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cahouette

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    cahouette got a reaction from Pandore in Ma vision de l'immigration   
    Ce texte reflète tout à fait la dure réalité d'un immigrant. C'est vraiment bien de pouvoir partager ses expériences là.
    On sent que tu as du vécu et que tu ne viens pas de débarquer. L’euphorie du début a totalement disparue.
    On lit trop dans ce forum justement le genre de texte c'est trop bien le Québec venez au Québec c'est mieux qu'en France alors que c'est complètement faux.
    Le Québec est loin d'être l'eldorado et les gens supers ouverts gentils et sympatriques comme on nous le dit en France.
    Et non le Québec est un pays comme un autre avec ses qualités et ses défauts comme la France d'ailleurs.
    Pour ma part, je pense qu'on est bien que chez soi.
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    cahouette got a reaction from mimssimo in Ma vision de l'immigration   
    Ce texte reflète tout à fait la dure réalité d'un immigrant. C'est vraiment bien de pouvoir partager ses expériences là.
    On sent que tu as du vécu et que tu ne viens pas de débarquer. L’euphorie du début a totalement disparue.
    On lit trop dans ce forum justement le genre de texte c'est trop bien le Québec venez au Québec c'est mieux qu'en France alors que c'est complètement faux.
    Le Québec est loin d'être l'eldorado et les gens supers ouverts gentils et sympatriques comme on nous le dit en France.
    Et non le Québec est un pays comme un autre avec ses qualités et ses défauts comme la France d'ailleurs.
    Pour ma part, je pense qu'on est bien que chez soi.
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    cahouette reacted to kzrystof in Ma vision de l'immigration   
    Ce message est le résultat de ma réflexion sur la question qui avait été posé dans ce forum, à savoir quels sont les plus grosses erreurs à faire en immigrant. La réponse, s'il en existe une, ne m'est pas venue tout de suite. Voici cependant ce que j'ai trouvé. S'il vous plait, ne lisez pas ce texte sur un ton moralisateur. C'est plus une explication des choix que j'ai fait (parfois inconsciemment) tout au long de mon parcours. Je suis conscient que certains ont suivi des chemins différents et sont parvenus à des situations similaires à la mienne. Donc soyez chill

    Je crois que la première grosse erreur à faire en débutant ce projet est de croire qu'immigrer une chose facile. Si pour certains elle l'est (et être riche aide), pour beaucoup, elle ne le sera pas. Je m'explique.

    1 - Famille et amis
    Tout d'abord, ce n'est pas facile de quitter un pays, surtout quand on a une job et un toit, et surtout quand ce pays ne va pas si mal que ça. J'entends par là: pas de dictature, pas de guerre, pas de famine, pas de faillite économique, relative sécurité publique, une famille, une carrière et des amis.
    Quitter un pays signifie abandonner sa famille et ses amis. Ne vous leurrez pas: Skype ne remplace pas votre présence physique. Si pour vous, Skype vous donne l'impression d'être encore là avec eux, pour eux, vous êtes parti. Malheureusement, tout le monde n'a pas cette qualité (ou défaut) d'accepter et de pouvoir bien vivre cette coupure. Et je ne dis pas ça de vous seulement; j'inclus les membres de votre famille et vos amis qui restent de l'autre côté de l'océan. Eux non plus n'ont peut-être pas cette qualité (ou défaut).
    Bien qu'elle puisse paraitre sans grandes conséquences au premier abord, tôt ou tard cette coupure pourrait vous ramener en pleine face les conséquences de votre choix. Imaginez un appel au beau milieu de la nuit de votre frère, ou sœur, vous annonçant la mort d'un de vos parents que vous n'aurez pas serré dans vos bras depuis 1 an, 2 ans ou plus. Pensez-y: en immigrant, vous pourrez pratiquement compter le nombre de fois que vous pourrez voir vos parents en chair et en os avant leur décès, surtout s'ils ont déjà l'âge de 50, 60 ans ou plus. C'est glauque, mais il faut être conscient d'une chose: immigrer aussi loin signifie (pour la plupart d'entre nous), qu'entre deux voyages, vous allez voir des personnes de votre famille proche décéder, des personnes tomber gravement malade, ou vivre d'autres épreuves tout aussi pénibles. Et vous ne serez pas là lorsqu'ils vont avoir besoin de votre aide car vous allez devoir balancer les coûts d’un tel voyage et la nécessité de ce voyage. Vos décisions seront questionnées.
    Pour ceux d'entre vous qui ont des enfants (ou qui vont en avoir), vous allez priver vos parents de serrer leurs petits-enfants dans leurs bras quand ils le veulent. Vos enfants vont probablement avoir vu votre famille plus souvent sur un écran d'ordinateur qu'en vrai...
    Je n’avais qu’une vingtaine d’années lorsque j’ai immigré et en 10 ans, dans ma famille proche et amis, j’ai déjà vu 3 décès (y compris un ami d’enfant de mon âge), une tentative de suicide, deux cancers (en fait trois si je compte une rechute) et une tumeur maligne au cerveau. Sans parler des accidents. Je pense que cela vaut la peine d'y penser. Ça se voit des personnes qui repartent en France parce qu'elles vivent mal l'éloignement familial. Ce que j'ai mentionné en fait partie.

