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RobinDesBois

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Everything posted by RobinDesBois

  1. Oui ... LeBalladin c'est moé. RobinDesBois. Ma femme était enthousiaste d'après les contacts qu'elle avait sur Lethbridge et cela montre surtout à quel point on peut se faire berner dans ce pays. Accessoirement ça montre aussi, mais je ne veux pas être trop mysogyne, ce qu'on dit sur la capacité des femmes à se faire une idée puis une autre. Car maintenant elle est repartie. Avec notre fille. Je ne vais pas chiffrer les milliers de dollars dépensés dans ce double déménagement dû à la sottise de venir sur cette ville paumée au fond de l'Alberta, ni non plus ceux perdus du simple fait de se trouver entourés de ces (...) de Rednecks qui pensent qu'on est là pour de la jobine bon marché. En effet, ce serait vertigineux. Que tout un chacun se le dise, il est scandaleusement idiot de s'accorder un droit à l'erreur quand on passe d'un coin à un autre, car pour de bon, ça peut se mettre à tourner à la catastrophe. Les jobines qu'on peut avoir ici, c'est du cauchemar. Exemple : je connais un couple de gens venus ici, en doux rêveurs, avec résidence permanente mais qui ont à présent envie de retourner dans leur pays qui se trouve dans le Tiers Monde. Ils sont cependant ... comment dire ... enfin, disons, ils ne sont pas "minorité visible". C'est la soeur de Madame qui les avait convaincu, aidée par son mari qui est canadien et qui les assurait qu'ici il suffit de frapper à la porte d'un employeur pour être recruté. Enfin, quoi qu'il en soit, ils en sont à présent, les deux, alors qu'elle est architecte et qu'il est dessinateur graphique, à pousser un chariot rempli de petits pois et à manie la pelle, et attention, à raison de huit heures par jour hein, pour remplir des seaux (et les transporter, ça va de soi) de 30 livres de petits pois. Horaires tournants, ça peut être de nuit, de jour ou d'après-midi. Alors ... Est-ce que ce genre d'aventure canadienne en tente beaucoup ?? Je foutrai le camp aussi de cette ville. Je suis dans les boites de carton, planifiant ce qu'on peut. Problème N°1 : faire le meilleur déménagement possible tout en étant fauchés, après près d'un an dans un coin pareil.
  2. Je viens de regarder le site officiel de la ville de Grande Prairie. RIEN n'y est lisible concernant ces projets. Leurs projets d'ouverture à l'immigration semblent remarquablement discrets. Il y a quelques semaines j'ai eu la curiosité d'appeler une agence de services aux immigrants et j'ai rapidement raccroché, car j'avais une personne incompétente au bout du fil. A part raconter "venez nous voir" ils ne savent rien du tout. Une sorte de planque. Pour s'en faire une idée je recommande de voir leur site : http://www.telusplanet.net/public/reading1/ ... Depuis longtemps je n'avais plus vu un petit groupe de pages internet si sommaire. On se croirait dans les années 80 lorsqu'on commençait à parler d'internet. N'en reste pas moins que ces mauriciens ont eu bon goût de se présenter là. Sympa, les mauriciens. J'en ai vu à Yellowknife. J'étais surpris de voir des hindous se parler français. En fait ils étaient de l'île Maurice.
  3. Salluit et Kuujjuaraapik (... comment ça se prononce ?), patelins d'un millier d'habitants ... à comparer avec Yellowknife ? Ok, Yellowknife et Toronto ne jouent pas dans la même catégorie mais tout de même, il ne faut pas déconner. YK se compare plutôt à Whitehorse qu'à ces patelins esquimaux. A YK, les loyers ne sont "que" de 1300 un peu plus pour un appartement de une chambre ou plus. Et les achats au supermarché ne sont pas spécialement chers. Il faut aller dans un coin du genre Inuvik pour savoir ce que c'est, d'être à Salluit ou dans l'autre, là, Kuujuuu-etc.
  4. P'têt bin que oui, p'têt bin que non. Seul moyen de le savoir : aller sur place, ce qui requiert quelques réserves financières et un bon niveau en anglais.
