à ses colocataires au cas où il y a une sortie cinéma, restos, match de hockey,…qu’il sera heureux de les joindre si cela ne les dérange pas. Ils ne l’ont jamais invités, et quand il a demandé si ce n’était pas trop demandé son affaire, ils lui expliquaient « c’est juste qu’on sort entre nous autre » et que cela n’a rien à voir avec lui en personne.
L'idée ici des ces 3 exemples n'est pas de blamer ces personnes, mais plutot de se mettre en contexte et du coup apporter des "éléments factuels".
Comme tu as fait la remarque, il y a quelques années sur le forum même, on a pas mal débattu ce sujet (si je me souviens bien, un des topics date de 2008. On a réalisé que dans ce beau pays, il y une difficulté de pouvoir tisser des liens amicaux, et ceci est valable pour des belges, français, marocains, algériens, russes, colombiens, chinois, etc…).
La phrase qui se répète le plus étant :
« voilà plus de deux ans que je suis ici et je n'ai toujours pas de '' véritable '' amis ; des connaissances oui, mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amitié ».
Des témoignages qui se ressemblent et qui convergent vers le même constat, qu’il est difficile de pouvoir se lier en réelle amitié ici au Québec ou au Canada.
Alors pour démystifier cette situation, je dirais que cette difficulté s'explique par le fait que la notion d'amitié n'a pas la même signification entre ce qu'on a vécu chez nous dans nos pays d’origine et celle vécu ici au Québec et au Canada en général. Donc si nous prenons le fil par ce bout, nous aurons déjà une longueur d'avance.
Comme la majorité l’a expliqué sur ce même topic, nos attentes en termes d'amitié doivent donc s'acclimater à notre environnement ici; la froideur que nous ressentons dans les relations n'est qu'un pragmatisme à la sauce nord-américaine (si personne ne nous rend la balle de nous faire inviter, ce n'est que le simple fait que la personne se dit : je ne veux pas vous déranger dans votre quotidien); les liens et les priorités ne sont pas les mêmes dans l'esprit des nords-américains versus le reste du monde et avec le temps, chaque immigrants arrive à différencier «ami» de «collègue», de «connaissance», de «contact», etc... ce qui rend la tache un peu pmoins difficile de se lier en amitié au Canada.
Amicalement !
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kabi got a reaction from Celine Carrier in Je quitte le Québec parce que...
Rebonjour,
Alors pour recentrer le débat, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) vient tout juste de publier son plus récent bilan démographique dans lequel elle note que la population au Québec a augmenté de près de 63 000 personnes en 2013 et que ce résultat est essentiellement attribuable à l'immigration (un peu plus de 35 000 personnes).
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2014.pdf
Parmi les points cités et repris par les médias, le poids du Québec au sein du Canada continue de diminuer : Selon ce bilan démographique « Le solde migratoire interprovincial de la province demeure cependant négatif. Il est passé de -8700 en 2012 à -13100 en 2013. Il s'agirait du pire bilan en la matière depuis 1998, souligne l'ISQ."
Il n’y a donc pas de messages négatifs sur le Québec (si certains les interprètent ainsi c’est leur choix), il y a des faits, des chiffres et surtout il y a du vécu.
Si le but de ce topic est d’essayer de déchiffrer cette tendance de quitter le Québec, par plusieurs immigrants de différentes origines (et pas juste des Français), alors les réponses sont limpides courant tout le topic et ces chiffres (encore « chauds sortis du four » et annoncés non pas par des immigrants, mais par une institution du Québec lui-même) viennent les confirmer !
Pour ne pas tomber dans cette attitude discourtoise de ces quelques messages par-ci et par-là et pour continuer constructivement dans ce débat, l’idée n’est pas de discréditer le « Québec », mais plutôt l’évaluer d’après les témoignages, issue du vécu de chaque immigrant. Par conséquent si la majorité des témoignages, avec toutes les différences de chaque intervenant dans ce topic, n’est pas étincelante c’est parceque justement elle ne l’est pas.
Comme a mentionné un des forumistes, d’une part certaines personnes trouvent leur bonheur au Québec et d’autres personnes perdent leur temps, surtout qu’ils vivent quotidiennement un désagrément et d’autre part avant de "repartir", il n’y a pas de mal d’essayer l’autre partie du Canada (le ROC) voir même un autre pays.
Ce qu’il faut prendre en considération c’est que comme on peut le quitter on a aussi amplement le droit d’y revenir, l’idée c’est d’apprendre de ses expériences de vie (peu importe où on a vécu) et de bâtir un meilleur endroit de vie là où nous voulons vivre. Certains, ils ne se sentent pas trop à l’aise de vivre au Québec et se battent au jour le jour contre (ce qu’ils appellent) les décisions « immatures » du gouvernement et d’autre ont quitté (ou se prépare pour quitter) pour s’établir ailleurs armés de leur expériences de vie au Québec. A chacun son cheminement et à chacun sa vie !
Bonne journée
-
kabi got a reaction from piwi in Je quitte le Québec parce que...
Rebonjour,
Alors pour recentrer le débat, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) vient tout juste de publier son plus récent bilan démographique dans lequel elle note que la population au Québec a augmenté de près de 63 000 personnes en 2013 et que ce résultat est essentiellement attribuable à l'immigration (un peu plus de 35 000 personnes).
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2014.pdf
Parmi les points cités et repris par les médias, le poids du Québec au sein du Canada continue de diminuer : Selon ce bilan démographique « Le solde migratoire interprovincial de la province demeure cependant négatif. Il est passé de -8700 en 2012 à -13100 en 2013. Il s'agirait du pire bilan en la matière depuis 1998, souligne l'ISQ."
Il n’y a donc pas de messages négatifs sur le Québec (si certains les interprètent ainsi c’est leur choix), il y a des faits, des chiffres et surtout il y a du vécu.
Si le but de ce topic est d’essayer de déchiffrer cette tendance de quitter le Québec, par plusieurs immigrants de différentes origines (et pas juste des Français), alors les réponses sont limpides courant tout le topic et ces chiffres (encore « chauds sortis du four » et annoncés non pas par des immigrants, mais par une institution du Québec lui-même) viennent les confirmer !
Pour ne pas tomber dans cette attitude discourtoise de ces quelques messages par-ci et par-là et pour continuer constructivement dans ce débat, l’idée n’est pas de discréditer le « Québec », mais plutôt l’évaluer d’après les témoignages, issue du vécu de chaque immigrant. Par conséquent si la majorité des témoignages, avec toutes les différences de chaque intervenant dans ce topic, n’est pas étincelante c’est parceque justement elle ne l’est pas.
Comme a mentionné un des forumistes, d’une part certaines personnes trouvent leur bonheur au Québec et d’autres personnes perdent leur temps, surtout qu’ils vivent quotidiennement un désagrément et d’autre part avant de "repartir", il n’y a pas de mal d’essayer l’autre partie du Canada (le ROC) voir même un autre pays.
Ce qu’il faut prendre en considération c’est que comme on peut le quitter on a aussi amplement le droit d’y revenir, l’idée c’est d’apprendre de ses expériences de vie (peu importe où on a vécu) et de bâtir un meilleur endroit de vie là où nous voulons vivre. Certains, ils ne se sentent pas trop à l’aise de vivre au Québec et se battent au jour le jour contre (ce qu’ils appellent) les décisions « immatures » du gouvernement et d’autre ont quitté (ou se prépare pour quitter) pour s’établir ailleurs armés de leur expériences de vie au Québec. A chacun son cheminement et à chacun sa vie !
