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  1. Toujours là après 14 mois! Je souhaite faire un petit point, même si il est encore prématuré pour moi de faire un bilan et d'en tirer une conclusion définitive. Voici donc ma liste personnelle des points + et – , tels que je les perçois, concernant la vie au Québec. Les ENORMES points positifs offerts par le QUEBEC, de mon point de vue : - La SECURITE physique et routière Pour moi, il s’agit du point #1 qui pourrait justifier, à lui seul pour certains (cela dépend du pays d’où on vient), une installation définitive au Québec ! Le vélo reste longtemps devant la maison sans qu’il ne soit volé dans la demi-heure. Pas de regards malsains dans les rues, pas d’interpellation type « Mamzelle, z’êtes charmante » (Enfin, j’ai un peu passé l’âge mais je pense à mes filles). Pas de crainte de prendre les transports communs, de rentrer seule le soir. Liberté de s’habiller en short, en jupe et en talons, sans se demander si cette tenue estivale ne constitue pas un appel suicidaire à l’agression. Décidément, quel bonheur de pouvoir déambuler avec une telle liberté vestimentaire ! Et je citerai également la sécurité de la conduite en général : je ne me sens pas oppressée sur la route par les comportements dangereux des autres (peu d’alcoolémie au volant, peu de dépassements de vitesse, comportement citoyen en général au volant, sauf rares exceptions bien sûr) - L’EDUCATION L’école me semble généralement TRES qualitative. Que ce soit, en primaire, secondaire ou au CEGEP, les expériences de 3 de mes enfants qui sont scolarisés sont très positives. Le programme international est un véritable plus pour l’épanouissement des enfants. Les heures de bénévolat qui sont exigées dans ce cadre sont idéales pour placer l’enfant devant les réalités du monde actuel. Les niveaux de maths, physique/chimie, sciences humaines me semblent globalement plus élevé qu’en France (Par exemple, le niveau de maths de 4ème secondaire « maths enrichis » est quasiment celui qui est abordé en France en 1èreS !!). D’ailleurs, les québécois (canadiens en général) sont toujours bien placés dans les concours internationaux de mathématiques, souvent derrière les chinois, bien sûr ! Mais disons que la France est souvent dans les choux en comparaison dans ces compétitions). Les professeurs sont impliqués, connectés aux nouvelles technologies et super disponibles. Ils ressemblent plus à des coachs qu’aux pédagogues français fonctionnarisés qu’on ose à peine déranger. L’accompagnement de l’enfant dans son « cheminement » est positif, énergique, bien qu’exigeant (devoirs, peu de vacances…). - LA POLITIQUE FAMILIALE La politique familiale est très généreuse au Québec. Quand vous arrivez au Québec avec des enfants, vous serez heureux de découvrir les garderies à petits prix journaliers et pourtant régulièrement contrôlées par le gouvernement. De plus, le montant des prestations familiales (allocations fédérale et provinciale, dont le soutien aux enfants) est tout à fait correct et comparable voire supérieur à celui de certains pays européens, même nordiques. - Le COUT GLOBAL de la vie quotidienne Certains produits ou services sont plus chers qu’en France (alimentation type fromages, vins, téléphone mobile, internet, taxes « foncières », médicaments, dentistes, avocats, comptables…), d’autres moins chers (logement, électricité, eau, essence, voitures, alimentation bas et moyenne gamme…) mais globalement les postes les plus onéreux et importants dans une vie hormis ce qui touche à la santé, tels que maison, voiture…, sont plus accessibles. Ainsi, quand je m’attarde sur mes comptes personnels annuels, la facture pour une famille de 6 personnes avec 4 enfants est moins élevée au Québec de l’ordre de 20% (ce qui n’est pas rien !) SOUS RESERVE que l’on se donne la peine de « magasiner » et qu’on choisisse scrupuleusement avec qui on fait affaire (sinon, gare aux factures salées des dentistes, garagistes…). Autrement