    2 - Nouvelle société
    Immigrer signifie recommencer votre vie sociale à zéro. Vous devrez probablement reconstruire votre réseau de connaissances professionnelles. Dépendamment de vos diplômes, potentiellement recommencer certains cours à l'école. Je crois que les personnes expérimentées de ce forum le mentionne souvent: prenez vos précautions et double-triple-checker vous. Ne prenez pas un oui pour acquis.
    Si vous êtes une personne sociable, vous allez probablement devoir aussi vous refaire de nouveaux amis. Cela signifie repasser par l'étape de connaitre des personnes, gagner leur confiance, piquer leur intérêt pour qu'ils apprennent à vous connaitre aussi, espérer qu'ils vous apprécient, pour pouvoir établir une amitié à long terme. Cela prend du temps. Beaucoup de temps. Votre personnalité va donc jouer énormément dans la balance. Certains d’entre nous sont plus doués que d'autres. Oubliez votre côté exotique d'immigrant: la plupart du temps, vous ne serez qu'un immigrant parmi tant d'autres.

    3 - Intégration
    Immigrer signifie, idéalement, intégrer la société d'accueil. Comparez l'intégration à un saut dans un train en marche: c'est à vous que revient la responsabilité de vous préparer à sauter dans ce train. Les gens n'arrêteront pas ce train pour vous: les gens ont leurs propres préoccupations et leurs propres soucis quotidiens: arriver au travail à l'heure, chercher les enfants à la garderie avec 4:30, attrapez le bus / train etc. Ils ont leurs routines. Vous pourrez crier à l'individualisme. Si vous voulez perdre du temps, oui, vous pourrez. Eux, ils pensent à leur famille, à leurs contraintes professionnelles, et parfois même scolaires. Cette situation me fait penser à une citation que j'ai entendue de la bouche de Fabrice Luchini (je ne me souviens pas de l'auteur original): "un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi".
    Pour faciliter son intégration dans une société, il faut comprendre ce qui la fait vivre: le seul point de salut que j'ai vu à date est d'acquérir et de partager le plus de références possible avec cette société. Regardez son cinéma, ses séries télévisées, lisez ses livres, écoutez sa musique, assistez à ses spectacles d'humour et ses pièces de théâtre, apprenez sa langue, sa politique et son histoire. Intéressez-vous à elle si vous voulez avoir des sujets de discussions (et des points communs) avec les individus qui la composent et pouvoir échanger avec eux plus aisément. Autrement, vous allez devoir répondre éternellement à cette question: "Pis, tu trouves ça comment le Québec?".
    Encore une fois, gardez à l'esprit que vous n'êtes qu'un immigrant parmi tant d'autres. Jusqu'à un certain point, si vous en êtes capable, débarrassez-vous de vos références françaises. Non, il n'y a pas de boulangerie à tous les coins de rue. Non, vous ne retrouverez pas toutes les marques de votre pays d'origine. Get over it. Cela ne fera pas de vous quelqu'un qui se prend pour un autre si vous adoptez de nouvelles références: votre personnalité restera la même.
    Sachez que vous pouvez devenir québécois et / ou canadien si vous le voulez. Pas juste sur papier. Parce qu'en réalité, ce n'est pas le sang qui fait de vous un québécois ou un français. Ni votre lieu de naissance. Ni vos ancêtres (je trouve le concept de québécois de souche / français de souche aussi révoltant que peut l’être l'idéologie du racisme). Ce sont vos références actuelles. Et ça, vous pouvez l'apprendre. Si vous le voulez.
    Et si vous me posez la question à savoir ce que cela apporte d'être intégré ? Je vous poserais la question suivante: savez-vous ce que c'est de se sentir chez soi dans la ville qu'on aime sans que les gens fassent une distinction entre eux et vous ? Ne vous trompez pas: aucun être humain n'est parfait. La société, en conséquence, n'y échappe pas: elle n'est pas parfaite. Par exemple : oui, la discrimination existe dans la société québécoise (comme ailleurs), qu'elle soit volontaire ou pas. Vous, en tant qu’immigrant, vous avez beaucoup à perdre face à cette discrimination. L'avantage que vous pouvez avoir en essayant de vous intégrer, c'est que vous allez pouvoir découvrir ces défauts et être capable de les contourner.
    Enfin, s'intégrer ne signifie pas que vous haïssez la France. Même si jamais vous vous rendez au point de renoncer votre citoyenneté française.