Bonne journée
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kabi got a reaction from J-MI in Je quitte le Québec parce que...
Rebonjour,
Alors pour recentrer le débat, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) vient tout juste de publier son plus récent bilan démographique dans lequel elle note que la population au Québec a augmenté de près de 63 000 personnes en 2013 et que ce résultat est essentiellement attribuable à l'immigration (un peu plus de 35 000 personnes).
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2014.pdf
Parmi les points cités et repris par les médias, le poids du Québec au sein du Canada continue de diminuer : Selon ce bilan démographique « Le solde migratoire interprovincial de la province demeure cependant négatif. Il est passé de -8700 en 2012 à -13100 en 2013. Il s'agirait du pire bilan en la matière depuis 1998, souligne l'ISQ."
Il n’y a donc pas de messages négatifs sur le Québec (si certains les interprètent ainsi c’est leur choix), il y a des faits, des chiffres et surtout il y a du vécu.
Si le but de ce topic est d’essayer de déchiffrer cette tendance de quitter le Québec, par plusieurs immigrants de différentes origines (et pas juste des Français), alors les réponses sont limpides courant tout le topic et ces chiffres (encore « chauds sortis du four » et annoncés non pas par des immigrants, mais par une institution du Québec lui-même) viennent les confirmer !
Pour ne pas tomber dans cette attitude discourtoise de ces quelques messages par-ci et par-là et pour continuer constructivement dans ce débat, l’idée n’est pas de discréditer le « Québec », mais plutôt l’évaluer d’après les témoignages, issue du vécu de chaque immigrant. Par conséquent si la majorité des témoignages, avec toutes les différences de chaque intervenant dans ce topic, n’est pas étincelante c’est parceque justement elle ne l’est pas.
Comme a mentionné un des forumistes, d’une part certaines personnes trouvent leur bonheur au Québec et d’autres personnes perdent leur temps, surtout qu’ils vivent quotidiennement un désagrément et d’autre part avant de "repartir", il n’y a pas de mal d’essayer l’autre partie du Canada (le ROC) voir même un autre pays.
Ce qu’il faut prendre en considération c’est que comme on peut le quitter on a aussi amplement le droit d’y revenir, l’idée c’est d’apprendre de ses expériences de vie (peu importe où on a vécu) et de bâtir un meilleur endroit de vie là où nous voulons vivre. Certains, ils ne se sentent pas trop à l’aise de vivre au Québec et se battent au jour le jour contre (ce qu’ils appellent) les décisions « immatures » du gouvernement et d’autre ont quitté (ou se prépare pour quitter) pour s’établir ailleurs armés de leur expériences de vie au Québec. A chacun son cheminement et à chacun sa vie !
Bonne journée
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kabi got a reaction from MathieuBE in Je quitte le Québec parce que...
J'ai quitté le Québec et trois éléments ont été décisifs dans ce choix :
Le 1er, je pensais à améliorer mon anglais, car je remarquais malgré tout le tintamarre de l'utilisation et du sauvegarde du français dans la province du Québec, les faits sont limpides: maitriser l'anglais fera franchir des obstacles dans plusieurs domaines (professionnel, académique, social,…) qui jusqu'à présent paraissaient infranchissables. D'ailleurs, de la bouche même de plusieurs employeurs québécois, sans l'anglais il n'est pas possible, pour les immigrants, de gravir les échelons.
Le 2ième élément: mon collègue de classe Rédouane, qui avouait avoir trouvé pénible de maitriser l'anglais en restant à Montréal, a eu la chance de trouver un travail dans une association francophone dans une province anglophone (Saskatchewan). Lors d'une de nos discussions lucides, un de ses constats m'interpella : ''nous trouvons insensé cette idée des immigrants, qui après avoir décidé de faire des milliers de kilomètres, de traverser des océans, sacrifiant tout un environnement dans leur pays natals, et surtout trouvant plein d'entraves dans leur premiers pas d'installation -notamment lors de leur premières années d'immigration- et qui refusent de faire quelques kilomètres de plus dans un milieu ou les témoignages des immigrants, ayant emboités le pas de changement de provinces, sont des plus rassurants''.
5 ans plus tard il a été le premier collègue qui a pu se permettre de s'acheter une maison. 2 ans passés il s'est marié au Maroc, il y a un an il a eu une adorable fille, et actuellement il a eu une bonne promotion dans son travail.
Le 3ième élément: les effets de l'affaire des accommodements raisonnables qui ont sévit au Québec: La hausse des remarques déplacées envers les immigrants, l'incompréhension des immigrants vis-à-vis des résidants de cette province, ainsi que les quelques animosités se dégageant de nos conversations et le fait de tomber dans l'amalgame général mettant ainsi tout membres d'un des groupes dans le même panier, etc… ont été des catalyseurs de ce choix.
J'ai passé 3 ans et demi à Montréal, puis je suis allé vivre 6 ans et demi dans la région de la capitale nationale (Ottawa-Gatineau), finalement, le destin a fait que j'ai opté pour une toute autre province.
Concernant les critères cités dans ce topic, je réponds comme suit:
la rudesse de l'hiver: je reprendrais ma phrase que je répète constamment pour résumer ma pensée : ''seuls les têtes et les poches quand elles sont vides qu'il fait froid, et la chaleur des droits Humains trouvés ici au canada, fait oublié la froideur du climat glacial''. le manque familial: c'est un point à prendre en considération, mais nous savons tous que nous ne vivrons pas éternellement avec nos familles, en plus les moyens technologiques de communications, qui nous permettent de garder contact avec nos proches, apaisent (sensiblement) ce manque. le prix du vin: Dieu merci je ne bois pas! voici un critère de moins l'individualisme nord-américain: je dirais plutôt le ''pragmatisme'' nord-américain. Je m'y suis habitué et je me suis acclimaté à cette attitude. Au fond je dois avouer que je préfère milles fois ce coté froid mais sincère que chaleureux mais hypocrite. difficulté de se faire des amis: j'ai réussi à créer un lien amical solide avec un canadien et sa famille, sinon j'ai appris à différencier entre amis, connaissances, collègues, camarades, et contacts. D'ailleurs je suis heureux de pouvoir avoir des amis-compatriotes à travers tout le canada en plus des tas de connaissances dans différents pays du monde. le manque du pays natal:mon pays est ancré dans mon cœur à jamais, je le porte là ou je vais et à moult occasion je le représente fièrement. Je n'ai donc pas eu besoin de retourner le voir. Il est perpétuellement avec moi. Le système de santé: j'ai laissé ce point en dernier car il y à tant à dire: Je reprendrais ce que les statistiques Québécoises elles-mêmes disent sur la situation du système de santé Québécois: les analystes rapportent que les augmentations de rémunération consenties aux 18000 omnipraticiens et spécialistes ont absorbés 75% de la hausse du budget de la santé en 2013. Leur productivité, elle, décline: Le nombre de médecin a augmenté (+11%; 1828 de plus) ils rendent moins de services (-8% par généraliste, -10% par spécialiste), à un coût élevé (coût unitaire par service +38% généraliste. +39% par spécialiste). D'autres parts, plus de la moitié des médecins de première ligne disent que la qualité des soins s'est détériorée depuis trois ans, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être publié en 2013.
Ces chiffres parlent et à eux seuls laisse profondément réfléchir.
Je reviens sur un des éléments que j'ai lu dans les réponses:
Certes que personne ne peut prévoir le futur, et il est vrai que la meilleure préparation du monde ne remplacera jamais le vécu et le ressenti sur place, mais cela aussi devrait être préparé: On se prépare aussi aux surprises et aux aléas.