dit, on s’en sort globalement bien financièrement dans sa vie quotidienne au Québec, si on reste à l’abri des « accidents de la vie » (j’y reviendrai dans la liste des - ). - La NATURE et les SAISONS La beauté des paysages, des grands espaces, de la faune (oiseaux, écureuils, ratons-laveurs, etc…), et la splendeur du changement de saisons. Je viens d’une région française, où le climat alterne entre grand soleil/grande chaleur et pluie/grisaille. Ici, les saisons sont véritablement marquées. Le temps se mesure à leur alternance. L’automne est superbe, vous le savez tous, l’hiver, bien que rigoureux, offre de magnifiques compensations (activités, paysages enneigés). Le printemps est pour moi la saison la plus décevante car très tardive dans ses manifestations (Avril-mai) mais il promet l’arrivée de l’été, la nature explose. Puis le soleil devient très présent, la chaleur (et la moiteur) également. Et de nouveau, l’automne et ses couleurs chatoyantes reviennent. Un régal pour les yeux. - Un esprit BON ENFANT dans les relations non-commerciales La mentalité « grand enfant » des nord-américains en général, québécois en particulier, qui se mobilisent pour les fêtes avec un extraordinaire bon esprit et le sens de l’émerveillement presque enfantin (au bon sens du terme) : décorations des maisons pour Halloween et Noël, déguisements dans les écoles et au bureau le 31 octobre (mon chef dans une combinaison Hot-Dog géante, c’est quand même le must). On trouve des déguisements « zombi » même pour les chiens et chats vendus dans les supermarchés ! Chants de Noël garantis en boucle dans les magasins dès le 1er Décembre, énorme choix d’articles de décoration, et j’en passe…Bref, un esprit festif génial qui aide à avaler la pilule de l’hiver qui approche ! Les autres points positifs de mon point de vue (dans le désordre) : - La civilité des québécois qui attendent sans s’impatienter dans une file - Les activités proposées en nombre et à tarif accessible - L’architecture des maisons bois récentes, type cottage, et même des collectifs, architecture que je trouve particulièrement agréable à regarder - Le soin que les québécois apportent à leurs maisons et à leurs voitures en général (état impeccable des habitations, aspect « cosy », jardin au cordeau, voitures dans un état de propreté comme si elles sortaient de la concession (mais comment font-ils ???)). - La saveur des bleuets, du sirop d’érable, de certains fromages d’ « icite » et le homard - Les lits King très confortables, ainsi que les gros « électroménagers », parfaits pour les grandes familles - Le prix des voitures à l’achat et le prix de l’essence, vraiment intéressants - Certains vêtements de marque que l’on peut acheter à des prix très accessibles (Tommy Hilfiger, levis,…) et la présence de la marque Old Navy (groupe GAP), super et pas cher - L’existence des DOLLARAMA ! Je suis tombée en amour avec ses magasins, j’y vais 3 ou 4 fous par semaine, pour le plaisir. J’y achète de tout et n’importe quoi - La gratuité de l’eau - L’air bien moins pollué en particules fines qu’en Europe - Les salles et les fauteuils berçants d’allaitement que l’on retrouve avec une assez grande fréquence dans les centres commerciaux ou parcs touristiques, et qui offrent beaucoup de confort et d’intimité aux jeunes mamans - J’en oublie bien sûr, je vous laisse compléter avec vos idées personnelles Voici, à présent, de mon point de vue, Les ENORMES points négatifs du Québec : - L’accès au système de SANTE Je ne détaillerai pas ici cet aspect. Chacun aurait beaucoup à dire et cette thématique a été rabâchée sur le forum. Disons que l’aspect ACCES aux soins est problématique. En revanche, il me semble qu’une fois que le patient est ENFIN entré dans le système (il a obtenu un RDV chez un spécialiste), la prise en charge est tout à fait correcte. La problématique est qu’elle peut subvenir tard et faire perdre de longues semaines parfois vitales au patient. Ce dernier est généralement complètement impuissant