  5. Ce qui est intéressant c'est de voir quelqu'un faisant ardemment la promotion du Yukon puis qui un beau jour fout le camp en Colombie Britannique. Ce qui est intéressant aussi c'est de voir que si on mentionne ce fait on passe déjà pour un emmerdeur. Tout ce que j'ai découvert, c'est ta tentative de me faire passer pour un imbécille qui, à t'en croire, n'était pas au courant que Yellowknife est en climat subarctique, à quelques centaines de kilomètres du cercle polaire (plus au Nord que Whitehorse), à la limite entre taïga et toundra, au bord d'un lac qui est gelé sept mois par an. Euuh ... pardon ... ? Enfin, que ça se passe bien tant mieux, enchanté de le savoir, c'est même bon voire très bon à savoir, tu dois avoir la bonne attitude etc. c'est très intéressant. Grand bien te fasse. Bonne route. Et lorsque toi aussi tu te seras cassé en Colombie Britannique, fais-nous signe.
  6. Merci de procéder à cet enfoncement de porte ouverte, dont la violence pourrait faire pâlir Monsieur de La Palisse.
  7. Concernant Grande Prairie ... Cet après-midi ma femme en a eu un reflet. Eh oui. Incroyable mais vrai. Dans la rue, elle voulait appeler un taxi. Il fallait que quelqu'un lui prête son téléphone portable. Fortuitement, elle est tombée sur une africaine (de Somalie) qui avait vécu à Grande Prairie et qui a un peu jasé avec elle. Elle a raconté qu'à la première occasion elle montera dans un bus et s'en ira de retour avec ses enfants vers Grande Prairie. Lethbridge, ville de Mormons (de ...) racistes, ne l'a pas conquise c'est le moins qu'on puisse dire. Elle dit s'être faite virer deux fois en un an des jobines qu'elle a péniblement réussi à "décrocher". Par contre elle raconte qu'à Grande Prairie il y a du boulot et que ça n'est pas si gênant d'y avoir la peau foncée.
  8. Mieux vaut tard que jamais ... et à supposer que tu continues de circuler sur ce forum ... Evite en tout cas de te fourrer dans la bouche du loup en te dirigeant sur Lethbride ou Medecine Hat. Saskatoon ... je ne connais mais je n'en entends dire que du bien ... difficile de donner des conseils parfois. Quant à Yellowknife ... il faut un côté aventurier relativement marqué. C'est à quitte ou double. Ce peut être "quitte" si t'as dans ton entourage (ce fut mon cas) quelqu'un qui voit tout en noir, qui n'aime pas ce petit coin isolé, ces tas d'ivrognes (généralement indigènes) dans la rue, et qui fait tout pour que ça foire. Ce peut être double si t'as de la chance ... et que tu sais repérer les bons filons et t'y orienter, en te faisant le réseau adéquat. Dans ce cas il te faudra probablement aimer cirer les pompes des québécois de l'une des associations francophones locales ou bien, si t'es bonne en anglais, te trouver d'autres moyens de connaître du monde, notamment en te faisant apprécier dans ton milieu du travail y compris si c'est de la jobine. Ou des jobines, vu que là bas c'est assez habituel d'avoir plus d'un boulot. Bonne chance dans ces choix difficiles.
  9. Etre pauvre et se les geler, ce n'est probablement pas la combinaison gagnante. Voici un article qui raconte qu'il est bel et bien possible d'être pauvre, là-haut. http://rabble.ca/blogs/bloggers/progressive-economics-forum/2012/05/yukon-poverty-amongst-plenty Vu que je n'y suis pas allé je ne saurai trop dire si ce qui y est dit est vrai ... mais c'est troublant.
  10. J'ai vu un parisien qui fut assez couillu pour venir avec son CSQ à l'aéroport de Yellowknife, aux territoires nord-ouest. Il n'eut aucun ennui. Les québécois installés sur place le reçurent d'ailleurs comme un prince. C'était il y a deux ans. Il est bien possible que les anglophones aient tendance à reserrer les vis car ils en ont marre de voir arriver des masses d'immigrants francophones qui, à un moment ou un autre, se retrouvent en difficulté et leur créent des ennuis (cours d'anglais, aides sociales etc.)
  11. La qualité des soins ... J'oubliais ... Bin ... la même que partout ailleurs au Canada, hein. => Consommer du tylénol, conclusion habituelle. Panacée. Et "it's Ok" presque avant même d'avoir regardé le patient.