Pour mieux expliquer mon point de vue on devrait être prêt à se tromper (disons même à être dans son tort), et surtout prêt à se dire:
'' et dans l'éventualité ou ce plan ne marche pas, je ferais ceci …'' ou
'' si jamais je ne trouve point de solutions à ce problème, j'enchaine avec cela…''ou
'' si je me trouve face à une situation de discrimination raciale et quand jette mon CV à la poubelle, j'opterais pour la solution suivante''….
Voici comment on remplace le vécu et le ressenti et voici comment en surmonte les imprévus; c'est aussi la réponse à la question :
''…mais alors y-a-t-il critères qui permettraient de prévoir la réussite ou l'épanouissement d'un individu ou d'une famille ou qui permettrait de se prémunir contre une situation d'échec ?...''
Un tout dernier point que j'aimerais aborder: le fait de retourner dans son pays d'origine.
Vouloir retourner au pays natal n'est pas méchant en sois, mais es ce vraiment le tout premier reflexe qui devrait nous venir à l'esprit une fois qu'on sent qu'on voudrait quitter son pays d'adoption ? ou lorsqu'on ne sent plus à l'aise dans son pays d'adoption?
Je ne sais pas (peut-être cela est personnel et me touche moi-même) mais je préfère milles fois tenter de changer de villes, de provinces, de pays… bien avant de penser à retourner au pays natal.
Merci de m'avoir lu.
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kabi got a reaction from Mapiki in Je quitte le Québec parce que...
J'ai quitté le Québec et trois éléments ont été décisifs dans ce choix :
Le 1er, je pensais à améliorer mon anglais, car je remarquais malgré tout le tintamarre de l'utilisation et du sauvegarde du français dans la province du Québec, les faits sont limpides: maitriser l'anglais fera franchir des obstacles dans plusieurs domaines (professionnel, académique, social,…) qui jusqu'à présent paraissaient infranchissables. D'ailleurs, de la bouche même de plusieurs employeurs québécois, sans l'anglais il n'est pas possible, pour les immigrants, de gravir les échelons.
Le 2ième élément: mon collègue de classe Rédouane, qui avouait avoir trouvé pénible de maitriser l'anglais en restant à Montréal, a eu la chance de trouver un travail dans une association francophone dans une province anglophone (Saskatchewan). Lors d'une de nos discussions lucides, un de ses constats m'interpella : ''nous trouvons insensé cette idée des immigrants, qui après avoir décidé de faire des milliers de kilomètres, de traverser des océans, sacrifiant tout un environnement dans leur pays natals, et surtout trouvant plein d'entraves dans leur premiers pas d'installation -notamment lors de leur premières années d'immigration- et qui refusent de faire quelques kilomètres de plus dans un milieu ou les témoignages des immigrants, ayant emboités le pas de changement de provinces, sont des plus rassurants''.
5 ans plus tard il a été le premier collègue qui a pu se permettre de s'acheter une maison. 2 ans passés il s'est marié au Maroc, il y a un an il a eu une adorable fille, et actuellement il a eu une bonne promotion dans son travail.
Le 3ième élément: les effets de l'affaire des accommodements raisonnables qui ont sévit au Québec: La hausse des remarques déplacées envers les immigrants, l'incompréhension des immigrants vis-à-vis des résidants de cette province, ainsi que les quelques animosités se dégageant de nos conversations et le fait de tomber dans l'amalgame général mettant ainsi tout membres d'un des groupes dans le même panier, etc… ont été des catalyseurs de ce choix.
J'ai passé 3 ans et demi à Montréal, puis je suis allé vivre 6 ans et demi dans la région de la capitale nationale (Ottawa-Gatineau), finalement, le destin a fait que j'ai opté pour une toute autre province.
Concernant les critères cités dans ce topic, je réponds comme suit:
la rudesse de l'hiver: je reprendrais ma phrase que je répète constamment pour résumer ma pensée : ''seuls les têtes et les poches quand elles sont vides qu'il fait froid, et la chaleur des droits Humains trouvés ici au canada, fait oublié la froideur du climat glacial''. le manque familial: c'est un point à prendre en considération, mais nous savons tous que nous ne vivrons pas éternellement avec nos familles, en plus les moyens technologiques de communications, qui nous permettent de garder contact avec nos proches, apaisent (sensiblement) ce manque. le prix du vin: Dieu merci je ne bois pas! voici un critère de moins l'individualisme nord-américain: je dirais plutôt le ''pragmatisme'' nord-américain. Je m'y suis habitué et je me suis acclimaté à cette attitude. Au fond je dois avouer que je préfère milles fois ce coté froid mais sincère que chaleureux mais hypocrite. difficulté de se faire des amis: j'ai réussi à créer un lien amical solide avec un canadien et sa famille, sinon j'ai appris à différencier entre amis, connaissances, collègues, camarades, et contacts. D'ailleurs je suis heureux de pouvoir avoir des amis-compatriotes à travers tout le canada en plus des tas de connaissances dans différents pays du monde. le manque du pays natal:mon pays est ancré dans mon cœur à jamais, je le porte là ou je vais et à moult occasion je le représente fièrement. Je n'ai donc pas eu besoin de retourner le voir. Il est perpétuellement avec moi. Le système de santé: j'ai laissé ce point en dernier car il y à tant à dire: Je reprendrais ce que les statistiques Québécoises elles-mêmes disent sur la situation du système de santé Québécois: les analystes rapportent que les augmentations de rémunération consenties aux 18000 omnipraticiens et spécialistes ont absorbés 75% de la hausse du budget de la santé en 2013. Leur productivité, elle, décline: Le nombre de médecin a augmenté (+11%; 1828 de plus) ils rendent moins de services (-8% par généraliste, -10% par spécialiste), à un coût élevé (coût unitaire par service +38% généraliste. +39% par spécialiste). D'autres parts, plus de la moitié des médecins de première ligne disent que la qualité des soins s'est détériorée depuis trois ans, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être publié en 2013.
Ces chiffres parlent et à eux seuls laisse profondément réfléchir.
Je reviens sur un des éléments que j'ai lu dans les réponses:
Certes que personne ne peut prévoir le futur, et il est vrai que la meilleure préparation du monde ne remplacera jamais le vécu et le ressenti sur place, mais cela aussi devrait être préparé: On se prépare aussi aux surprises et aux aléas.
Pour mieux expliquer mon point de vue on devrait être prêt à se tromper (disons même à être dans son tort), et surtout prêt à se dire:
'' et dans l'éventualité ou ce plan ne marche pas, je ferais ceci …'' ou
'' si jamais je ne trouve point de solutions à ce problème, j'enchaine avec cela…''ou
'' si je me trouve face à une situation de discrimination raciale et quand jette mon CV à la poubelle, j'opterais pour la solution suivante''….
Voici comment on remplace le vécu et le ressenti et voici comment en surmonte les imprévus; c'est aussi la réponse à la question :
''…mais alors y-a-t-il critères qui permettraient de prévoir la réussite ou l'épanouissement d'un individu ou d'une famille ou qui permettrait de se prémunir contre une situation d'échec ?...''
Un tout dernier point que j'aimerais aborder: le fait de retourner dans son pays d'origine.
Vouloir retourner au pays natal n'est pas méchant en sois, mais es ce vraiment le tout premier reflexe qui devrait nous venir à l'esprit une fois qu'on sent qu'on voudrait quitter son pays d'adoption ? ou lorsqu'on ne sent plus à l'aise dans son pays d'adoption?