    Derniers mots
    La seconde plus grosse erreur est de prendre chaque expérience du forum au pied de la lettre. Et je n’exclus pas mon blah-blah précédent. Même si nous avons tous des points en commun, nos personnalités sont uniques, tout comme notre vision du monde ainsi que nos compétences relationnelles et professionnelles. Ce qui a fonctionné pour l'un ne fonctionnera peut-être pas pour l'autre.

    L'immigration vous fera mettre en jeu une grande partie de votre vie et celle de votre entourage avec des conséquences potentiellement désastreuses. Alors, posez-vous cette question: pourquoi voudriez-vous traverser toutes ces épreuves (qui semblent avoir plus de résultats négatifs que positifs) pour vivre au Québec ? Le besoin de grands espaces ?

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    cahouette reacted to vista in 10 ans   
    Le 31 mars 2014, j’ai fêté 10 ans de Québec.

    10 ans qui se résument grossièrement comme suit : 3 ans de galère totale, 4 ans où les choses se replacent tranquillement, et 2 ans où tout va bien dans le meilleur des mondes.

    3 ans et demi de galère : 2004-2005-2006-mi 2007
    - diplôme non reconnu (Maîtrise en chimie et DESS en sécurité industrielle)
    - accumulation de jobines, dont emballeur, manutentionnaire, commis de dépanneur (2 ans de nuit), commis à l’inventaire, etc…
    - difficulté d’adaptation au mode de vie
    - choix personnels douteux sur le lieu de vie
    - accidents de vie en série (perte des économies, arnaque par un ``organisme d’aide``aux immigrants, inondation du logement, décès dans la famille, décès parmi les proches)
    - isolement social car incapable d’assumer à la face du monde le merdier dans lequel je m’étais fourré.

    4 ans qui se replacent : mi 2007-2008-2009- 2010
    - reprise des études pour refaire une maîtrise de chimie sauce Québec
    - 1er emploi dans mon domaine (temporaire au gouvernement)
    - des finances qui se stabilisent
    - une situation personnelle qui se décante avec une séparation à la clé, pour le mieux.

    3 ans de bonheur : 2011-2012-2013
    - job permanent dans mon domaine
    - rencontre avec ma québécoise
    - achat de la maison
    - naissance du bébé
    - etc…

    2014 s’enligne sur les 3 précédentes.


    Divers constats :
    - mes 5 premières années, j’ai gardé en tête l’idée de rentrer en France. Idée renforcée par la tournure des événements. À partir du moment où j’ai senti que je voulais vraiment m’installer ici et y rester pour toujours, les choses sont devenues très très simples et tout a débloqué. Les freins qu’on se met sont souvent plus forts que ceux que le monde nous met.

    - le fait que je sois encore là malgré les galères du début témoigne d’un entêtement suicidaire qui aurait pu (j’en suis conscient) me couter très cher. Je ne voulais tout simplement pas rentrer sur un échec et donner raison aux augures qui m’avaient prédit un plantage intégral.