  12. Si on peut extrapoler la situation de Yellowknife à celle qu'il doit y avoir à Whitehorse ... * Docteur de famille, ça doit être facile à trouver. Le gouvernement fédéral s'arrange (via leurs salaires) pour qu'il y ait beaucoup de médecins. * Hopital donnant une sensation ridiculement luxueuse. Très appréciable quantité de personnel soignant par rapport au nombre de patients. * Hélicoptère vers Edmonton pour toute situation particulière du genre attaque cardiaque.
  13. Me renseignant sur Winnipeg concernant le logement j'ai entendu par hasard quelqu'un qui avait un logement à louer me dire (il devait être plus honnête que commercial) que Winnipeg est la "capitale du crime" et qu'il souhaitait m'en avertir. Il se justifiait ainsi d'avoir entamé une description de tous les voisins du logement en question, me disant qu'à Winnipeg on ne prend jamais logement sans savoir quels voisins on aura. Oh la belle ambiance que voilà. Autre signe inquiétant qu'il m'a donné : jusqu'à présent les gens qui se sont montrés intéressés par ce logement étaient tous des assistés sociaux. Et là je me suis dit "putain, c'est quoi ce coin ?" + moustiques + guêpes + hivers quasi polaires Bon point ... enfin, ça se discute : plus généreux système social qu'ailleurs. Si on a beaucoup besoin de soins médicaux c'est là qu'il faut se pointer. Autre possible bon point : présence francophone marquée. La question indigène, "politiquement incorrecte" donc peu citée en général, se pose de façon criante selon d'autres témoignages. Bref, Winnipeg est à oublier si ce n'est pour ceux qui veulent tester la force de leur répulsif anti-moustiques.
  14. Ah bin oui ... Edmonton, "un trou épouvantable". Quelle belle imagerie. Puissant, hein. A ce rythme l'ensemble du Canada est un trou épouvantable y compris le Québec, où seul Montréal pourrait ressembler à une ville.
  15. Calgary, tout le monde l'a en bouche, ça sonne comme "Toronto", "Vancouver" ou "Montréal". A peu près de la même taille, environ 300 km plus au Nord : Edmonton. Curieusement tout le monde s'en fout ... sauf les connaisseurs. Je me trouve au sud de l'Alberta. Tous les témoignages auxquels j'ai accès concordent : ceux qui ne veulent pas s'emmerder avec des problèmes de recherche d'emploi ont plutôt intérêt à choisir Edmonton que Calgary, qui se trouve saturée. Et ne parlons pas de coins comme Lethbridge où je suis fourré (ayant permis l'an passé à ma femme de prendre des décisions, ce que je me reproche amèrement), au sud de l'Alberta. Un peu comme Montpellier en France. Tout le monde veut y vivre quitte à endurer de grosses difficultés. Facteur climat, peut-être. Second facteur possible : des canadiens fuient l'atmosphère trop cosmopolite des grandes villes situées plus au Nord. Outre Edmonton on signale Fort McMurray qui est totalement focalisée sur les pétroles bitumineux (sujet à polémiques puisque même les américains se disent scandalisés par le saccage écologique qu'entraine leur exploitation) et qui se distingue par le prix délirant des loyers, surtout si on les rapporte par rapport aux petites surfaces des logements. On signale aussi Grande Prairie, mais c'est moins connu. Sorte de triangle des Bermudes. On dirait que ceux qui y ont été un jour sont avalés à tout jamais. Ou bien internet n'existe pas, là-bas. Je ne sais pas. D'ici où je suis c'est à peu près à la même distance, ou encore plus loin, que Winnipeg. Ce n'est pas demain que je pourrai me rendre là et voir ce qui s'y passe (s'il s'y passe quelque chose). Organismes d'aide aux immigrants : une large floppée dans les deux grandes villes (Calgary et Edmonton) et par contre presque le désert dans les petites villes. Mais il y a toutes sortes d'agences privées qui donnent leurs services gratuits (la province paye) pour le placement. Certaines proposent des formations. Profils recherchés : ouvrier. C'est clair. Ils veulent du technicien. Mécano, camionneur, soudeur ... Enfin, c'est en tout cas ce que je vois à Lethbridge et c'est aussi ce dont je me souviens de mes lectures du journal de Grande Prairie auquel je m'étais abonné (j'étais dans les territoires nord ouest) l'an passé. Bonne chance.