Je ne sais pas (peut-être cela est personnel et me touche moi-même) mais je préfère milles fois tenter de changer de villes, de provinces, de pays… bien avant de penser à retourner au pays natal.
Merci de m'avoir lu.
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kabi got a reaction from Sofiane Metmati in Je quitte le Québec parce que...
J'ai quitté le Québec et trois éléments ont été décisifs dans ce choix :
Le 1er, je pensais à améliorer mon anglais, car je remarquais malgré tout le tintamarre de l'utilisation et du sauvegarde du français dans la province du Québec, les faits sont limpides: maitriser l'anglais fera franchir des obstacles dans plusieurs domaines (professionnel, académique, social,…) qui jusqu'à présent paraissaient infranchissables. D'ailleurs, de la bouche même de plusieurs employeurs québécois, sans l'anglais il n'est pas possible, pour les immigrants, de gravir les échelons.
Le 2ième élément: mon collègue de classe Rédouane, qui avouait avoir trouvé pénible de maitriser l'anglais en restant à Montréal, a eu la chance de trouver un travail dans une association francophone dans une province anglophone (Saskatchewan). Lors d'une de nos discussions lucides, un de ses constats m'interpella : ''nous trouvons insensé cette idée des immigrants, qui après avoir décidé de faire des milliers de kilomètres, de traverser des océans, sacrifiant tout un environnement dans leur pays natals, et surtout trouvant plein d'entraves dans leur premiers pas d'installation -notamment lors de leur premières années d'immigration- et qui refusent de faire quelques kilomètres de plus dans un milieu ou les témoignages des immigrants, ayant emboités le pas de changement de provinces, sont des plus rassurants''.
5 ans plus tard il a été le premier collègue qui a pu se permettre de s'acheter une maison. 2 ans passés il s'est marié au Maroc, il y a un an il a eu une adorable fille, et actuellement il a eu une bonne promotion dans son travail.
Le 3ième élément: les effets de l'affaire des accommodements raisonnables qui ont sévit au Québec: La hausse des remarques déplacées envers les immigrants, l'incompréhension des immigrants vis-à-vis des résidants de cette province, ainsi que les quelques animosités se dégageant de nos conversations et le fait de tomber dans l'amalgame général mettant ainsi tout membres d'un des groupes dans le même panier, etc… ont été des catalyseurs de ce choix.
J'ai passé 3 ans et demi à Montréal, puis je suis allé vivre 6 ans et demi dans la région de la capitale nationale (Ottawa-Gatineau), finalement, le destin a fait que j'ai opté pour une toute autre province.
Concernant les critères cités dans ce topic, je réponds comme suit:
la rudesse de l'hiver: je reprendrais ma phrase que je répète constamment pour résumer ma pensée : ''seuls les têtes et les poches quand elles sont vides qu'il fait froid, et la chaleur des droits Humains trouvés ici au canada, fait oublié la froideur du climat glacial''. le manque familial: c'est un point à prendre en considération, mais nous savons tous que nous ne vivrons pas éternellement avec nos familles, en plus les moyens technologiques de communications, qui nous permettent de garder contact avec nos proches, apaisent (sensiblement) ce manque. le prix du vin: Dieu merci je ne bois pas! voici un critère de moins l'individualisme nord-américain: je dirais plutôt le ''pragmatisme'' nord-américain. Je m'y suis habitué et je me suis acclimaté à cette attitude. Au fond je dois avouer que je préfère milles fois ce coté froid mais sincère que chaleureux mais hypocrite. difficulté de se faire des amis: j'ai réussi à créer un lien amical solide avec un canadien et sa famille, sinon j'ai appris à différencier entre amis, connaissances, collègues, camarades, et contacts. D'ailleurs je suis heureux de pouvoir avoir des amis-compatriotes à travers tout le canada en plus des tas de connaissances dans différents pays du monde. le manque du pays natal:mon pays est ancré dans mon cœur à jamais, je le porte là ou je vais et à moult occasion je le représente fièrement. Je n'ai donc pas eu besoin de retourner le voir. Il est perpétuellement avec moi. Le système de santé: j'ai laissé ce point en dernier car il y à tant à dire: Je reprendrais ce que les statistiques Québécoises elles-mêmes disent sur la situation du système de santé Québécois: les analystes rapportent que les augmentations de rémunération consenties aux 18000 omnipraticiens et spécialistes ont absorbés 75% de la hausse du budget de la santé en 2013. Leur productivité, elle, décline: Le nombre de médecin a augmenté (+11%; 1828 de plus) ils rendent moins de services (-8% par généraliste, -10% par spécialiste), à un coût élevé (coût unitaire par service +38% généraliste. +39% par spécialiste). D'autres parts, plus de la moitié des médecins de première ligne disent que la qualité des soins s'est détériorée depuis trois ans, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être publié en 2013.
Ces chiffres parlent et à eux seuls laisse profondément réfléchir.
Je reviens sur un des éléments que j'ai lu dans les réponses:
Certes que personne ne peut prévoir le futur, et il est vrai que la meilleure préparation du monde ne remplacera jamais le vécu et le ressenti sur place, mais cela aussi devrait être préparé: On se prépare aussi aux surprises et aux aléas.
Pour mieux expliquer mon point de vue on devrait être prêt à se tromper (disons même à être dans son tort), et surtout prêt à se dire:
'' et dans l'éventualité ou ce plan ne marche pas, je ferais ceci …'' ou
'' si jamais je ne trouve point de solutions à ce problème, j'enchaine avec cela…''ou
'' si je me trouve face à une situation de discrimination raciale et quand jette mon CV à la poubelle, j'opterais pour la solution suivante''….
Voici comment on remplace le vécu et le ressenti et voici comment en surmonte les imprévus; c'est aussi la réponse à la question :
''…mais alors y-a-t-il critères qui permettraient de prévoir la réussite ou l'épanouissement d'un individu ou d'une famille ou qui permettrait de se prémunir contre une situation d'échec ?...''
Un tout dernier point que j'aimerais aborder: le fait de retourner dans son pays d'origine.
Vouloir retourner au pays natal n'est pas méchant en sois, mais es ce vraiment le tout premier reflexe qui devrait nous venir à l'esprit une fois qu'on sent qu'on voudrait quitter son pays d'adoption ? ou lorsqu'on ne sent plus à l'aise dans son pays d'adoption?
Je ne sais pas (peut-être cela est personnel et me touche moi-même) mais je préfère milles fois tenter de changer de villes, de provinces, de pays… bien avant de penser à retourner au pays natal.
Merci de m'avoir lu.
-
kabi got a reaction from J-MI in Je quitte le Québec parce que...
J'ai quitté le Québec et trois éléments ont été décisifs dans ce choix :
Le 1er, je pensais à améliorer mon anglais, car je remarquais malgré tout le tintamarre de l'utilisation et du sauvegarde du français dans la province du Québec, les faits sont limpides: maitriser l'anglais fera franchir des obstacles dans plusieurs domaines (professionnel, académique, social,…) qui jusqu'à présent paraissaient infranchissables. D'ailleurs, de la bouche même de plusieurs employeurs québécois, sans l'anglais il n'est pas possible, pour les immigrants, de gravir les échelons.
Le 2ième élément: mon collègue de classe Rédouane, qui avouait avoir trouvé pénible de maitriser l'anglais en restant à Montréal, a eu la chance de trouver un travail dans une association francophone dans une province anglophone (Saskatchewan). Lors d'une de nos discussions lucides, un de ses constats m'interpella : ''nous trouvons insensé cette idée des immigrants, qui après avoir décidé de faire des milliers de kilomètres, de traverser des océans, sacrifiant tout un environnement dans leur pays natals, et surtout trouvant plein d'entraves dans leur premiers pas d'installation -notamment lors de leur premières années d'immigration- et qui refusent de faire quelques kilomètres de plus dans un milieu ou les témoignages des immigrants, ayant emboités le pas de changement de provinces, sont des plus rassurants''.