    - je suis profondément asocial. Je n’ai aucun besoin d’avoir des amis. Mes connaissances et mes collègues me suffisent. Je ne me suis pas fait de vrais amis depuis 1997. Ce n’est pas pour moi un facteur de stabilité émotionnel. Ici, j’ai des bonnes connaissances, que je vois avec plaisir le temps d’un repas, mais pas d’amis. Je trouve difficile de créer des liens avec des québécois. C’est du autant à ma personnalité réservée qu’au contexte socioculturel.

    - heureusement que j’ai rencontré une québécoise. Bien que j’avais déjà décidé de rester vivre au Québec avant, ça n’a fait que solidifier mes racines. En rencontrant ma québécoise, j’ai aussi trouvé une famille sur place.

    - je ne regrette pas une seconde d’avoir immigré malgré les difficultés. Il est facile d’oublier les galères une fois l’orage passé, mais je sais d’où je viens et ce que j’ai du faire pour y arriver. J’ai pu tester mes limites dans de très nombreux domaines depuis que je suis ici.

    - je me détache de la France. Je suis inscrit sur les listes électorales, et je votais d’ici jusqu’en 2008 (quand je pensais peut-être rentrer). Depuis que je me suis fixé et que je vote au Québec, j’ai décroché. Je regarde ce qui se passe en France de loin et avec un peu de peine tant je trouve que la situation ne va pas en s’améliorant. Pourtant je reste fier d’être français et je ferai tout mon possible pour transmettre à mon fils mon amour de ma patrie d’origine.

    - j’ai arrêté depuis longtemps de tout comparer, ce qui est assurément un facteur essentiel de bonheur. Je vis avec les avantages et inconvénients du Québec, je les ai fait mien. Je me bats pour l’amélioration des délais aux urgences, mais je les accepte sans chialer que c’était mieux en France, je n’achète pas mes légumes en me disant « ça coutait tant là bas », et je ne compare pas l’état des autoroutes. Bref, pays différents, problèmes différents. J’aime et je vaux améliorer le Québec, mais je n’en ferai jamais une petite France.

    - la seule et unique chose qui me chicotte encore par rapport à la France : ma mère, seule famille proche. Pour l’instant elle peut prendre l’avion pour venir régulièrement, mais que se passera-t-il plus tard?

    Voilà.

    Un bilan somme toute positif pour moi.
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    cahouette got a reaction from sylvie-D in Mal du pays   
    Bonjour à tous,