  16. J'ai trouvé un belge en Colombie Britannique, le voici : http://web.mac.com/craglake/fr/Contact.html Il est traducteur. Il vivait précédemment au Yukon. Il est maintenant sur l'île de Vancouver. Son pseudo sur ce forum était Kroston si j'ai bon souvenir.
  17. Suggestion : "Permis d'enseigner", tapé sur Google.fr On ne va pas te demander d'aller passer le Capes. Peut-être par contre qu'on te demandera de suivre plusieurs années d'études. Option : passer par l'Ontario : http://www.education.uottawa.ca/fr/premier-cycle/formation.. Un permis ontarien est transformable en permis québécois.
  18. Peut-être dommage ce genre de polémiques dans ce forum, avec à chaque fois des piles impressionantes de passages "quotés". S'il y en a qui s'en fichent de Lethbridge ça peut se comprendre mais svp pourriez-vous régler vos comptes ailleurs ?
  19. Que je sache, Oui. Originaires de Salt Lake City, aux états unis. Ils sont massivement présents. Leurs églises sont à chaque point stratégique de cette ville.
  20. Ok merci de l'invitation. Au fait : je suis d'origine belge, comme toi dirait-on. Grande Prairie : intéressant mais ma femme qui est d'origine latino-américaine est entrée en panique par rapport aux petites villes. Proverbe espagnol : "pueblo chico infierno grande". Village petit enfer grand.
  21. Je continue de me trouver à Lethbridge, principalement parce que ça coûte de déménager, surtout quand on n'est plus seul, et que cette fois je compte y réfléchir à deux fois avant de me trouver une destination. J'aimerais essayer Grande Prairie mais je crois que comme à peu près tout immigrant j'irai là où les chances de rencontrer de "vrais canadiens" sont aussi faibles que possible, c'est-à-dire, dans une grande ville. Il y en a deux en Alberta, il y en a une autre au Manitoba. J'hésite.
  22. Ces coups de fil intempestifs en plein week-end, je ne pense pas que j'y aurais eu droit. Il est vrai que le genre de boulot ne s'y prêtait pas. Je n'ai pas non plus assisté à des propos tonitruants, ouvertement xénophobes, du genre "you may lunch with the aliens". Mais à nouveau, ce peut être juste dû à une circonstance particulière : j'ai été tout simplement le seul alien dans cette boite pleine de Mormons. De toute façon l'ambiance chrétienne se prête plus facilement à un genre de harcèlement subtile qu'à une quelconque forme d'injure. Le gros que j'ai mentionné a parfois laissé poindre ce qu'il pensait de l'arrivée des étrangers dans son monde. Il était originaire de Calgary et je pense qu'il l'a quittée parce qu'il ne pouvait pas supporter l'ambiance multiculturelle et les difficultés croissantes pour trouver de l'emploi. Je n'en suis pas certain. On ne peut jamais être certain de ce que pensent ces gens. Mais si je pense qu'il pense cela, c'est suite à un échange que j'ai eu avec lui, parlant des mérites comparés de Calgary et d'Edmonton. Je lui ai dit que Calgary semblait avoir attiré trop de monde et subitement il a dit, d'un ton pointu et légèrement véhément, à l'anglaise : "Oh, it probably has !". Le genre de harcèlement auquel on a affaire avec ces gens est relativement simple à mettre en place. Principe de base : il est interdit de se plaindre de quoi que ce soit. Tu dis au patron "J'ai un problème avec X", il te répond "parles-en avec X". A partir de là, n'importe quoi peut t'arriver. T'es totalement à leur merci. On est bon alors pour entrer dans le jeu du chat et de la souris. Exemples : 1 - J'ai vu un jour que j'avais un "locker" à mon nom. J'en ai été surpris. Je disais ça d'un ton anodin à mon superviseur. "Tiens, il y a un espace pour moi". Il me regarde faisant une sale gueule, comme si à chaque fois que j'ouvre la bouche je fais un truc à quoi il ne s'attend pas, puis me dit "oui, tout le monde a son locker". 2 - J'ai demande à un gars qui s'occupe de choses techniques si je pouvais avoir un jerrycan un peu plus gros, et je lui ai demandé aussi si ça valait vraiment la peine qu'on traverse toute la ville (avec le gros) pour venir lui rendre une "gas card", carte à acheter du carburant. Anodin ? Non. L'autre superviseur est venu me demandé pourquoi j'avais été furieux avec ce gars. Je lui ai dit que non, je n'ai pas été furieux, mais l a insisté, qu'il l'avait mal pris, et que ça n'était pas bon pour moi, qu'il vaut mieux être gentil avec lui etc. Lui ayant mentionné qu'on aimerait mettre un peu plus d'efficacité dans notre boulot il m'a répondu que non, je devrais surtout me soucier de la qualité de ce qu 'on fait. Mais c'est totalement faux. On est sans cesse mesurés sur la quantité de revenu qu'on produit par heure. 3 - Matériel de merde mis à disposition, c'est ce qu'il y a de plus classique. Là aussi, zéro recours possible. Le mur. Totalement lisse Je n'ai entendu aucune blague raciste ni aucun propos s'y assimilant. Personnellement je n'en aurais pas été affecté vu que je ne suis ni plus ni moins basané qu'eux. Je crois d'ailleurs que les attitudes de ces gens sont de loin plus pernicieuses qu'un quelconque harcèlement verbal. Entre eux il est impossible de tenir une année. J'avais relevé ce défi mais j'ai fini par me rendre à l'évidence.