5 ans plus tard il a été le premier collègue qui a pu se permettre de s'acheter une maison. 2 ans passés il s'est marié au Maroc, il y a un an il a eu une adorable fille, et actuellement il a eu une bonne promotion dans son travail.
Le 3ième élément: les effets de l'affaire des accommodements raisonnables qui ont sévit au Québec: La hausse des remarques déplacées envers les immigrants, l'incompréhension des immigrants vis-à-vis des résidants de cette province, ainsi que les quelques animosités se dégageant de nos conversations et le fait de tomber dans l'amalgame général mettant ainsi tout membres d'un des groupes dans le même panier, etc… ont été des catalyseurs de ce choix.
J'ai passé 3 ans et demi à Montréal, puis je suis allé vivre 6 ans et demi dans la région de la capitale nationale (Ottawa-Gatineau), finalement, le destin a fait que j'ai opté pour une toute autre province.
Concernant les critères cités dans ce topic, je réponds comme suit:
la rudesse de l'hiver: je reprendrais ma phrase que je répète constamment pour résumer ma pensée : ''seuls les têtes et les poches quand elles sont vides qu'il fait froid, et la chaleur des droits Humains trouvés ici au canada, fait oublié la froideur du climat glacial''. le manque familial: c'est un point à prendre en considération, mais nous savons tous que nous ne vivrons pas éternellement avec nos familles, en plus les moyens technologiques de communications, qui nous permettent de garder contact avec nos proches, apaisent (sensiblement) ce manque. le prix du vin: Dieu merci je ne bois pas! voici un critère de moins l'individualisme nord-américain: je dirais plutôt le ''pragmatisme'' nord-américain. Je m'y suis habitué et je me suis acclimaté à cette attitude. Au fond je dois avouer que je préfère milles fois ce coté froid mais sincère que chaleureux mais hypocrite. difficulté de se faire des amis: j'ai réussi à créer un lien amical solide avec un canadien et sa famille, sinon j'ai appris à différencier entre amis, connaissances, collègues, camarades, et contacts. D'ailleurs je suis heureux de pouvoir avoir des amis-compatriotes à travers tout le canada en plus des tas de connaissances dans différents pays du monde. le manque du pays natal:mon pays est ancré dans mon cœur à jamais, je le porte là ou je vais et à moult occasion je le représente fièrement. Je n'ai donc pas eu besoin de retourner le voir. Il est perpétuellement avec moi. Le système de santé: j'ai laissé ce point en dernier car il y à tant à dire: Je reprendrais ce que les statistiques Québécoises elles-mêmes disent sur la situation du système de santé Québécois: les analystes rapportent que les augmentations de rémunération consenties aux 18000 omnipraticiens et spécialistes ont absorbés 75% de la hausse du budget de la santé en 2013. Leur productivité, elle, décline: Le nombre de médecin a augmenté (+11%; 1828 de plus) ils rendent moins de services (-8% par généraliste, -10% par spécialiste), à un coût élevé (coût unitaire par service +38% généraliste. +39% par spécialiste). D'autres parts, plus de la moitié des médecins de première ligne disent que la qualité des soins s'est détériorée depuis trois ans, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être publié en 2013.
Ces chiffres parlent et à eux seuls laisse profondément réfléchir.
Je reviens sur un des éléments que j'ai lu dans les réponses:
Certes que personne ne peut prévoir le futur, et il est vrai que la meilleure préparation du monde ne remplacera jamais le vécu et le ressenti sur place, mais cela aussi devrait être préparé: On se prépare aussi aux surprises et aux aléas.
Pour mieux expliquer mon point de vue on devrait être prêt à se tromper (disons même à être dans son tort), et surtout prêt à se dire:
'' et dans l'éventualité ou ce plan ne marche pas, je ferais ceci …'' ou
'' si jamais je ne trouve point de solutions à ce problème, j'enchaine avec cela…''ou
'' si je me trouve face à une situation de discrimination raciale et quand jette mon CV à la poubelle, j'opterais pour la solution suivante''….
Voici comment on remplace le vécu et le ressenti et voici comment en surmonte les imprévus; c'est aussi la réponse à la question :
''…mais alors y-a-t-il critères qui permettraient de prévoir la réussite ou l'épanouissement d'un individu ou d'une famille ou qui permettrait de se prémunir contre une situation d'échec ?...''
Un tout dernier point que j'aimerais aborder: le fait de retourner dans son pays d'origine.
Vouloir retourner au pays natal n'est pas méchant en sois, mais es ce vraiment le tout premier reflexe qui devrait nous venir à l'esprit une fois qu'on sent qu'on voudrait quitter son pays d'adoption ? ou lorsqu'on ne sent plus à l'aise dans son pays d'adoption?
Je ne sais pas (peut-être cela est personnel et me touche moi-même) mais je préfère milles fois tenter de changer de villes, de provinces, de pays… bien avant de penser à retourner au pays natal.
Merci de m'avoir lu.
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kabi got a reaction from kuroczyd in Je quitte le Québec parce que...
J'ai quitté le Québec et trois éléments ont été décisifs dans ce choix :
Le 1er, je pensais à améliorer mon anglais, car je remarquais malgré tout le tintamarre de l'utilisation et du sauvegarde du français dans la province du Québec, les faits sont limpides: maitriser l'anglais fera franchir des obstacles dans plusieurs domaines (professionnel, académique, social,…) qui jusqu'à présent paraissaient infranchissables. D'ailleurs, de la bouche même de plusieurs employeurs québécois, sans l'anglais il n'est pas possible, pour les immigrants, de gravir les échelons.
Le 2ième élément: mon collègue de classe Rédouane, qui avouait avoir trouvé pénible de maitriser l'anglais en restant à Montréal, a eu la chance de trouver un travail dans une association francophone dans une province anglophone (Saskatchewan). Lors d'une de nos discussions lucides, un de ses constats m'interpella : ''nous trouvons insensé cette idée des immigrants, qui après avoir décidé de faire des milliers de kilomètres, de traverser des océans, sacrifiant tout un environnement dans leur pays natals, et surtout trouvant plein d'entraves dans leur premiers pas d'installation -notamment lors de leur premières années d'immigration- et qui refusent de faire quelques kilomètres de plus dans un milieu ou les témoignages des immigrants, ayant emboités le pas de changement de provinces, sont des plus rassurants''.
5 ans plus tard il a été le premier collègue qui a pu se permettre de s'acheter une maison. 2 ans passés il s'est marié au Maroc, il y a un an il a eu une adorable fille, et actuellement il a eu une bonne promotion dans son travail.
Le 3ième élément: les effets de l'affaire des accommodements raisonnables qui ont sévit au Québec: La hausse des remarques déplacées envers les immigrants, l'incompréhension des immigrants vis-à-vis des résidants de cette province, ainsi que les quelques animosités se dégageant de nos conversations et le fait de tomber dans l'amalgame général mettant ainsi tout membres d'un des groupes dans le même panier, etc… ont été des catalyseurs de ce choix.
J'ai passé 3 ans et demi à Montréal, puis je suis allé vivre 6 ans et demi dans la région de la capitale nationale (Ottawa-Gatineau), finalement, le destin a fait que j'ai opté pour une toute autre province.