    Je poste ce message car j'ai besoin de vos conseils et de vos témoignages. Je suis d'origine française et ça fait maintenant 4 ans que je vis à Montréal avec ma fille et mon mari. Nous avons immigré à l'époque car la situation était compliquée en France. D'une part mon conjoint n'arrivait pas à trouver du travail et d'autre part nous rêvions d'une vie meilleure. Et voilà mon conjoint a eu une superbe opportunité ici à Montréal. Cela a été l'occasion rêvée pour tenter notre chance au Québec.
    Et nous voilà parti à l'aventure pour tenter notre chance à Montréal. Nous avons vendu rapidement tous nos meubles, vendu notre maison, nous avons fait toutes les démarches afin de partir le plus rapidement possible. De mon côté je n'avais pas vraiment grand chose qui me retenait en France. Je n'avais pas un bon travail, l'entente avec ma famille n'était pas géniale, je ne me sentais pas vraiment bien dans ma vie...
    Nous avions hâte et lorsque nous avons découvert Montréal nous avons adoré ! Je vous avoue que les premiers temps ont été difficiles surtout à cause de notre fille qui avait environ 1 an mais malgré tout nous étions sûre que nous avions fait le bon choix.
    Par la suite mon mari s'est épanoui de plus en plus, il n'a pas eu le mal du pays bien au contraire. Le Québec a été pour lui le pays de la 2ème chance car il se sent beaucoup mieux qu'en France et son travail lui permet de se réaliser totalement.
    Quant à moi et bien s'est totalement différent. Après l'euphorie des premiers moments, j'ai commencé à déprimer. En effet, à l'arrivée de l'hiver je me suis mise à faire ma première dépression. Bon il faut dire qu'à la base j'hésitais à venir au Québec car je déteste la neige car même dans mon pays je ne supportais pas ça. Et bien ici je suis servie car c'est 5 mois de neige et pratiquement 6 mois d'hiver. Donc j'ai commencé à me sentir très mal, je n'avais plus envie de rien faire, la déprime à pris le dessus. Impossible de conduire une voiture, refus de travailler, refus de m'intégrer dans la société Québécoise. J'étais totalement bloquée. Au début j'étais arrivée avec des grands projets comme le fait de changer de carrière car ce que je faisais en France ne me convenait plus du tout mais malgré toute cette bonne volonté je me suis sentie incapable d'avancer. L'angoisse totale... Je me suis donc trouvée un travail qui ne me plaisait pas du tout, j'ai refusé de me faire aider, j'ai fait comme si tout allait bien et j'ai voulu lutter contre l'hiver. Résultat tout a été pire. Dans le monde du travail j'ai eu une très mauvaise expérience je ne me suis pas fait d'amis, à chaque hiver je tombais en dépression, ma vie de couple et bien c'était une catastrophe et je me suis totalement isolée des autres. Je suis arrivée à un point ou je ne voulais plus voir personne, envie de me suicider, plus avoir envie de rien faire. Il faut dire aussi que j'avais eu un décès dans ma famille ce qui n'a pas arrangé les choses. À ce moment là mon mari s'est senti impuissant il ne savait plus quoi faire. De ce fait il est devenu lui aussi agressif avec moi et me reprochait de ne pas faire assez d’efforts. C'était l'enfer. Jusqu'au moment où je suis allée voir un médecin qui m'a prescrit des antidépresseurs. J'ai également vu un psychologue pendant plusieurs séances qui m'a dit que mon problème venait de mon couple et qui a refusé de continuer avec moi. Lolllllllllll super le psy !!! En effet, j'avais un problème de communication avec mon chum mais il n'y avait pas que ça. Aujourd'hui je vais mieux. Oui en effet d'une part l'hiver est terminé donc c'est un grand soulagement pour moi et d'autre part la relation avec mon mari s'est améliorée. J'ai également pris la décision de reprendre mes études et de me lancer dans mon projet initial de changement de carrière. J'ai arrêté de travailler aussi et me consacre entièrement à ma passion et à ce que j'aime faire. Mais malgré ça je ressens toujours une grande angoisse en moi. J'ai peur de rester au Québec et de ne pas me sentir à ma place, j'ai peur de l'hiver...
    Voilà pour mon histoire j'attends avec impatience vos conseils et vos témoignages.

    Merci.
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    cahouette reacted to jerrygolay in Mal du pays   
    Adopter un pays ça prend un certain temps quand même. C'est normal qu'au départ qu'on puisse ressentir un peu d'angoisse dû à de multiples facteurs comme la météo ou le manque de repères.
    Avec le temps on fini souvent par trouver des accommodements et certaines "racines" vont commencer à pousser sur place.
    Il existe toutes sortes de communautés immigrantes au Québec (y compris portugaise), fait que aller s'y replonger de temps à autres peut aussi aider un peu à se sentir davantage chez soi.
    Dans une ville comme montreal il existe plusieurs endroits ou partager un piripiri ou une petite pâtisserie traditionnelle. Ce n'est au fond pas grand chose mais leur simple présence au Québec démontre qu'une partie du Portugal s'exporte plutôt bien ici.
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    cahouette reacted to Ricco in Mal du pays   
    Ne t'inquiètes pas nous ne sommes pas fâchés, nous avons des solutions différentes l'un qui est très franche et l'autre qui essaye d'arrondir les angles.

    A l'arrivée c'est pour toi dans tous les cas...



    Envoyé par l'application mobile Forum IC
    Oui l'activité associative est tres répandu et permet de faire beaucoup de connaissances...