en matière de délais (sauf à avoir de la famille dans le corps médical qui passe des coups de fils aux bonnes personnes), souvent infantilisé et trimballé par les interlocuteurs de la santé. A bout de compte : l’impression d’un gâchis alors que les médecins québécois sont globalement d’un (très) bon niveau sur le plan académique (sur le plan humain, c’est un autre sujet). Egalement, le coût des soins DENTAIRES est problématique : Un détartrage effectué par un hygiéniste dentaire (ce n’est pas le dentiste qui s’y colle, et heureusement, car sinon, quel serait le tarif de la demi-heure !) : 120 dollars. Une carie ? 140 dollars. Un traitement orthodontique pour un enfant : 7000 dollars. Tout simplement indécent. - Le marché canadien est fortement REGLEMENTE ce qui créé des rentes de situations pour certaines grosses entreprises et empêche les PME de se développer Au Canada, il n’existe pas de bataille « sanglante » sur les prix ou alors, c’est pour la galerie. La concurrence est réglementée. Le marché Canadien est en réalité préservé de l’entrée de concurrents agressifs par des normes protectionnistes assez fortes sur beaucoup de produits (Normes Ulc pour les produits électriques, normes pour le lait, les œufs, monopole de la SAQ pour les alcools et vins, contraintes d’étiquetage pour les vêtements, imposition de notices bilingues Français-anglais, etc…). Les barrières à franchir (et les coûts) pour importer au Canada sont telles que le nombre d’acteurs sur chaque marché est réduit en général aux grosses entreprises déjà présentes historiquement (et qui s’entendent entre elles). Les PME n’ont pas la place ni les moyens de grossir. Ainsi, si vous souhaitez racheter une entreprise au Québec, vous aurez le choix entre des CENTAINES de restaurants, des dépanneurs, des garderies pour enfants ou…personnes âgées, et autres magasins de proximité. Il faudra batailler ferme pour trouver une jolie entreprise bénéficiaire (les PME hors pépites technologiques ne parvenant que très rarement à dégager des profits pérennes). Autre exemple, le marché bancaire est définitivement fermé, avec un nombre de convives définis (les BIG 6) qui se partagent le gâteau après s’être entendus les uns les autres, avec la bienveillance des autorités. Le gouvernement canadien limite la concurrence étrangère des entreprises de téléphonie sans-fil, ce qui induit les tarifs indécents des abonnements cellulaires (Canada 2ème pays OCDE le plus cher en la matière). La réglementation sur les médicaments est telle que les rentes sont assurées sur les médicaments autorisés. D’ailleurs, les pharmacies québécoises n’ont pas le droit de faire de la publicité sur le prix des médicaments sur ordonnance, ou de faire des rabais sur ces derniers, ce qui maintient les prix à des niveaux élevés. - Un fort CORPORATISME créant des rentes de situation pour certains professionnels De la même manière, les ordres professionnels imposent règlementations, certifications, formations purement québécoises, ainsi qu’un coût d’affiliation annuel, par l’effet d’un protectionnisme déguisé en hypocrite protection du consommateur. On retrouve ici la mentalité très « business » nord-américaine. On ne rigole pas avec les honoraires que vous devez payer dès que vous recherchez un conseil. Vous avez besoin d’un avocat ou d’un expert-comptable ? 280 dollars de l’heure hors taxes pour un bon professionnel Rive Sud (on peut atteindre 400 dollars de l’heure voire plus à Montréal). Ce dernier vous téléphone pour savoir où vous en êtes car il n’a pas de vos nouvelles ? Il vous facture le temps de conversation téléphonique (1/4 d’heure = ¼ de 280 dollars sur votre prochaine facture) alors que c’est lui qui est demandeur et à l’initiative de l’appel. Le client se transforme une cash-machine ! Disons que les professionnels vendent très chèrement leur précieux diplôme québécois. - Le FICHAGE permanent, considéré comme NORMAL car SECURITAIRE Listons les faits : vous consommez avec votre carte