Concernant les critères cités dans ce topic, je réponds comme suit:
la rudesse de l'hiver: je reprendrais ma phrase que je répète constamment pour résumer ma pensée : ''seuls les têtes et les poches quand elles sont vides qu'il fait froid, et la chaleur des droits Humains trouvés ici au canada, fait oublié la froideur du climat glacial''. le manque familial: c'est un point à prendre en considération, mais nous savons tous que nous ne vivrons pas éternellement avec nos familles, en plus les moyens technologiques de communications, qui nous permettent de garder contact avec nos proches, apaisent (sensiblement) ce manque. le prix du vin: Dieu merci je ne bois pas! voici un critère de moins l'individualisme nord-américain: je dirais plutôt le ''pragmatisme'' nord-américain. Je m'y suis habitué et je me suis acclimaté à cette attitude. Au fond je dois avouer que je préfère milles fois ce coté froid mais sincère que chaleureux mais hypocrite. difficulté de se faire des amis: j'ai réussi à créer un lien amical solide avec un canadien et sa famille, sinon j'ai appris à différencier entre amis, connaissances, collègues, camarades, et contacts. D'ailleurs je suis heureux de pouvoir avoir des amis-compatriotes à travers tout le canada en plus des tas de connaissances dans différents pays du monde. le manque du pays natal:mon pays est ancré dans mon cœur à jamais, je le porte là ou je vais et à moult occasion je le représente fièrement. Je n'ai donc pas eu besoin de retourner le voir. Il est perpétuellement avec moi. Le système de santé: j'ai laissé ce point en dernier car il y à tant à dire: Je reprendrais ce que les statistiques Québécoises elles-mêmes disent sur la situation du système de santé Québécois: les analystes rapportent que les augmentations de rémunération consenties aux 18000 omnipraticiens et spécialistes ont absorbés 75% de la hausse du budget de la santé en 2013. Leur productivité, elle, décline: Le nombre de médecin a augmenté (+11%; 1828 de plus) ils rendent moins de services (-8% par généraliste, -10% par spécialiste), à un coût élevé (coût unitaire par service +38% généraliste. +39% par spécialiste). D'autres parts, plus de la moitié des médecins de première ligne disent que la qualité des soins s'est détériorée depuis trois ans, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être publié en 2013.
Ces chiffres parlent et à eux seuls laisse profondément réfléchir.
Je reviens sur un des éléments que j'ai lu dans les réponses:
Certes que personne ne peut prévoir le futur, et il est vrai que la meilleure préparation du monde ne remplacera jamais le vécu et le ressenti sur place, mais cela aussi devrait être préparé: On se prépare aussi aux surprises et aux aléas.
Pour mieux expliquer mon point de vue on devrait être prêt à se tromper (disons même à être dans son tort), et surtout prêt à se dire:
'' et dans l'éventualité ou ce plan ne marche pas, je ferais ceci …'' ou
'' si jamais je ne trouve point de solutions à ce problème, j'enchaine avec cela…''ou
'' si je me trouve face à une situation de discrimination raciale et quand jette mon CV à la poubelle, j'opterais pour la solution suivante''….
Voici comment on remplace le vécu et le ressenti et voici comment en surmonte les imprévus; c'est aussi la réponse à la question :
''…mais alors y-a-t-il critères qui permettraient de prévoir la réussite ou l'épanouissement d'un individu ou d'une famille ou qui permettrait de se prémunir contre une situation d'échec ?...''
Un tout dernier point que j'aimerais aborder: le fait de retourner dans son pays d'origine.
Vouloir retourner au pays natal n'est pas méchant en sois, mais es ce vraiment le tout premier reflexe qui devrait nous venir à l'esprit une fois qu'on sent qu'on voudrait quitter son pays d'adoption ? ou lorsqu'on ne sent plus à l'aise dans son pays d'adoption?
Je ne sais pas (peut-être cela est personnel et me touche moi-même) mais je préfère milles fois tenter de changer de villes, de provinces, de pays… bien avant de penser à retourner au pays natal.
Merci de m'avoir lu.
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kabi got a reaction from ankae in Bilan après un an et demi : je crève de solitude
Bonjour,
Tout d'abord merci d'avoir partagé avec nous un fragment de ton quotidien, c'est très apprécié et sache qu'il n'existe pas un seul immigrant qui n'a pas passé par ces mêmes sentiments et réflexions. Nous avons tous eu nos moments de remise en question et périodes creuses et de bilan personnel à refaire etc….. donc, ce que tu vis est une situation normal pour tout immigrant.
Ensuite je vais me permettre d'apporter quelques conseills et faire sortir quelques points à discuter:
Toute décision qui influencera notre vie devrait prendre suffisamment de temps pour être prise. Vous êtes ici depuis 2012 et vous avez eu un retour en France de 6 mois. 2 à 3 ans ce n’est pas beaucoup. Il y a pleins de choses à faire pour améliorer notre quotidien si après ce laps de temps on ressent qu’il y a quelque chose qui cloche. Donc, prend encore un peu plus de temps avant de faire un bilan global pour décider quel chemin prendre pour pimenter ton quotidien. Euhh je dirais un autre 2 ans fera l'affaire.
Il y a des points positifs dans ton récit : le fait de bien gagner sa vie et vivre dans un cadre agréable (le vieux Québec, appartement meublé …), faire du gym et garder la ligne, participer à des activités sociaux-culturelles (groupe de cuisine familiale), néanmoins il y a 3 points, que je pense, ont contribué à cette sensation (solitude): Les relations superficielles, l’attitude vis-à-vis de ton job et tes enfants.
Les relations superficielles : je me rappelle, il y a quelques années sur le forum même, on a pas mal débattu ce sujet. La phrase qui se répète le plus étant « voilà plus de deux ans que je suis ici et je n'ai toujours pas de '' véritable '' amis , des connaissances oui , mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amitié ».
Des témoignages qui se ressemblent et qui convergent vers le même constat, qu’il est difficile de pourvoir se lier en réelle amitié ici au Québec.
Cette difficulté s'explique par le fait que la notion d'amitié n'a pas la même signification entre ce qu'on a vécu chez nous et celle vécu ici au Québec et au Canada en général. Donc si tu prends le fil par ce bout, tu auras déjà une longueur d'avance. Nos attentes en termes d'amitié doivent donc s'acclimater à notre environnement ici; la froideur que nous ressentons dans les relations n'est qu'un pragmatisme à la sauce nord-américaine (dis toi que si personne ne te rend la balle de t'inviter, ce n'est que le fait que la personne se dit je ne veux pas la déranger dans son quotidien); les liens priorités ne sont pas les mêmes dans l'esprit des nords-américains et le reste du monde...
L'attitude vis-à-vis de ton travail: ce sentiment que tu as vis-à-vis de ton travail y en est un peu aussi. Je comprends que nous sommes amener à garantir nos morceaux de pains et s'assurer d'avoir un toit sous nos têtes, des fois -et à contre cœur- nous faisons un travail qui nous offre tout ceci mais qui ne nous amène pas l'épanouissement espérer. Ainsi nous entrons dans une spirale de monotonie et de routine et nous nous trouvons face au fameux dilemme:
Si je continue ce travail je gagne bien ma vie mais je perds mon enthousiasme, et si je quitte ce travail je regagne ma motivation de vivre une nouvelle vie, mais je ne subviendrais plus à tous mes besoins.
Vue que nous sommes au canada, le pays où on peut changer carrément toute notre vie et revivre une autre toute nouvelle, pense à un changement de compagnie, ou un changement de carrière, ou si tu as encore la volonté de rebondir dans ta vie, pense à un changement de province. Ceci te permettra de relever de nouveaux défis et donneront du piment à ta vie.