    Envoyé par l'application mobile Forum IC
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    cahouette reacted to Lolitia in Mal du pays   
    Merci pour ton témoignage touchant de sincérité cahouette. Comme tu le dis, le problème n'est pas seulement que tu n'aimes pas l'hiver, c'est bien plus que cela, il me semble que c'étaient des difficultés d'adaptation au départ qui t'ont conduite à un certain isolement (pas de travail, pas de contacts sociaux, etc..) qui s'est progressivement aggravé et l'hiver par dessus tout cela n'a pas aidé.
    De plus y a des milliers d'immigrants au Canada qui ne doivent pas tous être des amoureux de l'hiver mais qui s'en sortent très bien, donc je pense que cela peut être surmonté, si les autres conditions (épanouissement familial, social et professionnel) sont réunies.
    Les conseils de nos amis forumistes sont les bons, la dépression saisonnière doit être prise en charge par un spécialiste, et surtout des astuces comme la luminothérapie, des vacances au soleil pour couper l'hiver en deux, et surtout la multiplication des activités sociales et sportives pendant l'hiver peuvent fonctionner. Il faut puiser la force en toi pour te forcer à faire tout cela, et ce n'est pas évident.
    Mais tu as l'air d'être sur la bonne voie avec tes nouveaux projets, je te souhaite beaucoup de courage!!
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    cahouette reacted to manlysha in Mal du pays   
    Heureuse de lire que tu as plein de motivation. C'est justement ca qui va t'aider à sortir la tête de l'eau. Et en effet, tu dois te recentrer sur toi et ne pas te delaisser au profit des autres.
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    cahouette reacted to Kris1213 in Mal du pays   
    merci pour ce témoignage émouvant,

    Tu es malheureuse, mais cette souffrance est due en grande partie aux effets de l'hiver, je me souviens en France l'année dernière il y a eu 5 ou 6 mois de temps pourri, pluvieux, il y a eu des ventes-record d'antidépresseurs, les gens allaient vraiment mal.....c'est fou comment la météo peut jouer sur notre moral, il paraît que, en cas d'intempéries le corps produit plus de cortisol, une hormone qui influence le niveau de stress. D'où les réactions d'agressivité et d'impatience exprimée par certains par un temps morose.

    La solution pour toi c'est effectivement un voyage en France, .......oooh et combien utile ! Cela te ferait comprendre pas mal de choses. Tu as changé, tu ne te rends pas compte encore, mais si tu reviens un peu dans ton " ancienne vie", tu seras confrontée à la nouvelle " Cahouette" qui a d'autres valeurs maintenant ( bien plus saines) viens....rentre en France un peu, à Paris , si possible, viens voir la civilisation et le bon sens, la circulation très courtoise et plein d'autres choses excitantes, tu seras impatiente de repartir et de retrouver ta famille et mettre ta tuque avec plaisir pour aller travailler ( quitte à faire appel à la luminothérapie...oui, pourquoi pas......)

    Ne désespère pas, c'est à toi de changer les choses......tu n'as pas le choix, effectivement, essaye d'être heureuse, tu as toutes les conditions pour .....crois-moi !

    sinon, voici quelques conseils contre la dépression :

    Comment prévenir cette dépression saisonnière ?
    Tout d'abord, exposez vous chaque fois que possible à la lumière du jour en faisant de longues balades au grand air, si
    possible en forêt, en respirant amplement. Cela optimisera votre énergie physique.
    Investissez dans un appareil de luminothérapie de 10 000 Lux et exposez vous tous les jours du début de l'automne
    jusqu'au printemps à cette lumière blanche pendant une heure. Vous pouvez en profiter pour lire, tricoter, broder...du
    moment que le visage reste baigné de lumière. Par contre, la luminothérapie est déconseillée aux personnes souffrant de
    dégénérescence maculaire.
    Vous pouvez également installer un spot infrarouge au dessus du lavabo de votre salle de bain et profiter du moment de
    votre toilette pour profiter de la lumière et de la chaleur bienfaisante.
    Vous trouverez ces spots infrarouges dans les coopératives agricoles par exemple (elles sont utilisées pour couver les
    oeufs et réchauffer les poussins nouvellement éclos). Contrairement aux lampes de luminothérapie, il n'y a pas contre
    indication en cas de dégénérescence maculaire.
    Intéressant aussi, un réveil simulateur d'aube pour se réveiller naturellement, le matin comme sous l'effet du lever du jour,
    progressivement en 30mn. Ces réveils peuvent en outre, avoir une fonction coucher du soleil favorisant l'endormissement.

    bon courage !
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    cahouette got a reaction from Pandore in Mal du pays   
    Bonjour à tous,