de crédit, vous empruntez ? Vous obtenez donc votre fameuse côte de crédit consultable par tout créancier autorisé. Vous êtes fiché. Vous souhaitez souscrire une assurance-vie ? L’organisme va, avec votre autorisation (mais finalement, vous êtes obligés de la donner), demander copie de votre dossier médical à votre médecin de famille. Tout ce que vous avez confié peut se retourner contre vous. Un exemple lu dans un article de journal : une mère n’avait pu assurer une de ses filles qui avait subi un abus sexuel (la mère s’en était ouverte à son médecin) car l’assurance considérait que la fillette était à risque de dépression. Résultat : la victime pénalisée pour l’agression subie dans son enfance ! Bref, attention aux confidences chez le médecin ! Vous avez un accrochage en voiture ou vous changez l’huile de votre moteur ? L’incident, mais aussi l’entretien, est noté dans votre « Carproof ». L’acquéreur de la voiture saura tout du passif du véhicule ! Votre voiture est donc fichée aussi, votre nombre de points d’inaptitude est transmis également à votre assureur ! D’ailleurs, si vous souhaitez obtenir une réduction sur votre assurance auto, il vous sera proposé un petit appareil à placer dans votre voiture qui enregistrera vos accélérations, votre vitesse, l’horaire de vos déplacements. Quelle horreur ! Vous voilà équipé d’un trackeur. De plus, les caméras de surveillance sont omniprésentes dans les rues et servent même à signaler les voitures dont les tickets d’horodateur ont dépassé la limite. Les conversations téléphoniques commerciales sont quasiment toutes enregistrées, soi-disant « à des fins de formation ». L’enregistrement est à usage interne exclusif ou produit sur demande d’un juge. Bref, votre vie en Amérique du Nord (La situation est pire aux Etats-Unis !) ne vous appartient plus! J’avoue que le coté BIG BROTHER me semble décliné à l’infini et à l’au-delà ! Mais que font les commissions « informatique et liberté » ? Il me semble que de toutes les manières, tout le monde s’en fiche et il est déjà trop tard… - Un marché du travail dynamique en EMPLOIS PEU QUALIFIES mais en INADEQUATION avec la politique d’immigration actuelle Si vous recherchez un poste de commis, vendeur/euse, serveur/euse, chauffeur/livreur, gardienne d’enfant, dame ou monsieur d’entretien à la personne ou au ménage, et j’en oublie… vous êtes au bon endroit. En deux semaines, vous serez embauché avec des perspectives d’évolution assez rapides si vous faites l’affaire. Si vous souhaitez être assistant(e), secrétaire, conseiller ventes (ou après-vente) au téléphone, ou ce type d’emplois, vous trouverez facilement si et seulement si …vous êtes Bilingue !! Il vaut mieux à Montréal être un anglophone sans parler un mot de français qu’un francophone qui ne parle pas un mot d’anglais. En revanche, si vous arrivez avec un BAC+1 et supérieur, hors informatique et infirmier, AIE AIE. Une recherche sur les sites d’emploi sur le critère de la scolarité « Universitaire » exigé est éloquente. Consultons par exemple le site Placement Québec : 451 annonces exigent un niveau universitaire sur 8219 annonces, soit 5,48% (A noter, sur ces annonces, la moitié concerne le secteur INFORMATIQUE). Donc, actuellement, seulement 2,74% seront susceptibles de vous correspondre si vous avez un niveau universitaire hors informatique. Disons le autrement : 94,52% ciblent des demandeurs d’emploi qui ont arrêté l’école au niveau secondaire ou collégial (niveau première ou max BAC+1 en France,). Pensez-vous donc qu’avec votre BAC+5 école de commerce, histoire de l’art ou sciences sociales, cela va être facile ? Non, cela risque d’être une grosse galère, sauf si vous êtes prêts à travailler au départ comme commis et de monter les échelons un à un. La politique d’immigration actuelle privilégie au contraire le recrutement d’immigrants qualifiés et diplômés, alors que le marché du travail québécois est tourné à presque 95% vers des personnes qui n’ont même pas l’équivalent