La venue des enfants : ils apporteront un peu de joie à la maison, comme ils apporteront de nouveaux défis à relever. Tu te soucies trop d'eux et de leur situation (ce qui est normal car tu es une maman), notamment le désarroi qu'ils peuvent vivre au Canada, avec la non-reconnaissance de leur études et leurs acquis professionnels etc…
Cette situation est certes préoccupante. Ce ne sont pas juste des compatriotes, amis, ou immigrants nouvellement installés,... ce sont TES enfants donc cela te touche profondément et c'est ce qui cause en partie ces soucis quotidiens.
Ce que je peux dire sur ce point, c'est de les laisser vivre leur propres vies avec ses hauts et ses bas ``Nul âme ne sait demain ce qu'elle récoltera et nulle âme ne sait ou son dernier refuge elle l'aura''. Ils affronteront leur nouvelle vie au Canada avec ce que ce changement apportera, mais au mieux ils seront armés par vos expériences (les tiennes et ceux de ton conjoints), ils auront une famille avec eux, une sorte de protection et seront bien outiller au début… le reste du chemin c'est à eux de le faire.
Comme j'ai dit nous sommes au canada, le pays où on peut changer carrément toute notre vie et revivre une autre toute nouvelle, soit là pour leur tenir la main, mais en même temps laisse les voler de leurs propres ailes….
Un dernier point: Le retour en France n'est pas forcément une bonne idée mais changer de ville, ou de travail, ou de carrière etc…. est plus préconisé selon moi. Car ce qui te seras bénéfique ce n'est pas un retour en arrière mais plutôt un saut en avant.
Bonne chance.
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kabi got a reaction from Céline190679 in Bilan après un an et demi : je crève de solitude
Bonjour,
Tout d'abord merci d'avoir partagé avec nous un fragment de ton quotidien, c'est très apprécié et sache qu'il n'existe pas un seul immigrant qui n'a pas passé par ces mêmes sentiments et réflexions. Nous avons tous eu nos moments de remise en question et périodes creuses et de bilan personnel à refaire etc….. donc, ce que tu vis est une situation normal pour tout immigrant.
Ensuite je vais me permettre d'apporter quelques conseills et faire sortir quelques points à discuter:
Toute décision qui influencera notre vie devrait prendre suffisamment de temps pour être prise. Vous êtes ici depuis 2012 et vous avez eu un retour en France de 6 mois. 2 à 3 ans ce n’est pas beaucoup. Il y a pleins de choses à faire pour améliorer notre quotidien si après ce laps de temps on ressent qu’il y a quelque chose qui cloche. Donc, prend encore un peu plus de temps avant de faire un bilan global pour décider quel chemin prendre pour pimenter ton quotidien. Euhh je dirais un autre 2 ans fera l'affaire.
Il y a des points positifs dans ton récit : le fait de bien gagner sa vie et vivre dans un cadre agréable (le vieux Québec, appartement meublé …), faire du gym et garder la ligne, participer à des activités sociaux-culturelles (groupe de cuisine familiale), néanmoins il y a 3 points, que je pense, ont contribué à cette sensation (solitude): Les relations superficielles, l’attitude vis-à-vis de ton job et tes enfants.
Les relations superficielles : je me rappelle, il y a quelques années sur le forum même, on a pas mal débattu ce sujet. La phrase qui se répète le plus étant « voilà plus de deux ans que je suis ici et je n'ai toujours pas de '' véritable '' amis , des connaissances oui , mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amitié ».
Des témoignages qui se ressemblent et qui convergent vers le même constat, qu’il est difficile de pourvoir se lier en réelle amitié ici au Québec.
Cette difficulté s'explique par le fait que la notion d'amitié n'a pas la même signification entre ce qu'on a vécu chez nous et celle vécu ici au Québec et au Canada en général. Donc si tu prends le fil par ce bout, tu auras déjà une longueur d'avance. Nos attentes en termes d'amitié doivent donc s'acclimater à notre environnement ici; la froideur que nous ressentons dans les relations n'est qu'un pragmatisme à la sauce nord-américaine (dis toi que si personne ne te rend la balle de t'inviter, ce n'est que le fait que la personne se dit je ne veux pas la déranger dans son quotidien); les liens priorités ne sont pas les mêmes dans l'esprit des nords-américains et le reste du monde...
L'attitude vis-à-vis de ton travail: ce sentiment que tu as vis-à-vis de ton travail y en est un peu aussi. Je comprends que nous sommes amener à garantir nos morceaux de pains et s'assurer d'avoir un toit sous nos têtes, des fois -et à contre cœur- nous faisons un travail qui nous offre tout ceci mais qui ne nous amène pas l'épanouissement espérer. Ainsi nous entrons dans une spirale de monotonie et de routine et nous nous trouvons face au fameux dilemme:
Si je continue ce travail je gagne bien ma vie mais je perds mon enthousiasme, et si je quitte ce travail je regagne ma motivation de vivre une nouvelle vie, mais je ne subviendrais plus à tous mes besoins.
Vue que nous sommes au canada, le pays où on peut changer carrément toute notre vie et revivre une autre toute nouvelle, pense à un changement de compagnie, ou un changement de carrière, ou si tu as encore la volonté de rebondir dans ta vie, pense à un changement de province. Ceci te permettra de relever de nouveaux défis et donneront du piment à ta vie.
La venue des enfants : ils apporteront un peu de joie à la maison, comme ils apporteront de nouveaux défis à relever. Tu te soucies trop d'eux et de leur situation (ce qui est normal car tu es une maman), notamment le désarroi qu'ils peuvent vivre au Canada, avec la non-reconnaissance de leur études et leurs acquis professionnels etc…
Cette situation est certes préoccupante. Ce ne sont pas juste des compatriotes, amis, ou immigrants nouvellement installés,... ce sont TES enfants donc cela te touche profondément et c'est ce qui cause en partie ces soucis quotidiens.
Ce que je peux dire sur ce point, c'est de les laisser vivre leur propres vies avec ses hauts et ses bas ``Nul âme ne sait demain ce qu'elle récoltera et nulle âme ne sait ou son dernier refuge elle l'aura''. Ils affronteront leur nouvelle vie au Canada avec ce que ce changement apportera, mais au mieux ils seront armés par vos expériences (les tiennes et ceux de ton conjoints), ils auront une famille avec eux, une sorte de protection et seront bien outiller au début… le reste du chemin c'est à eux de le faire.
Comme j'ai dit nous sommes au canada, le pays où on peut changer carrément toute notre vie et revivre une autre toute nouvelle, soit là pour leur tenir la main, mais en même temps laisse les voler de leurs propres ailes….
Un dernier point: Le retour en France n'est pas forcément une bonne idée mais changer de ville, ou de travail, ou de carrière etc…. est plus préconisé selon moi. Car ce qui te seras bénéfique ce n'est pas un retour en arrière mais plutôt un saut en avant.
Bonne chance.
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kabi got a reaction from Mimye in Saskatchewan: une aubaine pour les candidats à l'immigration
Bonsoir,
Je partage avec vous cet article intéressant, sur les immigrants francophones qui ont choisit de s'établir au Saskatchewan.
Cette province connait ces dernières années une croissance économique prospère, alors que le nombre d'habitant est à peine un million, ce qui cause un manque flagrant de ressources humaines.