    Je poste ce message car j'ai besoin de vos conseils et de vos témoignages. Je suis d'origine française et ça fait maintenant 4 ans que je vis à Montréal avec ma fille et mon mari. Nous avons immigré à l'époque car la situation était compliquée en France. D'une part mon conjoint n'arrivait pas à trouver du travail et d'autre part nous rêvions d'une vie meilleure. Et voilà mon conjoint a eu une superbe opportunité ici à Montréal. Cela a été l'occasion rêvée pour tenter notre chance au Québec.
    Et nous voilà parti à l'aventure pour tenter notre chance à Montréal. Nous avons vendu rapidement tous nos meubles, vendu notre maison, nous avons fait toutes les démarches afin de partir le plus rapidement possible. De mon côté je n'avais pas vraiment grand chose qui me retenait en France. Je n'avais pas un bon travail, l'entente avec ma famille n'était pas géniale, je ne me sentais pas vraiment bien dans ma vie...
    Nous avions hâte et lorsque nous avons découvert Montréal nous avons adoré ! Je vous avoue que les premiers temps ont été difficiles surtout à cause de notre fille qui avait environ 1 an mais malgré tout nous étions sûre que nous avions fait le bon choix.
    Par la suite mon mari s'est épanoui de plus en plus, il n'a pas eu le mal du pays bien au contraire. Le Québec a été pour lui le pays de la 2ème chance car il se sent beaucoup mieux qu'en France et son travail lui permet de se réaliser totalement.
    Quant à moi et bien s'est totalement différent. Après l'euphorie des premiers moments, j'ai commencé à déprimer. En effet, à l'arrivée de l'hiver je me suis mise à faire ma première dépression. Bon il faut dire qu'à la base j'hésitais à venir au Québec car je déteste la neige car même dans mon pays je ne supportais pas ça. Et bien ici je suis servie car c'est 5 mois de neige et pratiquement 6 mois d'hiver. Donc j'ai commencé à me sentir très mal, je n'avais plus envie de rien faire, la déprime à pris le dessus. Impossible de conduire une voiture, refus de travailler, refus de m'intégrer dans la société Québécoise. J'étais totalement bloquée. Au début j'étais arrivée avec des grands projets comme le fait de changer de carrière car ce que je faisais en France ne me convenait plus du tout mais malgré toute cette bonne volonté je me suis sentie incapable d'avancer. L'angoisse totale... Je me suis donc trouvée un travail qui ne me plaisait pas du tout, j'ai refusé de me faire aider, j'ai fait comme si tout allait bien et j'ai voulu lutter contre l'hiver. Résultat tout a été pire. Dans le monde du travail j'ai eu une très mauvaise expérience je ne me suis pas fait d'amis, à chaque hiver je tombais en dépression, ma vie de couple et bien c'était une catastrophe et je me suis totalement isolée des autres. Je suis arrivée à un point ou je ne voulais plus voir personne, envie de me suicider, plus avoir envie de rien faire. Il faut dire aussi que j'avais eu un décès dans ma famille ce qui n'a pas arrangé les choses. À ce moment là mon mari s'est senti impuissant il ne savait plus quoi faire. De ce fait il est devenu lui aussi agressif avec moi et me reprochait de ne pas faire assez d’efforts. C'était l'enfer. Jusqu'au moment où je suis allée voir un médecin qui m'a prescrit des antidépresseurs. J'ai également vu un psychologue pendant plusieurs séances qui m'a dit que mon problème venait de mon couple et qui a refusé de continuer avec moi. Lolllllllllll super le psy !!! En effet, j'avais un problème de communication avec mon chum mais il n'y avait pas que ça. Aujourd'hui je vais mieux. Oui en effet d'une part l'hiver est terminé donc c'est un grand soulagement pour moi et d'autre part la relation avec mon mari s'est améliorée. J'ai également pris la décision de reprendre mes études et de me lancer dans mon projet initial de changement de carrière. J'ai arrêté de travailler aussi et me consacre entièrement à ma passion et à ce que j'aime faire. Mais malgré ça je ressens toujours une grande angoisse en moi. J'ai peur de rester au Québec et de ne pas me sentir à ma place, j'ai peur de l'hiver...
    Voilà pour mon histoire j'attends avec impatience vos conseils et vos témoignages.