du niveau BAC français. Bref, BIG PROBLEM dans la stratégie. Le tout couplé à un fort corporatisme dans lequel les ordres professionnels québécois ne reconnaissent pas toujours les diplômes obtenus à l’étranger et la situation devient explosive. D’où le nombre important de retours d’immigrés qualifiés dans leur pays d’origine afin de ne pas vivre sur la durée une trop longue rétrogradation dans leur position sociale. - Une certaine INSECURITE en cas « d’accidents de la vie » Comme en Amérique du Nord, ATTENTION aux accidents de la vie : un échec scolaire en secondaire ? Adieu CEGEP réputés et universités prisées. Une maladie grave ? Si mauvaise assurance, le coût des soins et médicament peut devenir prohibitif et ensuite, il sera très difficile (voire impossible) de souscrire certains contrats d’assurance (assurance-vie par exemple). Un divorce houleux ? C’est en chemise qu’il est possible de se retrouver (votre avocat, lui, s’achètera un nouveau chalet grâce à vous). Un accident de voiture ? Le véhicule, s’il est réparable, deviendra de toutes les façons difficilement revendable d’occasion (cause historique carproof), votre assurance peut vous résilier ou vous augmenter l’année suivante, sans compter les franchises diverses dans les remboursements et frais médicaux éventuels. Une faillite ? Et bien, cette dernière vous rendra insolvable 7 ans (merci le système côte de crédit). Vous passez par la case « Prison » ? Cela sera très difficile de louer un logement, de trouver du travail, d’être assuré d’obtenir un crédit car votre casier judiciaire est demandé très régulièrement dans les démarches que vous entreprendrez. Bref, il vaut quand même mieux avoir un passif judiciaire immaculé, être aisé financièrement, bon conducteur, en bonne santé et excellent à l’école et en affaires. Le concept de la « seconde chance » ne semble pas très répandu sur le continent américain (En France, on laisse une 3ème, 4ème, voire 15ème chance…ce qui est l’extrême inverse et produits des effets forts négatifs sur la sécurité par exemple) Les autres points négatifs du Québec, à mon avis, dans le désordre : - Le climat pour les récalcitrants au froid, on ne s’étendra pas sur la question et par conséquent, les coûts plus importants engendrés par les amplitudes thermiques (entretien des voitures, toitures…) - Le permis de conduire et les droits d’immatriculation payables annuellement comme aux Etats-Unis (attention de ne pas perdre de points sur le permis aussi sinon ça augmente vite…) - Pas de possibilité de faire de petits voyages dépaysants pas chers à cause des distances - L’offre alimentaire qui se diversifie mais qui reste bien moins étoffée qu’en Europe. Si on veut manger bon en goût et pour la santé, il faut payer assez cher - Les taxes qu’il faut payer, même à l’acquisition d’un véhicule d’occasion (alors qu’elles ont déjà été payées à l’achat du véhicule neuf) - La quadruple peine quand on prend un PV : 1. La perte de points 2. L’amende à payer dans les 30 jours 3. L’augmentation du renouvellement du permis de conduire l’année prochaine en fonction du nombre de points d’inaptitude 4. L’augmentation de votre assurance l’année prochaine toujours en fonction du nombre de points d’inaptitude. On comprend mieux pourquoi les québécois font attention au volant ! - Le magasinage à l’ancienne, avec déplacement physique en magasin et coupons de réduction en mains, et la consigne des bouteilles plastiques et verre, à rapporter en magasin, comme en France il y a vingt ans ! - Les impôts hyper compliqués à déclarer en double, à la fois au niveau le fédéral ET du Québec, sans possibilité de rendez-vous physique pour se faire aider car il n’y a plus aucun guichet ouvert au public (pour le fédéral), d’où le recours onéreux à des organismes privés type HR Block - Le système bancaire compliqué avec cartes de débit / carte de crédit à rembourser dans les 30 jours après réception du relevé mensuel
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