Les statistiques estiment qu'il va falloir 94 500 emplois de plus dans les années à venir. Certains secteurs tels le bâtiment ou les services sociaux, ainsi que certaines professions, telles mécaniciens, soudeurs, peintres industriels et camionneurs sont en manque constant de personnel; en conséquence, les sociétés font continuellement appel à la main-d'oeuvre en provenance de l'extérieur.
En plus des départs à la retraite, c'est surtout le contexte économique bien plus favorable dans cette province qui en est la cause: L'agriculture est prospère, des personnes ont pu rembourser leur prêt d'achat de terrain avant leur date d'échéance grâce à des profits en augmentation, ainsi que d'énormes projets d'extension de capacité sont à venir (la construction de la future usine de l'allemand K+S, le leader mondial de la potasse, démarrera fin 2016).
Comme tout immigrant, les premiers pas ne sont pas faciles, il faut se familiariser avec son nouvel entourage, les routes, le matériel, le climat, mais le majeur obstacle des immigrants francophones reste l'anglais.
Pour y remédier, beaucoup tente l'expérience du bénévolat, ce qui est bénéfique pour plusieurs; de plus la tension sur le marché du travail rend attractif le secteur des emplois communautaires et comme il existe une communauté grandissante de francophones au Saskatchewan, (Ils seraient 10000 à Regina sur une population totale de 250000) le fait de parler français devient un atout à l'embauche dans cette communauté et par extension, l'amélioration de l'anglais au fil des jours -à force de côtoyer le quotidien anglophone- réduit cette barrière à la mobilité professionnelle.
L'article finit par une note douce sur la vie dans cette province. Au Saskatchewan, la vie va plus doucement. Si la vie sociale parait limitée pour une personne seule, ou célibataire, le cadre de cette province lui est adapté à la vie de famille. La froideur du climat glacial est néanmoins chaleureuse car on y vit comme dans un grand village, créant ce qu'on appelle un ''esprit des Prairies''; et comme disait un des immigrants Francophone: au Saskatchewan on y trouve un "accélérateur de carrière, en termes de salaire et de responsabilités''.
Canada: le Saskatchewan, une aubaine pour les candidats à l'immigration Par Jean-Michel Demetz, publié le 17/11/2014 à 11:00 Source: http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/canada-le-saskatchewan-une-aubaine-pour-les-candidats-a-l-immigration_1622637.html
Bonne lecture!
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kabi got a reaction from SarahJade in Bilan après un an et demi : je crève de solitude
Bonjour,
Tout d'abord merci d'avoir partagé avec nous un fragment de ton quotidien, c'est très apprécié et sache qu'il n'existe pas un seul immigrant qui n'a pas passé par ces mêmes sentiments et réflexions. Nous avons tous eu nos moments de remise en question et périodes creuses et de bilan personnel à refaire etc….. donc, ce que tu vis est une situation normal pour tout immigrant.
Ensuite je vais me permettre d'apporter quelques conseills et faire sortir quelques points à discuter:
Toute décision qui influencera notre vie devrait prendre suffisamment de temps pour être prise. Vous êtes ici depuis 2012 et vous avez eu un retour en France de 6 mois. 2 à 3 ans ce n’est pas beaucoup. Il y a pleins de choses à faire pour améliorer notre quotidien si après ce laps de temps on ressent qu’il y a quelque chose qui cloche. Donc, prend encore un peu plus de temps avant de faire un bilan global pour décider quel chemin prendre pour pimenter ton quotidien. Euhh je dirais un autre 2 ans fera l'affaire.
Il y a des points positifs dans ton récit : le fait de bien gagner sa vie et vivre dans un cadre agréable (le vieux Québec, appartement meublé …), faire du gym et garder la ligne, participer à des activités sociaux-culturelles (groupe de cuisine familiale), néanmoins il y a 3 points, que je pense, ont contribué à cette sensation (solitude): Les relations superficielles, l’attitude vis-à-vis de ton job et tes enfants.
Les relations superficielles : je me rappelle, il y a quelques années sur le forum même, on a pas mal débattu ce sujet. La phrase qui se répète le plus étant « voilà plus de deux ans que je suis ici et je n'ai toujours pas de '' véritable '' amis , des connaissances oui , mais je n'appelle pas vraiment ça de l'amitié ».
Des témoignages qui se ressemblent et qui convergent vers le même constat, qu’il est difficile de pourvoir se lier en réelle amitié ici au Québec.
Cette difficulté s'explique par le fait que la notion d'amitié n'a pas la même signification entre ce qu'on a vécu chez nous et celle vécu ici au Québec et au Canada en général. Donc si tu prends le fil par ce bout, tu auras déjà une longueur d'avance. Nos attentes en termes d'amitié doivent donc s'acclimater à notre environnement ici; la froideur que nous ressentons dans les relations n'est qu'un pragmatisme à la sauce nord-américaine (dis toi que si personne ne te rend la balle de t'inviter, ce n'est que le fait que la personne se dit je ne veux pas la déranger dans son quotidien); les liens priorités ne sont pas les mêmes dans l'esprit des nords-américains et le reste du monde...
L'attitude vis-à-vis de ton travail: ce sentiment que tu as vis-à-vis de ton travail y en est un peu aussi. Je comprends que nous sommes amener à garantir nos morceaux de pains et s'assurer d'avoir un toit sous nos têtes, des fois -et à contre cœur- nous faisons un travail qui nous offre tout ceci mais qui ne nous amène pas l'épanouissement espérer. Ainsi nous entrons dans une spirale de monotonie et de routine et nous nous trouvons face au fameux dilemme:
Si je continue ce travail je gagne bien ma vie mais je perds mon enthousiasme, et si je quitte ce travail je regagne ma motivation de vivre une nouvelle vie, mais je ne subviendrais plus à tous mes besoins.
Vue que nous sommes au canada, le pays où on peut changer carrément toute notre vie et revivre une autre toute nouvelle, pense à un changement de compagnie, ou un changement de carrière, ou si tu as encore la volonté de rebondir dans ta vie, pense à un changement de province. Ceci te permettra de relever de nouveaux défis et donneront du piment à ta vie.
La venue des enfants : ils apporteront un peu de joie à la maison, comme ils apporteront de nouveaux défis à relever. Tu te soucies trop d'eux et de leur situation (ce qui est normal car tu es une maman), notamment le désarroi qu'ils peuvent vivre au Canada, avec la non-reconnaissance de leur études et leurs acquis professionnels etc…
Cette situation est certes préoccupante. Ce ne sont pas juste des compatriotes, amis, ou immigrants nouvellement installés,... ce sont TES enfants donc cela te touche profondément et c'est ce qui cause en partie ces soucis quotidiens.
Ce que je peux dire sur ce point, c'est de les laisser vivre leur propres vies avec ses hauts et ses bas ``Nul âme ne sait demain ce qu'elle récoltera et nulle âme ne sait ou son dernier refuge elle l'aura''. Ils affronteront leur nouvelle vie au Canada avec ce que ce changement apportera, mais au mieux ils seront armés par vos expériences (les tiennes et ceux de ton conjoints), ils auront une famille avec eux, une sorte de protection et seront bien outiller au début… le reste du chemin c'est à eux de le faire.
Comme j'ai dit nous sommes au canada, le pays où on peut changer carrément toute notre vie et revivre une autre toute nouvelle, soit là pour leur tenir la main, mais en même temps laisse les voler de leurs propres ailes….
Un dernier point: Le retour en France n'est pas forcément une bonne idée mais changer de ville, ou de travail, ou de carrière etc…. est plus préconisé selon moi. Car ce qui te seras bénéfique ce n'est pas un retour en arrière mais plutôt un saut en avant.
Bonne chance.