    Merci.
  12. Like
    cahouette got a reaction from addi68 in Mal du pays   
    Bonjour à tous,

    Je poste ce message car j'ai besoin de vos conseils et de vos témoignages. Je suis d'origine française et ça fait maintenant 4 ans que je vis à Montréal avec ma fille et mon mari. Nous avons immigré à l'époque car la situation était compliquée en France. D'une part mon conjoint n'arrivait pas à trouver du travail et d'autre part nous rêvions d'une vie meilleure. Et voilà mon conjoint a eu une superbe opportunité ici à Montréal. Cela a été l'occasion rêvée pour tenter notre chance au Québec.
    Et nous voilà parti à l'aventure pour tenter notre chance à Montréal. Nous avons vendu rapidement tous nos meubles, vendu notre maison, nous avons fait toutes les démarches afin de partir le plus rapidement possible. De mon côté je n'avais pas vraiment grand chose qui me retenait en France. Je n'avais pas un bon travail, l'entente avec ma famille n'était pas géniale, je ne me sentais pas vraiment bien dans ma vie...
    Nous avions hâte et lorsque nous avons découvert Montréal nous avons adoré ! Je vous avoue que les premiers temps ont été difficiles surtout à cause de notre fille qui avait environ 1 an mais malgré tout nous étions sûre que nous avions fait le bon choix.
    Par la suite mon mari s'est épanoui de plus en plus, il n'a pas eu le mal du pays bien au contraire. Le Québec a été pour lui le pays de la 2ème chance car il se sent beaucoup mieux qu'en France et son travail lui permet de se réaliser totalement.
    Quant à moi et bien s'est totalement différent. Après l'euphorie des premiers moments, j'ai commencé à déprimer. En effet, à l'arrivée de l'hiver je me suis mise à faire ma première dépression. Bon il faut dire qu'à la base j'hésitais à venir au Québec car je déteste la neige car même dans mon pays je ne supportais pas ça. Et bien ici je suis servie car c'est 5 mois de neige et pratiquement 6 mois d'hiver. Donc j'ai commencé à me sentir très mal, je n'avais plus envie de rien faire, la déprime à pris le dessus. Impossible de conduire une voiture, refus de travailler, refus de m'intégrer dans la société Québécoise. J'étais totalement bloquée. Au début j'étais arrivée avec des grands projets comme le fait de changer de carrière car ce que je faisais en France ne me convenait plus du tout mais malgré toute cette bonne volonté je me suis sentie incapable d'avancer. L'angoisse totale... Je me suis donc trouvée un travail qui ne me plaisait pas du tout, j'ai refusé de me faire aider, j'ai fait comme si tout allait bien et j'ai voulu lutter contre l'hiver. Résultat tout a été pire. Dans le monde du travail j'ai eu une très mauvaise expérience je ne me suis pas fait d'amis, à chaque hiver je tombais en dépression, ma vie de couple et bien c'était une catastrophe et je me suis totalement isolée des autres. Je suis arrivée à un point ou je ne voulais plus voir personne, envie de me suicider, plus avoir envie de rien faire. Il faut dire aussi que j'avais eu un décès dans ma famille ce qui n'a pas arrangé les choses. À ce moment là mon mari s'est senti impuissant il ne savait plus quoi faire. De ce fait il est devenu lui aussi agressif avec moi et me reprochait de ne pas faire assez d’efforts. C'était l'enfer. Jusqu'au moment où je suis allée voir un médecin qui m'a prescrit des antidépresseurs. J'ai également vu un psychologue pendant plusieurs séances qui m'a dit que mon problème venait de mon couple et qui a refusé de continuer avec moi. Lolllllllllll super le psy !!! En effet, j'avais un problème de communication avec mon chum mais il n'y avait pas que ça. Aujourd'hui je vais mieux. Oui en effet d'une part l'hiver est terminé donc c'est un grand soulagement pour moi et d'autre part la relation avec mon mari s'est améliorée. J'ai également pris la décision de reprendre mes études et de me lancer dans mon projet initial de changement de carrière. J'ai arrêté de travailler aussi et me consacre entièrement à ma passion et à ce que j'aime faire. Mais malgré ça je ressens toujours une grande angoisse en moi. J'ai peur de rester au Québec et de ne pas me sentir à ma place, j'ai peur de l'hiver...
    Voilà pour mon histoire j'attends avec impatience vos conseils et vos témoignages.

    Merci.
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