  23. J'aimerais me trouver à Red Deer d'où on peut facilement s'en aller soit vers Edmonton ou Calgary. D'après Kijiji il semble qu'Edmonton soit une ville plus recommandable pour trouver un emploi. Et ça n'est pas la porte à côté, par rapport à ici dans ce coin sud-ouest. Je me demande si Red Deer était vraiment du genre Lethbridge. C'est plus grand et il n'y a probablement pas cette floppée impressionante de sectes protestantes radicales qu'on voit ici. Ces mennonites avec leurs vêtements noirs et leurs chapeaux de cow-boys, on les voit et on comprend de quoi ils sont faits. Tu ne croises jamais leur regard. Leurs bonnes femmes, vêtues style 18ème siècle, même chose. Regards fuyants. Ils circulent en bande, dans leurs bagnoles aux vitres fumées. On se demande quelles partouzes ils se font à l'intérieur. J'ai souvent bossé avec un bon gros, relativement sympa par rapport aux autres mais peut-être tout aussi sournois. C'est bien dommage que je n'aie pas osé lui prendre une photo quand il prenait sa ration de hamburgers. Quand on roulait ensemble dans notre camion, qu'écoutait-il ? Bin, ça va de soi. Il s'est trouvé une radio qui parlait perpétuellement de hockey, disséquant minutieusement les mérites de tel ou tel joueur. Un jour il s'est mis à bosser vêtu d'un tee-shirt à la gloire de "straight pride". Il me regardait d'un drôle d'air. Je me suis dit ... "est-ce que ce débile me prend pour un pédé ?". Mais c'est le genre de circonstance où il ne faut surtout pas se fâcher. C'est précisément ce qu'ils recherchent. Et c'est au moins quelque chose de bien avec le genre Redneck. Ils sont prévisibles. D'un côté ils t'étouffent, ils te font ch**r, mais d'un autre côté tu les vois venir.
  24. Bon ... après plusieurs mois d'absence me revoici, sous un autre pseudo. Je souhaite principalement signaler à tout un chacun qui s'intéresse à l'Alberta que Lethbridge n'est pas à conseiller, par rapport à d'autres villes (Calgary, Edmonton notamment) plus accueillantes. Je crois que "coeden" en dirait autrement mais je ne fais que dire mon avis, selon mon expérience. Je ne suis pas introduit dans le réseau franco-canadien local. Je me suis intéressé à un moment à un poste dans la médiathèque et ça a foiré. J'ai eu à tort ou à raison le réflexe Fuck You. J'ai travaillé pendant de nombreux mois dans une entreprise où on est tous blancs et je suis le seul immigrant. Enfin, j'étais, car j'ai décidé de tourner la page et de me rechercher d'autres horizons. L'atmosphère est bonne pour améliorer son anglais, ça oui, mais à part ça c'est moyen moyen. Je ne sais trop s'il faut mettre les mormons dans le même sac que les rednecks, car je ne les ai jamais vus de près, mais il ne doit pas y avoir beaucoup de nuances à faire entre eux. Ce n'est rien de très particulier en fait. En Europe aussi des ambiances pareilles existent. M'en vais à l'Ouest ou au Nord, je ne sais trop encore. Enfin, bonne route à ceux qui veulent l'Alberta mais visez bien et pas trop au Sud car ça craint, je vous le dis.
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